jeudi, 19 janvier 2012
Le FMI à la rescousse
Une très belle journée en Europe comme aux USA, mais surtout aux USA. En ce début d'année le marché ne semble plus vouloir s'arrêter, les mauvaises nouvelles sont intégrées dans les prix, le pire semble derrière nous, les bonnes nouvelles sont amplifiées et plus les agences de rating parlent négativement des pays, des entreprises ou font des downgrades, plus les investisseurs se marrent et achètent le marché en disant « au moins, ça, c'est fait ». Hier l'Europe a commencé sa séance en léger repli, se sentant peu inspirée après la hausse de New York la veille. Pourtant, plus la matinée avançait plus les acheteurs se manifestaient, tout spécialement sur le secteur financier. Difficile de savoir pourquoi puisqu'aucune nouvelle était à retenir dans les premières heures de la journée, au contraire le comportement du secteur, la veille à New York ne poussait pas forcément à investir là-dedans. Et pourtant c'est là que les achats se concentraient durant les premières heures de la journée, là et sur ASML et ses pairs du secteurs des semiconducteurs, mais ça c'était à cause des bons chiffres publiés avant l'ouverture.
Le matin fût encore émaillé de quelques auctions, les allemands sont venus emprunter de l'argent à 0..17% sur 2 ans, presque un nouveau plus bas. En décembre ils avaient emprunté à 0.39% pour la même période. Les Portugais ont fait de même, également à un taux plus bas que la dernière fois, démontrant que, pour l'instant les tensions se calment sur de ce côté-là. Et puis à noter également que de plus en plus de nouvelles pointent en direction d'une solution en Grèce, les investisseurs privé et le Gouvernement sont en train de devenir très amis et de plus en plus « d'observateurs » parient sur un règlement à l'amiable dans les jours à venir, règlement qui repousserait le risque de défaut de quelques mois à nouveau.
Et puis sur les coups de midi environ, on tenait une ébauche de réponse ; le FMI annonçait vouloir augmenter sa capacité de prêter à 500 milliards de dollars contre les 200 milliards prévus à l'origine, sur les prochaines années on parle même de monter cette capacité à 1000 milliards. Cette annonce a surpris tout le monde et le marché a accéléré sa hausse. Surtout dans le secteur financier, permettant clairement de voir que hier matin, il y avait des gens qui connaissaient la nouvelle du FMI avant son officialisation, enfin je dis ça, je dis rien, mais il faudra m'expliquer le contraire. Encore une fois, il y en a qui sont plus égaux que les autres. Ceci mis entre parenthèses, le marché a pu continuer sa marche en avant, même si en fin de journée les Européens dégageaient tout de même leurs positions, se disant que c'était quand même beaucoup d'argent que le FMI mettait à disposition et que ça voulait peut-être dire que tout n'allait pas si bien que ça. Bref, les places de bourses européennes sont globalement constructives, mais elles ont quand même la trouille...
Ensuite New York a pris le relai, la bonne nouvelle du FMI donnait déjà une confiance solide, mais c'était sans compter les annonces de pré-ouverture aux USA. Tout d'abord les chiffres économiques. De ce côté-ci, la Production Industrielle était en hausse contrairement au chiffres du mois de novembre, ce qui est assez rassurant, mais c'est surtout les chiffres de l'immobilier qui donnaient du carburant aux « bulls » et qui tétanisaient les shorts sellers et autres plantigrades. Le Housing Market Index était attendu à 21 et il est sorti à 25. Il est clair que présenté comme ça, il n'y a pas de raison de s'exciter plus que tant, mais quand on sait que ce niveau n'avait plus été atteint depuis 4 ans et demi, soit juste avant l'implosion des Subprime, on peut commencer à se dire que quelque chose est en train de se passer du côté de l'immobilier. Et quand on connaît l'importance du marché de la pierre dans le coeur et dans l'économie des américains, on se dit que tout cela additionner peut quand même vouloir dire qu'il se passe quelque chose.
