mercredi, 31 août 2011

A ce rythme-là, sortir de la crise, c'est pas gagné

 

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Alors que depuis des semaines on nous bassine pour que les Gouvernements mettent en place des programmes d'austérité, taxent ou ne taxent pas les riches, suppriment les niches fiscales (mais où va dormir mon labrador), trouvent des solutions pour dépenser moins et gagner plus, voici que ce matin je tombe sur un article (merci Daniel) publié sur le site de CNBC qui fait le point sur les impôts payés par les sociétés américaines en relation avec les bonus payés à leurs CEO's....Pour ceux qui veulent lire la version anglaise, elle est là : http://www.cnbc.com/id/44337105

 

Pour les autres, je vais essayer de la vous le résumer sans devenir vulgaire et sans péter les plombs... Ce qui ne sera pas simple...

 

En gros, le sujet de l'article se résume de la manière suivante : Sur les 100 CEO's les mieux payés des USA, 25 d'entre eux touchent plus de bonus que leur compagnie ne paye d'impôts. OUCH.. Mais comment que c'est possible tout ça ??? Ben ça veut dire que même si nos amis américains pensent que nous sommes un méchant paradis fiscal en Suisse, eh ben chez eux ils ont aussi des paradis fiscaux, mais des mieux.. et que c'est réservé à l'élite... Prenons un exemple :

 

John Donahoe, CEO de eBay aura touché 12.4 millions en 2010 alors que la compagnie s'est fait REMBOURSER 131 millions en taxes. Chez Boeing on a filé 13.8 millions à Jim McNerney alors que Boeing payait 13 millions d'impôts et versait encore 20.8 millions en « rétributions » diverses à des clowns du Congrès ou du Sénat pour faire du lobbying ou faire campagne.. Et ça continue comme ça chez GE, à qui l'IRS a reversé 3.3 milliards d'excédents, pendant que le CEO empochait 15.2 millions....sans parler des 40 millions et des poussières dévolus au lobbying.

 

On a déjà beaucoup parlé des compagnies qui ne payent pas d'impôts parce qu'ils utilisent tous les réseaux possibles et imaginables pour faire circuler l'argent ailleurs en utilisant ouvertement des places off-shores comme les Bermudes, Singapour ou le Luxembourg... Mais je ne cesse de m'étouffer avec mon steak à chaque fois que j'entends les américains hurler au scandale parce que trois patriotes de chez eux ont décidé d'ouvrir un compte en Suisse et qu'à chaque voyage ils nous pourrissent la vie avec leur nouvelles réglementations financières à deux balles que même nos instances fédérales ont la trouille... N'y aura-t-il jamais quelqu'un pour leur dire une fois pour toute qu'ils seraient bon qu'ils regardent dans leur jardin AVANT de venir nous pourrir à l'étranger ? N'y aura-t-il jamais une instance fédérale qui aura le courage de leur dire de se fourrer leur réglementations délirantes dans... enfin bref...

 

C'est inutile, mais il est quand même bon de rappeler que les politiciens américains pourraient éventuellement peut-être jeter un oeil aux opérations fiscales des « big names » américains et éventuellement donner un petit coup de pied dans la fourmilière.. AH MAIS NON, ils ne peuvent pas, parce que c'est les « big names » qui leur payent leurs vacances, leurs week-end de golf et leurs limousines ET leurs campagnes électorales..... Si Exxon arrête de verser de l'argent aux membres du Congrès, le marché immobilier de la région de Washington D.C s'effondre, le Sénat entre en récession et les restos de la capitale sont en faillite..

 

Bref, si vous voulez mon avis, c'est pas gagné...

 

Par contre il faut noter que ce sondage a déjà été fait dans les années précédente et les sociétés qui ont été citées dedans n'ont jamais fait des scores phénoménaux en bourse les années suivantes, entre autre il y a eu Tyco, Enron et Worldcom... Oups...

 

Morningbull

 

 

 

 

 

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vendredi, 18 mars 2011

Je crois qu'on se fout de nous

La médecine naturelle n'est pas mon domaine d'expertise, pour autant que je sois « expert » dans un quelconque domaine. En général je me contente de parler finance, parce qu'entre ça et les hélicoptères, c'est à peu près les deux chose que je comprends le mieux.

 

Ceci dit, je viens de recevoir un lien qui a le mérite de soulever l'indignation. Donc, j'en parle.

 

L'Europe a pour projet de faire entrer en vigueur un nouvelle directive qui s'appelle la directive « THMPD ».

 

La directive THMPD (Traditional Herbal Medicinal Products Directive) stipule que tous les produits à base d’herbes médicinales qui ne sont pas considérés comme des aliments (tels que les épices), doivent répondre à une autorisation THMDP pour pouvoir rester sur le marché."
"Dès sa mise en vigueur, le 1er avril 2011, la directive THMPD n’autorise que trois catégories de produits à base d’herbes médicinales sur le marché de l’UE :

 

1 – Les produits qui ont une licence et qui ont été testés médicalement

 

2 – Les produits qui sont qualifiés de “traditionnels” sous le régime de la directive THMPD et qui ont été éprouvés.

 

3 – Les produits qui ne revendiquent aucune vertu thérapeutique et qui ne sont pas utilisés à des fins médicales."

 

En résumé et pour faire simple, si vous voulez vous soigner avec des plantes qui n'ont pas d'effets secondaire et au mieux vous font du bien, il faudra que chaque plante médicinale (env. 20'000 espèces à la louche) fasse le même processus d'approbation que les médicaments classiques de nos « chers laboratoires pharmaceutiques », comme le magnifique médicament médiator des laboratoires Servier qui fait un carton en ce moment dans la presse.

 

On parle donc d'une « Mission Impossible » et d'un cadeau en or pour l'industrie pharmaceutique que l'on connaît altruiste depuis toujours.

 

Cette loi, si elle entre en vigueur, est une atteinte à nos libertés et une manière de devenir totalement dépendants des laboratoires dont on connaît le talent.

