jeudi, 09 février 2012
Allez Sisyphe, tu y est presque !
Jamais dans l'histoire moderne le mythe de Sisyphe n'a été aussi bien représenté en Grèce. Vous savez Sisyphe, fils d'Eole qui tentait d'escalader une montagne en poussant une grosse pierre et que chaque fois qu'il arrivait en haut, la pierre roulait en bas, de l'autre côté de la montagne parce qu'il n'avait pas pris la peine de préparer le terrain en construisant un parking bien plat pour que la pierre puisse arrêter de rouler. Bon, il est vrai que lui il n'avait pas à disposition une équipe travaux publics comme celle qui bosse sur le Quai Général Guisan depuis 4 jours. Toujours est-il que si l'on compare Sisyphe avec le Premier Ministre Grec, il y a quand même quelques similitudes. Lui aussi il pousse son plan d'austérité en haut de la montagne, sauf qu'à la place de le laisser rouler en bas, on a l'impression que quelqu'un lui rajoute des morceaux de montagne et le force à pousser son plan encore plus haut, encore plus loin. Le risque c'est qu'à la fin il arrête de pousser à cause de la fatigue et le plan d'austérité va redescendre en bas à toute vitesse en emportant tout sur son passage.
Vous l'aurez compris, hier, encore une fois le thème de la journée, c'était la Grèce. En même temps y a tellement rien à dire et les downgrades sur certaines valeurs de la part de certains Brokers n'ont tellement plus d'impact, que finalement on avait plus qu'à attendre un signe d'Athènes. Hier matin je vous disais que nous y étions «presque », ça sentait l'écurie et tout semblait enfin vouloir s'imbriquer parfaitement, le mot « presque » commençait même à se dissiper au loin dans le brouillard pour être remplacé par un gigantesque « WE DID IT !!!! », suivit immédiatement par une danse de la victoire du style « on est les champions, on est les champions, on est, on est, on est les champions »... puis par le traditionnel « pommmmm-pom-pom-pom-pom-pommmmmmm » cher aux italiens – rien à voir avec la dette cette fois – et pourtant, alors que nous étions au bout du suspens et au bord de l'orgasme parce que Papademos était à « ça » de claquer un strike et de signer son deal avec l'opposition, tout a capoté pour une sombre histoire de fond de pension... Un désaccord sur 300 millions de réductions dans les dépenses..
Après avoir coupé sur tout et beaucoup, à coup de milliards, les négociations se sont terminées pour une histoire ridicule de 300 millions. Papademos est alors retourné dans son bureau pour appeler la « Troika » afin de trouver une solution pour régler ce dernier détail. Et nous sommes de retour à la case départ, attendant patiemment ce deal qui devrait se boucler aujourd'hui... On y est presque, mais cette histoire commence à devenir comme le monstre du Loch Ness. On en a tous entendu parler, mais personne ne l'a jamais vraiment vu.
Le point positif dans cette histoire, c'est qu'apparemment nous sommes à bout touchant et quelque part, on imagine assez mal qu'une broutille de 300 millions fasse capoter un deal qui nous relie tout de même à une dette de 130 milliards. Ça serait quand même le comble et on ne serait plus dans le mythe de Sisyphe, mais de David et Goliath.
Autre bonne nouvelle tout de même, la BCE aurait émis un accord de principe pour retourner aux Grecs certaines obligations grecques qu'elle détenait, le tout pour une valeur faciale inférieure. En gros la BCE permettrais ainsi à la Grèce de réduire encore un peu sa dette. Le mécanisme est complexe et devrait passer par le fonds de sauvetage EFSF, mais le concept même devrait être bien pris et pourrait être le début d'un solution constructive pour la Grèce.
Néanmoins, le fait que cet accord se traîne et ne trouve pas de fin, le fait que nous restions au « presque » a tout de même déclenché une vague de ras-le-bol et les marchés Européens qui étaient plutôt bien disposés se sont lentement effrités durant l'après-midi pour terminer la séance au plus bas, entraînés comme tous les jours par les américains qui semblaient un peu mou du genou en début de séance. Les américains qui trouvaient tout de même la force de remonter et de terminer sur un nouveau plus haut pour l'année, mais seulement après avoir fait flipper toute l'Europe et forcé tout le monde à vendre à la clôture.
En conclusion de cette journée, on a repris exactement le même concept que la veille, tout tourne autour de la Grèce et on ne parle que de ça, c'est notre seule raison de vivre. Mais la question qu'il faut tout de même commencer à se poser est : « De quoi va-t-on parler une fois que le deal sera réglé ??? ». Parce que soyons clair, si le deal se fait, on risque tout de même de voir des prises de profit immédiates, justifiées par le fait que « l'on savait » et que maintenant il fallait vendre la nouvelle. Ces prises de profits seront peut-être une bonne occasion de racheter pour jouer la suite de la reconstruction Européenne.
Cependant, le cas grec classé, je suis prêt à vous parier le dernier livre de Roubini que dès que la Grèce sera derrière nous, il y a le Portugal qui va nous sauter à la gorger, si ce n'est pas l'Italie ou l'Espagne. Parce que de leur côté, même si la situation n'est peut-être pas la même qu'à Athènes (quoique pour ce qui du Portugal, on peut se demander), mais rien n'est réglé et eux aussi ils aimeraient bien de l'argent. C'est un jeu de pistes où l'on découvre chaque fois une nouvelle galère en ouvrant l'enveloppe...Donc même si les choses semblent s'améliorer (un peu), il ne faut tout de même pas oublier que les plans d'austérité, c'est bien (tant que ce n'est pas vous qui vivez dans l'austérité), mais que l'efficacité du plan prend des années à se faire ressentir et comme l'investisseur est un animal impatient qui est généralement très pressé d'être riche, il risque d'y avoir une légère mésentente à un certain point. Mais nous n'en sommes point encore là...
Au niveau du marché global des actions, on retiendra tout de même que nous avons rebondit de 20% depuis les plus bas hier. Ce qui fait donc que, selon la théorie de l'analyse technique et la théorie des marchés, nous sommes officiellement entrés dans un « bull market ». Juste au moment où les fans de Coppock avaient enfin repéré leur vague tueuse, c'est ballot quand même !!!
Bon, alors attention quand je dis que nous sommes rentré dans un « bull market », ça ne veut pas dire que ça ne va pas, ni ne peut pas corriger ne serait-ce que de 5%, non, ça veut dire que la tendance de « fond » a changé, chose qui avait déjà été prouvé par la « Golden Cross » apparue la semaine passée. Il ne reste plus qu'à qu'une massive vague de take-over et autre fusions et acquisitions se déclenche et plus rien ne pourra nous arrêter, jamais... mais je m'emballe c'est mes « restes » de la fièvre internet qui n'ont jamais complètement disparu, c'est un peu comme la malaria ; ça ne guérit jamais totalement.
Il y a quand même deux-trois choses qui se passent au niveau des sociétés, on en parle beaucoup moins que la couleur de la cravate de Papademos ou du prochain copain de Sarko qui finira en tôle pour protéger le cul du Président, mais tout de même. Hier il y avait l'introduction en bourse du Casino Ceasars Entertainment Corp, vendu à 9$ aux clients, le titre a touché un plus haut à 17.90$ durant la séance. Si Facebook nous fait le même coup lors de « son » introduction en bourse, Mark Zuckerberg pourrait même peut-être envisager d'arrêter de travailler pour le reste de sa vie..
Et puis il y avait les résultats de Cisco après la clôture. Globalement au-dessus des attentes, le titre explosait tout d'abord de 4%, puis, frustrés d'avoir été battus par Cisco, les analystes trouvaient tout de même des choses à redire dans la publications des chiffres, les modifications de structure dans le top management n'ont pas été bien accueillies, plus deux-trois choses qui refroidissaient l'enthousiasme premier et à la fin le titre revenait de là où il était parti, transformant les chiffres de Cisco en non-event notoire. Groupon a publié également ses chiffres. Un perte moins importante que l'an passé, mais là aussi ça n'a pas suffit. Le titre s'est fait démonter de 15%, comme quoi les titres liés aux réseaux sociaux, c'est pas un truc pour ceux qui n'aiment pas les sensations fortes. En revanche on citera encore les bons chiffres de Akamai qui étaient suffisamment bons pour que personne n'y trouve rien à redire et comme Akamai n'a pas changé la moquette de ses bureaux, ni la couleur des murs, les analystes ont apprécié le trimestre et le titre s'est envolé de 12%.
Et puis il nous restait l'affaire Diamond Foods. La compagnie qui fait « snacks » avait déjà eu des problèmes avec suite à des paiements suspects à d'autres compagnies, cette histoire datait de septembre 2011. Hier ils ont annoncé qu'ils foutaient dehors leur CEO et leur CFO et qu'ils devaient revoir leurs chiffres pour les deux années précédentes. Bref, ça sent la grosse magouille et la société qui était déjà passée de 100$ à 36$ en l'espace de 4 mois, vient encore de perdre 40% hier soir après la clôture.
En ce qui concerne le pétrole et l'or, franchement rien ne se passe, le pétrole a rebondit un poil parce qu'ils se sont totalement foutu dedans au chapitre des inventaires de la semaine et que CETTE semaine c'était positif – et du côté de l'or il baissait un poil car il paraît, selon un « expert », qu'hier l'or ne se traitait plus comme un « safe haven », mais comme un asset « classique ». Alors ne me demandez pas ce que c'est un « asset classique », mais hier un asset classique ça devait baisser.. L'or est à 1736$ et le pétrole est à 98.92$, l'armée américaine n'est toujours pas en Iran et le détroit d'Ormuz est toujours ouvert. Rien de neuf de ce côté.
Dow 12,884 +6 +0.04%
Nasdaq 2,916 +12 +0.41%
S&P 500 1,350 +3 +0.22%
FTSE 100 5,876 -14 -0.24%
CAC 40 3,410 -2 -0.05%
DAX 6,749 -5 -0.08%
FTSE MIB 16,669 +178 +1.08%
IBEX 35 IDX 8,849 +2 +0.03%
Nikkei 225 9,009 -7 -0.08%
Hang Seng 20,911 -108 -0.51%
Shanghai 2,460 +0 +0.01%
S&P ASX 4,354 -10 -0.23%
Ce matin en Asie, on parle un peu moins de la Grèce, même si ça reste le fil rouge de la séance. Mais il se trouve que l'inflation Chinoise semble repartir à la hausse, de quoi mettre de l'eau au moulin des adeptes de la théorie du chaos. Néanmoins, je me dois de mettre un bémol à ces espoirs. Oui, les prix à la consommation ont augmenté de manière un peu plus forte que prévu, MAIS on s'autorise à penser, dans les milieux autorisés que les chiffres pourraient être faussé par la période de vacances qui a fermé la plupart de la région fêter l'arrivée de l'année du dragon. Alors avant d'entamer la construction de votre arche de Noé personnelle pour pouvoir vous sauver au cas où la Chine ne s'en remettrait pas, il vaut peut-être mieux attendre la confirmation, ou pas de ces chiffres le mois prochain. D'ailleurs le marché ne s'y trompe pas, il a passé une peu de temps à la baisse, puis il vient juste de repasser dans le vert.
Au Japon les ventes de machines étaient en baisse de 7.1% et il y a des rumeurs de plus en plus insistantes comme quoi S&P s'apprêterait à coupé le rating AAA des Japonais dans les semaines à venir. Ce qui est une EXCELLENTE nouvelle, parce que chaque fois que S&P downgrade quelqu'un, le marché ne cesse de monter ensuite !!! Regardez, depuis que les USA on été downgradé, on n'a jamais été aussi forts, pareil pour les français. Moi je vous le dit, le meilleur truc qui puisse arriver aux Japonais, c'est d'être downgradés aussi... Il n'est d'ailleurs pas exclu que les Allemands rendent spontanément leur triple A.
Peu de nouvelles ce matin, alors que tous les médias du monde sont à Athènes attendant un miracle ou la multiplication des pains, en attendant personne ne semble se préoccuper du reste. Cela vient peut-être aussi du fait que les Genevois partent en vacances demain soir et que du coup, le monde va forcément ralentir.
Néanmoins, on se cherche quand même des sujets de discussion, un des premiers du moment, aux USA en tous les cas, concerne la santé du marché immobilier. Depuis quelques jours, en fait depuis qu'un blog a publié un commentaire argumenté estimant que le marché immobilier avait vu le pire et qu'il était temps d'envisager le rebond de ce secteur, une véritable folie s'est emparé des sites spécialisés. Tout ce que les USA contienne comme économiste ou analyste en immobilier y va de son commentaire. A la fin, un chatte n'y retrouverait pas ses petits, mais une chose est certaine, comme tout ce qui se fait aux USA, rien ne se fait à moitié. C'est soit vous êtes « POUR » et le marché immobilier va EXPLOSER ou soit vous êtes « CONTRE » et le marché va perdre encore 50% de sa valeur au moins. Il n'y a pas de place pour les gens qui sont neutres ou qui aimeraient être « au milieu », c'est soit tu avec, soit tu es contre.
Je ne suis pas un expert sur ce sujet, mais sachant que je viens de lire un article qui propose une quinzaine de maison à vendre dans la banlieue de Détroit pour la modique somme de 1$, j'ai de la peine à voir cette partie du marché aller beaucoup plus bas;-), on va quand même pas pinailler pour 50 cents... Bref, le sujet est très chaud en ce moment. Presque aussi chaud que les rumeurs sur la date de sortie de l'iPad 3, cette fois c'est très précis, il devrait être dans les bacs le 9 mars.
Nous sommes jeudi. Souvent le jeudi les Banques Centrales sont de sortie. C'est le cas ce jeudi. A midi la Banque d'Angleterre annoncera ses décision, l'une devrait être le fait que King va réinjecter 50 milliards de Livres dans l'économie britannique pour soutenir l'économe et pour retrouver un coach et un capitaine à l'équipe d'Angleterre. Et puis ça sera le tour de la Banque Européenne de Goldman Sachs, oups, pardon on peut pas dire.. alors ça sera le tour de la BCE tout court et Draghi devrait laisser les taux là où ils sont. On l'attendra plutôt au sujet de la dette grecque, histoire de voir quel plant miracle il a concocté dans son manoir avec son chat Azraël.
Dans les affaires politiques, Eric « Punching Ball » Woerth a été mis en examen pour trafic d'influence passif, je ne veux même pas savoir ce que ça peut signifier, mais une chose est sûre, le Roi Nicolas n'y est pour rien, il ne savait rien, d'ailleurs il n'était même pas là. Franchement, à la fin on dirait presque qu'à côté de Sarkozy, Chirac était le Roi de la déontologie. Aujourd'hui, les créanciers privés qui sont exposés à la dette grecque devraient également se rencontrer. On ne sait pas si ça sera un meeting professionnel pour parler solutions ou alors un meeting type Alcooliques Anonymes : « Bonjour, je m'appelle Brian, je suis Hedge Fund Manager et j'ai perdu 2,4 milliards dans la crise grecque. » - « Bonjour Brian !!!! »......
En dehors des banques centrales locales, il y aura également les Jobless Claims, pour corroborer les non-farm payrolls de vendredi passé, le Wholesale Trade, les chiffres du gaz, le Fed Balance Sheet et le Money Supply. Côté chiffres trimestriels, il y aura Pepsi, KKR, Philip Morris, Noble, Cameco, Expedia, LinkedIn, Nuance, Renren, True Religion et Activision. Pour le moment les futures sont légèrement plus faibles, de l'ordre de 0.10%. On attend de voir à quelle sauce la Grèce va nous apprêter...
Voilà, c'est tout pour aujourd'hui, c'est également tout pour cette semaine et pire encore, c'est tout pendant 10 jours. Eh oui, c'est les vacances de ski et moi je pars.. au soleil.. Je vous retrouve donc le mardi 21 février. En attendant, je vous souhaite, en vrac, une bonne fin de semaine, un bon week-end, une bonne semaine et de bonnes vacances pour ceux qui partent comme moi !!! On se voit le 21 février en pleine forme...
Morningbull
“President Obama has ordered new sanctions against Iran’s central bank for engaging in deceptive practices. I’ve got a better idea, how about sanctions against OUR banks for deceptive practices?” –Jay Leno
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mercredi, 08 février 2012
And the winner is : LES ESPOIRS SUR LA GRECE, un film sans conclusion, pour le moment.
Le S&P500 a encore accroché un nouveau plus haut depuis 2008, le Nasdad est au plus haut depuis ans, en fait on n'a plus vu ce niveau depuis que l'on est passé à côté à toute vitesse durant le Krach de l'an 2000, je vous rassure on n'est pas resté longtemps sur cette zone des 2900 sur le Nasdaq, on s'est vite cassé la figure bien plus bas et puis avant de battre les records de l'an 2000 on encore bien du chemin à faire... pas convaincu que 3 IPO comme Facebook suffirons.
Mais nous ne sommes pas là pour se remémorer le passé comme si on avait débarqué ensemble, un mois de juin 1944 sur une plage de Normandie. Non, on est plutôt là pour célébrer la force relative d'un marché qui parvient à monter alors que tout semble partir en vrille autour de lui. Ok, je suis d'accord on a plein d'hommes et de femmes politiques qui sont en train de bosser sur la survie de l'Europe, surtout un femme et son petit Jack Russell nommé Nicolas S., et puis aux USA on bosse sur le fait de relancer la croissance par le crédit, la création d'emploi et en tentant de rallumer la mèche du marché immobilier. On est même en train d'envisager d'élire Rick Santorum comme candidat Républicain puisque ce dernier vient de gagner (contre toutes attentes) le Minnesota et le Missouri et il pourrait même gagner le Colorado. Pourtant Santorum est à peu près aussi ouvert d'esprit qu'un Ayatollah Iranien et à côté de lui, Armanidjadjjjjjj (le cinglé qui dirige l'Iran) fait office de Teletubbies, tellement il à l'air ouvert sympa et prêt à faire la fête à coup de Budweiser et de concours de T-shirts mouillés jusqu'au bout de la nuit... Si Santorum est candidat et si par malheur il est élu, on est reparti pour les croisades et le pape sera nommé Secrétaire d'Etat..
Je m'égare, donc je disais que tout le monde bosse pour sauver le monde, l'économie et la croissance mondiale, mais que pour l'instant on peut quand même se poser des questions sur la capacité de certains pays à supporter les mesures d'austérité. Sur le papier, je suis d'accord que ça devrait fonctionner. Mais sachant que ceux qui décident ces mesures roulent quand même en Audi A8, volent en jet privé et dorment dans des hôtels 5 étoiles, on peut se demander si ils sont complètement connectés à la réalité du peuple... D'ailleurs quand on entend une Ministre française qui propose, pour lutter contre le froid, que les SDF restent chez eux, on se demande même si les gens qui nous dirigent ont tous les cases sur le même tablard. Encore une fois, là n'est pas la question.