Les intervenants ne mirent d'ailleurs pas longtemps pour faire leurs calculs ; si l'on tient compte du fait que l'emploi va mieux, au regard du nombre de Pères Noël qui ont été engagés en décembre et que si en plus, les quelques américains qui ont de l'argent de côté recommencent à s'acheter des maisons, ça fait tout de même deux des piliers du fonctionnement de l'économie US qui sont de retour, si ça se confirme dans les mois qui viennent, le ciel pourrait clairement se dégager.
Une fois le côté économique et une fois que les intervenants se sentaient à l'aise de ce côté, il était temps de passer aux chiffres de Goldman Sachs. Comme je le mentionnais hier, suite aux chiffres de la concurrence, on attendait des chiffres pourris du côté de la firme de Lloyd Blankfein, les analystes avaient déjà joué au jeu de l'anticipation et avaient drastiquement coupé leurs attentes afin de n'être pas « trop déçus ». De côté-là ils ont pu être rassurés, ils n'ont pas été déçus. A force de couper les attentes et de peindre le diable sur la muraille ils ont pré-mâché le travail de Blankfein qui n'avait plus qu'à ne faire « pas trop mal » pour arriver à des chiffres corrects. Comme il n'est pas trop stupide, il avait déjà coupé les coûts un maximum, sachant que quand on ne peut plus générer trop de croissance de par soi-même, il vaut mieux arrêter de payer n'importe quoi à n'importe qui est que finalement, un analyste peut aussi bien traverser l'Atlantique en Economy, il ne va pas en mourir pour autant. Et quand bien même, si il meurt ça fera un type de moins à licencier.
Donc le marché attendait 1.24 cents par action. Goldman Sachs a annoncé 1.84 cents par action. Et paf, caramba, encore raté. De ce point de vue-là, c'est une victoire majeure et ils ont complètement explosé les attentes, bien que 50% d'écart par rapports aux attentes des analystes, c'est monnaie courante dans le secteur bancaire, tellement ils sont mauvais dans ce secteur ou tellement les bilans des banques sont impossibles à interpréter et que même une chatte n'y retrouverait pas ses petits. Uniquement sur les chiffres d'hier, c'est très bon, ils ont nettement battus les attentes, coupé les coûts, amaigris les staffs, préparé la banque pour un retournement de situation, si le marché repart dans le 3 prochaines années ils vont faire un carton et on n'a pas fini de parler d'eux.
En revanche, si l'on compare ce dernier trimestre avec celui d'il y a un an, ouch. Il y a de quoi pleurer, puisqu'il y a un an, ils gagnaient simplement le double pour la même période. Il y a un an les revenus trading étaient monstrueux à croire qu'ils n'avaient fait QUE des opérations d'initiés ou du « front running » et cette année les revenus trading sont anémiques à faire peur, comme si ils étaient revenus dans le monde des mortels... En conclusion et en comparaison sur 12 mois, ces chiffres d'hier sont simplement merdiques. Le titre ne s'y est pas trompé puisqu'il est en baisse de 44% sur cette période...Néanmoins, que l'on se rassure, les investisseurs du moment ont un vision long terme qui frise la mémoire du poisson rouge, ce qui fait qu'ils se sont basés uniquement sur le fait qu'ils ont pulvérisé les attentes et le titre a pu s'envoler de 6.8% sur la séance.
Compte tenu de toutes ces nouvelles il ne pouvait pas arriver grand-chose au marché US. Dès l'ouverture il prenait l'ascenseur, idéalement placé sur son support des 1294, le S&P500 n'avait plus qu'un grand coup de pied à donner pour s'envoler en direction de la résistance psychologique des 1300, la transpercer et s'arrêter à 1308 au plus haut de la journée et au plus haut depuis 6 mois. Jamais depuis le 28 juillet nous n'étions revenus sur ces niveaux. Visiblement, là aussi il se passe quelque chose. D'un point de vue technique, je sais que plein d'analystes techniques fans des vagues d'Elliot, nous prédisent un krach imminent, mais pour le moment on devrait avoir l'énergie pour aller chercher les 1350 assez rapidement, surtout si les « stars » qui publient ces prochains jours ne déçoivent pas (IBM, Intel, Microsofot et GE), en ce qui concerne Intel qui viendra ce soir après la clôture, ça devrait aller si l'on tient compte du fait que ses concurrents partout dans le monde ont publié des chiffres extrêmement positifs (Linear Tech encore hier soir, après ASML hier matin). Sans oublier Yahoo ! Qui montait suite au départ de son fondateur Jerry Yang, réaction qui fait toujours plaisir, mais comme Yang avait refusé le take-over 100% plus haut, il y a de la rancoeur...