 

Evidemment on ne parle pas trop de cette histoire... Alors il y a un collectif qui s'est monté :

 

http://www.anh-europe.org/

 

Et ils sont en train de tenter d'attaquer l'Union Européenne pour abus de pouvoir. Vous pouvez également voir la vidéo et signer la pétition sur le lien suivant :

 

http://www.defensemedecinenaturelle.eu

 

Faites-vous votre propre opinion et faites du bruit.

 

Je ne dis pas que tout est mauvais dans la pharmaceutique, mais sur ce coup-là, c'est juste du foutage de gueule version XXL, avec l'appui de l'Union Européenne...

 

Voilà.

 

Moi je retourne à mes actions, mes analystes et mes organismes de downgrade. Vais aller shorter de la Sanofi pour faire bon poids bonne mesure et puis planter un champ de verveine avant que la DEA me tombe dessus.

 

Bon Week-end

 

Morningbull

10:24 Publié dans Coups de Gueule | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | |  Facebook

dimanche, 10 octobre 2010

Ma cuisine du week-end

Lors de mon “surf” journalier, j’ai noté quelques informations qui m’ont interpelé, à la place de les laisser se perdre dans la nature, j’ai eu envie d’en parler…

Tout d’abord, je suis tombé sur un article qui parlait des tentatives de conciliations entre Swatch Group et une grande banque suisse. Conciliations qui ont lamentablement échoué après 11 minutes de débats par avocats interposés. La bonne nouvelle, c’est que même à 800 Frs de l’heure, ce n’est pas encore cette fois qu’ils vont arrêter de travailler (les avocats). Par contre, c’est intéressant car c’est l’occasion de parler d’un sujet qui fâche. J’aime les sujets qui fâchent…

Swatch Group reproche à la grande banque en question, de leur avoir conseillé des placements inadéquats durant la période « délicate » de 2007-2008. Placements qui ont coûté un peu d’argent (30 millions), menue monnaie que Swatch aimerait bien récupérer…

Mais voilà, et c’est là que ça va commencer à devenir drôle, les banquiers se cachent derrière leurs départements de « compliance » qui avait sûrement blindé les descriptions des placements en question – vu que c’était écrit en petits caractères tout en base de la page : « si ça part en vrille ; article 22, démerde-toi comme tu peux… » - et Swatch estiment que le banquier n’a simplement pas fait son métier en offrant des produits qui affichaient un risque inférieur à la réalité des faits… peut-être, c’est même pas sûr…

Après, ça dépend du camp dans lequel on se place, mais du côté de Swatch, on fait plutôt des montres, donc, on s’estime en droit d’attendre un minimum de soutien de son banquier. Pour la défense du banquier en question, de toute façon, personne n’avait vu venir ce qui s’est passé en 2007-2008, sauf Roubini, mais à l’époque on pensait que c’était un clown…

Au-delà du problème de Swatch, qui peut sembler ridicule, compte tenu la taille du bilan de la compagnie, c’est plus une question de principe. Mais il faut imaginer que si Swatch a perdu 30 millions, j’imagine que d’autres « plus petits clients » ont dû perdre des plumes au passage aussi…. Autant dire que l’enjeu est de taille pour la banque - pour les banques en général devrais-je dire, puisqu`il est peu probable qu’il n’y ait qu’un seul coupable dans cette histoire. Si on commence à leur demander de rembourser l’argent perdu, plus personne ne voudra être banquier ou même gérer un fonds…

Il est cependant correct, que sur certains produits, on peut donner raison à Swatch. J’ai eu l’occasion, en son temps d’entendre parler d’un produit « génial-extraordinaire-qui gagne à tous les coups-la martingale-top-du-top-ou-presque »… Presque parce que, comme dans la loi de Murphy, ce qui ne doit JAMAIS arriver, arrive forcément un jour… Et c’est arrivé… Ce « produit parfait» s’est fait massacrer, alors que le reste du marché n’allait pas si mal que ça… En gros, il devait faire mieux que le marché et il a fait pire.. bien pire… Et pourtant c’était un coup sûr…

Quelques mois  plus tard, j’ai même assisté à la présentation d’un des responsables de ce fonds qui expliquait pourquoi et comment ils étaient si mauvais… Et là, surprise, à la question « comment expliquez-vous que vous avez été si nuls, surtout par rapport aux promesses faites au début ??? », ce cher Monsieur, extrêmement doué devant un auditoire d’ailleurs, s’est expliqué de la manière suivante :

« Nous avons vérifié notre méthodologie, réétudié notre stratégie et nous sommes arrivés à la conclusion que le marché à tort »… Non, vous ne rêvez pas… C’est pas de la faute des gentils mathématiciens-gérants, c’est juste ce tocard de marché qui n’a rien compris… Mais que les investisseurs se rassurent, dès que ledit « marché » aura retrouvé ses esprits, l’argent reviendra à la maison comme un bon labrador bien dressé… J’avoue qu’à l’époque, j’étais employé de cette société, je me suis donc contenté de conserver ma surprise pour moi… Cependant, si j’avais été un investisseur dans ce fonds, je pense que je lui aurais mis ma main quelque part….

Tout ça pour dire que la réclamation de Swatch pose un sacré problème… Si l’on confie son argent à quelqu’un pour le gérer,  une relation de confiance est en place et tous les contrats du monde, tous les avocats et tous les « compliance officers » ne pourront rien y changer. Quand cette confiance est rompue, tout est foutu, mais quand le gérant décide d’investir pour le client, il est censé le faire en son âme et conscience. Qu’il soit juste ou faux, c’est une autre chose… Le jour où vous trouvez un gérant de fonds, un hedge fund manager qui vous « garanti » la martingale à tous les coups, faites-moi plaisir… Fuyez en courant, ce genre de gars sont en général des Mini-Madoff en puissance.