Je voulais simplement attirer le regard sur le fait que le marché montait, montait et montait encore, alors que les problèmes étaient plutôt en phase-de-tentative-de-règlement-plutôt-que-déjà-réglés-depuis-longtemps, mais nous, intervenants du marché, dans notre grande mansuétude, nous parions sur le fait que les génies qui nous dirigent vont trouver THE MAGICAL FORMULA qui va tout régler. La pression est sur leurs frêles épaules, parce que si dans 6 mois en se rend compte qu'on n'y arrive pas et que ce n'est pas en demandant à un berger qui a 12 moutons et un olivier de payer 5 millions d'impôts à titre de solidarité nationale que l'on va s'en sortir parce qu'il n'a pas le premier euro des 5 millions en question (un peu comme l'Europe qui doit lâcher 130 milliards à la Grèce alors qu'ils n'ont pas une thune). A ce moment là, si il arrive un jour, la sanction du marché sera terrible...
MAIS QUE L'ON SE RASSURE, nous n'en sommes point-là !!! Tout va bien. Le marché monte, le marché se goinfre et rien ni personne ne semble plus capable de stopper son inexorable marche en avant, dans 12 mois les bonus stratosphériques seront de retour, Aston Martin va à nouveau crouler sous les commandes pour des voitures de fonction dans les banques et la Ferrari FFF sera O-B-L-I-G-A-T-O-I-R-E pour aller chercher les enfants à l'école...
En tous les cas hier ça montait encore. L'Europe était un peu plus hésitante et terminait sa journée de manière un peu disparate entre hausse baisse et rien du tout. Tout ceci à cause du fait que la Grèce n'avait TOUJOURS pas trouvé d'accord. En revanche New York parvenait à terminer en hausse parce que la Grèce avec PRESQUE trouvé un accord. Vous voyez comme une différence d'interprétation peu vous changer la vie ? La psychologie de marché est un truc formidable. Avec les mêmes informations, vous avez plusieurs points de vue différents et le tout sans bouger de sa chaise. Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais ça fait des semaines que l'on se masturbe l'esprit avec la Grèce et ses créanciers, fondamentalement RIEN n'a bougé et on est à peu près au même stade que où nous étions le premier janvier. Le Gouvernement Grec discute, négocie, tergiverse, hésite, puis il se fait taper sur les doigts par Angela et le Petit Nicolas, alors il discute à nouveau, puis tergiverse un peu, hésite, négocie beaucoup, fait baisser le pantalon des Hedges Funds, puis il dit que c'est « presque » bon, alors le marché monte...
Et ça recommence la semaine suivante, plus de délais, plus de discussions, plus de négociations et le marché monte encore, mais toujours rien de concret. Il faut être honnête si l'on parvenait à utiliser l'énergie du « on y est presque » ou de « plus que quelques jours » ou encore du « on est sur le bon chemin », si cette énergie qui fait monter le marché était transformable pour chauffer les maisons et faire avancer les voitures et les bus des TPG, on n'aurait plus jamais besoin de pétrole.
Vous voyez où je veux en venir ; on monte sur ce qui « pourrait » se passer, c'est génial, moi je commence à avoir la trouille que le jour où ça se passe VRAIMENT, on n'arrive plus à monter..... PIRE, que l'on baisse !!! Il y a une phrase que j'avais apprise quand j'était jeune et beau, c'est « buy the rumor and sell the fact », pour ceux qui ne parlent pas la langue d'Hamlet, (je dis Hamlet parce que je me goure chaque fois en écrivant le nom de celui qui a écrit la pièc)... Donc pour ceux qui ne parlent pas la langue d'Hamlet, on dit qu'il faut acheter la rumeur et vendre la nouvelle officielle....
Si c'est bien ça, je préfère que les Grecs continuent à négocier jusqu'à qu'en 2042, année ou je partirais à la retraite, compte du fait que d'ici là, ils vont encore repousser plusieurs fois l'âge de la retraite. Et puis avec un peu de chance, d'ici là, Mark Zuckerberg et Facebook pèseront des milliards de milliards et ils auront racheté le monde.
Ce que j'essaye de vous dire, c'est que l'on monte sur pas grand-chose que si l'on met bout à bout le nombre de séances sur lesquelles nous sommes montés « parce que la Grèce avance dans ses négociations », j'ai bien peur que l'on puisse leur créditer un bon 50% du chemin parcouru... Bon d'accord, il faut reconnaître AUSSI que les chiffres économiques américains s'améliorent et qu'hier encore le « Consumer Credit » a pulvérisé les attentes du marché, presque aussi bien qu'Apple, je dis bien presque. En même temps, je ne suis pas hyper-convaincu que le fait que les américains s'endettent à nouveau fortement soit un super-bon signe, pour la consommation peut-être, mais pour le reste, je doute.. mais bon. Pour le moment le marché considère que ceci doit être placé dans la colonne « bonnes nouvelles », ne le contredisons pas. Et puis Bernanke a parlé, il est même resté très conservateur, tentant de ne pas s'emballer sur les très bons chiffres de l'emploi, il pense qu'il faut savoir raison garder et que ne pas s'énerver, il faut. Il est donc resté très prudent, mais ça n'a pas fait fléchir le marché. Nous sommes en mode « bonnes nouvelles seulement », le reste n'a pas prise sur nous.
Du côté des chiffres du trimestre, on retiendra que Coca-Cola a fait mieux que les attentes du marché qui attendait 77 cents par action, alors qu'ils venaient avec 79 cents. La croissance vient des marchés émergents, apparemment il y a encore des gens qui ne connaissaient pas la boisson et/ou qui augmentent encore leur consommation habituelle, le volume a augmenté de 20% en Inde et ils prévoient une croissance de 5% pour l'année, prenez le temps de réfléchir, mais c'est juste énorme...
Il faut tout de même savoir que la première année d'existence de Coca-Cola, en 1886, ils ont vendu 9 bouteilles par jour. Aujourd'hui, on sert 1.7 milliard de Coca-Cola par jour. Que ça fait 49 ans de suite qu'ils augmentent le dividende, que vous trouvez du Coca dans plus de 200 pays et qu'ils emploient 140'000 personnes. Ça fera déjà quelques réponses pour le prochain « Questions pour un champion ».
Après la clôture, nous avons eu droit aux chiffres de Mickey qui étaient semble-t-il un peu moins « magiques » que leurs parcs d'attractions. Globalement ils ont fait un peu mieux que les attentes, mais le marché était un peu déçu de la photo globale et le titre était sous pression après la clôture, il perdait quelque chose comme 1.5%, nettement mois que Sillicon Graphics qui s'est complètement raté, ils ont baissé leurs attentes pour l'année entre 15 et 30 cents par action, alors qu'avant nous étions à entre 60 et 80 cents. Apparemment les marges ont souffert à cause de la crise économique en Europe – vivement que la Grèce nous règle le problème – le titre a plongé de 16% after close. Et le restaurant Buffalo Wild Wings a pulvérisé les attentes et montai t de 15% pour fêter ça.
Du côté de l'or et du pétrole, l'or est toujours en embuscade, prêt à bondir mais pour le moment les 2'000 sont encore loin du viseur. Le métal se traite à 1748$ et pour ce qui est du pétrole, il semble qu'il se reprenne un peu et devinez grâce à qui ??? Grâce aux espoirs sur la Grèce, bien sûr !!! Ne me demandez pas le pourquoi du comment, probablement parce que le Gouvernement Grec pourrait annoncer que l'Acropole est finalement un derrick dissimulé et que dessous il y a des milliards de litres de pétrole. Ah mais non, trop de pétrole tue le pétrole, ça doit donc être à cause du fait que dès que la Grèce aura trouvé un accord avec ses créanciers, chose qui ne saurait tarder, nous serons ENFIN dans un monde parfait !!! Depuis le temps qu'on attend.
En ce qui concerne les indices, on a battu des records, mais les hausse sont tellement faible que les chiffres d'hier devrait amplement suffire, on va donc passer à la suite des évènements.
Ce matin l'Asie est en hausse, Tokyo grimpe de 0.8%, Hong Kong de 0.6% et la Chine rattrape un peu de sa claque d'hier avec une hausse de 0.55%. Sydney avance de 0.43%. Les automobiles se portent bien, les bons chiffres de Toyota, mais également le fait qu'ils augmentent leurs prévisions emballe tout le monde. Et puis comme on mise aussi un peu sur Athènes, il fallait quand même que ça monte aussi pour ça.
Pour la suite des évènements, on commence tout de même à se poser des questions. Nous sommes déjà monté de 7% depuis le début de l'année et rien de semble vouloir nous empêcher d'aller plus haut. Chaque repli est utilisé pour racheter des actions ce qui donne bien une idée de Ô combien les investisseurs sont sous-investis dans ce type d'assets. Tout le monde commence à avoir la trouille de rater le rallye, mais en même temps on est terrorisé de rentrer maintenant que demain nous corrigions de 5% parce que la Grèce à trouvé un accord et qu'il faut « vendre la nouvelle ». La trouille est donc un facteur majeur du marché actuel. Il y a également un truc qui fout les jetons et je n'arrive d'ailleurs plus à dormir à cause de ça ; c'est le fait que Nouriel Roubini semble avoir tourné positif. Il y a des bruits circulent comme quoi il envisage que le marché puisse aller plus haut. Monsieur est négatif de puis 2007, en septembre 2008 il pensait encore que le S&P devait aller à 300 points et là, à 1347, il tourne positif.. 1000 plus haut, c'est ce qui s'appelle avoir de l'estomac pour rester poli ou alors c'est le désespoir....
Néanmoins tout le monde s'accorde à dire que 7% de hausse en 5 semaines, c'est trop. Pour être franc une belle hausse n'est jamais assez haute et même si nous étions monté de 300% en deux semaines je ne suis pas certains que je m'estimerais satisfait, mais force est de constater que c'est un mouvement relativement important pour un début d'année et il paraît assez clair que l'on ne peut pas monter comme ça sans s'arrêter jusqu'en décembre. Alors on commence à envisager une correction, de plus en plus de monde parie là-dessus, mais en même temps quand on voit la volatilité qui se casse la figure, on n'a pas l'impression que l'on se précipite pour acheter des puts. Ce qui corroborerait le fait que personne n'a des actions en portefeuille, donc pas besoin des les protéger, donc si personne n'est investit c'est donc que personne ne peut vendre, sauf ceux qui peuvent shorter mais ils ne sont pas la majorité et se sont suffisamment fait démonter depuis quelques mois. En gros, ce rallye peut encore nous surprendre...
Outre-Atlantique, François commence à devenir très populaire dans le monde de la finance. Je pense que si un jour il va à Wall Street en tant que Président de la France, ce n'est pas de la farine qu'il risque de recevoir sur la figure. De plus en plus de chroniqueur pense que si il est élu, il sera le fossoyeur de l'Euro et de l'Europe.Peut-être qu'il pourrait prendre Marine Le Pend comme ministre des finance. L'ex-chancellier Allemand, Monsieur Schröder est sorti de sa retraite pour dire qu'il faudrait accepter les euros-bonds pour limiter l'austérité. C'est marrant parce que j'ai un peu l'impression que si Merkel disait la même chose il dirait l'inverse.
Chez Airbus on va avoir du boulot ce week-end, on vient de trouver un A380 de chez Quantas avec des fissures dans les ailes. Je ne suis pas expert en aéronautique, mais il paraît qu'avec une aile en moins, ça vole nettement moins bien. C'est ballot que ça arrive sur un A380, heureusement que vendredi je vole sur A330.
Dans les bonnes nouvelles, voici une infographie qui vous démontrera que vous êtes clairement sous-payés par rapport à certains CEO. Dans certain cas, ça frise carrément le scandale. LE truc bien dans ce rapport, c'est que l'on a tenu compte de la performance relative de la société en fonction du bonus accordé et que l'on également regardé ceux qui étaient sous-payés. Comme par hasard dans ce camp-là, en 2011 c'était Steve Jobs.
Le CEO de BlackRock lance un appel aux investisseurs ; « Soyez 100% investit en actions, les obligations ne rapportent rien sur le long terme !!! ». Tiens, on reparle d'investissement long-terme, je croyais que ça avait disparu, comme les dinosaures. En tous les cas si les appels de Monsieur Fink sont entendus, il y a encore de la place pour le rallye étant donné que personne ou presque est 100% actions, déjà 20%, ça serait pas mal....
Glencore-Xstrata, c'est fait pour 39 milliards de dollars. A qui le tour ?? On est donc reparti dans la folie des mergers et des acquisitions. Tant qu'il y aura du cash, il y aura des deals. D'ailleurs à ce propos Illumina a rejeté le take-over de Roche, ils sont outrés que ce soit une offre si « bon marché » alors que la compagnie vaut beaucoup, beaucoup plus !!! C'est vrai, elle traitait à 30-35$ depuis des mois, avec le rachat proposé elle vaudrait 45$, avec les spéculations sur l'arrivée d'un chevalier blanc, ça pousse à 52$, mais apparemment le top management tente encore un coup de poker, parce que si ils arrivent à se faire payer 60$ par action, il y a un yacht de 57 mètres avec trois étages à vendre, et à 60$ ça matcherait parfaitement, laissant un peu de menue monnaie pour faire le plein de gasoil.
J'aime beaucoup le scénario-fiction qui envisage une attaque en règle sur la France au lendemain de l'élection de François Hollande, à lire dans la chronique de Marc Fiorentino ici :
http://www.latribune.fr/opinions/tribunes/20120206trib000...
Pour le moment les futures sont légèrement en hausse, il semblerait que l'on attende des annonces de la Grèce dans la journée, comme tous les jours. Les marchés Européens devraient donc ouvrir de bonne humeur en espèrant que tout se déroule comme prévu. Il y aura peu de chiffres qui pourraient influencer quoi que ce soit. Les MBA Purchase Applications et les chiffres des inventaires pétroliers ne suffiront pas à changer l'état d'esprit de la foule. Quand aux seuls chiffres qui pourraient être intéressants, ils sortiront après la clôture, du marché et ce seront ceux de Cisco.
Voilà, je ne sais pas comment on dit « je crois que c'est tout pour aujourd'hui » en Grec, mais l'intention y est. Je vous retrouve demain pour le dernier commentaire avant les vacances de ski des G'nevois. En attendant je vous souhaite une excellente journée, en ce qui me concerne, je vais aller me plonger dans le délice de la circulation genevoise, suis trop impatient.
A demain amis lecteurs..
Morningbull
“This is the Renault Espace, probably the best of the people carriers. Not that that’s much to shout about. That’s like saying ‘Ooh good I’ve got syphilis, the BEST of the sexually transmitted diseases.’”
Jeremy Clarkson
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mardi, 07 février 2012
Si j'aurais su, j'aurais pas v'nu
Il y a des jours comme ça. Des jours qui ne servent à rien. Ce lundi était un jour comme ça. Je pense réellement que je pourrais m'arrêter là pour ce matin, mais on va essayer de développer un poil tout de même. Vendredi passé, le marché à terminé plus ou moins au plus haut depuis 2008, laissant entendre que rien ni personne ne l'empêcherait de monter encore et encore. Durant le week-end, les américains qui n'étaient pas occupés à nous casser les bonbons avec leurs histoires d'évasion fiscale, de secret bancaire et de méchantes banques suisses qui ne font rien qu'à les embêter, et bien ceux qui ne s'occupaient pas de ça, se sont concentrés sur le Superbowl. Les Patriots devaient gagner, c'était évident et comme ça l'était ils ont perdu.
Eh bien lundi matin on eu l'impression qu'en Europe tout le monde avait regardé le match pendant la nuit et lundi matin, ils avaient tellement sommeil que le comportement s'en ressentait. Il y avait un espèce de « momentum post gueule de bois » dans le marché, comme si personne n'avait vraiment envie de s'y mettre et préféraient attendre que quelque chose bouge durant la semaine avant de prendre vraiment des décisions. En plus comme on est tout de même vachement haut, nous sommes tout de même en droit de se poser des questions sur la suite du rallye, même si d'un point de vue purement technique nous sommes toujours inscrit dans un trend bien établi et qu'il ne faut jamais, on le sait, se battre contre le trend.
Nous en sommes donc là. On attend bêtement le catalyste qui nous permettra d'aller plus haut ou de corriger massivement et de voir Monsieur Roubini et ses pairs revenir à la télé pour nous dire : « Nanananère, je vous l'avais dit, on va tous mourir et pis c'est tout...!!! »...
Pour la défense des investisseurs il faut tout de même reconnaître qu'il n'y avait pas grand-chose à se mettre sous la dent au niveau du portefeuille (d'actions). Encore une fois, comme à chaque fois qu'on ne sait pas quoi dire ou qu'on ne sait pas quoi faire, on parle de la Grèce. Eh oui, la Grèce possède une mythologie bien fournie qui nous laisse de quoi tourner encore bien des super-production hollywoodienne, mais récemment il faut également leur reconnaître qu'ils font des efforts démesurés afin de rester dans l'actualité de tous les jours. Depuis quelques semaines, à moins qu'Apple sorte des chiffres de malade, on a toujours réussi à caser le sujet de la Grèce dans nos préoccupations journalières.
Et comme hier il n'y avait strictement rien à dire, que les chiffres économiques se réservaient pour la suite de la semaine et que les banquiers des banques centrales avaient prévus de se voir plus tard également, c'était trop tentant de revenir sur le sujet Grec...
La dernière histoire en date, c'est le plan d'austérité grec, nous en sommes la version 6.0 et Papademos est toujours en train de pagayer pour trouver la version qui va plaire au couple le plus « glamour » de ces 50 dernières années, Angela Merkel et Nicolas « le nain » Sarkozy. En effet, bien que l'on ait quelque peine à s'en souvenir, tant que le plan d'austérité final n'est pas validé, l'Europe ne versera pas le bailout de 130 milliards qui était prévu – d'ailleurs je ne suis pas loin de penser que ça les arranges pas mal, si ça se trouve, ils ne possède pas la queue du premier milliard. Néanmoins les Grecs tentent de trouver la méthode qui satisfera le Président Merkozy tout en évitant que le peuple grec descende dans la rue pour tout casser, puisqu'ils ne leur restera probablement plus grand-chose pour vivre, tellement l'austérité est austère....
Pour le moment le plan n'est pas encore approuvé par les Grecs, l'opposition n'est pas d'accord, ce qui est tout de même le rôle de l'opposition et les dirigeants européens continuent de mettre la pression sur Papademos citant au passage une 223ème « date butoir ». C'est aussi un sujet dont il faut parler, car si nous étions décédés à chaque fois que la Grèce avait dépassé la date butoir fixée par l'Europe, en ce moment je ne pense pas que les 9 vies d'un chat aurait suffit pour nous amener jusque-là.
Donc sur ce coup-là, je vais m'abstenir d'en parler précisément parce que de toute manière les « dates butoir » restent une des seules choses qui sont extensibles à volonté dans le domaine de la politique européenne.
Le sujet de la journée d'hier était donc « la Grèce », comme à chaque fois que l'on ne sait plus quoi raconter ou plus sur quoi se concentrer. Ils n'ont donc toujours pas trouvé de « vrai » plan d'austérité, mais en même temps quand on voit le pognon claqué par le Roi Sarkozy en frais divers, entre autre quelques dizaines de milliers d'Euros pour rapatrier son « génie » de fils, Pierre, parce qu'il avait une gastro, on peut avoir de la peine à se serrer la ceinture en contre-partie. Et puis, au-delà du plan d'austérité, il faut tout de même rappeler que la Grèce devait avoir trouvé un accord avec les créanciers privés avant le 31 janvier au plus tard, on en est loin puisque ça pinaille encoure pour une question de rendement de la dette qui reste, mais là encore, on a certainement omis de spécifier que la dead-line était le 31 janvier...2039.