Et comme le FMI va survoler l'Europe avec un gros avion et larguer des tonnes de billets de 100 $, comme il faudra les changer pour les dépenser sur le continent la monnaie de l'Union a repris quelques couleurs et parvient enfin à terminer une séance ailleurs que la tête dans le sable. En parallèle l'or continue sa lente remontée, depuis quelques jours, il ne va pas vite, mais il remonte tous les jours. Hier encore il gagnait 0.25% à 1664$, à ce rythme-là on atteindra les 2'000 dans deux ans, mais il y va gentiment. Côté pétrole hier il y avait des choses à dire, mais entre le positif et le négatif, à la fin l'or noir termine en légère hausse. Il y avait d'abord le fait que le Gouvernement US a refusé la construction d'un pipeline qui aurait traversé les USA du Canada au Mexique, bien que TransCanada puisse redemander encore une fois, la déception était tout de même présente. Ensuite il y avait les chiffres des inventaires API qui indiquait que les stocks avaient augmenté de 4.3 millions de barils alors que les analystes attendaient une hausse de 2.6 millions et ils ont ajouté que les approvisionnement étaient en baisse de 900'000. Mais là ça faisait trop de données à analyser en même temps, donc dans le doute autant ne rien faire, mais attention ce n'était que l'API, l'EIA viendra ce soir, décalé pour cause de congé ce lundi et pas assez de temps pour calculer sinon...
Puis Morgan Stanley a augmenté son objectif sur le baril à 125$ contre 115 auparavant, citant les instabilités politiques dans la région du Golfe, sachant que les experts continuent de prévoir que l'armée US qui quitte l'Irak devrait faire un stop par Téhéran d'ici le début du mois de février. A noter que Morgan Stanley n'a pas augmenté son objectif sur le baril à la hausse, mais également sur son scénario baissier. Ils passent de 75$ à 85$. En gros ils ont un truc que je ne connaissais pas. Sur le même sous-jacent, ils ont deux possibilités 1) le scénario haussier et 2) le scénario baissier.. C'est clair qu'en fonctionnant comme cela le risque d'être faux diminue drastiquement. Ce matin le baril, bullish ou bearish est à 101.39$, les bruits de bottes aidant tout de même pas mal.
Dow Jones 12579 +0.78%
S&P500 1308 +1.11%
Nasdaq 2770 +1.53%
Londres 5702 +0.15%
Paris 3265 -0.15%
Francfort 6355 +0.34%
Milan 15278 -0.31%
Madrid 8421 -1.34%
SMI 6116 +0.99%
Tokyo 8645 +1.11%
Hong Kong 19906 +1.11%
Shanghai 2396 +0.91%
Sydney 4292 +0.26%
Ce matin en Asie, on a juste fait les mathématiques nécessaires et bien relu les commentaires de marchés américain, du coup il ne restait plus qu'à répéter l'histoire encore une fois. On reprend les financières because règlement de la crise grecque à court terme, chiffres positivement interprétés chez Goldman et support officiel, conséquent et déclaré du FMI. Ensuite vu que nous sommes en Asie, on n'a pas besoin de leur faire la leçon sur le concept de la technologie et étant donné la grande forme de ce secteur aux USA, il y a de quoi s'amuser à l'extrême est de la planète. Tout ce qui est semiconducteurs sont en folie, on se croirait en l'an deux mille. La cession de ce jeudi est donc très bien orientée et les chiffres « d'after close » aux USA étant encore dans la bonne direction, il n'y a pas de raison de se priver.
A noter que l'Australie termine l'année 2011 comme étant la pire en terme d'emploi depuis 1992. Ils ont encore perdu des emplois en décembre pour le second mois consécutif et les traders estiment déjà qu'il y a 88% de chances que le Gouvernement baisse les taux rapidement. Le taux de chômage est de 5.2%.