En revanche, je pense que le client est en droit d’attendre un minimum de professionnalisme et de volonté de bien faire de la part de son gérant et de ce point de vue là, il est vrai que ces dernières années ont vu fleurir un maximum de produits bizarres qui étaient censé gagner à tous les coups et ceci à grand coups de formules mathématiques miracles… qui ne marchent pas forcément à la fin…

Alors que Swatch revoie son argent un jour ou pas, peut-être que nous devrions utiliser ces « abus », ces erreurs grossières, cette légèreté dans certains investissements pour en tirer les leçons et penser à travailler un peu plus avec la tête et moins à coup de ROA ou de meetings durant lesquels une troupe de génies réinventent la finance en oubliant par moment de se souvenir ce qui s’est passé depuis cent ans…

A propos de se souvenir, il est une personne qui est dans la presse du week-end qui su passer entre les mailles du souvenir avec un talent tel, que je ne suis pas loin de penser qu’il a un dont pour hypnotiser les investisseurs ou, si ce n’est pas hypnotiser en tous les cas, moi, il me fascine…

Il ne me fascine pas par ses qualités de financier, mais par sa capacité de rebond, c’est vite vu, on dirait une balle en caoutchouc… Je parle de John Meriwether, pour ceux qui ne le connaissent pas et qui n’ont pas eu la chance de voir ses œuvres en live sur les écrans de trading, ce Monsieur n’est rien d’autre que le père co-fondateur du fameux LTCM…

john-meriwether-the-hedge-fund-that-almost-blew-up-the-entire-global-economy.jpgEn dehors de la performance des premières années, on retiendra surtout qu’il a failli faire éclater le système financier à lui tout seul. Pourtant accompagné de Myron Scholes et Robert Merton, tous deux prix Nobel de mathématique et pour l’un des deux, inventeur de la formule de Black & Scholes pour l’évaluation des options. Après le quasi-effondrement du système financier, ainsi que de nombreuses banques, on aurait pu croire qu’il abandonnerait la finance pour aller se contenter d’élever ses chevaux dans le Connecticut, mais non, la passion de la finance ou l’appât du gain le faisait  revenir dans le milieu.

Un an après LTCM, il se relançait avec une société appelée JWM Partners. Il commençait avec 250 millions, quelques années plus tard, il avait 3 milliards sous gestion. Comme quoi, le monde merveilleux des financiers en costume ne lui tenait pas rigueur de ses frasques passées. Entre 2000 et 2006, il parvenait à gagner environ 5-6% par année, ça se gâte en 2007 et 2008… là, il perd 44%... soit près de 1.3 milliard de pertes… En 2008, il jette l’éponge et ferme sa société.

Là encore, on aurait pu croire qu’on ne le reverrait plus…

EH BIEN NON.. tout cru patate crue… Ce week-end on apprend qu’il lance une nouvelle société et un nouveau fonds… Mais cette fois, fini les fonds d’arbitrage. Cette fois, il passe à une nouvelle stratégie la stratégie « Global Macro »… Si jamais, sa nouvelle société s’appellera : JM Advisors Management. En tous les cas, il fait part d’une originalité sans bornes, il passe de JWM à JM, c’est la crise, le W a disparu – c’est vrai, il est à la retraite…

Alors de deux choses l’une. Soit ceux qui n’ont pas encore compris ont une chance de se reprendre une troisième claque dans les filets de Monsieur Meriwether, soit la fin des fonds « Global Macro » est peut-être arrivée… Car il semble être un sacrément bon indicateur contrariant..

En tous les cas, il y a une chose qui est rassurante, c’est que, dans le milieu de la finance, si tu es mauvais, tu as toujours une chance de t’en sortir. Si tu es très mauvais, tu feras peut-être fortune quand même… Il faut tout de même savoir que Monsieur Meriwether possède une écurie de chevaux de course tout près de New York, quand on sait ce que coûte un cheval, on se dit que ces dix dernières années, il n’a pas vécu au SMIC…

Quelques références pour les fans :

http://blogs.wsj.com/deals/2010/10/04/for-john-meriwether...

http://en.wikipedia.org/wiki/John_Meriwether

http://seekingalpha.com/article/228462-long-term-capital-...

http://www.marketoracle.co.uk/index.php?name=News&fil...

Et puis, pour conclure ce week-end haut en couleurs, il faut encore retenir une chose. La malheureuse Société Générale qui a été spoliée de – faut-il le rappeler – 4.9 milliards par le méchant Jérôme Kerviel à tout de même trouvé le moyen de « récupérer » un partie de sa perte, puisque selon les médias français, le fait de se prendre une tôle en bourse, leur a permis « d’économiser » 1.7 milliard d’impôts. Par contre, vous, en tant que simple contribuable, n’essayez pas, vous aller vous faire taper méchamment sur les doigts par le fisc… Mais au moins sur ce coup-là, ça nous permet de se mettre un peu de baume sur le cœur pour le sort de la Société Générale, il y avait tellement de souffrance dans le regard de son management quand ils ont découvert la perte… On voyait les larmes dans leurs yeux à l’idée du bonus qui s’envolait…

En tous les cas, moi, quand je lis la presse du week-end, je me dis que le monde merveilleux de la haute finance a encore de très beaux jours devant lui…

Et comme disait le maître Coluche : « Quand on voit ce qu’on voit, qu’on entend ce qu’on entend, on a bien raison de penser ce qu’on pense… »

Voilà, c’est tout pour cette semaine, le chômage augmente mais heureusement, le Dow Jones aussi, il a passé les 11'000 vendredi soir…

Et pour bien finir, ou bien commencer la semaine… voici le chart ajusté avec les emplois de vendredi… Non, ça ne fait pas peur…

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A lundi matin.

Morningbull

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mercredi, 10 février 2010

RETROUVER LA RESPECTABILITE (Comme disait Guillaume T.)

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Re-Bonjour,

Ce matin, une fois n’est pas coutume, j’ai reçu un étrange email, en provenance du passé, en tous les cas d’un personnage qui vient du passé et pousse un coup de gueule à propos du secret bancaire et de la place financière suisse…

Je vous le fait partager :

Là je n’y tient plus, il faut que je réagisse. Moi qui ai tiré sur un pomme posé sur la tête de mon fils pour montrer à l’oppresseur que je n’avais peur de rien et que mon pays ne reculerait devant rien pour affirmer son désir d’indépendance et de liberté, je me sens obligé de faire une mise au point concernant l’actualité.