La recette du jour était donc de retirer toute information financière et d'amener le sujet de la Grèce sur la table. Cela suffisait pour voir les marchés baisser et laisser un brin d'espoir, donnant peut-être l'occasion à ceux qui ne l'on pas encore fait, d'acheter le marché. Il faut profiter de tous les reculs possibles et imaginable du marché pour sauter dedans, car quand il sera « vraiment » parti ça sera trop tard. Je dis ça, mais je n'en sais rien, j'ai simplement noté qu'hier, en écoutant BFM Radio, la radio qui répète en boucle les mêmes choses 843 fois par jours et qui estime que tout est « très compliqué », que pour la première fois les commentateurs étaient « sûrs » d'eux. En effet, jusqu'à Noël, nous nous savions condamnés à mourir dans d'atroces souffrances, mais depuis le début du mois de février, apparemment tout a changé, puisqu'hier sur BFM j'ai appris qu'il était « quasi » évident qu'il fallait acheter sur toutes les faiblesses..
C'est donc officiel, chez BFM on est en mode bull market et vendons la peau de l'ours avant de l'avoir tué.
Bref, vous l'aurez compris, hier était une journée pour rien, avant on avait «My Big Fat Greek Wedding » et maintenant on « My Big Fat Greek Austerity Plan ». C'est moins drôle, comme toutes les suites en général.
Inutile de vous dire qu'avec tout ce que je viens de vous dire, l'Euro était un poil plus faible et que du coup l'or et le pétrole étaient sous pression. Oh, pas une pression démesurée, mais comme personne ne semblait intéressé par pas grand-chose hier, mis à part fait le bilan fantastique de la circulation à Genève (pour les Genevois), l'or s'est effrité. Bien que ce ne soit pas facile d'effriter un métal comme l'or. On va plutôt dire que l'or a légèrement fondu, tel une plaque de beurre en plein soleil. Ce matin l'or est à 1722$ et le pétrole se traîne également, attendant quelque chose de plus franc que des spéculations militaires ou des chiffres des inventaires. Le baril s'échange à 96.92$, mais c'est sûr, quand les Iraniens vont fermer le détroit d'Ormuz, le pétrole va exploser, ce n'est d'ailleurs le seul truc qui va exploser. Mais voilà, pour le moment les Iraniens ont d'autres problèmes bien plus graves qui consistent à empêcher la diffusion des Simpson à la télé pour éviter de corrompre la jeunesse locale. C'est vrai ça serait ballot de voir les Marines accueillis à Téhéran sous une pluie de Donuts et de Duff...
Dow Jones 12,845 -17 -0.13%
Nasdaq 2,902 -4 -0.13%
S&P500 1,344 -1 -0.04%
FTSE 100 5,892 -9 -0.15%
CAC 40 3,405 -23 -0.66%
DAX 6,765 -2 -0.03%
Milan 16,390 -50 -0.30%
Madrid 8,835 -26 -0.29%
Nikkei 225 8,896 -33 -0.37%
Hong Kong 20,677 -33 -0.16%
Shanghai 2,395 -47 -1.93%
Sydney 4,350 -15 -0.35%
Ce matin l'Asie est dans le même état d'esprit que le reste du monde ; méfiant à propos de la Grèce, mais pas que ça. Il y aussi eu le fait que les Australiens ont laissé leurs taux directeurs inchangés, alors que les Dieux de l'économie pensaient qu'ils baisseraient. Il y avait donc une sorte de déception dans l'air. C'est également le terme qui vient à l'esprit lorsque l'on aborde le chapitre de la Chine, depuis des semaines que l'on attend un geste de la banque centrale chinoise qui doit, qui « devrait » baisser les taux et booster le marché et bien aujourd'hui les investisseurs en ont eu marre d'attendre et se sont débarrassés de leurs titres sans aucun état d'âme. Sans oublier que la Grèce (encore elle) pesait sur le moral des investisseurs chinois. Notons tout de même que l'environnement a drastiquement changé sur les marchés, car ce genre de nouvelles il y a trois mois, c'était carrément 3-4% de correction et un massacre dans le secteur bancaire..
Après la clôture d'hier soir, Yum Brands a publié des bons chiffres, la société qui détient plusieurs restaurants à vocation diététique, tels que Taco Bell, Kentucky Fried Chicken et Pizza Hut a annoncé un trimestre meilleur que prévu, merci à la croissance sur le marché chinois. Comme quoi ils peuvent bien nous racheter en Europe et aux USA, mais Yum Brands prend le pouvoir au niveau de l'estomac et les rendra tous obèses en Chine. Le titre se traitait en hausse de 2.4%. PMC Sierra était en revanche décevant et le titre reculait de 6.5%.
Dans la thématique du marché immobilier, rebondira, rebondira pas ? Un blog très connu et reconnu aux USA a fait un « call » massif, expliquant par A+B pourquoi, selon lui le pire est derrière nous sur le marché immobilier et que le fond de la tasse devrait se situer autour du mois de mars. Après vous pouvez vendre femme et enfants et acheter un condo sur une plage de Floride et faire un carton...
http://www.calculatedriskblog.com/2012/02/housing-bottom-...
Selon Bloomberg, 56% des employés de Wall Street estiment que le bonus qu'ils vont recevoir cette année, correspond à leurs attentes. Reste à savoir ce que sont leurs attentes. En tous les cas, pour certains, je suppose que le fait de conserver leur emploi devrait déjà être considéré comme un bonus, c'est donc une question de point de vue.
Nicolas Sarkozy n'est pas encore candidat à sa propre succession, mais hier il a engagé une nouvelle directrice de campagne, puisqu'Angela Merkel est officiellement venue lui apporter son soutien sur France 2. Heureusement que personne ne regardait. En gros la chancelière allemande est à fond derrière « son » candidat, alors que François Hollande ne cesse de demander une « audience » et qu'elle ne daigne même pas lui répondre. En tous les cas, si Hollande est élu, les relations entre la France et l'Allemagne risquent bien de se refroidir. Mais en attendant, Nicolas roucoule avec Angela et ça serait tout de même un comble si un Président français était réélu grâce au soutien des allemands.
On en a également appris un peu plus sur la taxe Tobin que Sarko veut mettre en place cet été. Je suis toujours convainc que c'est une connerie monumentale et que ça ne changera pas grand-chose, en revanche, on y apprend que le « High Frequency Trading » sera taxé également et au vu des marges qui sont appliquées dans ce business, on peur raisonnablement espéré que la mise en place de la taxe va les forcer à mettre la clé sous le paillasson. Ce qui est une excellente nouvelle pour les marchés financiers étant donné que ces systèmes de « High Frequency » font plus de mal que de bien au marché. De ce point de vue là, même si ils ne devrait disparaître qu'en France, je ne peux que saluer cette nouvelle.
Entre la Grèce et la Chine, la matinée est moyennement enthousiasmante, mais comme depuis quelques temps le marché a décidé de ne plus baisser, il y a encore de l'espoir. Pour le moment les futures américains sont inchangés, ce qui ne nous laisse que peu d'indications pour la marche à suivre de ce début de journée. On va devoir donc décidé nous-même où l'on veut aller en attendant que les types de Wall Street se pointent au bureau.
Bernanke sera de sortie aujourd'hui et à 16h00 heure de chez nous, il « témoignera » devant le Comité du Budget du Sénat Américain. Il y aura également le Redbook et le Consumer Credit. Côté des entreprises, on aura le trimestre de Coca-Cola, BP, Toyota et UBS. Ce soir après la clôture, il y aura aussi Mickey.
Voilà, c'est à peu près tout pour la « petite journée » d'hier, j'ai certainement oublié des trucs, mais c'est en tous les cas ce que j'ai retenu. Désolé si je parle un peu trop de la Grèce, mais c'est vraiment le fil rouge du moment, normalement la semaine prochaine on devrait parler du Portugal ou de l'Espagne pour garder un bon équilibre dans tout cela.. mais pour l'instant, c'est le tour de la Grèce.
Pour ceux qui n'ont pas besoin de se plonger dans la circulation genevoise, je vous souhaite une excellente journée. Pour ceux qui doivent passer à moins de 15 kilomètres de la conduite d'eau qui a pété vers le Jardin Anglais, je vous souhaite tout le bonheur du monde... Le bordel qui règne ces jours en ville de Genève est devenu quasiment mythique, mais depuis hier on est passé dans une autre dimension...
Allez, bonne chance, bon café et à demain.
Morningbull
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lundi, 06 février 2012
Un pour tous et tout pour la hausse
Depuis le début de l'année, je ne cesse de m'émerveiller de notre capacité à rebondir. Quand on imagine l'état psychologique dans lequel nous étions juste avant Noël, il est phénoménal de voir là où nous en sommes ce matin. Il est évident que tout peu s'arrêter d'une seconde l'autre et l'on peut se faire rattraper par nos vieux démons, mais pour le moment le marché est en train de nous construire un « match parfait » ou presque, si je peux me permettre de m'exprimer ainsi.
Sans vouloir trop revenir sur le passé, on ne peut tout de même pas ignorer les chiffres économiques de vendredi qui viennent encore nous rassurer sur l'économie américaine, les fameux chiffres de l'emploi US, plus communément appelés les « non-farm-payrolls », étaient nettement meilleurs, nettement supérieurs aux attentes surtout. Du coup ces chiffres emmenaient le marché à la hausse pour la conclusion de la septième semaine de hausse consécutive. Rien ne semble plus pouvoir stopper cette marche en avant impressionnante de la part du marché et du marché américain tout spécifiquement.
Alors que l'Europe continue de lutter contre son problème de dette et même si les choses semblent s'améliorer, alors que les rendements continuent de baisser et laissent un peu d'air aux Gouvernements, les USA, eux continuent leur bonhomme de chemin, imperturbablement en direction des 1400, les résistances cèdent les unes après les autres et en plus le marché fait preuve d'une abnégation sans faille lors de la publication de chiffres économiques l'on aurait pu qualifier de mauvais. Car soyons honnête la semaine passée, il n'y a tout de même pas eu que du bon, au contraire, si l'on examine simplement le cas du marché immobilier, on se rend bien compte qu'il n'est pas encore de retour, même si on nous avait promis que le pire était derrière, les chiffres annoncés la semaine passée montre bien que ce n'est tout de même pas encore gagné.
Mais peu importe, on s'en moque comme de l'an quarante et l'on préfère se concentrer sur les bonnes nouvelles et puis c'est tout. En plus, il faut tout de même reconnaître que tout semble vouloir se dérouler comme un plan d'Hannibal Smith, un plan qui se déroule sans accrocs. Si l'on en croit la citation qui dit que le mois de janvier est le reflet de l'année (« as goes January, so goes the year »), après le mois que l'on vient de se faire, il semble évident que l'année devrait être brillante. L'indicateur suivant sur lequel nous nous tournons en général à cette époque, c'est le « Super Bowl Indicator », celui qui dit qu'en fonction de l'équipe qui gagne (ancienne AFL ou ancienne NFL), c'est une année positive ou pas. Après avoir passé une partie de la nuit devant mon téléviseur, uniquement pour un besoin de précision d'investissement, la victoire des Giants de New York sur le fil devrait néanmoins nous apporter une année de hausse. Oui, je sais cet indicateur est ridicule alors que les pays du PIIGS n'ont pas encore la moindre idée de comment ils pourraient s'en sortir, n'empêche que depuis 1967 cet indicateur est correct à près de 80%, je connais pas mal de traders qui voudraient avoir le même taux de réussite opérationnelle.
Pour ceux qui veulent se documenter sur le sujet, voici deux liens à lire :
http://morningbull.blog.tdg.ch/archive/2007/12/04/superbo...
http://www.businessinsider.com/wall-street-wants-the-patr...
En gros tout semble se bien se passer pour « Mister Market ». Alors bien sûr vous allez me dire : « Oui, mais quand même, quand on voit la Grèce qui n'arrive pas à trouver un accord avec ses créanciers, le Portugal qui est dans une problématique presque aussi noire que la Grèce et l'Espagne et l'Italie qui ne demandent qu'à suivre le mouvement, on est quand même mal embarqués ». Oui, c'est un fait, en même temps la Grèce, à force de demander des rabais sur le remboursement de la dette, les créanciers vont commencer à craquer nerveusement et si ça se trouve, dans 2 mois c'est les créanciers qui payent pour que la Grèce ne rembourse pas. Plaisanterie mis à part, ce n'est pas vraiment rassurant, c'est vrai mais comme le marché est une bête avec une psychologie à part, force est de constater que pour le moment, le Gouvernement Grec peut commencer à se faire payer pour danser le Sirtaki, je crois que l'impact sera le même qu'en ce moment : nul.
Bref, on ne va pas refaire le monde, mais plus l'on vient nous dire que tout est foute et que l'on ne s'en sortira jamais, plus ça monte. Pour le moment il y a comme un vent d'optimisme, pas toujours justifié, qui plane sur les marchés. On ne va pas s'en plaindre. C'est comme ça et puisque l'on est dans les vieux dictons ou les vieilles croyances, on dit toujours que la hausse appelle la hausse et quand on voit le niveau des investissements en moyenne, la proportion d'actions est relativement faible et voir passer le train express de la hausse alors que votre portefeuille est désespérément vide en terme d'exposition au marché des actions ; ça énerve. Et plus ça monte, plus ça énerve. Il n'y a qu'à voir la courbe standard de la psychologie de l'investisseur pour tout comprendre.
La semaine passée nous avons donc terminé la semaine au plus haut depuis des mois et des mois, rien en semble vouloir ni pouvoir arrêter cette machine à monter qu'est devenu le marché des actions. Il est bien clair que l'on ne verra pas venir le retour de manivelle, mais pour le moment, ce qui nous plombait les performances et le moral en fin d'année passée est définitivement avalé et digéré, on sait que l'Europe est dans la merde, mais on l'a intégré dans notre processus et on a décidé que de toutes manières, on ne laissera jamais partir le bébé avec l'eau du bain et même si l'on doit attendre que les 27 pays (bientôt 28) soit complètement exsangues dans les cordes pour autoriser la BCE ou le FMI à faire un miracle, on attendra jusque là, mais on ne peut pas laisser mourir l'Europe, les investisseurs ont donc pris le parti de se dire qu'un jour ou l'autre tout sera réglé et entre deux, on ne va quand même pas se prendre la tête autant surfer la vague de la hausse et voir où est-ce qu'elle nous amène. En plus depuis que la « Golden Cross » est à nouveau à la mode, ça nous fait un indicateur de plus qui nous indique « the only way is up, baby »... (Une Golden Cross, c'est le croisement de la moyenne mobile des 200 jours avec celles des 50 jours sur le graphique du S&P, c'est un signal de changement de tendance majeure...).
En ce qui concerne l'or, rien de spécial à signaler, il a cassé des résistances importantes et semble sur le chemin des 2'000$ comme c'est prévu depuis longtemps. Pas grand-chose d'autre à ajouter à ce sujet. On ne sait plus trop comment se positionner par rapport à l'or, on sait que c'est une protection contre la baisse des marchés, que tout le monde devrait en avoir dans son portefeuille et qui si le dollar se fait démonter, ça lui permet d'aller plus haut. Mais pour l'instant j'ai le semtiment qu'il monte parce que tout monte et que les bonnes idées ne sont pas légion. L'or est à 1737$ ce matin.
Le pétrole, quant à lui, franchement il ne sait plu trop à quel sein se vouer. Le cours de l'euro-$ est également très important pour lui, mais également la santé économique des USA, pourtant il n'arrive plus à monter. C'est pourtant également un des trucs qui devrait exploser en cas d'attaque US en Iran, mais comme tout le monde a déjà anticipé la guerre, il semble que tout le monde soit déjà engagé sur le pétrole, du coup il n'y a rien d'autre à faire qu'attendre que le USS Obama lance ses frappes aériennes sur l'Iran, le seul problème c'est que tout le monde à joué le pétrole comme un « coup sûr » et les coups sûrs, on le sait ça ne vaut rien du tout, puisque quand c'est évident, c'est évidemment faux. Oui, je suis très « citations » ce matin, en même temps, au vu du nombre des mes heures de sommeil, je suis extrêmement limité intellectuellement à cette heure de la journée. Le pétrole est à 97.30$.
Dow Jones 12862 +1.23%
S&P500 1345 +1.46%
Nasdaq 2906 +1.61%
Londres 5901 +1.81%
Paris 3428 +1.52%
Francfort 6767 +1.67%
Milan 16440 +1.00%
Madrid 8861 +1.01%
SMI 6153 +1.47%
Tokyo 8930 +1.11%
Hong Kong 20862 +0.51%
Shanghai 2450 +0.36%
Sydney 4362 +0.97%
Ce matin en Asie, on reste sur le bon momentum de la semaine passée, les chiffres de l'emploi US sont utilisés comme carburant pour acheter le marché. Le NIKKEI n'est plus très loin des 9'000 points et j'ai l'impression que ça fait tellement longtemps que nous ne sommes plus retournés là haut que l'espoir de voir l'indice japonais remonter un jour là bas me remplit d'émotion. Et même le fait que les Grecs n'aient pas réussi à se mettre d'accord durant le week-end, ne perturbe pas plus les intervenants que ça. Pour le moment la dynamique est haussière et il ne sert à rien de vouloir « pisser contre le vent », comme on dit dans les salle de trading, tout d'abord parce que vous ne serez jamais plus fort que le vent et en plus vous aurez les chaussures mouillées...
Dans les nouvelles du jour, la plus importante c'est la victoire des New York Giants qui on – encore une fois – mis les Patriots à terre, comme quoi il ne suffit pas d'être marié avec un top modèle et de faire le mannequin à ses heures libres pour gagner le Superbowl une quatrième fois. Tom Brady, le quaterback des Patriots a donc échoué encore une fois dans sa tentative d'égaler le record de Joe Montana. C'est donc Eli Manning le meneur de jeu de New York qui devient encore une fois la vedette et c'est très bien parce qua la victoire de New York est en faveur des Bulls. Ensuite j'ai retenu un article assez intéressant sur Bloomberg. Le site revient sur les déclarations de Cisco qui estime que d'ici 2015 l'équivalent « data » de la totalité des films réalisés depuis le début de l'histoire du cinéma seraient échangé toutes les 5 minutes sur le web. Ce qui veut dire que le challenge de ces prochaines années, sera le management de ce trafic. Rien que cette année, l'information digitale devrait représenter 2.7 zettabytes, l'équivalent de la capacité de mémoire de 2,7 milliards d'iMac. Le « cloud computing » et la gestion de ces données va donc clairement devenir le challenge... THE CHALLENGE. ET, comme les niveaux de cash ont augmenté dans les sociétés concernées, nous allons donc évidemment spéculer sur les take-over candidates à venir. Bloomberg donne quelques noms ; F5 Networks, Riverbed Technology et Acme Packet, mais le thème devra être suivit attentivement ces prochaines mois.