Après des les heures officielles de marché, hier soir il y avait des publications de trimestre sur la Côte Ouest des USA. Trois noms à retenir ; eBay, F5Networks et Xilinx. Une seule direction : la hausse, 2.2% pour le géant de l'auction on-line, bien que les chiffres étaient moyennement encourageant et 7% de hausse pour F5 qui annonçait des bon chiffres et pareil pour Xilinx, rappelant encore une fois que crise ou pas crise, le secteur de la technologie s'en sort plutôt bien dans cet environnement pourri et semble avoir appris du passé, contrairement à d'autres. Les titres de WebMD grimpaient de 3% après que le milliardaire Icahn ait annoncé l'augmentation de sa participation à 11.6%. Et le seul titre qui décevait en fin de journée était Sanmina qui était nettement en dessous des attentes du marché. Le titre reculait de 6%.
Ce jeudi promet encore une avalanche de nouvelles. Tout d'abord du côté des chiffres du trimestre on commence à attaquer les gros morceaux et il commence à y avoir du monde à vouloir intéresser les journalistes. Avant l'ouverture de New York, il y aura le très attendu Bank of America, mais pas seulement puisqu'ils seront accompagnés par : BlackRock, Fairchild Semi, Freeport McMoran, Morgan Stanley, United Health et Rockwell. Ensuite après 22h heure de chez nous, il y aura American Express, Google, Intel, IBM et Microsoft. Tu parles de Titans.. En l'espace de quelques heures une belle partie des gros players du Dow Jones seront sortis. Ça promet de l'action et comme si ça ne suffisait pas, GE publiera demain avant l'ouverture de vendredi. La journée de vendredi promet donc d'ors et déjà d'être sportive.
A noter qu'après deux semaines de trading en cette année 2012, le marché américain vient de s'offrir son plus beau départ depuis 1987, ce qui n'est pas forcément une bonne nouvelle puisqu'on se souvient comment s'est terminée l'année 1987, espérons que les similitudes avec 1987 s'arrêteront là. En tous les cas, pour le moment le consensus des prévisions de l'année se confirme, puisque l'on devait avoir un beau premier semestre, puis une fin d'année merdique pour se retrouver où l'on était au début. Reste à voir si le « sell in may and go away » sera toujours à la mode.
Un réseau d'insider trading aurait été démantelé aux USA, 7 amis avait fondé une espèce de club d'investissement et se passaient des informations confidentielles sur DELL et en faisaient profité les autres. Le FBI a démonté le réseau qui nie bien sûr avoir fait quoi que ce soit d'illégal et le FBI à l'air tout surpris d'être tombé sur une organisation pareille, c'est touchant de naïveté. On est tout surpris de savoir qu'il y aurait des gens qui seraient mieux informés que les autres...houlà-là-là.. Je suis choqué, moi qui croyais que la bourse c'était Alice au pays des merveille et que tout le monde il était beau et que tout le monde il était gentil, je tombe de haut...
Nicolas Sarkozy joue sa dernière carte sur l'emploi à 3 mois des élections. Le Président de petit taille a annoncé un plan de 500 millions pour financer des mesures d'urgences destinées à enrayer le chômage. D'entrée il va engager 1'000 personnes pour le service public de l'emploi. Donc pour enrayer le chômage, on engage plus de personnes pour bosser « au chômage », à ce rythme-là, ça va devenir l'industrie première du pays, dommage que ce soit un centre de coût. Il a également dévoilé le projet d'une banque d'investissement pour l'industrie, banque qui travaillera en collaboration avec les banques existantes. Les réactions à son plan son mitigées, mais étant donné que ce sont principalement des interventions avec un but politique unique, la réélection, je ne suis pas sûr que ça vaille trop la peine de s'y attarder.