 

Mon pays donc n’a plus de tête, plus de centre névralgique. Les sept neurones qui composent sa direction ne sont plus en mesure d’appréhender le monde actuel comme il devrait l’être. Pire, la « tête » est complètement déconnectée du reste du « corps », ce qui donne depuis là où je suis une vision de pantin désarticulé, de poupée de chiffon à la merci des attaques nauséabondes de nos pays voisins, de nos « amis ».

 

Il est temps de se reprendre, il est temps que via la « colonne vertébrale » de notre pays le « corps » lance un signal fort à la « tête » pour que cette poupée de chiffon se transforme en lutteur qui sera craint et respecté.

 

Vous vous demandez certainement quelle est cette colonne vertébrale ? Et bien c’est tout simple, c’est notre système démocratique, notre droit à parler librement et surtout notre droit de citoyen à faire pression sur notre gouvernement. Nous sommes le souverain il est temps de le rappeler à nos élus.

 

Le temps est venu de faire fi des différences politiques, de se rassembler et d’envoyer un message commun et fort pour que l’indépendance, la liberté d’action et la souveraineté de notre pays soit respectée comme elle devrait l’être. Alors mes chers concitoyens, faites pression avec vos outils modernes auprès de vos partis respectifs, auprès des médias, utilisez la toile, nous devons absolument faire réagir notre classe politique amorphe. Nous possédons le droit le plus fondamental en démocratie : le droit de vote. La voix de l’électeur est le carburant du politicien, alors faites pressions sur ces derniers, poussez les à agir et à demander les démissions immédiates de ces con/seillers fédéraux qui ne défendent pas leur pays, qui ne font pas leur travail et permettent à d’autres nations de bafouer notre souveraineté acquise de haute lute au cours des siècles.

 

J’ai lu récemment que la Suisse est un géant économique, mais un nain politique au niveau mondial. A qui la faute ? A nous mêmes. Qui a mis des incapables à notre tête ? Nous mêmes.  Qui peut changer cela ? Nous mêmes.

 

Rappelez-vous de ceci mes chers amis :

 

Pour être respecté il vaut mieux être craint et que la meilleure défense, c’est l’attaque.

 

Il suffirait que l’on ait des dirigeants beaucoup plus fermes, qui tapent du poing sur la table pour que les autres se calment immédiatement. Il faut impérativement montrer que nous sommes forts, fiers et libres sinon tout le monde va s’engouffrer dans la brèche et nous « taper » dessus. Pour cela il faut bien évidemment changer au plus vite les personnes en charge du dossier sur le secret bancaire car je vous le dit tout net ce n’est pas avec les dirigeants que l’on a actuellement que le pays va être respecté.

 

Qu’on se le dise bien, les attaques actuelles sur le secret bancaire ne sont là que pour faire une divergence sur l’incompétence  des dirigeants des pays qui  nous entourent. Leur incompétence en voyant qu’ils n’arrivent pas régler une crise qu’ils ont, déclenché pour certains (USA, Grande-Bretagne), entretenu et aggravé pour d’autres (France, Allemagne, Italie, etc.) en servant/sauvant un système financier non viable basé sur un endettement perpétuel et exponentiel. Ces états font de la Suisse un bouc émissaire de leur propre stupidité « économique ».

 

Allez ouvrir un compte en France, en Italie ou en Allemagne en tant que résident suisse et vous verrez si on vous demande si ces fonds sont déclarés dans votre pays de résidence. On ne vous demandera rien du tout, peut-être même pas la provenance des fonds !

 

Que veulent ces états ? Ils veulent récupérer des fonds déposés chez nous qui selon eux leur sont dû au titre de l’impôt. Que veulent-ils faire avec ces fonds ? Certainement continuer à renflouer et/ou entretenir un système financier non viable qui permet à ses dirigeants de se verser des milliards sous forme de bonus. Ou encore mieux entretenir le train de vie fastueux de leurs machines gouvernementales et politiques.

 

De plus, il faut que ces pays se rendent compte que la plus grande partie des fonds déposés chez nous se sont déjà acquittés de l’impôt sur le revenu et qu’ils ne sont ici que pour échapper un impôt sur la fortune ou le patrimoine. Il convient également de rappeler que dans certains de ses pays la limite pour commencer a payer lesdits impôts sur la fortune est bien au-delà des montant que les gens déclareraient une fois les fonds « cachés » mis à jour par le fisc.

 

L’utilisation des données volées ? Très bien entrons brièvement dans ce contexte, ouvrons la boîte de Pandore. Imaginons que la Suisse paie un chercheur d’une firme allemande qui fait des recherches en Allemagne en ayant la possibilité de faire des choses interdites en Suisse, que les données remises par le chercheur allemand soient exploitées par une firme suisse et que cela débouche sur une découverte majeure dont la firme suisse va bénéficier. Les allemands diraient : vous n’aviez pas le droit d’exploiter des données volées. Multipliez les cas au niveau mondial, il y a fort a parier que cela déboucherait très vite sur des conflits autres que simplement politiques.

 

Aujourd’hui le secret bancaire, demain quoi ? On nous contraindra à accepter le transit des 60 tonnes, ou je ne sais quoi encore. Les français, les italiens, les allemands qui viennent faire leur plein d’essence en Suisse sont aussi coupable d’évasion fiscale puisqu’ils ne paient pas les taxes sur le carburant dans leur pays. Devrons-nous payer le manque à gagner ? Cela suffit nous devons dire stop, nous sommes un état indépendant, libre et souverain. Vous êtes le Souverain, agissez, faites vous entendre et respecter. Ne laissons pas le démantèlement de notre place financière continuer car cela pourrait être le prélude à d’autres attaques dans d’autres domaines.

 

Donc mes chers concitoyens, harcelez vos élus pour que le changement s’opère, écrivez à vos partis politiques, à vos quotidiens pour qu’ils soient les relais de votre colère. Demandez la démission de ces conseillers fédéraux qui ne font pas leur travail, qui laissent la Suisse être piétinée et traînée dans la boue.

 

Il est temps d’agir pour que la Suisse soit à nouveau respectée.