Alors que l'on est en phase de guérison après une année de volatilité de malades, les intervenants sont, peut-être, en train de rater le début d'une nouvelle période de hausse dont on ne sait pas combien de temps elle durera. Etant donné que l'appétit au risque est encore relativement faible, si vous voulez vous exposer aux actions sans prendre des risques inouïs, la société Bespoke vous propose quelques titres qui vous payeront des dividendes acceptables (3.6% environ) et qui sont réputés peu volatiles. Il s'agit de : Wal-Mart, Kimberly Clark, Progress Energy, Johnson & Johnson, Scana, Coca-Cola, Consolidated Edison, Heinz, Kraf Foods et Waste Management. Avec ça vous êtes parés pour les années à venir avec un portefeuille tranquille qui ne vous permettra pas d'être riche avec des actions Facebook, mais qui vous mettrs (normalement) à l'abri d'une certaine volatilité. A noter qu'en ce moment la volatilité du S&P500 est revenu à 17, un niveau acceptable et considéré comme calme si l'on compare au niveau de 50 presque atteint en automne.
Du côté politique, Mitt Romney s'est imposé dans le Nevada, laissant de moins en moins de doute sur qui sera candidat pour les Républicains, même si plus ça va de l'avant plus je me demande si il ne serait pas plus simple de reconduire immédiatement Obama pour 4 ans. Il n'est pas forcément exceptionnel, mais quand on voit Romney ou Gingrich, on se dit que si l'un ou l'autre devrait être élu, l'image des USA serait (encore plus) écornée qu'elle ne l'est déjà. A propos des USA, l'Ambassadeur Américain en Suisse nous a gratifié de son opinion sur l'affaire Wegelin. Je dois dire que ce fût mythique, puisqu'il a expliqué que les américains n'en voulaient pas à la Suisse, mais qu'ils voulaient simplement que tout leurs citoyens paient leurs impôts. Ah bon ?? Il n'ont rien contre la Suisse, mais pourquoi alors ils ne s'en prennent pas à Monaco, Jersey, Singapour ou autre ??? Enfin moi je dis ça comme ça, mais il faut tout de même reconnaître que la façon dont ils ont de se placer en victimes permanentes de tous les maux du monde devient carrément fatiguant et si Môssieur l'Ambassadeur voudrait bien se taire à la place de nous exposer sa science, ça serait pas mal aussi...
Aujourd'hui le Premier Ministre Grec va présenter son plan pour le sauvetage du pays (la version 9.0, je crois) et ce plan devrait permettre aux Européens de lui filer du pognon, chose qui est censé arriver depuis des mois. Il paraît (selon la presse) que les partenaires de la Grèce sont à bout de nerfs et qu'ils aimeraient VRAIMENT que ça se termine, car il est vrai que le sujet devient un tout petit peu pénible et c'est de plus en plus difficile de s'y intéresser.
Dans la foulée on parle également beaucoup de la Chine qui continue à investir en Europe et qui profite de la crise pour faire son shopping en se faisant passer pour le chevalier blanc, mais un jour on va se réveiller et si l'on ne parle pas le mandarin ça va être compliquée de trouver un job. Les Saoudiens ont également dit à Christine Lagarde que si besoin était, le FMI pouvait compter sur les fonds saoudiens pour sauver l'Europe.
Côté chiffres économiques, nous aurons un lundi calme pour entamer la semaine. Il n'y aura rien puisque 80% des américains cuvent les 9 six-packs qu'ils se sont envoyé pendant le match de ce matin. On commencera donc à s'intéresser aux chiffres dès demain avec le Redbook, le Consumer Credit et un énième discours de Bernanke. On continue également avec les résultats du trimestre, mais nous sommes dorénavant dans la phase descendante de ces dernier, le gros est dehors et les surprises devraient être mineures. Le prochain « gros morceau », à mon sens, devrait être Cisco qui sortira mercredi soir après la clôture.
Voilà, ce matin les futures digèrent la hausse de vendredi et son indiqués en baisse de 0.2%. Après son rallye de vendredi l'Europe pourrait également ouvrir de manière hésitante, mais sauf catastrophe ou tragédie grecque, le marché devrait rester inscrit dans son trend haussier du moment.
Je vous souhaite une excellent journée, un très bon café et pour ceux qui sont intéressés, ce soir je suis invité à dîner à la RSR à20h00...
http://www.rsr.ch/#/la-1ere/programmes/devine-qui-vient-d...
A demain, très bon début de semaine !!!
Morningbull
“This week, Mitt Romney went to a McDonald's restaurant to show that he's a normal American... just a regular guy. You can tell he hasn't spent a lot of time there. Like when he walked in, he asked to see the maitre d'.” –Jay Leno
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jeudi, 02 février 2012
Un parfum d'euphorie plane sur la planète bourse
Il y a des journées comme ça. Des journées où tout va bien, des journées où rien ne peut faire dérailler le bull market quand il est en marche. Bien qu'en étant TRES objectif, il y a laaaaaargement de quoi se poser des questions sur la santé mentale de ce rallye, mais depuis la nuit des temps, depuis que le premier trader a mis un pied à Wall Street, on a rapidement appris à prendre ce qui vient et apprécier la hausse tant qu'elle est là... Après l'année que l'on vient de vivre, personne ne va se plaindre si ça venait à monter trop facilement (même si on est tous conscients que la punition sera d'autant plus sévère plus haut nous serons)... Mais peu importe, hier c'était une de ces journées que l'on ne pouvait pas rater, que l'on ne pouvait pas gâcher. Dans dix ans on se dira : « tu te souviens le jour où Facebook a fait son « filing » pour l'IPO ??? » - c'était trop bon... En résumé une belle séance de hausse...
Une belle séance de hausse où soudain le Portugal n'est plus « vraiment » un problème, où la Grèce n'a toujours pas réglé l'accord avec ses créanciers mais que c'est physique, plus le temps passe plus on approche du dénouement de l'affaire – positivement ou négativement – à ce propos les créanciers on encore baissé leurs prétentions un peu plus bas. Acceptant un coupon de 3.6% contre 4.5%, en gros ils renonceraient à 70% du capital. Ce n'est pas encore signé, mais je serais la Grèce, je serrerais encore un peu les fesses et dans 10 jours, on clôt le dossier en déchirant la dette total et on fait taboula rasa...
Une belle séance de hausse donc, où tout semblait vouloir se coordonner pour ne pas gâcher l'euphorie qui flottait dans l'air, euphorie qui était peut-être due à l'annonce imminente de l'IPO de Facebook. Cette attente insupportable et tout ce qui va avec, le nombre de nouveau millionnaire, cette nouvelle success story qui rappelle les fondement des USA ; le rêve américain, les milliards qui pleuvent les titres qui explosent, les fortunes qui se font et les souvenirs des années 99-2000 qui reviennent comme si l'on n'avait jamais oublié comment c'était facile de faire du pognon (bien que l'on apprendrait plus que c'était super-facile d'en perdre aussi, mais on n'allait pas gâcher la fête pour si peu)...
Donc tout a bien commencé hier matin. Les asiatiques ont bien appréciés les chiffres économiques chinois qui étaient pourtant clairement sans grande direction, les investisseurs ont su ne lire que l'aspect positif et en tirer toute le quintessence. Dès lors les Européens suivaient le mouvement et sautaient dans le train. Les espoirs de voir la Grèce régler son histoire et les chiffres économiques en Europe qui étaient globalement bons (Production Industrielle), sans compter que ce vent d'optimisme faisait chuter les rendements des obligations d'Etat, par exemple le 10ans espagnol est tombé au plus bas depuis novembre 2010 à 4.64%. Si tout cela ne nous mène pas à l'euphorie, je n'y comprend plus rien.
Le marché européen repartait donc à la hausse et de quelle manière. Encore une fois, quand tout va bien ce sont les banques qui en tirent les bénéfices. Après s'être faites démontées depuis le début de la semaine, soudainement les valeurs liées au secteur bancaire et financier se trouvaient en pole position, les intervenants n'étant pas loin de penser que détenir de la Société Générale ou de la Deutsche Bank leur donnerait la vie éternelle.
Et puis comme ça ne pouvait pas s'arrêter en si bon chemin les USA enchaînaient avec leurs chiffres économiques qui étaient tout aussi bons que les européens. On avait eu un petit doute en début de semaine, se disant que l'optimisme latent sur l'économie USA avait peut-être été un peu trop vite tenu pour garanti, mais ce doute s'est rapidement dissipé lorsque les chiffres de l'ISM sont sortis hier, démontrant une nette amélioration depuis deux mois. Ceci ajouté aux chiffres ADP de l'emploi (les prémices des non-farm de vendredi), chiffres qui donnaient des indications positives (encore) sur l'économie. Des indications positives, mais pas euphoriques non plus, mais hier, peu importe tout était bon a prendre. De toute façon, il y a toujours une statistique qui fait plaisir dans ces données. En ce qui concerne les chiffres ADP, on retiendra tout de même le fait que c'est le 24ème mois consécutif que l'on aura créé des emplois. Ce qui est phénoménal tout de même. Phénoménal parce que le taux de chômage ne baisse pas vraiment, mais on engage soi-disant tout le temps. Ce qui fait qu'il doit y avoir une fuite quelque part... Mais bon, encore une fois, ce premier février n'était pas placé sous le signe de l'ours, ni sous celui de la dépression nerveuse, alors autant prendre ce qui vient et sabrer le champagne là-dessus.
Et puis si l'on met de côté le fait que les chiffres économiques étaient bons, mais qu'il y a quand même des trucs à dire, il ne faut tout de même pas oublier que durant la journée d'hier 99.9% des intervenants n'ont pas cessé de cliquer sur leurs souris pour rafraîchir les pages d'information boursières pour savoir à quel moment EXACTEMENT Facebook aura enfin déposer ses papiers de demande de cotation et que l'on sache enfin à quoi ressemble leur bilan, quand est-ce que le titre sera coté en bourse et qui est le borker qui a décroché la timbale.
C'est Morgan Stanley qui va donc se coltiner l'IPO de Facebook. Sur l'annonce officielle, le titre de Morgan Stanley s'envolait de 4% pour fêter ça. Goldman Sachs doit l'avoir mauvaise et doit définitivement être en train de se dire qu'ils ont un mauvais Karma et que l'arrivée de l'année du dragon ne semble pas y changer grand-chose.
Finalement Facebook va donc bien venir en bourse. Il y a eu quelques fois on aurait pu en douter, mais à la fin la société de Zuckerberg va tenter de rééditer ce qu'a fait Google ces dernières années. On a encore très peu de détail sur l'IPO, mais on sait que la demande est faite, que le titre devrait traiter sous le symbole FB, mais on ne sait pas encore sur quel «exchange », Nasdaq ou NYSE mon coeur balance. On sait que la compagnie de Menlo Park devrait lever autour de 5 milliards de dollars que le premier jour de trading devrait se situer quelque part entre fin avril et début mai et qu'une fois mis en bourse, Mark Zuckerberg devrait peser quelque chose comme 28 milliards de dollars, sachant qu'il possède encore 584 millions d'actions... Après, tout est possible en fonction du prix d'émission et de la folie que cette mise en bourse peu générer.
A partir de maintenant on va commencer à disserter le chiffres qui ont été publiés hier, histoire d'essayer de mettre un prix correct, une évaluation correcte sur un réseau social. Quand on voit comment tout cela s'est passé avec LinkedIn, il y a de quoi se demander si on ne risque pas de friser le même délire, mais en pire...
Bref, l'annonce de Facebook aura été le point d'orgue de cette magnifique première journée de trading de février qui semble commencer avec le vent dans le dos pour les marchés financiers. Jusqu'à que l'on se souvienne que le Portugal est au bord du gouffre, que la Grèce est déjà DANS le gouffre et que l'Italie et l'Espagne s'amusent à se faire peur en marchant tout au bord du même gouffre, mais avec les yeux fermés pour ajouter un peu de « challenge »...
Ce mercredi était un mercredi parfait où tout montait. Rien ne semblait ne pouvoir freiner les envies des investisseurs, sauf Amazon qui a foiré ses chiffres la veille au soir. Le titre semblait être le seul point négatif du jour. En reculant de plus de 7%, il attirait un peu les regards qui étaient distraient un bref instant du sujet Facebook, mais uniquement pour y revenir de manière bien plus concentrée...
L'or montait également. Bien moins que le reste, mais il montait quand même. Il faut dire qu'avec le secteur internet-techno-hardware-semi's qui revient en odeur de sainteté, les intervenants n'en ont (momentanément) plus grand-chose à faire d'un métal jaune, lourd, à peine brillant et qui ne permet même pas de se connecter entre amis, à la limite ça peut aider à connecter avec une femme, mais c'est bien moins sexy qu'être actionnaire Facebook avant l'émission. Ce matin l'or est néanmoins à 1749$. Si l'intérêt est bas sur l'or, c'est encore pire sur le pétrole. Les chiffres des inventaires publiés hier soir étaient à côté de la plaque par rapport aux attentes, ENCORE UNE FOIS, du coup le baril n'intéressait que peu de monde et il continue de s'effriter de plus en plus loin des 100$ et des 150$ promis en cas de guerre en Iran. Ce matin le baril est à 97.48$. Si vous cliquez sur le lien ci-dessous, vous aurez accès à une infographie très complète sur le qui fait quoi et combien dans le monde du pétrole. Aujourd'hui ça ne vous sert à rien, parce que le pétrole est limite has been, mais quand il reviendra à la mode, avec cette infographie, vous pourrez briller dans les meetings et dans les soirées de Monsieur l'Ambassadeur.
http://www.tradequip.com/Info/the-worlds-top-5-biggest-oi...
Pour ceux qui n'ont pas internet je vous mets l'image en attaché, mais c'est lourd, grand et gros..
En ce qui concerne les indices, c'est la folie. Après un mois de janvier quasi historique, on attaque février sur des bonnes bases !!!
Dow Jones 12716 +0.66%
S&P500 1324 +0.89%
Nasdaq 2848 +1.22%
Londres 5791 +1.92%
Paris 3367 +2.09%
Francfort 6617 +2.44%
Milan 16265 +2.76%
Madrid 8697 +2.20%
SMI 6069 +1.67%
Tokyo 8875 +0.74%
Hong Kong 20630 +1.46%
Shanghai 2391 +0.63%
Sydney 4333 +0.98%
Ce matin ça continue en Asie. Non contents de la journée d'hier, les intervenants semblent vouloir continuer sur la lancée. Les chiffres de la veille en Europe et aux USA continuent de faire leur effet. La Crise n'est plus une préoccupation (pour le moment) et tout ce qui est dans le monde de la production industrielle semble vouloir apporter sa pierre à l'édifice du Bull Market version 2012. Sans compter que, comme d'habitude quand tout va bien, les banques montent.
En ce qui concerne les nouvelles du moment, on continue avec les chiffres trimestriels qui continuent eux aussi avec leur lot de surprises. Hier soir il y avait Green Moutain Coffee qui publiait ses résultats, si vous vous souvenez bien, GMCR avait été une des vedettes de ces dernières années, avec une performance stellaire entre janvier et septembre 2011. Puis ayant raté son trimestre le titre a reperdu près de 60% entre septembre et novembre, un bain de sang comme in dit au bureau. Hier les analystes qui ont passé des heures à étudier la société, la comprendre, a apprendre les bilans par coeur pour que Green Mountain Coffee n'ait plus jamais de secret pour eux, et bien ces analystes attendaient un gain de 36 cents par action. Ce qui semblait un consensus équilibré. Oui, sauf que GMCR a publié 60 cents par action... 24 cents au-dessus. Inutile de vous dire que les attentes ont été PULVERISEES et les analystes HUMILIES. Le titre explosait de 21% après la clôture. Vous voyez quand je vous dis que la finance n'est pas une science exacte.. La preuve est faite. Pas besoin d'avoir fait un CFA, un CFPI, deux MBA et une licence en physique nucléaire pour cela... Même mon labrador aurait pu être aussi faut sur des projections de résultats....
Microsoft réorganise son département marketing et vire 200 personnes. Electronic Arts (to the game), éditeur de jeux vidéos tels que FIFA 12 a également publié des chiffres qui étaient légèrement plus faibles que les attentes, mais tout le monde s'en fichait et le titre remontait en terrain positif pour finir l'after close cession en hausse de 6%. Qualcomm montait également de 5% à cause de ses bons chiffres pour le trimestre.
On revient brièvement à l'affaire Facebook. Dans le cadre du filing de l'IOP, Facebook a réitéré l'importance de la collaboration et leur commitment vis à vis de Zynga. Le titre a beaucoup aimé les compliments et grimpait de 5.3%, toujours en dessous de son prix d'émission, mais le titre se rapprochait du Graal. Tiens ça me rappelle que je dois aller ramasser le maïs dans ma ferme. Ceci dit, mis à part le fait qu'un de ces jours Zynga va se faire avaler tout cru par Facebook, je ne vois vraiment pas l'intérêt de ce truc. En ce qui concerne Facebook, il est temps de se plonger dans l'analyse des chiffres et dans les prochains jours, nous aurons à boire et à manger sur le sujet. Peuvent-ils ou ne peuvent-ils pas, Facebook sera-t-il le prochain Google et est-ce que l'intérêt va continuer à grandir.. affaire à suivre, mais ce n'est que le début de la suite de l'histoire.
Dans les autres nouvelles, American Airlines va licencier 13'000 personnes dans le cadre de la faillite et de la restructuration qui va avec. Si jamais ils cherchent un homme pour redresser la barre de la compagnie aérienne, je suggère qu'ils contacte Monsieur Brugisser, je pense que c'est un challenge qui peut l'intéresser, étant donné l'étendue de ses compétences.
Bloomberg vient de publier un article très intéressant sur Apple. On a toujours dit qu'il serait compliqué, voir impossible pour Apple de venir chasser sur le terrain des PC dans les entreprises. Pourtant depuis quelques temps ils sont en train de rentrer dans les entreprises par la grande porte. La faute à l'avènement de l'iPad qui devient « THE must have » dans toute société qui se respecte. Un marché à 3.8 trillion de dollars.
Citigroup va sortir du marché du Brokerage pour les hypothèques. Peut-être que finalement le marché immobilier est en train de faire le fond. Aujourd'hui on va reparler de l'accord entre la Grèce et ses créanciers. C'est une certitude. La commission Européenne a finalement donné son verdict, la fusion NYSE-Euronext n'aura pas lieu. Cette fusion aurait créé un quasi-monopole dans les dérivés.
Le suspens est à son comble et dans un peu plus d 24 heures nous aurons les chiffres des non-farm payrolls, enfin, enfin mon mois prendra un sens quand j'aurais ces chiffres sous les yeux. Mais en attendant, la journée de jeudi promet d'être chargée, entre les chiffres du Challenger Job Cut, les Jobless Claims, le Productivity and Costs, le speach de Bernanke qui nous parlera des perpective économiques et de la situation du budget US, le tout devant le comité du budget et la US House of Representatives. Que des gens respectables, bien sûr.. Puis il y aura les chiffres du gaz dont tout le monde se fiche depuis des mois, le Fed Balance Sheet et Money Supply.
