mardi, 05 juillet 2011

A qui le tour ?

 

 

 

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Comme certains d'entre vous le savent peut-être, j'écris également dans la TdG, version papier.. tous les mercredi.. sauf que là c'est fini pour deux mois because vacances... Comme je n'étais pas prévenu, j'avais déjà rédigé ma chronique pour demain, donc pour ne pas «gâcher », je vous la fait suivre...

 

 

 

A qui le tour ?

 

Après un suspens insoutenable qui nous a tenu en haleine jusqu'au dernier moment, , le parlement grec nous libéré d'un poids.. Maintenant que l'on sait que la Grèce sera sauvée, bien que nous ne sachions pas encore vraiment de quelle manière, il est temps de tourner nos regards vers la prochaine victime.

 

Et c'est la que la question se pose ; qui des USA et de l'Italie va remporter la palme du pays le plus mal barré de l'été.

 

Alors que le pays d'Obama bénéficie toujours de son statut de « celui qui gagne toujours à la fin », cette fois il espère bien pouvoir passer son tour. Mais il va falloir que les deux camps se mettent d'accord et laissent tomber leurs luttes de pouvoir afin de trouver une solution pour hausser le « plafond de la dette ». Entre nous soit dit, le plafond est déjà tellement haut aux USA que celui de la Chapelle Sixtine semble ridicule. Ceci dit, on peut leur faire confiance pour nous trouver LA solution de dernière minute, juste avant que le minuteur de la bombe s'arrête sur 0:00:01.

 

Ce qui fait un peu plus peur, c'est l'insistance avec laquelle l'Italie revient sur le tapis. Pourtant, en général quand on parle de l'Italie durant le mois de juillet c'est pour raconter comment ils se sont qualifiés pour la finale de la coupe du monde. Je suis d'ailleurs certain qu'à Rome, ils préfèreraient. Malheureusement on ne parle que de leurs difficultés à joindre les deux bouts. Les chiffres économiques qui sont sortis hier sont autant d'indicateurs que l'Italie est en train de s'enfoncer encore plus dans l'acronyme PIIGS.

 

Il est donc probable que cet été, on va beaucoup parler de l'Italie, sans compter qu'il y en a plus d'un qui a envie de voir Berlusconi passer à la trappe, même si ce n'est pas ça qui va régler le problème, surtout qu'il va falloir lui trouver un remplaçant et c'est pas gagné.

 

Thomas Veillet auteur du blog morningbull.blog.tdg.ch

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mercredi, 05 janvier 2011

500 millions d'amis


Si chez les chinois, l'année 2011 est placée sous le signe du lapin, il semblerait que chez Wall Street et ses pairs, elle soit définitivement sous le signe du « taureau », ou du Bull comme aime à le dire sur les places boursières. Les investisseurs commencent donc leur année 2011 en fanfare et semblent vouloir faire honneur au vent de positivisme qui plane sur les marchés depuis quelques mois. L'année précédente nous avait donné plein de raisons de déprimer et d'avoir peur, mais l'enthousiasme des intervenants en a décidé autrement. Maintenant, sur le seuil de ces nouveaux douze mois à venir, ceux qui n'ont pas cru en la hausse semblent parfaitement disposés à revoir leurs copies et changer leurs horizons d'investissements. Les obligations, c'est « out» et les actions, c'est « in ».

 

Les stratèges sont en train de revoir les compositions de leurs dossiers et on peut d'ors et déjà parier que la « part actions » va retrouver une place plus...disons, prépondérante dans les comptes de la clientèle. L'appétit au risque est de retour et les faibles rendements offerts par les obligations de qualité – et là je ne parle pas des obligations d'Etat du groupe PIIGS, mais des « vraies » obligations – est en train de diminuer et nous sommes reparti comme dans les belles années.

 

Vous voulez des preuves ? Regardez lundi passé, Goldman Sachs et un « client russe » ont investi dans « Facebook » pour 500 millions, portant l'évaluation de la boîte à amis à 50 milliards de dollars. Des gens qui paient n'importe quoi pour acheter des participations dans des sociétés qui ne vendent rien, ça ne vous rappelle pas les belles années ça ?