 

Bien à vous chers concitoyens.             

 

                                              

Guillaume TELL

Voilà, moi je n'ai fait que l'intermédiaire et je ne suis pas l'auteur de ce texte (le nom est connu de la rédaction comme disent les journaux), mais une fois n'est pas coutume, que le Morningbull soit tribune... et si c'est pour râler contre le Gouvernement ou les politiques (la même chose)... je suis toujours partant...

Bonne suite de journée..

Morningbull

 

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jeudi, 02 juillet 2009

Si c'est ça, moi aussi je peux être journaliste

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Bon début d’après-midi….

 

Je ne viens pas vous parler marché en ce début d’après-midi, j’y reviendrais plus tard… Je voudrais simplement revenir sur un article de presse que j’ai lu hier matin et dont je vous ai déjà parlé dans le commentaire d’hier… Il s’agit d’un article publié dans le Temps et qui s’intitule : Credit Suisse se prépare à donner les noms de ses clients au fisc français

 

Le voici, pour être parfaitement transparent…

Credit Suisse se prépare à donner les noms de ses clients au fisc français.pdf 

  

 

Ne vous méprenez pas sur le titre racoleur et peu glorieux que le journal a utilisé, c’est tout simplement n’importe quoi, pour ne pas dire « un scandale » de présenter les choses de cette manière. Même si il y a un fond de vérité dans tout cela, la façon de le présenter est inadmissible, ou alors dans le Voici de cette semaine, et encore… Au moins dans « Voici », les photos troubles au téléobjectif laisse supposer que la vérité est ailleurs… Mais pour ce qui concerne « le Temps », même si je ne suis pas toujours d’accord avec certains articles qui prennent toujours la même cible et s’acharnent à la mettre à terre, sur ce coup-là, je reste incrédule…

 

Incrédule parce que je ne vois pas l’intérêt de faire « peur » aux investisseurs avec des annonces incomplètes et inexactes, de plus, si vous Google-isez le titre, vous verrez que cela à été repris par plusieurs journaux et/ou sites internets… Avouez que si vous êtes français et que votre argent n’est pas forcément officiel aux yeux du Gouvernement Sarkozy-Bruni, il y a de quoi avoir une attaque cardiaque… J’en parlais hier avec des gens du métier et la première réaction était de dire que, souvent les journaux FRANÇAIS font le même type de désinformation… Mais je peux comprendre.. c’est des journaux sous le régime Sarkozy, ils ont pas le choix.. mais pourquoi la presse suisse n’est pas « fair » cette histoire ???

 

En fait, techniquement il y a du vrai dans ce titre, mais si on creuse le sujet c’est juste une mauvaise interprétation des faits.. En gros et pour faire simple dans le cas des accords signés avec la France, l’AMF (Autorité des Marchés Financiers.. en France) aurait le droit de demander aux banques suisses de livrer les noms des clients qui détiennent des actions de sociétés cotées en bourse dans l’Hexagone. Dans le but d’éviter ce genre de situation, le Crédit Suisse a demandé à ses clients de signer un formulaire qui autoriserait la banque à donner le nom du dit client au cas où l’AMF poserait la question..  (vous noterez l’utilisation du subjonctif et du « au cas où » qui aurait pu être remplacé par « éventuellement »… De plus, au cas où le client ne répondrait pas à cette missive, la banque vendra la titres, évitant ainsi tout risque de violation du secret bancaire… Pour faire simple, il n’y AUCUN risque que les noms des clients soient donnés à l’AMF sans leur accord signé… Et puis si les clients français veulent absolument acheter des actions françaises, il reste les fonds… 

 

Tout ça pour dire que d’une lettre envoyée aux clients, on en fait une affaire d’Etat en interprétant de manière totalement fausse le contenu, mais en plus en y collant un titre accrocheur on s’attire tout de suite l’attention du lecteur, ça je peux le comprendre (pas l’admettre, mais le comprendre)… Mais le but du jeu, c’est tout même d’informer et pas de désinformer…

 

Voilà, je voulais juste apporter ma contribution à l’information et regretter encore une fois ce « type » de titres racoleurs est pathétique, mais surtout dangereux pour l’image de la Suisse et de son secret bancaire, on a déjà assez de problème avec les américains qui font une fixation sur les méchants américains non-patriotiques qui ont osés placer leur argent à l’étranger et à plus forte raison….en Suisse…    Tout ça pour dire que moi aussi je peux faire de la désinformation si je veux…. Hein ??? On parie ???

 

Excellente suite de journée et que l’on se rassure, les banques suisses ne vont pas se « rendre » tout de suite aux lamentations des leaders étrangers..

 

Ad’taleur….

 

Morningbull

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mardi, 30 juin 2009

Chronique boursière suite

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Suite… et autre Chronique :

 

Voici la suivante qui a pour sujet un sujet d’actualité, le secret bancaire et nos AMIS américains…  Elle date de fin mars, mais je vous la livre quand même…il y a des moment, elle n’a pas pris une ride.. :

 

       "Un mois de mars qui fût animé dans le petit monde de la finance Genevoise.. Finance Genevoise qui peine à garder son indépendance par rapport au grand méchant géant américain...  Tout d'abord, cela fait quand même 4 mois que tout le monde se pose des questions sur le pourquoi et le comment on a pu croire à des gens comme Madoff, alors que plusieurs institutions de la place continuent de panser leurs plaies après la déconfiture de l'ex-chairman du Nasdaq. On aurait d'ailleurs pu faire la fête sur la place du Molard, juste pour crier la satisfaction de le voir enfin en tôle. Par contre, je reste étonné par la discrétion avec laquelle les financiers genevois se plaignent de l'incompétence de la SEC... Aurait-on peur des américains à Genève ?? tiens, je commence à le croire.. Nous les avons peut-être trop longtemps idéalisés, et oui, pendant toute ma jeunesse, c'est le Gouverneur de la Californie qui sauvait le monde et maintenant que je suis trentenaire (ok, presque quarantenaire), le même Gouverneur est incapable de sauver la Californie tout court... Cela devrait être un signe....