Côté chiffres du trimestre, il y aura AstraZeneca, CME Group, Deutsche Bank, Dow Chemical, Kellogg, MasterCard, Merck, Nu Skin, Sony et Starwood Hotels. Puis après la clôture, il y aura Columbia, Gilead, Genworth Financial, Novellus, Take Two, THQ et Wynn Resorts.
Pour le moment les futures sont indiqués en hausse de 0.25%, on ne change pas une équipe qui gagne. Je m'en vais vous laissez vaquer à vos occupations et vérifier si votre compte Facebook est en ordre histoire de ne pas mettre en péril l'IPO à venir, je vous souhaite une excellente journée et on se retrouve demain pour boucler la semaine, si j'ai réussi à casser la glace pour aller jusqu'au bureau...
Bonne journée, what else ?
Morningbull
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mercredi, 01 février 2012
Facebook day
La bonne nouvelle de la journée, c'est que le mois de janvier est derrière nous. Jusqu'au bout on aura tremblé pour la performance positive de ce mois, jusque dans les derniers jours de trading, on aura eu peur de se prendre une volée qui aurait pu nous coûter tout le chemin parcouru depuis la naissance de cette année 2012. Pourtant il n'en fût rien et à la fin le marché termine tout de même en hausse de près de 4.4%, performance que nous n'avions plus vu depuis janvier 1997, 15 ans que les indices américains ne nous avaient plus gratifiés d'une entame d'année d'une qualité et d'une force pareille. Pourtant cette année, avec tout ce que l'on traverse on n'aurait peut-être pas forcément parié dessus. Et pourtant.
L'appétit au risque semble revenir gentiment sur les actions, même si les volumes sont nettement plus faibles que les années précédentes, on peut largement mettre cela sur le fait que tout de même pas mal d'investisseurs ont décidé l'année passée, de se mettre à des activités un peu plus intéressantes que le trading. Pour certains même le macramé et le crochet ont dû sembler soudainement plus attirant que tenter le faire le bingo en bourse. Mais bon, peu importe la manière, pourvu qu'il y ait l'ivresse.
Hier le marché Européen a entamé la journée d'une manière forte et décidée. Bien décidé a récupérer la journée pourrie de la veille, surtout après avoir vu que les ricains ne les suivaient pas dans leur dépression nerveuse. Après la bonne tenue du marché US lundi soir, les marchés du vieux-continent tentaient donc d'inverser la tendance. Ils ont donc repris les valeurs qui s'étaient faites démontées lundi. Mardi devait être donc la journée des « financières ». Quand on regarde le bilan final on se dit que tout de même, nous ne sommes pas complètement convaincu du secteur et des challenges qui les attends dans les mois à venir. Avec la Grèce et le Portugal qui sont sous les feux de la rampe depuis quelques jours, la moindre alerte d'un côté ou de l'autre de l'Europe et la correction pourrait être sévère quand on l'exposition à ces régions dans le domaine de la banque européenne. Pas plus tard que ce mercredi les banques vont pouvoir également emprunter de l'argent à la BCE, quand on se souvient du succès de la dernière auction de ce type, au vu de l'environnement, les experts sont déjà en train de parier sur des chiffres record.
Bref, en ce moment, il vaut mieux être Jean Dujardin plutôt qu'une banque, et qui plus est une banque française. Après s'être faite laminer de près de 7% lundi la BNP rebondissait péniblement de 0.6% durant la séance d'hier. C'est dire si le coeur n'y est pas. Ou alors les investisseurs étrangers sortent déjà du marché français en anticipant la taxe Tobin que le futur-ex-Président français veut mettre en place pour le mois d'août, mais cela semble tout de même un poil tiré par les cheveux. Non, je crois simplement que les gens, les investisseurs sont morts de peur de se retrouver détenteur d'une BNP ou d'une Société Générale le jour ou le Portugal ou la Grèce ou les deux annoncent leur mise en faillite définitive et vous jette en pleine face que pour les prochaines vacances d'été, va falloir chercher ailleurs.
Et puis, pendant que l'on tergiverse sur l'avenir des banques, les pays qui compose l'Europe étaient toujours en meeting à Bruxelles et même si l'on ne se préoccupait moins de la chose, il aurait été faux de dire que l'on s'en foutait. Surtout que Merkel et ses amis ont tout de même bossé fort pour annoncer qu'a l'avenir les budgets des pays membres seraient scrutés très attentivement et que les sanctions pour les pays qui ont des déficits trop hauts seraient terribles. En fait quand on lit ces dernières lignes on se dit qu'ils nous ont fait un remake du dernier sommet et qu'à la fin on aurait vidé sa vessie dans un violon, le résultat eut été le même. Alors que certains d'entre nous espéraient peut-être avoir des détails sur un éventuel montage financier qui permette d'entrevoir avec soulagement, un rayon de soleil dans le monde troublé des PIIGS, il n'en fût rien parce que nos amis les politiques étaient occupés à parler des règles « futures » en ce qui concerne les pays de l'Europe. En gros on prépare l'avenir alors que le présent est à peu près aussi fringant que le Costa Concordia. Sans compter que sur les 27 membres de l'Europe, il y en a tout de même deux qui n'ont pas signé. La République Tchèque – que je ne savais même pas qu'elle faisait partie de l'Europe – et l'Angleterre – je croyais qu'elle avait déjà quitté l'Europe et qu'elle devait se présenter pour être le 52ème Etat américain, puisque même Mitt Romney hésite à venir faire campagne à Londres.
En gros on a rebondit sur le fait que l'Europe se sera au moins mis d'accord sur quelque chose, même si ça ne change pas la situation dans laquelle nous sommes. Heureusement qu'il y avait deux ou trois rapport par-ci par-là qui faisait état « d'avancées importantes » dans les négociations qui opposent les grecs et leurs créanciers. Toujours rien de concret, mais on négocie et « on » a bon espoir de trouver une solution rapidement....comme depuis 3 semaines... la notion de rapidité est toute relative selon du point de vue où l'on se place.
Ensuite les américains ont ouvert dans le sillage des Européens avec la ferme intention de conserver leur performance mensuelle avant tout. D'ailleurs si ils n'étaient pas parti avec cette motivation, je ne sais même pas où nous aurions terminé la séance, tellement les publications des chiffres économiques d'hier aurait eu de quoi plonger le plus convaincu des bullish dans une dépression noire et profonde.
Grosso modo, il y avait trois chiffres importants hier :
-
Le Chicago Purchasing Manager, chiffres attendu à 63 par les Dieux de l'Economie et qui est sorti à 60.2, soit nettement en dessous des attentes des mêmes Dieux de l'Economie.
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La Confiance du consommateur, qui semblait vouloir remonter la pente depuis quelques mois était attendue à 68 par ...euh.. toujours les mêmes économistes. Le 68 s'est transformé en 61.1, laissant supposer que les consommateurs sont passés de « l'argent n'est qu'une information que je peux emprunter chez MasterCard » à « je vais stocker le plus de billets de banque possible sous mon matelas et je ne dépenserais plus jamais rien, d'ailleurs le prochain iPad, je le fabriquerais moi-même avec un kit acheté sur internet en payant avec des Euros.
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Et puis en trois nous avions le S&P Case Shiller qui devait nous confirmer que le marché immobilier était de retour et qu'il était dans une forme éblouissante. En fait le S&P Case Shiller nous a appris que le rebond que nous attendions tous ces dernières semaines semblait être repoussé aux calendes grecques (encore elles) et que pour voir des nouvelles maisons se construire, il faudrait continuer à regarder l'émission des maçons du coeur à la télé...
En temps normal, une telle accumulation de « mauvaises nouvelles » nous aurait irrémédiablement entraîné vers le fonds, le NYPD de Wall Street aurait vaporisé du Prozac et du Lexomil dans le système de climatisation du NYSE afin d'éviter de voir les traders sauter du 4ème étage et la journée aurait été foutue. Oui, sauf que nous ne sommes pas « en temps normaux »... Du coup ces trois mauvais chiffres n'ont eu que très peu d'impact sur le marché et à la fin de la séance, les intervenants sont parvenus à sauver la performance du mois et la performance du mois de janvier, on le sait, est très important puisque qui dit mois de janvier en hausse, dit, 70% du temps.. année en hausse. En gros comme on le disait au début du mois : « As January goes, so goes he year ». Comme ça on peut mettre cocher dans la liste 2012 : avoir un mois de janvier en hausse, ça, c'est fait.
Prochaine étape le « Superbowl Indicator » dont on parlera la semaine prochaine....
L'or a également bénéficié d'un beau mois, même si la différence s'est faite dans les derniers jours, fortement aidé par la faiblesse du dollar ou la force (relative) de l'Euro, le résultat est là et le métal jaune est en hausse de 11% sur le mois de janvier. Ce matin il est 1741$ l'once. En revanche c'est moins drôle du côté du pétrole. Ce dernier se rapproche plus du veau que de l'étalon de course qui peut gagner le PMU trois fois de suite, mais comme les promesses faites d'une bonne guerre en Iran avec fermeture du détroit d'Ormuz ne sont toujours pas tenue, il s'ennuie sous la résistance des 100$ et ne fout strictement rien. Ce matin il est à 98.63$, et des rapports font état de complot Iraniens directement aux USA, ce qui veut dire que finalement ça ne serait pas les USA qui envahiraient l'Iran, mais l'inverse. Ça a le mérite d'être drôle, pour l'instant. Mais ça n'arrange pas les affaires du pétrole, parce que si on ferme les détroit, le baril explose c'est un fait, mais si on attaque les USA et que, du coup ils consomment moins, c'est qui qui va pas être content ??? Hein ??? Si ça se trouve à la fin c'est l'Arabie Saoudite qui va attaquer l'Iran...
Dow Jones 12633 -0.16%
S&P500 1312 -0.05%
Nasdaq 2814 +0.07%
Londres 5682 +0.19%
Paris 3299 +1.01%
Francfort 6459 +0.22%
Milan 15828 +0.48%
Madrid 8509 -0.09%
SMI 5970 0.00%
Tokyo 8794 -0.10%
Hong Kong 20395 +0.02%
Shanghai 2391 -0.47%
Sydney 4291 -0.80%
Ce matin l'Asie est faiblarde, c'est surtout à cause des chiffres économiques qui ont été publiés en Chine. Pour faire simple les deux chiffres publiés ce matin indique que l'économie n'est pas en phase d'expansion, ni en phase de contraction. Elle ne fout strictement rien. Ce qui devrait conforté la banque centrale locale dans son urgence de ne rien faire. Mais comme tout le monde tablait sur intervention positive depuis quelques mois, la déception est grande... Donc ça baisse. Pas non plus de quoi paniquer, mais l'ambiance est morose.
Au chapitre des élections pour savoir qui sera élu pour aller essayer d'être élu Président contre Obama, Mitt Romney semble avoir décroché une victoire décisive en Floride. Hier il y tout simplement pulvérisé son adversaire. Je ne sais pas si ça change grand-chose à la fin, de savoir qui va perdre contre Obama, mais en tous les cas les américains ne parlent que de ça et ne vivent que pour ça, ça et le Superbowl de dimanche.
L'autre chose dont on parle encore et encore mais dont on ne sait rien, c'est l'IPO de Facebook, selon des personnes proches du dossier qui sont probablement amis sur Facebook avec Zuckerberg, laissent entendre que c'est ce mercredi 1er février que Facebook va déposer les papiers pour demander a être cotée en bourse. Vous me direz : « mais qu'est-ce qu'on en a à faire ? » et vous aurez un peu raison parce que tant que Facebook n'est pas « dans » le marché officiellement, de savoir qu'aujourd'hui ils déposent leur permis d'être traité ou pas, il y a de quoi s'en moquer éperdument, oui, sauf qu'en déposant la demande, Facebook doit également déposer sa comptabilité et du coup on aura une meilleur idée de ce que peut valoir cette compagnie. Pour l'instant tous le goûts sont dans la nature, mais on parle d'une capitalisation boursière de 80 milliards et tout le monde y va de son petit couplet spéculatif. Une chose est sûre, si ils déposent aujourd'hui le 1er février deviendra une date anniversaire mémorable pour le compte en banque de son CEO.
Au chapitre analyse technique, on est en plein brouillard. Tout d'abord, à moins de ne jamais lire un journal financier en langue anglaise, vous devriez savoir que nous approchons un état de Golden Cross sur le S&P500. Une Golden Cross, c'est le croisement de deux moyenne mobiles, celle des 50 jours et celles des 200 jours, c'est en général l'indication d'un changement de tendance. Comme la tendance de base de ces derniers mois est plutôt négative, il faut prendre cette Golden Cross comme un signe pour des jours meilleurs.
Mais ce n'est pas tout, sinon ça serait trop facile.
Après l'aspect positif , voici l'aspect négatif. Il se trouve que certains techniciens observent le marché semaine par semaine et la semaine passée le marché américain nous a construit un magnifique « doji », ce qui signifie qu'il est allé en haut, puis en bas, puis en haut, mais qu'à la fin il est revenu à la case départ. Ce qui signifie de l'hésitation. Et quand on hésite c'est que l'on va changer de direction, comme on vient de monter 4 à 5 semaines de suite, il serait donc logique que l'on baisse. Sans oublier que depuis quelques temps les « elliottistes » - techniciens fans des vagues d'Elliott – nous promettent la fin du monde comme tous les ans, on ne peut arriver qu'à la conclusion suivante ;
« Dans les prochaines semaines le marché n'a que deux choix ; monter ou baisser »..
Sachant cela, l'investissement devrait vous paraître plus facile à l'avenir. (et encore, je ne vous parle même pas de Coppock et de ses vagues tueuses...)
Dans les chiffres trimestriels, Amazon s'est planté hier soir. Le vendeur de livres (et de plein d'autre chose maintenant) a présenté des revenus qui étaient seulement de 17.4 milliards contre 12.95 milliards il y a un an. C'est plutôt pas mal me direz-vous. Mais non. Non parce que les Dieux de la finance avaient prévus des revenus de 18.3 milliards et du coup Amazon est en dehors de leurs prévisions et en plus en dessous. La sanction devait donc être exemplaire, le titre a perdu 8.7% after close. En revanche, Broadcom, et Seagate ont battu les attentes et leurs deux titres étaient en hausse.
Goldman Sachs serait sur le point d'engager un ancien conseiller de Timothy Geithner afin de reprendre la communication de la banque qui en a plutôt bien besoin en ce moment.
Encore une grosse journée en termes de chiffres économiques, les ventes de voitures seront une des attractions de la journée, mais aussi les MBA Purchase Application, le Challenger Job Cut et l'ADP Employment Report (Non Farm Payrolls Light), l'ISM Manufacturing, le Construction Spending et les toujours amusants chiffres des inventaires pétroliers.
Côté chiffres du trimestre, nous aurons AOL, Energizer, Hershey Foods, Marathon, Mampower, Nasdaq, Northrop Grumman, Tupperware et Whirlpool avant l'ouverture. Puis après la clôture nous aurons Allstate, Chipolte, Green Mountain Coffee, JDS Uniphase, Las Vegas Sands, Openwave et Qualcomm.
Pour le moment les futures sont légèrement en baisse laissant présager à peu près tout ce que l'on a envie de présager. Les Européens devraient ouvrir dans quelques heures, c'est une certitude, la question qui reste à résoudre est de savoir de quel pays nous allons nous préoccuper aujourd'hui...
C'est à peu près tout pour aujourd'hui, moi je vous retrouve demain à la même heure, dans l'intervalle, passez une bonne journée et si vous arrivez au bureau sans vous casser la gueule sur les plaques de glace, que votre café soit mérité.
A demain, si vous le voulez bien.
Morningbull
« Si tu penses que tu peux diriger un club qui se trouve à 10'000 km de l'endroit où t'es né c'est que t'as rien compris »
Christian Constantin
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mardi, 31 janvier 2012
Crise Européenne, Saison 3, épisode 243
Comme disait un chanteur qui s'est électrocuté ; ça s'en va et ça revient ! Difficile de ne pas citer cette chanson. Depuis près de deux ans, on ne fait que revivre encore et encore les mêmes scénarios, les mêmes peurs et les mêmes doutes nous étreignent régulièrement. Puis on oublie. Là, on se fait quelques semaines de répit, se disant que si on n'en parle pas, les problèmes de la Grèce vont se volatiliser comme par miracle, les soucis financiers du Portugal ne seront plus là, le taux de chômage en Espagne va se réduire sans que l'on sache trop pourquoi, mais il va se réduire et si on ferme les yeux assez longtemps, le tout en serrant très fort les fesses, il se pourrait que l'Italie devienne le modèle économique de l'Allemagne pour les années à venir.
Mais voilà, se boucher les oreilles, fermer les yeux et chanter à tue-tête ; « je vais bien, tout va bien !!! Je vais bien tout va bien », ne suffit pas pour régler les problèmes de l'Europe. Et comme ça ne suffit pas et bien tous les trois-quatre semaines on se refait un tour d'Europe des PIIGS et on recommence à se faire peur. Tenez, prenez la Grèce, on n'en avait plus parlé pendant les fêtes de Noël et même jusqu'au 15 janvier c'était plutôt calme. Puis soudain on s'est souvenu que dans l'agenda, ils devaient renégocier leur dette avec les créanciers privés. Depuis on ne parle plus que de cela. La Grèce par-ci, la Grèce par là, la Grèce au centre du sommet Européen, la Grèce est partout. Et puis en plus il n'y a pas besoin d'avoir pris physique nucléaire et fission à froid en troisième année d'apprentissage pour se rendre compte que les problèmes de la Grèce sont en train de se résoudre à la vitesse d'une limace au galop dans les salines d'Aigues-Mortes.
Donc, depuis quelques jours, les intervenants sont à nouveau complètement flippés sur le fait que la Grèce patine toujours dans la semoule et que, plan d'austérité ou pas, comme il faut trouver des Euros pour combler les trous et que la Grèce ne peut pas faire marcher la planche à billet, on est dans une sacré impasse, surtout que l'austérité c'est bien, mais ça a un défaut, c'est long. Quand on passé les vingt dernières années à dépenser sans compter et que maintenant il faut compter avant de dépenser, forcément, ça prends plus de temps.
Mais comme un lundi avec QUE la Grèce comme problème ne serait pas un VRAI lundi, il fallait tout de même rajouter un peu de piment sur ce marché pénible et ennuyant au possible, que quelqu'un, quelque part aura eu la brillante idée de jeter un oeil sur ce qui se passe au Portugal. Et comme il ne se passe rien au Portugal et que les intérêts de la dette courent toujours on a commencé à paniquer là aussi. En plus un « experts » a estimé que la situation du Portugal pouvait se dégrader très vite et devenir plus problématique, il n'a pas fallu longtemps aux statisticiens pour trouver qui étaient les plus gros créanciers du Portugal. Du coup le dix ans portugais montait à 17% et l'on commençait à tirer à boulets rouges sur les banques européennes en général qui sont exposées à auteur de 20 milliards de dollars sur Lisbonne, prenant largement la première place du classement des créanciers, loin devant l'Allemagne avec se misérables 9 milliards de créances, juste devant l'Espagne avec ses 7.14 milliards. La bonne nouvelle sur ce coup-là, c'est que l'Italie est un des pays les moins exposés du groupe avec une dette de seulement 500 millions. C'est pas possible, ils ont du se gourer sur ce coup-là. Mais au moins ça fait un pays qui n'est pas trop concerné par le Portugal. Bon, ils ont assez de boulot chez eux de toutes manières.