Pour une fois que S&P ne vient pas peindre le diable sur la muraille et nous conseiller de capturer des rats pour manger dans les mois à venir, ça vaut la peine de le signaler. Hier ils ont déclaré qu'ils ne retireraient pas le triple A allemand en 2012, même si il y a une récession, l'agence de rating est hyper-sereine sur ce sujet. En ce qui concerne la Grèce qui cherche à trouver une solution pour réduire ses dettes, on en parle encore dans le NY Times de ce matin, les Hedge Funds qui sont engagés en Grèce ont prévenu, si la Grèce les forces à prendre une perte sur leurs investissements, ils iront à la Cour Européenne des Droits de l'Homme. Houlàààà, c'est vrai qu'il n'y rien de plus grave à traiter là bas que les soucis des gentils Hedge Funds managers...
Pour ce qui est des chiffres économiques, nous aurons le CPI, les Housing Starts, les Jobless Claims, le Bloomberg Comfort Index, le Philadephia Fed Survey et les chiffres du Gaz et du Pétrole. Pour le moment l'enthousiasme asiatique fait plaisir à voir et même les futures américains refusent de baisser le pavillon même si ils ne sont qu'en hausse de 0.05%. Après une journée comme hier on aurait pu assister à un léger fléchissement du genou, mais rien pour l'instant on s'accroche.
Voilà. En ce qui me concerne c'est tout pour aujourd'hui, je ne sais pas ce qui traîne comme virus, mais c'est pas simple à combattre, je vais retourner me finir au « grog-thé-vieille-prune », histoire de tuer les microbes et de faire tomber la fièvre qui me cloue par terre... Cependant, je vous souhaite une excellente journée, que votre nespresso de la matinée soit aussi bon que possible et que votre bircher muesli soit agréable comme il se doit. N'oubliez pas de ne pas grignoter entre les repas et de manger 5 fruits et légumes par jour. Au cas où les frites du McDo ne sont pas considérées comme des légumes.
Excellente journée à vous tous...et à demain.
Morningbull
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mercredi, 18 janvier 2012
Nous sommes prudemment optimistes, mais plus optimistes que prudents, ou alors c'est le contraire
En ce qui concerne Wall Street, cette première séance de la semaine fût un succès. Bon, d'accord ce n'est pas l'euphorie totale, mais globalement quand on regarde l'hyperactivité des agences de rating qui sont incapables de la fermer plus de 24 heures, on peut s'estimer contents. Après le downgrade de ce week-end, les opérateurs de marché se sont concentrés sur les nouvelles économiques et fondamentales qui sortaient, mettant un bémol aux multiples downgrade de S&P et aux déclarations de Fitch.
D'un côté on sait que les annonces des agences de rating ont autant de valeur que... ah ben non en fait, ça n'a aucune valeur. Je ne vois rient sur cette terre qui puisse valoir les opinions de S&P ou d'un autre d'ailleurs. Donc, on a préféré se concentrer sur les bons chiffres du GDP chinois qui démontre qu'il y a au moins une économie qui cartonne dans ce monde et qui n'est pas perturbée par les problèmes de l'Europe.
Dans la foulée, les chiffres du ZEW étaient bons, les chiffres économiques US pointent toujours en direction d'une reprise et les auctions de la journée (Grèce et Espagne) se sont relativement bien passées, les rendements des dettes pointant toujours en direction de plus bas. Même les discours de Fitch et de S&P qui « pensent » que la Grèce sera en défaut d'ici mars, mais que le défaut se fera en ordre de marche que ça ne sera pas « si grave » que ça, n'ont pas impacté le marché ou alors que très brièvement. L'Europe a ouvert fort et malgré quelques faiblesses durant la séance, démontrant tout de même que nous ne sommes pas guéris et que quand ça commence à baisser les machines automatiques s'affolent et ne savent plus comment traiter (et qu'un jour ça va nous péter à la figure). Peu importe, à la fin la séance fût bonne en Europe et constructive aux USA, le S&P parvenant même à clôturer SUR son chiffre magique comme ils disent là-bas, les 1294. Parfait pour entamer la prochaine vague de la hausse de janvier.