 

Après, il y a le secret bancaire.. et encore une fois les américains qui viennent nous expliquer comment et pourquoi nous devons lever notre secret bancaire, alors que chez eux, personne ne leur demande de mettre le nez dans leurs sociétés qui sont basées au Delaware... Non, c'est vrai et puis comme la moitié du Gouvernement Obama n'a pas payé ses impôts (pour ne pas dire fraudé) en 2008, ils ont vraiment de quoi nous donner des leçons en terme d'évasion fiscale et de secret bancaire... Quand j'écoute les bruits de couloir, les discussions de bars (pour les discussions de bar, c'est des on-dit, je n'y vais jamais), mais en tendant l'oreille, on a tout de même l'impression que les financiers en ont marre de toujours courber systématiquement l'échine contre le gendarme de la planète. En ce moment le banquier genevois moyen aimerait juste faire son job (pas forcément facile en ce moment) et que l'on arrête de lui donner des leçons de morale... La leçon de morale, c'est bien, mais quand c'est donné par des personnes qui en ont une (de morale) et je ne crois pas que la moralité soit la première qualité des institutions américaines qui nous tapent sur les doigts depuis 2 mois...

 

On a vu plusieurs personnalité de la finance régionale prendre la parole à la "tribune" ou dans la presse, pour exprimer leur mécontentement face à l'attitude arrogante, hautaine et insupportables des américains et ces gens-là, c'est la vraie voie du milieu à Genève, c'est ce que pensent tout bas le monde de la finance genevois. Je ne peux plus compter combien de personnes m'ont dit ou écrit qu'ils en avaient marre des USA et que, finalement, on pouvait très bien faire notre job sans eux..  Oui, je crois que le mot raz-le-bol est lancé et que le milieu est fatigué de tant d'hypocrisie et je pense qu'il est bon de le dire...

 

Après ces derniers mois, tout le monde est fatigué, voir épuisé pour ne pas dire licenciés pour d'autres, tout ce que Genève compte comme employés de banque, peu importe le job, trader, gérants, back-office, middle-office, opérations titres, guichets, tout le monde aimerait voir le bout du tunnel  de cette crise, non seulement financière, mais humaine également, pas tout le monde fait ce job par passion, des fois on aimerait bien le faire sans que le monde entier nous donne son avis... Nous devons continuer à nous battre, à défendre le secret bancaire et arrêter de se faire donner des leçons par les autres... Nous sommes un pays indépendant, nous sommes un des plus gros investisseurs étrangers aux USA, il serait bon que nous utilisions nos moyens de pression également.. Et si ça ne suffit pas, il reste encore une escadrille de FA-18 achetés par le nouveau chairman de l'UBS qui peuvent servir pour envahir Washington pendant que toute la chasse US est occupée en Afghanistan à chasser l'ombre d'Oussama et les vestiges des délires d'un Président déchu..

 

Voilà, c'est tout pour ce mois et en avril, ne te découvre pas d'un fil.. vivement mai..."

 

 

Thomas Veillet aka Morningbull

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Chronique boursière sans suite

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Re-Bonjour,

 

Il y a quelques mois, un magazine financier de la place m’avait contacté pour leur écrire des chroniques mensuelles dans la même veine que le Morningbull publié tous les jours sur ce blog…. Ils étaient « super-motivés » et m’avaient demandé de leur écrire une ou deux chronique en « blanc », comme ça, juste pour voir si j’étais capable…

 

Ensuite, ils m’ont re-contacté pour me dire que c’était « parfait » et qu’il me revenaient dans la semaine pour me confirmer la publication…. Là, nous étions fin mars.. Depuis.. plus un coup de fil, plus une carte postale…et bien sûr, jamais de publication dans le journal….  Je profite d'ailleurs de l'occasion pour remercier le journal en question de n'avoir même pas pris la peine de me dire que ça ne les intéressait plus et que de ne même plus répondre à me emails, c'est très sport, merci.. 

 

Mais comme j’avais quand même écrit deux « chroniques test », je me suis dit que je pouvais m’auto-publier….  Surtout qu’il y en a une que j’aimais bien sur les produits structurés… (j’aimais bien la chronique, pas les produits struturés… )…

 

Donc, je vous les livres.. ok, elles datent un peu, mais bon….

 

Voici donc la première qui a pour sujet ; Les produits structurés :

 

 

          « L'autre jour je discutais avec un gérant de fortune qui me demandait mon avis au sujet des produits structurés... Pour ceux qui me connaissent, ma première réponse doit être logique..: "C'est de la daube et franchement, non seulement je n'y comprends rien, mais en plus j'aime pas..."... Bon, ok, c'est un peu réducteur et comme je me connais j'ai tendance à m'emballer un poil dans ce genre de sujet, c'est vrai, je suis un "equity guy" comme on dit.. Moi, c'est les actions.. point barre.. c'est tellement plus simple.. on achète bas, on vend haut.. facile la bourse non ???

 

Mais pour revenir sur le sujet des produits structurés, je crois qu'il faut prendre un peu de recul et se poser la question suivante : "quel est l'intérêt du client ????". Il est vrai qu'étant donné les "hautes-marges" que rapportent ces produits à ceux qui le vendent, on est en droit de se poser des questions quand à l'impartialité du vendeur... On est également en droit de se demander le degré de compréhension de celui qui les place dans le dossier de son client... J'ai eu l'occasion de voir le cas d'un client qui s'est retrouvé avec 5 produits dans son dossier titres, ces produits étaient des "Worst Of Reverse Convertibles" à savoir un basket de trois titres qui rapportent un coupons sur la durée de vie du produit, mais si l'un des trois titres baisse plus bas qu'un niveau précis, le coupon existe toujours, mais vous recevez le titre le plus "faible"... Ce client avait des UBS dans chacun de ses 5 produits, aujourd'hui, 100% de son dossier est constitué d'UBS et la valeur du-dit dossier à considérablement diminué.. C'est un bon exemple de la maîtrise du produit que l'on met dans les dossiers.. Dans ce cas précis, le gérant a regardé le coupon possible, mais pas le risque potentiel...