Une fois le tableau posé et les pions disposés sur l'échiquier, il ne restait plus qu'à. Oui, plus qu'à défenestrer les banques en général et les banques françaises en particulier. Dire que la semaine passée tout le monde se battait pour acheter des la SocGen ou de la BNP et que là, soudainement elles étaient à nouveau pestiférées comme dans les meilleurs jours de septembre-octobre 2011. Il y a des choses qui ne changent pas et qui ne changeront jamais. BNP terminait en baisse de 7%, Société Générale en nettement meilleure forme puisqu'elle ne perdait « que » 6.45% et le Crédit Agricole faisait l'arbitre entre les deux, reculant de 6.59%.
Définitivement, l'appétit au risque est de retour, mais on ne veut pas non plus manger pendant trop longtemps. C'est assez impressionnant de voir de quelle manières les intervenants courent vers la sortie. C'est « laissez-moi passer, les femmes et les enfants après moi !!!! ». Visiblement les intervenants ont été formé à la même école que le personnel de Costa Croisières. Bref, vous voyez l'image, hier c'était courage fuyons et le marché français semblait être la première victime. Il est clair que les déclarations de Sarkozy à propos de la taxe Tobin n'a pas du aider les investisseurs à se concentrer sur le pays. Moi, depuis hier je ne suis plus que l'Allemagne, vais peut-être même me mettre à traiter en Autriche et Hollande. N'importe où plutôt qu'à Paris.
Et puis pendant que les européens tressaient la corde pour se pendre, les « Leaders » du continent entamait leur sommet à Bruxelles. En attendant de voir ce qui pourrait bien en sortir, les « experts » du monde de la finance dissertaient sur les propositions de l'Allemagne qui voulait prendre les commandes du budget Grec et les implications d'une telle requête. Dès les premiers échanges verbaux, Angela Merkel a tenté de calmer le jeu à ce sujet et sachant que Sarkozy s'est totalement opposé à ce genre de proposition, on commençait à oublier le sujet. Sarko a bien compris que si il laissait faire sur la Grèce dans deux ans l'Allemagne prenait le pouvoir en France.
Les marchés américains qui ne croulaient pas sous les nouvelles en ce lundi matin de l'autre côté de l'Atlantique, on commencé la semaine en jouant le poisson-pilote sur les marchés européens. Une fois n'est pas coutume. Les angoisses grecques et portugaises commençaient à prendre le dessus aux USA, et comme ils n'avaient pas de chiffres ou de données économiques chez eux pour se divertir, ils commencèrent leur lundi par réchauffer les vieilles théories sur l'effondrement économique de l'Europe et les futures indiquaient une ouverture profondément négative et déprimante dans le sillage des marchés européens.
Mais, un peu comme à leur habitude ces derniers temps, à peine ouvert au fond du trou, les traders américains se disaient qu'après ce n'était qu'une opportunité d'achat dans un marché haussier. Dès lors les indices ont pris la direction de la surface. Malheureusement quand le marché a fermé à 16h00, les intervenants n'étaient pas parvenus à le faire passer dans le vert. C'était presque ça, mais ce fût raté pour cette fois. Néanmoins quand on voit où les américains ont ouvert et où ils terminent la séance, je connais bien des Européens qui auraient tué père et mère pour voir le marché terminer sa journée de cette façon.
Pourtant ce n'est pas que nous croulions sous les nouvelles positives, les informations qui filtraient depuis les salles de conférences de Bruxelles n'était pas des informations qui donnaient envie de danser sur la table. Les chefs d'Etat se sont mis d'accord sur un pacte budgétaire plus rigoureux, jusque là rien de bien nouveau, mais alors que ce sommet était censé être placé sous le signe de la croissance, ils n'ont pas réussi à se mettre d'accord sur le sujet. En gros, je suis certainement réducteur en disant que si ils n'étaient pas venus, susse été pareil, mais je crois que je ne suis pas forcément très loin de la vérité. En conclusion sur la journée, l'Europe n'est pas plus avancée qu'avant, la Grèce et le Portugal sont franchement dans la merde et on commence à se demander comment ils vont s'en sortir cette fois, surtout que Papademos a encore déclaré hier qu'il n'excluait pas d'avoir besoin de plus d'aide encore une fois. Les marchés européens se sont fait taper sur le crâne pour fêter ça, les banques en particulier et les américains sont parvenus à inverser à la tendance chez eux pour finir globalement pas trop mal et pourtant dieu sait si c'était mal embarqué au début.
Et ce matin nous sommes mardi et on se retrouve à la case départ. De quoi on va parler ce matin alors ??? La Grèce ? Le Portugal ? Les deux ??? Ou non alors mieux, le fait que Hollande veut annuler la hausse de la TVA prévue par Sarkozy, enfin, si il est élu...
Côté pétrole et or, il ne se passe pas grand-chose. Les américains n'ont toujours pas envahi l'Iran, l'Euro fait preuve d'une belle résistance depuis qu'il est repassé au-dessus des 1.31, mais il ne semble pas vouloir aller plus haut. Les deux ors sont donc tout proche de là où ils étaient hier matin, à savoir 1738$ et 99.33$ respectivement.
Dow Jones 12654 -0.05%
S&P500 1313 -0.25%
Nasdaq 2812 -0.16%
Paris 3266 -1.60%
Francfort 6444 -1.04%
Milan 15753 -1.21%
Madrid 8517 -1.62%
SMI 5970 -1.04%
Tokyo 8818 +0.28%
Hong Kong 20304 +0.71%
Shanghai 2399 +0.19%
Sydney 4327 -0.17%
Ce matin l'Asie, après avoir ouvert dans le rouge, est en train de remonter la pente malgré l'épée de Damoclès qui pend au dessus de la tête de tout le monde via l'Europe. L'Asie tente tout de même de garder le cap et semble vouloir continuer sur la vent de positivisme qui souffle là-bas. La bonne tenue et la résistance efficace de New York hier soir y est probablement pour quelque chose. Visiblement les régions « hors-Europe » commencent à en avoir marre de la crise qui perdure en Europe et semblent être tous en train de prendre leur propre chemin et il retourneront se préoccuper du Vieux-Continent le jour où ça en vaudra la peine. Enfin c'est le sentiment que ça donne ces dernières 24 heures. En revanche, si les discours autour de la Grèce et du Portugal continuent et que l'on vient les saupoudrer d'Espagne et d'Italie, la capacité de résistance des marchés asiatiques et américains pourraient tout de même être mis à mal dans les jours à venir. Mais pour l'instant la résistance s'organise.
Si vous n'êtes pas trop déprimés, prenez le temps de survoler le graphique ci-dessus. Il représente le taux de chômage chez les 16-24 ans en Espagne, Grèce, Portugal et l'ensemble de l'Euro-Zone. Pas beau et pas rassurant pour l'avenir.
Dans les nouvelles du jour, ça reste relativement calme. Il y a tout de même pas mal de « buzz » autour des solution de sauvetage liées à la Grèce. La proposition de l'Allemagne reste tout de même dans les esprits et pas mal de journaux et d'éditoriaux s'interrogent sur le sujet. Si l'on prend cette direction, autant fusionner tous les pays et ne créer qu'un Gouvernement, dirigé par Merkel ou la langue nationale serait l'allemand. Le seul problème résidant dans le fait que l'UEFA ne sera pas contente parce que pour organiser l'Euro-Foot, ça va être moins drôle avec une seule équipe.
Dans le combat fratricide des Républicains pour choisir « leur » candidat, Mitt Romney semble proche de remporter la Floride dans les jours qui viennent. Les américains se passionnent pour le débat entre les deux guignols qui pourraient éventuellement battre Obama, mais en même temps la passion ne durera que jusqu'à dimanche, après y a Superbowl.
Dans les banques d'affaires qui ont fait les coupes les plus drastiques dans les salaires des banquiers sont le Morgan Stanley, Citigroup et Crédit Suisse. Apple, Google et Amazon font parties des compagnies qui ont augmenté leur personnel de 50% dans deux dernières année. Starbucks va ouvrir 5 restaurants en Inde d'ici le mois d'août. Durant le shopping de Noël, les « serial shoppers » ont préféré l'iPhone 4S, plutôt que les appareils équipés d'Androïd. Dans la même veine, Samsung est en train de préparer un plan top secret pour dévoiler son nouveau téléphone lors du Superbowl de dimanche. On se demande bien ce qu'il peut avoir d'exceptionnel... Si ça se trouve c'est lui qui vous donne des ordres cette fois...
Bien que le secteur de l'automobile européenne ait été la meilleur performance de ce mois de janvier, les chiffres « officieux » des ventes de voitures françaises promettent d'être catastrophique pour ce mois de janvier 2012. Renault serait en baisse de 45% au niveau des immatriculations des voitures neuves et Peugeot reculerait de 37%. Il faut néanmoins relativiser ces chiffres qui sont comparés à janvier 2011, alors que la prime à la casse était encore d'actualité. Le trader de l'UBS qui a paumé 2.3 milliards et des poussières a été présenté au juge hier. Il plaide non-coupable. Une question se pose ; si il est innocent, ou en tous les cas, pas coupable ; qui est responsable pour le « trou » ??? Damned si ça se trouve, c'est encore un coup de Kerviel.
Après un lundi relativement calme, on va attaquer les choses sérieuses avec les chiffres économiques qui vont entamer la semaine « pour de vrai », chiffres qui ne seront que le show d'ouverture puisque l'on bouclera la semaine avec les chiffres de l'emploi, les fameux non-farm payrolls. Pour aujourd'hui, nous aurons les ventes des grands-magasins, l'Employment Cost Index, le Redbook, le S&P Case Shiller qui sera attentivement regardé, histoire de voir ce que nous promet le marché immobilier. Puis le Chicago PMI, le Consumer Confidence ainsi que la confiance des investisseurs. Puis les Farm Prices.
Côté chiffres du trimestre, alors que les « blockbusters » sont déjà sorti, il y aura néanmoins Archer Daniels, Biogen, Celanese, Exxon, Gentex, Pfizer, Tellabs et Tyco. C'est donc le jour pharma-biotech-pétrolières. Après la clôture nous aurons encore Amazon, Broadcom, Qiagen ou encore Unisys.
Pour le moment, le positivisme semble de mise et après le retournement d'hier soir à New York, les futures américains continuent sur leur lancée et son en hausse de 0.2%. C'est tout pour aujourd'hui. Ce matin je vous laisse apprécier le réseau hyper-efficient des TPG, le tout arrosé de 10 centimètre de neige, cela promet une belle matinée...
En ce qui me concerne je vous retrouve demain en pleine forme au même endroit pour un froid polaire..
Morningbull
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lundi, 30 janvier 2012
Facebook pourrait devenir « ami » avec Wall Street et le Portugal commence à se sentir plus proche de la Grèce
Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai le sentiment que la fin de ce mois de janvier sera placée sous les signe de la Grèce et du Portugal. En tous les cas en lisant la presse de ce matin, c'est les thèmes qui semblent revenir le plus souvent. La Grèce, qui n'a toujours pas trouvé ni de solution, ni d'accord avec ses créanciers devrait faire les premières pages pour cela, mais aussi sur le fait que les Allemands sont en train d'insister pour que le pays donne les clé du budget grec à l'Europe. Evidemment que malgré tous leurs problèmes, l'identité nationale est toujours forte et le pays ne semble pas du tout prêt à rendre les clés du ministère du budget. Le Ministre des finances l'a bien fait comprendre. Ce qui va d'ailleurs arranger les discussions entre la Grèce et l'Europe, l'amitié devient une notion toute relative à ce stade là.
L'autre pays dont l'on cause ce matin, c'est le Portugal. Et pourquoi me direz-vous ? Eh bien pas besoin d'avoir fait les hautes études pour se rendre compte qu'ils sont de retour dans la zone « on a besoin de pognon, de beaucoup de pognon » et le pays commence à ressembler furieusement à la Grèce, sans l'Acropole et sans l'ouzo. Il semblerait donc que la « crise de la dette souveraine » pourrait prendre un nouveau virage et un nouveau visage en ce début de semaine.
La fin de la semaine passée aura été sauvée in-extremis par les déclarations d'Obama qui s'engage à aider les propriétaires immobilier qui sont au bord de la faillite personnelle et du foreclosure. Pour éviter que les américains se retrouvent plus nombreux dans la rue, le Président en exercice a promis de les aider. Sachant qu'un américain qui est dans la rue est un peu moins motivé pour voter Démocrate. Le Président a donc décidé d'agir. La presse de ce matin soulève déjà la première question ; « comment va-t-il faire sans argent ? »... Mais l'impact psychologique de l'annonce a déjà fait son effet sur la fin de séance américaine vendredi passé, puisque toutes les banques sont remontées en fin de journée, permettant ainsi au S&P500 de terminer en hausse pour la semaine et quasiment d'assurer le fait que le mois de janvier sera positif. Mettant du beurre dans les épinards des « intervenants » qui aiment bien la citation qui dit que l'année sera semblable au mois de janvier.
Pourtant les choses avaient mal commencé, le GDP américain était plus faible qu'attendu et ça n'a pas plus du tout. Enfin, c'est surtout en Europe que ça n'a pas plu. C'est assez effarant d'ailleurs, la faiblesse du GDP US, qui était 0.2% plus faible que les attentes des économistes qui, on le sait, ne se trompent jamais, aura eu bien plus d'impact sur les marchés européens que sur les USA eux-mêmes. Dès l'instant où le chiffre était dehors, les indices du vieux-continents ont instantanément plongé comme un seul homme. C'est à ce genre de petit détail que l'on voit que le marché est encore con-valescent. Il va mieux, mais c'est pas gagné car on sent bien que tout ceux qui ont gagné de l'argent à la baisse ne veulent pas lâcher le morceau comme ça. Du coup, à la moindre mauvaise nouvelle, on re-tente le coup et on tape sur tout ce qui bouge, histoire de faire lâcher les indices. Chose qui marche plutôt bien d'ailleurs.
Le GDP US était plus faible que prévu et il a entrainé les marchés avec lui. Les marchés européens surtout. Pourtant, nous en Europe, avec une croissance (même plus faible) comme annoncée par les américains, on aurait dansé toute la nuit (à Davos) pour fêter ça, tellement on n'aurait pas espéré choper une croissance de 2.8% dans les 30 ans à venir. Enfin, je dis 30 ans, c'est surtout le temps que les pays du PIIGS commencent à ressentir les bienfaits des plans d'austérité.
En gros nous sommes au milieu de nulle part. Les marchés sont bien remontés, mais on commence se demander si c'est justifié. Le GDP était décevant, du coup on commence à se demander si le marché immobilier US est « vraiment » en train de repartir. On nous avait vendu la chose il y a quelques semaines, mais si l'on en croit les chiffres publiés la semaine passée, il se pourrait qu'il se soit pris les pieds dans le tapis juste avant de monter sur la première marche. Du coup, les plus pessimistes commencent à avoir peur des chiffres des non-farm payrolls qui sortiront vendredi. Qui sait ? Et si les Pères Noël qui avaient été engagés en décembre s'étaient fait foutre dehors en janvier ? Comment on va faire pour maintenir le rythme de la croissance de l'emploi ? Surtout que Pâques est encore loin et que pour engager des lapins roses, il va falloir attendre encore un peu.
Non, soudainement on sent comme un doute qui s'empare du moral d'acier des investisseurs qui avaient appris à voir le verre à moitié plein plutôt que l'inverse.
A quelques heures du début de cette nouvelle semaine, on se sent un peu plus tendu qu'il y a quelques jours. Alors bon, il faut reconnaître que les grands de ce monde sont en plein boulot à Davos, ils bossent comme des fous, parce qu'aller à 9 cocktails le même soir alors qu'il fait moins 15 dans la rue et que l'on croule sous des montagnes de neige, c'est pas facile. Néanmoins ils paient de leur personne et tentent de boire le plus de verres de champagne millesimé que possible et qui sait peut-être que la lumière est au bout du tunnel. En tous les cas, Christine Lagarde est à fonds et continue d'essayer de trouver de l'argent pour sauver l'Europe en utilisant les armes du FMI tout en essayant de contenir les aftershocks de la crise grecque qui ne cessent de venir heurter l'économie européenne et qui remettent chaque jour un peu plus en question l'appartenance de la Grèce à l'Europe...et à l'Euro.
Mais heureusement il y a des histoires qui nous permettent de nous distraire du sujet rébarbatif qu'est la crise de la dette souveraine. En effet, depuis vendredi soir un nouveau sujet de conversation est apparu dans les salons où l'on cause. Il s'agit, je vous le donne en mille, de l'IPO de Facebook.
Apparemment, on s'autorise à penser dans les milieux autorisés, que Facebook pourrait demander son introduction en bourse pas plus tard qu'aujourd'hui. On s'autorise même à divulguer déjà le symbole boursier de Facebook, oui, ça serait : FB. Original, non ? En tous les cas depuis vendredi soir on ne parle plus que de ça. L'IPO du siècle serait donc dans les bacs, reste à savoir qui serait le vainqueur du trophée. Eh bien jusqu'à vendredi on aurait pu croire que c'était Morgan Stanley qui avait remporté le trophée, mais depuis que des personnes « proches du dossier » n'ont pas pu s'empêcher de l'ouvrir, le management de Facebook est, parait-il furieux que le broker n'ait pas su garder sa bouche fermée, il y a donc des rumeurs qui font état du fait que le deal pourrait passer de Morgan à Goldman en un claquement de doigts. Mais pour le moment, en attendant le prochain épisode des « Feux de l'amour à Wall Street », ce que l'on sait, c'est que c'est parti et que Facebook ne sera bientôt plus une boîte privée qui fricotte avec les « venture capitalists », mais une vraie société cotée en Bourse qui vaudra 100 milliards dès le premier jour et qui va rendre Mark Zuckerberg très riche pour de vrai. Tout en sachant que, pour l'instant, Facebook n'a toujours rien créé...
L'or va bien, tout d'abord avec l'Euro qui retrouve quelques couleurs et qui parvient à repasser au-dessus des 1.31, c'est tout bénéf pour le métal jaune qui profite de la faiblesse du dieu dollar. Sur la semaine l'or aura bien remonté la pente et il est surtout sorti de la zone critique et de la tendance descendante dans laquelle il était depuis quelques semaines. Maintenant on va pouvoir ouvrir les paris pour savoir quand est-ce qu'il va toucher le 2'000$ tant attendus. L'or est à 1734$.
Côté or noir c'est assez paradoxal. Alors que les tensions entre l'Iran et les USA ne cessent de grandir, que les bateaux militaires et les « Forces Spéciales » ne cessent de se regrouper dans la région, que les spécialistes en armement expliquent tout azimut que raser les installations nucléaires de l'Iran ne sera pas simple et que les stratèges iraniens nous annoncent que quand ils auront bouclé le Détroit d'Ormuz le pétrole va monter mécaniquement à 150$ le baril, ce dernier reste scotché au milieu de nulle part et ne parvient pas à casser franchement la zone des 100$. Même si les rapports comme quoi les funds managers de tout bords et du monde entier sont « bulls » sur le pétrole et largement engagés là-dessus, le pétrole ne parvient pas à monter. Peut-être est-ce justement dû au fait que « tout le monde le sait » que quand « tout le monde le sait », c'est justement là que rien ne se passe... Pour l'instant le baril est à 99.04$, sans grande passion.