 

Thomas Veillet auteur du blog morningbull.blog.tdg.ch

 

 

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vendredi, 01 octobre 2010

Dow Jones 38820

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L’almanach des traders de Wall Street vient d’être publié et c’est lui qui l’affirme ; le Dow Jones sera à 38820 d’ici 2025. Pas 38200, pas 39540, non 38820 précisément. Pour mémoire,  hier soir il a terminé sa séance à 10858. L’ascension est encore longue.

Une fois de plus la médiatisation des analystes et autres prédicateurs de tous bords a encore frappé. Depuis que la bourse existe il s’est toujours trouvé des théoriciens pour venir nous inventer des objectifs complètement délirants. Cette stratégie peut paraître totalement ridicule, mais en faisant parler de vous avec un objectif hors-sujet…au moins vous ferez parler de vous. Qu’à la fin vous ayez raison ou pas, cela n’a pas de réelle importance.

dow-36000_2.pngL’histoire récente des marchés boursiers nous le rappelle régulièrement. En 1987, Elaine Garzarelli nous prédit le « Black Monday », depuis elle n’a fait que prédire la fin du monde sans jamais la trouver. A la fin des années 90, il ne se passe pas une semaine sans qu’un bouquin qui titre « Dow 36’000 » ne sorte des rotatives, on connait la suite. Récemment, Nouriel Roubini avait prévu la « crise » et depuis, il visite la planète pour nous explique comment nous allons mourir dans d’atroces souffrances, jusqu’à qu’il sombre dans l’oubli des tribulations boursières.

On peut essayer de prédire l’avenir du marché, on peut aussi jouer à l’Euro Millions, les chances de réussites sont les mêmes. Aujourd’hui, tout va vite, on veut gagner de l’argent à la vitesse de la lumière, ce qui fait que l’on a perdu la vision « long terme ». garzarelli.jpg

Alors, fixer des objectifs aussi lointains sert surtout à faire couler de l’encre, à satisfaire sa soif de gloire éphémère et à trouver un éditeur pour publier le livre qui va avec la prévision. Mais le pire, c’est que ça marche ; on a même créé un personnage à l’image de Roubini dans le film Wall Street 2 !

Morningbull

 

 

 

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Les « golden parachutes" en chute libre

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Le boss d’HSBC, Michael Geoghegan, vient de se faire pousser dehors et il part avec, tenez-vous bien ; 21 millions de francs. On se demande comment il va faire pour s’en sortir, connaissant le prix du leasing sur l’Aston Martin, sans compter l’entretien de son Sunseeker de 19 mètres. Non, définitivement, c’est trop dur.

Il y a près de trois ans, alors que le mot « subprime » voyait le jour, les CEO’s perdaient leur job aussi vite que la neige fond au soleil. Cependant, ils s’assuraient une retraite sereine au nom des Dieux des parachutes dorés.

En ce temps-là,  je me souviens que le patron de Merrill Lynch, Stan O’Neal avait été mis à la porte après avoir fait un « amortissement extraordinaire » de 8.4 milliards. Pour fêter son départ, on lui avait quand même fait  cadeau de près de 160 millions de dollars. Il était suivit quelques semaines plus tard par Chuck Prince (ex-Citigroup), pour le même type de reproches, mais lui, il partait avec 40 millions de dollars. On pouvait donc en déduire le dicton suivant « si vous devez faire une erreur, faites en une grosse ».

Avant de revenir au CCP que j’ai l’intention d’ouvrir pour le soutien moral de Michael Geoghegan, je ne peux m’empêcher d’être étonné du changement. Même si le monde de la finance est connu pour tout oublier et ne rien apprendre, les parachutes dorés ont subit un régime drastique. Le pire dans tout ça, c’est que Monsieur G. avait plutôt bien mené sa barque à ce jour. Pourtant, en comparant ce qu’il touche et ce que Stan O’Neal avait reçu, il y a de quoi crier à l’injustice ! En tous les cas, quand ils vont se croiser au club des CEO’s déchus, j’en connais  un qui va se faire chambrer.

Définitivement les parachutes dorés sont devenus bien tristes et on dirait que les banques ont commencé à apprendre la pudeur, même si le chemin est encore long.

Morningbull

 

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