 

Et je crois que c'est là que le bas blesse, depuis cinq-six ans nous sommes rentrés dans une période ou le ROA (return on assets) est devenu la préoccupation majeure des gérants de fortune, la considération du client est malheureusement passée au second plan pour certains (attention, je ne généralise pas). L'explosion des produits structurés a apporté une nouvelle façon de faire de l'investissement, mais on en produit tellement qu'à la fin, il faudrait passer sa journée à lire des prospectus d'émission pour tout comprendre et tout maîtriser. Alors, personnellement, je n'aime pas ces produits, mais cela vient de ma formation, de ce que j'aime et de ce que je comprend.. Cependant, ces produits ont lieu d'être dans ce monde, simplement et les derniers événements boursiers nous le rappelle, il faut être sélectif.. En fait c'est comme dans le premier cours de finance que j'ai fait en apprentissage, en septembre 1987, on me disait : "NE METS JAMAIS TOUS LES OEUFS DANS LE MEME PANIER"... Ces dernières années, on a un peu oublié cet adage qui peut paraître éculé, mais qui n'a jamais fait autant de sens...

 

Depuis que les "Structurés" ont été inventés, ils n'ont fait que de se compliquer, tant et si bien qu'aujourd'hui, il devient difficile de lire les "termsheets" de certains de ces produits sans avoir une licence en physique quantique.. Aujourd'hui si un produit n'a pas 10 barrières, 12 conditions avec 3 sous conditions chacune et une formule mathématique qui justifie 3 pages recto verso, sans compter les 37 pages nécessaires au disclaimer pour dire que si ça tourne mal, ah ben c'est pas notre faute... c'est encore une fois le marché qui n'aura rien compris.. Tout ça pour dire que l'on va de plus en plus loin dans la complication alors que les clients viennent de se prendre une claque magistrale avec les marchés en général...

 

Il faut se repenser, il faut revenir à la base, l'adage de cette année 2009 doit être et sera : "Keep It Simple & Stupid" .. Que ce soit en terme de produits structurés ou simplement en terme d'allocation d'actifs, les clients ne voudront plus voir des produits à tiroirs avec conditions en petit caractères en bas de la page ou des Hedge Funds complètements opaques... Nous allons devoir nous ré-inventer et revenir sur la simplicité.. Les produits structurés de ne disparaîtront pas, mais il va falloir les penser intelligemment POUR les clients et pas pour le ROA de la banque uniquement..... »

 

Thomas Veillet aka Morningbull

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mercredi, 11 mars 2009

L'UBS et les médias... Un peu d'objectivité, c'est possible ??

Re-Bonjour,

 

Pas de revue de presse ce matin, mais un  coup de gueule sous la forme d’une grosse interrogation..

 

L’autre jour, en regardant par hasard la TSR, je suis tombé sur l’émission TTC (très bien au demeurant) qui mettait en scène un reportage-fiction qui mettait en scène la faillite de l’UBS le 14 septembre de cette année (parce qu’ils savent déjà la date…)…. Je dois dire que, sur le fond, le reportage n’est pas mal foutu et que l’idée n’est pas complètement ridicule, mais il y a un truc que je ne comprends pas, ils ne sont pas censé faire de l’information et non des spéculations ????

 

Mais au-delà de cette interrogation existentielle sur le devoir de journaliste, je me pose la question suivante :

 

Pourquoi certains journalistes s’acharnent systématiquement à démolir tout ce qui touche de près ou de loin à l’UBS ????

 

ubs.jpgJ’ai trouvé cette émission de politique fiction plutôt « choquante », je suis peut-être complètement stupide, mais je crois que si l’UBS venait à faire faillite, personne n’aurait rien à y gagner, économiquement parlant. Alors je ne crois pas qu’il faille se voiler la face et ne pas parler des problèmes qui touche la première banque suisse, mais il serait bon de voir les journalistes (certains encore une fois) faire preuve d’objectivité et de ne pas systématiquement tirer sur le blessé quand il est à terre.

 

Comprenez-moi bien, je ne veux pas défendre tous les choix du management de l’UBS sous l’ère Ospel, c’est même entre autres à cause de l’incompétence de certains de mes managers que je suis parti de là-bas, mais aujourd’hui, nous sommes en mode « survie » ou en mode « re-construction », personne en Suisse ne doit se réjouir de la déconfiture de l’UBS et il serait bon que la presse serre les rangs derrière la banque, derrière l’économie, plutôt que de chercher absolument à leur mettre la tête sous l’eau….

 

Personnellement, je ne donne aucun crédit au reportage fiction de lundi soir, mais j’imagine qu’il y a des clients qui ont dû plutôt mal le vivre et l’UBS n’a pas forcément besoin de ça en ce moment… Alors je ne sais, peut-être que je suis le seul que ça énerve un poil, mais je ne pense pas, je pense que plus de 70'000 de mes ex-collègues qui continuent à bosser tous les jours sont d’accord avec moi… (je dis 70'000, c’est plus, mais comme il y en a toujours qui se planquent… )… ça fait une moyenne.. ;-)

 

Donc, je ne suis plus à l’UBS, mais je trouve écoeurant la campagne de destruction massive que la presse suisse orchestre contre elle depuis plusieurs mois… Je n’ai vu que très peu de reportages positif sur le changement de management, sur les bonnes choses que cela pourrait apporter à l’avenir et sur l’avenir en lui-même avec un semblant de positivisme. Oui, c’est la crise, oui, cela va être difficile de s’en sortir, mais si on commence à taper sur la tête des banques qui sont entrain de lutter pour s’en sortir, ça n’aidera pas… En revanche, il serait peut-être bon de faire des émissions qui remettent un peu en question le niveau des institutions américaines, type SEC & Co, mais forcément, c’est plus de boulot et c’est moins vendeur..


En conclusion, comme pas mal de monde dans finance je commence à être un poil lassé de la destruction systématique de l’UBS… Je le redis, le management de l’UBS a fait de erreurs, des grosses, ils ont été arrogants et on a tous envie de le leur faire payer, mais les coupables sont partis et ceux qui sont encore dedans ne sont pas tous responsables de ce qui se passe et des émissions comme celles de lundi les desserves et pire, sont totalement destructives pour tout le monde..  Alors, on balance une fois, ça va, deux fois, ok, mais là, ça commence à bien faire…

 

Si on continue comme ça moi aussi je peux commencer à taper sur certaines émissions pathétiques de la TSR..