Dow Jones 12660 -0.58%
S&P500 1316 -0.16%
Nasdaq 2817 +0.40%
Londres 5733 -1.07%
Paris 3319 -1.32%
Francfort 6512 -0.43%
Milan 15947 -1.02%
Madrid 8657 -0.65%
SMI 6033 -1.10%
Tokyo 8793 -0.55%
Hong Kong 20401 -0.49%
Shanghai 2422 -0.32%
Sydney 4339 -0.23%
Ce matin, alors que la semaine commence à peine, l'Asie est déjà dans le pâté. Plusieurs raison à cela. La première c'est que ça fait des semaine que l'on attend un geste de Pékin sur la politique monétaire, un geste qui devrait booster les marchés, mais comme on ne voit toujours rien venir, la lassitude commence à s'installer. De plus, la mini gé-guerre qui est en train de commencer entre la Grèce et l'Allemagne ne dit rien qui vaille à la communauté convalescente des investisseurs. Et comme aujourd'hui aura lieu le traditionnel sommet européen qui va nous produire à nouveau des mesures géniales qui vont booster la confiance pendant trois jours et nous enfoncer dans la déprime pendant trois semaines, les asiatiques semblent se montrer quelque peu timorés... et on les comprends.
Les rois de l'Europe vont donc se rendre à Bruxelles aujourd'hui et ils y seront encore probablement demain. On ne sait pas trop à quoi s'attendre, mais une chose est sûre, c'est que ça va nous occuper pendant quelques heures. On ne sait jamais il suffirait que la France et l'Allemagne annoncent une fusion de leurs deux pays, que la Grèce soit exclu du groupe pour « mauvais esprit et anti-jeu », que la Croatie soit refusée dans l'Europe et que la Turquie prenne sa place, plein de scénarios hilarants peuvent se produire en ce lundi 30 janvier. La seule chose que je ne comprends pas, c'est pourquoi ils n'ont pas fait le sommet à Davos, puisque tout le monde est déjà là-bas. Un des sujets les plus brûlants sera probablement la négociation de la dette grecque, puisqu'un accord DOIT être trouvé d'ici demain sinon ça va commencer à sentir l'Euro qui a cuit trop longtemps.
Sarkozy était à la télé hier soir. Il n'y avait même que lui sur six chaînes. Je crois que mis à part « Cartoon Network », tout le monde le retransmettait. En gros il n'est toujours pas candidat à sa succession parce qu'il veut continuer à être Président de la République jusqu'au bout. Il a déclaré que la crise financière s'apaise et que nous ne sommes plus au bord du gouffre. Il veut la peau des 35 heures (comme ça Hollande pourra les remettre en place une fois Président), puis il va augmenter la TVA (encore) et d'ici le mois d'août, il va instaurer « SA » taxe Tobin et imposer toutes les transactions financières. Donc, en ce qui me concerne, dès le mois d'août, je ne traiterais plus sur le marché français, ou alors on passera par Londres... Il est sympa ce Sarkozy.
Bref, il sera candidat le 16 mars ou pas. Mais si il l'est Merkel a déjà offert son soutien. Il est évident qu'à entendre les déclarations du candidats socialiste sur la crise de la dette, elle doit préférer avoir à faire avec Sarkozy. Sans compter que Merkollande, ça le fait moins...
Dans les autres nouvelles, ABB serait sur le point de mettre la main sur Thomas & Betts, le fabricant de connecteurs électriques (ne me demandez pas ce que c'est), le prix du rachat serait de 4 milliards de dollars. Dans la même thématique, mais pas le même secteur, le Japonais TonenGeneral Sekiyu va racheter la division raffinerie japonaise d'Exxon pour la modique somme de 3.9 milliards de dollars.
En première page du Barron's, on apprend cette semaine que la préoccupation numéro une des investisseurs pour cette année est de ne pas perdre d'argent. Reste à voir ce que deviendra cette préoccupation si le marché continue de monter comme il l'a fait pour ce premier mois de l'année. Pour le moment 43% des « advisors » ont prévu d'augmenter la part « actions » du portefeuille de leurs clients. L'an passé à la même date ils étaient 63%, ce qui serait intéressant de savoir, c'est combien ont tenu leur promesse. Une chose est sûre, tout le monde est nerveux en ce début d'année et il y a de quoi.
La saison des résultats bat son plein et même si la semaine passée aura été riche en évènements, celle qui nous attend ne le sera pas moins, sauf qu'Apple ne publie pas toutes les semaines. Ce lundi sera néanmoins très maigre, les choses sérieuses commençant seulement demain, c'est la même chose en ce qui concerne les chiffres économiques, alors profitons encore d'un lundi calme pour nous concentrer sur les informations qui filtreront du sommet de Bruxelles, histoire de voir si l'on peut trouver un quelconque réconfort de côté-ci.
Pour le moment les futures américains sont victimes de la faiblesse de l'Asie et ils sont indiqués en baisse de ..... ce qui ne devrait pas aider les Européens à récupérer de leur fin de semaine pathétique, amplifiée par la déception sur le GDP US.
Voilà, c'est tout pour ce lundi matin, je vais vous laisser commencer la semaine tranquillement et on se retrouvera quand il y aura un peu plus d'action dans ce marché qui semble se demander si il n'est pas allé trop haut et trop vite. Excellent début de semaine à tous et on se revoit demain, moi je pars à Bruxelles voir si je peux voir Merkozy en vrai.
A demain.
Morningbull
"Last night folks, Republicans held their eighteenth debate. The question on everyone's mind: Who cares?" –Stephen Colbert
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jeudi, 26 janvier 2012
Mieux vaut être américain, en bonne santé avec des taux bas, que grec, malade avec des créanciers qui vous haïssent
Si l'on se penche sur la journée d'hier en Europe, on se rend rapidement compte que l'histoire se répète. Non seulement depuis quelques jours, mais également comme depuis plusieurs mois. C'est un cycle qui semble être sans fin.
En effet, depuis 2 ans maintenant (ou presque), on vit le même scénario :
Etape 1 : on se rend compte que la Grèce à un problème
Etape 2 : on identifie le problème et on commence à se dire que « SI » ça tourne mal on va s'en prendre plein la figure
Etape 3 : le monde merveilleux de la finance tente de trouver une solution pour régler le problème, mais comme tout le monde veut gagner de l'argent et que le « greed » prend le dessus, on ne trouve pas.
Etape 4 : les autorités s'en mêlent et, après des sommets tout azimuts, des conférences calls incessantes et des effets de manche mémorables, les autorités européennes débarquent avec « LA » solution que personne ne comprends exactement comment ça marche et encore moins comment ils vont faire pour la mettre en place, mais on se dit qu'ils doivent savoir ce qu'ils font, après tout ce sont des politiciens.
Etape 5 : on commence à oublier le sujet de la Grèce et on se rend compte que le Portugal est dans une sacré merde. A noter que le Portugal peut être remplacé par l'Espagne ou l'Italie.
Etape 6 : après une période d'oubli (généralement 6 à 8 semaines) on revient sur le sujet de la Grèce et on se rend compte que la Grèce à « TOUJOURS » un problème (retour à l'étape 1).
Je vous l'ai toujours dit ; « facile la bourse ».
Aujourd'hui nous en sommes à l'étape 3 ou 4, les créanciers privés sont toujours en train de pinailler pour trouver un accord avec la Grèce, le FMI, par la voie de sa patronne commence à tenter de pousser les gens à passer franchement à l'étape 4, puisqu'elle propose que si les « privés » ne veulent pas prendre la perte annoncée, ça serait peut-être une bonne idée si le coût de l'aventure soit supporté par l'Europe, ou mieux la BCE. Ce qui semble tout de même étrange comme stratégie, à tel point que l'on se demande vraiment si il n'est tout de même pas mieux de laisser partir la Grèce en défaut (ce qui est de toute manière largement intégré dans les prix) et de recommencer à zéro. Bref, le sujet est un serpent de mer, il faut tout de même reconnaître que l'on bosse sur la restructuration de la dette grecque depuis un an. Que le sujet revient sur les ondes toutes les 8 semaines et que, pour être honnête, je n'ai pas l'impression que les choses aient changé. En attendant on attend que les négociations avancent et les investisseurs ont les boules et quand ils ont les boules, les investisseurs, ils vendent les bancaires.
Il m'est difficile de résumer la journée européenne du marché autrement que de cette manière. Encore une fois, même si le sujet de conversation principal de toutes les salles de trading du monde était les chiffres stratosphériques d'Apple, comme elle ne fait ni partie du CAC40, ni du DAX et encore moins du SMI (qui lui souffrait des résultats de Novartis ), les intervenants européens ne pouvant même pas se rattraper sur une « techno » comme Alcatel puisqu'elle se faisait défoncer suite aux chiffres pourri d'Ericsson, dans ces conditions on ne pouvait pas trouver la lumière et la joie et le bonheur qu'Apple tentait de diffuser sur la planète ne parvenait pas dans nos contrées boursières européennes qui ma foi restent tout de même bien plus intéressées pas l'avenir de la Grèce plutôt que par celui de l'iPhone.
On s'est donc pris la tête toute la journée en se disant que c'était abominable ce qui se passait en Grèce, alors que les Allemands refusent toujours de signer des chèques supplémentaires pour l'Europe et que Merkel essayait d'expliquer calmement aux Espagnols, via le journal El Pais (dans lequel elle donnait une interview) que NON, contrairement aux idées préconçues, son pays n'a pas des ressources illimitées, vous devez confondre avec l'Arabie Saoudite. On reprend donc la vieille fable de la Cigale et de la Fourmi, et en ce moment la fourmi germanique en a marre que les 26 autres Cigales de l'Europe qui ont chanté depuis une bonne dizaine d'été continuent de frapper à la porte pour demander du pognon. Encore peut-être qu'en ce qui concerne l'Espagne, l'Allemagne pourrait consentir à un arrangement dans le cas où Messi et Ronaldo voulait bien aller jouer au Bayen de Munich et changer de nationalité pour intégrer la Manschaft, mais autrement faut quand même pas rêver...
Donc nous, les européens – on se sent mal à l'aise parce qu'un pays qui fait payer 12 euros pour aller visiter un chantier en ruines ne trouve pas le moyen de rembourser ses dettes. Et qu'en plus, pendant que la Grèce se débat dans les négociations, les journalistes sont en train de se jeter sur le sujet tiède qui tend à passer sur « brûlant », du Portugal. Il semble clair que dès que la bombe grecque aura été désamorcée (pour 8 semaines), le prochain sur le menu, c'est le Portugal.
Et pendant ce temps-là, le iS&P500 continue son iBonhomme de iChemin en direction des iSommets. Rien ne semble vouloir freiner la iMarche en Avant des indices américains qui terminaient leur séance au plus haut depuis 8 mois, à savoir 4 cycles de dépression nerveuse sur le sujet de la Grèce. Les américains vivent dans un monde différent et rien ne semble pouvoir ni vouloir les faire changer d'avis. Pourtant hier il y avait tout de même les chiffres des ventes de maisons qui n'étaient pas bons du tout, nettement en dessous des attentes, mais on a préféré faire comme si on ne le voyait pas comptant sur le fait que si jamais ça allait vraiment mal, on pourrait inventer la iMaison à Crédit et Apple pourrait ainsi sauver le monde. Enfin, le monde c'est vite dit, sauver les USA suffirait amplement. En plus on ne voulait pas trop attirer l'attention sur les mauvais chiffres de l'immobilier, surtout que ça fait trois semaines que l'on dit partout que le marché immobilier à vu le pire et qu'il est sur le chemin de la rédemption, on aurait l'air un peu con de commencer à flinguer la campagne de marketing mise en place à ce sujet.
Mais bon, peu importe « THE SUJET » of the day restait Apple et puis c'est tout. Meilleurs chiffres du monde, meilleurs chiffres de l'histoire, plus grosse capitalisation boursière mondiale, 100 milliards de cash sur le compte en banque, la capacité de sauver la Grèce ou le Portugal – tiens, encore eux – en un coup de baguette magique ou alors de racheter la totalité du CAC40, juste pour rire. Apple aura eu le mérite de mettre tout le monde d'accord hier. Ou presque tout le monde, parce qu'il y a quand même un Monsieur qui s'appelle Ed Zabitsky, qui est chez ACI Research qui persiste et signe et en remet une couche, pour lui Apple va à 270$, soit 40% plus bas qu'ici. Pour lui ça ne peut pas durer et Androïd eet son Ice-Cream Sandwich va les cannibaliser et puis c'est tout. Pour la petite histoire, j'ai acheté un Samsung Galaxy SGII qui tourne sous Androïd, eh ben il est posé sur mon bureau depuis 3 semaines, prenant la poussière et moi j'utilise un 4S et PLUS JAMAIS je ne toucherais un Samsung. Voilà, ça c'est fait !!!
Non contents d'avoir Apple qui stimulait tout le marché et l'économie, les américains pouvaient également compter sur le soutien de la FED. Comme le FOMC Meeting prenait fin hier soir, ils ont annoncé leur intention de conserver les taux au niveau du sol pendant encore deux ans !!! On est incapable de savoir ce qui se passera la semaine prochaine, ni même demain, ni même si les Mayas auront raisons en décembre, mais la FED peut déjà vous dire qu'elle ne remontera pas les taux avant 2014. Et il y même certains EXPERTS qui parlent de 2016...
Il est clair que dans ce conditions, difficile de faire autrement que de faire monter le marché, baisser le dollar, exploser l'euro et acheter de l'or pour marier sa fille en Inde, juste au cas où. En conclusion à la journée d'hier, il y avait deux poids et deux mesures. A ma droite l'Europe qui balise sur le sujet de la Grèce, du Portugal et de la dette souveraine dans son ensemble et de l'autre les USA qui baignent dans le bonheur d'avoir des taux bas et tant qu'ils peuvent changer d'iPhone tous les six mois, tout va bien.
Côté matières premières, l'or montait because le dollar était faible, l'or noir a bien tenté de faire de même, puisqu'il est même passé brièvement au-dessus des 100$, pourtant, rien à faire, il est repassé immédiatement en dessous lorsque les publications des inventaires de la semaines commencèrent à arriver sur les téléscripteurs et autres Bloomberg. En effet, pour la première fois de l'histoire des USA, les attentes du marché étaient exactement les mêmes que les chiffres officiels de l'EIA... MAIS NONNNNNNNNN, JE DECONNE... comme d'habitude c'était complètement à côté de la plaque et les intervenants trouvaient même ça faiblard. Le baril s'est donc fait décalquer dans les instant qui suivirent avant de remonter en direction des 99.99$ où il se trouve actuellement. L'or repassé au dessus des 1700$, à 1715$ pour être précis. Logiquement nous devrions avoir une interview de Jim Rogers dans les deux semaines à venir, Jim Rogers qui va nous dire que l'or devrait aller à 2'000$...
iDow Jones 12757 +0.64%
iS&P500 1326 +0.87%
iNasdaq 4S 2818 +1.14%
iFootsie 5723 -0.50%
iCAC40 3312 -0.31%
iDax 6422 +0.04%
iMib 15840 -0.56%
iIbex 8555 -0.42%
SMI 6073 -1.01%
Tokyo 8848 -0.40%
Hong Kong 20343 +1.16%
Shanghai 2430 +1.01%
Sydney 4329 +1.00%
En Asie ils sont enfin de retour, les Chinois. Après quelques jours de congé dû à l'arrivée de l'année du dragon, ils ont enfin trouvé la force de se lever pour aller bosser. Du coup, ces quelques jours d'absence leur donné un peu de retard sur le reste du monde, il fallait donc sortir la cravache et rattraper le retard, d'où la hausse de ce matin. En revanche, au Japon, fatigué d'avoir fait tout le boulot depuis le début de la semaine, les japonais prennent les profit et perdent un peu de terrain ce matin. Et les GDP Coréen était en hausse de 0.4%, ratant les prévisions des analystes.
Dans les nouvelles du jour, on continue dans le monde merveilleux de la technologie, puisqu'hier soir il y avait également du monde qui publiait ses chiffres du trimestre. Le nom qui sort en tête du chapeau s'appelle « NetFlix », l 'ex-superstar de l'année 2010 et un des titres qui a vécu une des plus belle correction en 2011 (pour ceux qui aiment l'histoire boursière) a publié de chiffres de très bonne qualité hier soir. Pas aussi bon qu'Apple, mais quand même nettement meilleurs que les attentes des types qui tapent sur des spreadsheets excel pour prédire l'avenir alors qu'une bonne pièce de monnaie ou une tasse de café pleine de marc ou de feuilles de thé devraient amplement suffire à faire de la prédiction. Donc chiffres nettemenet meilleurs et le titre s'envolait de 14% après la clôture. Mieux qu'Apple – en termes de pourcent. Très bons chiffres également chez LSI qui bondissait de 7%. En revanche des chiffres correct chez SanDisk, mais un discours que les investisseurs trouvaient trop conservateurs surtout que la compagnie qui fait des cartes mémoires laissait entendre que les mois à venir serait très difficiles.
Côté politique, alors que les Républicains continuent de se foutre sur la tronche en Floride pour savoir lequel de Gringrich (tu parles d'un nom pour un Président) et de Romney sera élu pour aller croiser le fer avec Obama. Il y a aussi Santorum qui est sur les rang, mais déjà que la semaine passée son petit côté grenouille de bénitier (oui, son gros côté, d'accord) était exaspérant, mais là les commentaires comme quoi « l'enfant d'un viol était tout de même un cadeau de Dieu », je trouve carrément qu'il est bon à enfermer, ça lui donnera d'ailleurs une meilleure idée des relations homosexuelles en prison, puisqu'il est également contre cela... Bref, pendant ce temps là, le candidat Obama commence à se chauffer et les attaques en règle contre les Républicains commencent à fuser. Une chose est sûre, cette campagne 2012 va voler très haut, ça va être un combat de gentlemen et ça va finir à se rouler dans la boue en se filant des coups de poings dans les parties génitales. Mais pendant ce temps Timothy Geithner en a profité pour annoncer qu'il ne se représenterais pas comme Secrétaire du Trésor au cas où son mentor Obama été réélu. On est déjà impatients de voir qui sera le prochain. Bon si c'est les Républicains qui gagnent, je verrais bien Bozo le clown et si c'est les Démocrates, je verrais bien le CEO d'une banque américaine, j'hésite entre Dimon, Blankfein et Pandit. Ou alors Monsieur Hildebrand, il paraît qu'il va avoir un peu de temps libre l'an prochain.
William Baer qui était l'avocat d'AT&T lors de l'échec du rachat de T-Mobile, refusé par la commission anti-trust, a fait savoir qu'il était candidat au poste de responsable de la division anti-trust du Département de la Justice. Ben oui, c'est assez logique si tu ne peux pas battre ton ennemi, bats-toi à ses côté. En ce qui me concerne je n'imagine même pas pouvoir rejoindre certaines institutions d'état que je ne nommerais pas, mais bon, mes ambitions politiques ne sont sûrement pas les mêmes.
Le CEO de Morgan Stanley, James Gorman a déclaré que ceux de ses employés qui ne comprendrait pas le concept de réduction de salaire auraient besoin « d'ajuster leur attitude ». En gros ça doit vouloir dire : « si tu n'acceptes pas 25% de baisse sur tes 650'000$ annuels, je te propose 100% de baisse et d'aller directement au chômage sans passer pas la case négociations »... JP Morgan a annoncé le licenciement de 100 personnes qui bossaient au département « Tresuary », probablement des gens qui n'avaient pas « ajusté » leur attitude.
Ce jeudi sera placé sous le signe des publications en tout genres, ce matin les Allemands et les Français vont publier les chiffres de la confiance du consommateur entre 8h et 8h45, puis la Suède et le Danemark publieront leurs chiffres de l'emploi, ce sera ensuite au tour de l'Italie de publier la confiance du consommateur vers 10h00. Ensuite les Anglais publieront les ventes au détail. Ce sera ensuite le tour des USA avec les Durable Goods, les Jobless Claims, le Bloomberg Comfort Index, les New Homes Sales, les Leading indicators, les chiffres du gaz, le Fed Balance Sheet et le Money Supply.
Ça, c'était pour l'aspect « macro ». En ce qui concerne le publications du trimestre, même si après Apple tout paraît fade, il y aura tout de même Time Warner, Monster Worldwide, Lockheed Martin, Colgate, Raytheon, Under Armour, Caterpillar, AT&T, VeriSing, Kla-Tencor, Amgen, Juniper, Starbucks, 3M, Celgene, Motorola mobility, Bristol Myers et Amylin Pharma.
Pour le moment les futures américains sont légèrement en baisse, mais pas de quoi paniquer, après une journée comme celle d'hier, il y a de quoi prendre quelques profits ce matin.
C'est tout pour ce matin et c'est presque tout pour cette semaine, mais il va encore falloir que je me lève demain matin pour que la boucle soit bouclée. En attendant, je vous souhaite une très bonne journée, un bon café et on se retrouve demain en plein forme, si tout va bien.
Morningbull
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mercredi, 25 janvier 2012
Une pomme de la taille d'un éléphant
La journée en Europe fût encore une fois placée sous les signe de la Grèce. Pas besoin de vous refaire un dessin, le fait que les grecs n'arrivent toujours pas à trouver un arrangement avec leurs créanciers privés fait baliser les investisseurs qui craignent que tout capote au dernier moment. Surtout que les ministres des finances européens commencent à s'en mêler. Alors que les créanciers refusent de d'échanger leurs anciennes obligations contre des nouvelles si le taux est inférieur à 4%, les ministres européens, eux, refusent que les nouvelles obligations possèdent un coupon supérieur à 3.5%. On voit donc que nous sommes dans le « pinaillage » le plus totale et ça frise le « fine tuning » du pinaillage. Quand on voit combien les investisseurs se sont déjà pris dans les dents sur la Grèce, pour ne pas dire ailleurs que les dents, on se demande si ça vaut bien la peine de pleurer pour 0.5%... C'est toujours le premier pas qui coûte, alors foutu pour foutu, je ne comprends pas bien ce que ces comptes d'apothicaires vont changer sur la ligne d'arrivée :
-
Alors ? T'as perdu combien sur la dette grecque toi ?
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Oh, une bricole ; 3.7 milliards d'euros. Mais heureusement comme j'ai négocié comme un chef sur l'échange d'obligations – bond swap, dans le language qui fait classe – j'ai pu récupérer 250'000 Euros d'intérêts, étalé sur les 40 prochaines années. C'est mon petit-fils qui va être content..
Mais on a sa fierté ou on ne l'a pas. Néanmoins, ce gigantesque pinaillage financier continue de stresser les nerfs de tous les gentils investisseurs à l'ouest d'Athènes – voir carrément à Athènes, puisque le marché s'est fait défoncer hier – et ceci jusqu'à l'est du Portugal. L'Europe était toute crispée hier. Il faut pourtant savoir raison garder et relativiser la crispation. Il est vrai que l'on montait moins facilement que d'habitude, mais si on avait vécu la même journée avec les mêmes nouvelles il y a 6 ou 8 semaines, on aurait été en apnée toute la séance se faisant démonter sur tous les secteurs avec des baisses minimales de 15% sur les banques. En revanche hier, on baissotait et les banques tenaient relativement bien le coup.
Quand on voit que la Société Générale ne perdait que 5% alors qu'elle venait d'être downgradée par mes amis de chez S&P, on peut presque qualifier ça de « rebond technique ». 5% de baisse pour un titre qui vient de perdre encore un de ses « A », c'est de la rigolade, surtout quand on sait que le titre en question vient pratiquement de rebondir de 50% depuis les plus bas de l'an passé... 5% de baisse, laissez-moi me rouler par terre de rire...
Donc, la Grèce.
Rien de neuf sous le soleil mais on se contente de ressasser les mêmes histoires en espérant que ces dernières vont être interprétées différemment cette fois. En même temps, je ne sais même pas pourquoi on perd du temps avec toute cette histoire. Ce matin encore je lisais un article qui parlait d'un fund manager quelconque au fond du Minnesota qui s'estimait « terrifié » par ce qui pourrait se passer si la Grèce ne parvenait pas à un accord, alors que l'on sait tous que ce accord va être trouvé au dernier moment. Comme dans les James Bond. Vous savez quand il court après la bombe pendant tout le film et que finalement juste au moment où il doit la désamorcer, il doit encore se battre avec 8 japonais, ceinture noire 22ème dan de karaté et armés jusqu'au dent et qu'au moment où il a descendu le dernier avec un mawashi geri coup de pied circulaire, et en va tranquillement pour couper le fil du détonateur, il se rend compte qu'il y a un fil bleu et un fil rouge et qu'il ne sait pas lequel couper, que son téléphone portable n'a pas de réseau, mais que, heureusement la James Bond Girl à les yeux bleus et il sait donc que c'est le rouge qu'il doit couper. Ce qu'il fait. A cet instant précis, le « timer » de la bombe indique qu'il reste 0:01...
Eh ben la Grèce c'est pareil. Sauf qu'il n'y a pas la James Bond Girl. Mais on se mettra d'accord au dernier moment. C'est pas bien d'avoir trop de temps devant soit.
Peu importe. Comme l'investisseur est un animal méfiant. Surtout après l'année qu'il vient de vivre, il préfère quand même du concret que des théories fumeuses et des comparaisons avec les films de l'agent britannique au service secret de sa majesté. DONC... tant qu'il y aura des incertitudes sur le sujet des grecs et des méchants créanciers qui ne veulent arranger personne juste pour être encore plus « greedy », eh ben on aura des excuses pour les mauvaises journées comme hier.
Les USA ouvrait dans le sillage des Européens, mais au moins eux il avait d'autres sujets à aborder que la Grèce. Bon, bien sûr on en parlait aussi, surtout qu'hier certains traders américains comprenaient pour la première fois que la Grèce n'est pas qu'un pays imaginaire que l'on voit dans les vieux films d'Hollywood. Mais heureusement il y avait aussi pas mal de chiffres trimestriels qui devaient permettre aux intervenants de se changer les idées. McDonald's publiait des chiffres toujours aussi impressionnants, mais cette fois ils foutaient le doute à tout le monde en disant que les profits futures seraient impactés « à cause de l'euro ». Le titre baissait de 2.2% sur cette théorie.
Il faut savoir que la théorie du « les résultats seront impactés par les changes » est une vieille technique utilisée par les multinationales qui gagnent de l'argent sur l'ensemble de la planète. Nestlé a été longtemps expert en la matière. A chaque publication de résultat on était terrifié de ce qu'aurait pu éventuellement peut-être couter les tergiversations du dollar ou d'une autre monnaie internationale et à chaque fois la compagnie avait tout protégé, tout « hedgé », ce qui fait qu'à la fin les mouvements du dollar ou de l'euro avaient eu autant d'impact sur les chiffre du trimestre que l'atterrissage d'une mouche sur les fesses d'un éléphant.
Autrement les chiffres du trimestre n'ont eu aucun impact sur Johnson et Johson ou encore DuPont. Les chiffres étaient japonais. Nippon ni mauvais. En revanche les bon chiffres de VMWare, la maison mère, EMC, faisait de même. L'expert en « storage » bondissait de 7% pour fêter la nouvelles.
Pour le reste, on avait les yeux fixés sur la réunion de la FED qui commençait ce mardi. Bien que nous n'aurions aucune nouvelle avant mercredi soir, ça valait tout de même la peine de spéculer sur les sujets qui seront abordé entre les rois du monde de la finance. On sait déjà que les taux ne bougeront pas. Il est même probable, selon certains experts qu'ils ne remonteront pas avant 2014 au minimum. Je suis d'ailleurs toujours aussi impressionné quand on fait des prévisions à 2 ans alors que l'on ne sait même pas si ce week-end il fera soleil ou pas. Le mot « quantitative easing » est de retour, puisque certains se dise que dans le discours de ce soir, il se pourrait que Bernanke fasse allusion à l'éventuelle probabilité éventuelle d'un QE3. Rien de moins sûr, mais ça fait causer dans les bars.
Et puis au stade des prévision, le FMI a couper les perspectives de croissance de l'économie mondiale pour 2012 et 2013. Là encore, c'est bon à savoir quand on sait qu'ils n'ont rien vu venir au sujet des évènements de ces 5 dernières années, mais ça ne coûte rien de prendre un billet de loterie, sur ce coup-là, ils ont quand même une bonne chance d'avoir raison.
En ce qui concerne l'or et le pétrole, rien de neuf sous le soleil. Les Navy Seals ne sont toujours pas rentrés dans Téhéran – quoiqu'en même temps, il ne font pas de la pub quand ils sont en tournée – et les deux matières premières fétiches des investisseurs restent sans grande activité. L'or est à est 1667$ et le baril vaut 99.11$. Pas de quoi se faire un infarctus avec la volatilité.
Dow Jones 12676 -0.26%
S&P500 1315 -0.10%
Nasdaq 2787 +0.09%
Londres 5752 -0.53%
Paris 3323 -0.47%
Francfort 6419 -0.27%
Milan 15929 +0.14%
Madrid 8591 -0.33%
SMI 6135 +0.12%
Tokyo 8880 +1.08%
Sydney 4319 +0.77%
Le reste est toujours en train de bouffer du dragon.
L'Asie est en hausse, estimant que les « théories de la peur » sur la Grèce sont un tout petit poil exagérées. Les banques tirent le marché australien et Tokyo a publié son premier « trade deficit » annuel depuis 1980. Il est vrai qu'après l'année qu'ils viennent de passer, entre les catastrophes naturelles et la force du yen, ce ne fût pas simple pour les exportateurs japonais.
Passons maintenant aux nouvelles du jour et à LA nouvelle qui aura donné son titre au commentaire de ce matin.
Hier soir après la clôture et d'ailleurs depuis l'ouverture du marché d'hier on ne parlait que d'un seul titre, UN SEUL et il s'agit d'Apple. En regardant les attentes du marchés et en regard des chiffres que la boîte de Cuppertino devait annoncer, les gens étaient très dubitatifs sur la capacité d'une compagnie qui vient de perdre son chef spirituel et dont la gamme semble toujours arriver au bout de ses capacités, à surprendre positivement le marché. ET POURTANT...
A 22h00, juste après la clôture et après avoir baissé gentiment durant toute la séance, comme si tout le monde avait le même scénario en tête et préférait vendre en anticipation, se disant que si Apple ne surprenait pas à la hausse, la sanction baissière serait terrible. Encore une fois, ils allaient faire mentir le marché. Les chiffres du trimestres étaient proprement hallucinants. Je crois qu'il n'y pas d'autre terme et il est difficile de trouver une zone du bilan dans laquelle Apple n'a pas pulvérisé les attentes des plus optimistes.
Tim Cook a annoncé un bénéfice net de 13.1 milliards pour le trimestre, soit 13.87$ par action. Pour vous donner une idée, les analystes attendaient un net de 10.08$ par action. Apple est 40% au dessus des attentes. On attendait des ventes pour quelque chose comme 30 millions d'iPhones, ils ont annoncé 37 millions d'iPhones vendus. L'arrivée du 4S et l'apparition du Siri a visiblement déclenché un énorme cycle d'upgrade. Et en ce qui concerne l'iPad qui était supposé avoir vécu son « pire » trimestre avec l'arrivée du Kindle d'Amazon, tout va bien pour lui, merci. Le CEO estime même que dans le monde des tablettes, il y a l'iPad d'un côté et les autres de l'autre côté.
A titre de comparaison, à la même période il y a un an, Steve Jobs avait annoncé 6 milliards de bénéfice net.. contre 13.1 milliards aujourd'hui. Je crois qu'il n'y a rien à ajouter.
Ah oui, juste deux choses, Apple qui est connu pour être « conservateur » pour l'avenir a annoncé des prévisions monstrueusement élevées pour le trimestre à venir et hier soir après la clôture, le titre se traitait en hausse de 8% à 453$ au plus haut de tous les temps et de loin. Les détracteurs d'Apple auront certainement raison un jour en disant que « ça ne peut pas durer comme ça » et que le fait que le software soit « fermé » va faire que les consommateurs vont se lasser, mais pour le moment les consommateurs veulent quelque chose de beau, d'intuitif et de facile à utiliser. Si c'est ce que VOUS recherchez, ce n'est pas chez Samsung que vous le trouverez. CQFD.
Les chiffres de Yahoo ! N'étaient pas extraordinaires, comme quoi il ne suffit pas de virer Jerry Yang. Le titre reculait de 0.6% après les annonces.
Roche sort son porte-monnaie et s'offre Illumina pour la modique somme de 5.7 milliards de dollars, cash. Le titre était suspendu depuis le 21 décembre pour cause de rumeur de rachat. Le deal se fait tout de même avec une prime de 64%. Même si le take over est hostile, la douleur devrait être gérable pour les actionnaires.
Les rumeurs font état d'une réduction de salaire globale de 25% chez les Investment Bankers de chez BofA. Vous je ne sais pas, mais je pense qu'il n'est pas exclu qu'ils saisissent la cour des droits de l'homme afin de faire valoir la monstruosité de cette injustice.
Chez FaceBook, on suspend le trading des titres de la société pendant trois jours. Ce n'est pas officiel, puisque Facebook est traité au marché gris, mais des personnes proches du dossier le disent, sans dire pourquoi parce que sinon c'est pêché. En général on stoppe le trading du marché gris pour laisser le temps de publier les annonces officiels pour l'IPO, mais selon la personne-proche-du-dossier-qui-a-parlé-mais-qui-culpablilise-à-mort, cela ne veut pas « forcément » dire qu'ils vont remplir les documents de l'IPO. Si c'est le cas cette nouvelle ne sert à rien, si au contraire, c'est le cas, ça va commencer à chauffer. Pour le moment sur le marché gris, Facebook vaut 82 milliards de dollars de capitalisation boursière. Et il n'ont pas encore vendu le moindre produit, pas un iPhone, pas un PC, pas une X-Box.
Hier soir il y avait également le discours sur l'état de l'Union. Pour ceux qui ne regardaient pas la conférence de Tim Cook, il y avait Obama qui était sur la deux et qui faisait son discours de campagne. En gros, il veut aider la classe moyenne (dans l'hypothèse où elle existe encore), il veut aider les étudiants, il veut aider également les familles qui sont au bord de l'expulsion, foreclosure et subprime oblige, mais ça risque d'être trop tard. D'ici novembre ils seront tous dehors. Il pense aussi que les américains qui gagnent plus d'un million par année ne devraient pas payer moins de 30% de taxes - pas comme son futur adversaire qui paye autant que sa femme de ménage (en proportion) – pour motiver son discours il avait invité officiellement la secrétaire de Warren Buffet, Debbie Bosanek, devenue célèbre depuis que tout le monde sait que son taux d'imposition est plus haut que celui de son boss.
Il veut aussi faire payer des impôts à TOUTES les multinationales américaines, mêmes celles qui sont basées au Delaware ou au Bahamas (moche pour GE). Il veut aussi avoir la maîtrise de l'énergie (est-ce une manière de dire qu'il va envahir le Moyen Orient dans sa totalité, va savoir). Il veut aussi « continuer » sur la voie de la construction d'une économie qui dure... Construite pour durer. La Chine c'est cool, il faut juste trouver le moyen de bosser avec et à l'entendre les 4 prochaines années, ça va être super quand il aura fait tout ça. Reste plus qu'à voter pour lui parce que : « Yes, he could ». Et pis en même temps si c'est pour avoir un clone de «W » à la place d'Obama, vaut peut-être voter pour un borgne que pour un aveugle. Au moins celui-là il aura été prix Nobel de la Paix ... AHAHAHAHAHAHAHAHAHHAHAHAHA....
Pardonnez-moi, chaque fois que je m'en rappelle je ne peux que mourir de rire.
Après le discours de François Hollande, Sarkozy a démonté et critiqué son programme, ce qui n'est pas une surprise. Mais il y a également Baudoin Prot Premier, CEO de BNP qui est monté au créneau pour exprimer sa « fatigue » vis à vis des critiques faites aux banques. Ben ouais c'est vrai y z'ont rien fait de mal, c'est trop injuste. Baudoin Caliméro Prot estime que les banques ont changé à une vitesse sans précédent et PLUS RIEN n'est pareil et qu'en plus ça n'a pas coûté un centime au contribuable. Bref, eux ils ont la classe, ils ne font aucune erreur et c'est tout de la faute des autres ils faut donc les laisser en paix. En tous les cas si François « Flamby » Hollande est élu, ça va être facile de faire ami-ami avec les banques...
Côté chiffres économiques nous aurons les MBA Purchase Applications, FHFA House Prices, Pending Homes Sales, Chiffres du pétrole, annonce du FOMC Meeting et la conférence de presse qui va avec. Pour ce qui est des chiffres du trimestre, il y aura Abbott, Boeing, ConocoPhilips, Corning, Exelon, General Dynamics, Novartis, Piper Jaffray, Textron et Xerox avant l'ouverture, puis à 22h00, il y aura Amylin, Citrix, E*Trade, Lam Research, Logitech, LSI, Murphy Oil, Netflix, Noble Corp, SanDisk, Symantec et Zynga.
Pour le moment les futures américains sont en hausse de 0.35% pour le S&P500 et de 1.05% pour le Nasdaq, merci qui ??? Merci Siri... Ce mercredi matin n'est pas encore un matin pour la gueule de bois chez Apple, un jour viendra peut-être, mais c'est pas cette semaine.
Voilà c'est tout pour aujourd'hui, ce fût un vrai plaisir d'écrire ce matin, il me reste à vous souhaiter une très bonne journée pleine de Nespresso, de donuts et de jus d'orange pressé. Moi je vous retrouve demain si vous le voulez bien.
Morningbull
"You know why President Obama chose Disney World? It was the only place with longer lines than the unemployment office, so it looks better." –Jay Leno
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