 

Encore une chose, cette « opinion » s’adresse également à certains journaux qui prennent également un malin plaisir à enfoncer le clou….  Si c’est ça, autant acheter le Voici…

 

Je ne travaille plus là-bas, mais personnellement je suis 100% avec ceux qui y sont encore (enfin, ok, pas tous, mais la plupart..)… Alors : « STOP »… On peut regarder un peu en avant avec un brin de positivisme ????

 

Merci.

 

Morningbull

14:44 Publié dans Coups de Gueule | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | |  Facebook

dimanche, 22 février 2009

Juste une pensée pour un dimanche soir

Je lis les différents articles, opinions et déclarations de tous ces "brillants" politiciens, qui sont tous entrain de DONNER leur avis et se présenter en "DONNEURS DE LEÇONS"... 

C'est bien, ils sont tous devenus soudain parfaits, immaculés, ne violent JAMAIS la loi... Mais a-t-on oublié que pour arriver où ils en sont, ils ont volé, menti, trompé, trahi et déçu.. mais c'est vrai maintenant qu'ils sont gouverneurs, sénateurs, présidents, ministres, premier chancellier.. ON PEUT LEUR FAIRE CONFIANCE....

 

Pathétique...

Morningbull

19:53 Publié dans Coups de Gueule | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | |  Facebook

lundi, 15 décembre 2008

Compliance ? Régulation ? Laissez-moi rire...

Désolé, j’avais dit : « A demain », mais finalement on m’a branché sur un truc qui, il est vrai mérite qu’on s’y attarde quelque peu….

Revenons encore une fois sur l’affaire Madoff…

Quand on lit les différents articles que l’on peut trouver dans la presse, on se rend compte  de l’immense imposture qu’a développé Bernard Madoff au fur et à mesure des années, certains articles n’hésitent pas à mentionner le fait que pas mal de « régulateurs » ont fermé les yeux sur quelques irrégularités par-ci par là, principalement à cause du fait que Monsieur Madoff était l’ancien Chairman du Nasdaq et qu’il jouait au golf avec pas mal de beau monde…

Maintenant j’aimerais tirer un parallèle… Pour tout ceux qui travaillent dans une banque en Suisse et en Europe, nous avons tous eu l’occasion de voir tout ce que les américains nous inventé en terme de régulation ces dernières année. La plus belle d’entre elles étant le formidable « compliance » ou encore le magnifique « disclaimer », qu’au moindre écart en dehors des passages cloutés on est menacé à coup de SEC, de FBI ou bien d’autres acronymes encore… A la première incartade on nous colle leurs abrutis d’avocats qui vous poursuivent parce que c’était pas marqué sur le gobelet que le café, c’est chaud…et le pire c’est que leurs juges stupides sont d’accord avec eux….

Donc, depuis quelques années les régulateurs américains se sont érigés en ayatollahs de la finance, en pourfendeurs de la réglementation bancaire, en maître du jeu…. Tout ça parce que ..chez eux.. tout est IMPECCABLE … ok, ils se sont un tout petit peu gouré sur le concept des Subprimes, mais on ne fait pas d’omelette sans casser des œufs..  Donc ces Messieurs sont donc immaculés, ne font jamais d’erreur et se montrent parfait dans toutes les situations… visiblement… Tout le MAL de la finance venait uniquement des européens, qui on le sais sont mal éduqués en terme de régulation.. On va donc les mettre au pas…. Eh bien le retour de manivelle a été des plus violents…

Aujourd’hui… Est-ce que l’Union Européenne, Sarkozy, Trichet, Merkel, Maurer (non pas Maurer), Couchepin (euh non, pas Couchepin non plus…) auront le courage (j’aurais pu mettre autre chose) de taper sur la table et de demander des explications claires aux autorités américaines…  Comment une telle escroquerie à grande échelle  a-t-elle pu échapper aux soldats si vigilants, si parfait de la SEC ???? Comment a-t-on pu laisser Madoff mener un one man show aussi énorme sans creuser le sujet ??? OÙ ETAIENT LES DISCLAIMERS ??? OÙ ETAIT LE COMPLIANCE ???? OÙ ETAIENT LES « DUE DILIGENCE » ET SURTOUT OÙ ETAIT LA  SEC ?????   Sans parler de où était le bon sens, mais ça je crois qu’il est perdu corps et bien depuis longtemps…

Je suis conscient que beaucoup d’investisseurs ont perdu beaucoup d’argent dans ce scandale, mais le scandale réside aussi dans le fait que les USA ont laissé germer un escroc de haut vol dans son sein pendant des années, mais il était visiblement plus simple de fermer les yeux sur les opérations de ce Monsieur respectable (vous vous rendez compte ?? ancien chairman du Nasdaq ??? il ne peut être qu’honnête, car tout le monde le sait, un TOP MANAGER est forcément honnête…)…

Pour conclure, j’aimerais juste dire que si les américains commençaient par regarder chez eux avant d’aller expliquer au monde comment ça se passe.. Ils comprendraient peut-être que la bêtise n’est pas une qualité, que d’être assisté pour tout par des lois et des avocats débiles n’est pas une solution, que de laisser des règlements de compliance prendre le dessus sur le bon sens, nous amène à des aberrations comme nous le vivons en ce moment… Bon, on sait qu’ils n’apprendront pas de cette histoire, mais si au moins ils pouvaient au moins nous lâcher pendant quelques temps.. ça serait sympa… En tous cas la prochaine fois qu’un américain me parle de réglementation ou de « compliance », je ne suis pas sûr de garder mon calme…. Et je ne suis pas sûr d’être le seul aujourd’hui…

A bon entendeur…et merci à ...il se reconnaîtra...

Et euh.. bonne soirée…

Morningbull

16:04 Publié dans Coups de Gueule | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | |  Facebook

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