Pourtant quand on regarde dans le détail, il y avait tout de même choses qui n'étaient pas « top ». A moins que vous étiez sur une île déserte pour les sélections de Koh Lanta, vous ne pouviez pas ignorer le fait que ce mardi 17 janvier était une des dates importantes pour les publications des chiffres trimestriels, puisque c'est ce jour que Citi et Wells Fargo ont choisi pour faire leur bilan des 3 derniers mois. Eh bien c'est vite vu, c'est 50/50. Citi est pourri et Wells Fargo était bon. A la fin c'est Citi qui gagne le combat des titans et qui tire le secteur à la baisse, faisant peur à tout le monde, sachant que ce mercredi se sera le tour de Goldman Sachs et que jeudi c'est BofA qui publiera. Et à voir ce que Citi nous montre, ça ne sera pas bon. Même si à la fin de l'été 2008 on aurait tué pour avoir un trimestre pareil après la crise du Subprime, depuis ce temps, nous avons remonté notre standard et on attendait un peu plus.
Encore une fois, comme à chaque fois que les banques publient leurs chiffres, entre la réalité et les attentes des analystes, il y a un monde. Encore une fois, la citation : « les cordonniers sont les plus mal chaussés » est parfaitement exacte. Le secteur financier est LE secteur où les attendent sont le plus complètement à côté de la réalité, mais à la fin ça ne change pas grand-chose parce que tout le monde fait une remise à niveau de ses spreadsheets, et on repart à zéro. Néanmoins, hier ce n'était pas top pour le secteur, mais on essaye quand même d'y croire parce que sans un retour de c't'équipe, on n'aura pas de « vrai » rallye en 2012. Dans la foulée et parce que finalement c'est assez logique, en fin de cession européenne, une nouvelle rumeur commençait à courir dans le marché : « selon des sources bien informées, S&P downgraderait les banques européennes. Ben tient !!! C'est assez logique à la fin, tu ne peux quand même pas estimer qu'un pays aura des perspectives pourries, sans te dire qu'à l'intérieur même de son industrie, secondaire ou tertiaire, il y aura des conséquences.
C'est assez logique comme downgrade, mais la logique étant un attribut dont les agences de rating sont habituellement dépourvues, ça pouvait surprendre. Dans le doute, les vendeurs s'attaquaient à tout ce qui se rapprochait de près ou de loin à une financière et même des fois des trucs qui n'avaient rien à voir avec les financières, mais on ne sait jamais, sur un malentendu, ça peut marcher.
En fait à la fin S&P a bien dowgradé des valeurs, mais c'était loin d'être des financières, ou alors EDF et SNCF se sont sacrément restructurés récemment. Sont également downgradés des entreprises publiques françaises, comme l'Unedic, la Cades, le Réseau Ferré de de France, l'Epad et d'autres trucs qui ne vont pas nous changer la vie. En revanche, cette attitude, laisse à penser que la perte du triple A français n'est qu'une première étape et qu'à moyen terme, il y a encore du boulot de côté pour S&P.
A la fin le secteur financier, que ce soit en Europe ou aux USA, aura vécu une journée moyennement drôle. En revanche, la technologie a pris le relai. Aux USA l'indice que l'on qualifie de « techno », soit le NASDAQ était le plus fort des trois compères. La faute à Apple qui accroche un nouveau plus haut historique de tous les temps. La compagnie californienne a touché les 424$ record battu. Pendant ce temps le CEO d'Amazon, Jeff Bezos recevait le prix du CEO de l'année, les semiconducteurs étaient en forme et même RIMM, la mère patrie du Blackberry était en folie et après une hausse de près de 8% hier, il se disait que selon des sources autorisées, ils seraient en train de se vendre à Samsung. Cela reste à confirmer et comme ça en regardant, je ne vois pas ce que cela peut apporter à Samsung ou alors retirer un concurrent du marché, ce qui ferait aussi le bonheur d'Apple. On a également appris que l'ex-CEO historique de Yahoo !, Jerry Yang a filé définitivement son sac et quitte immédiatement ses fonctions au Conseil d'Administration du moteur de recherche et le titre s'envole. Belle performance du secteur automobile qui voit une forte demande de l'étranger et tout semble aller très bien pour eux, tant qu'ils n'essayent pas de vendre en Europe, mais hier les BMW's, Daimler et autre Renault étaient sacrément bien orientés, reste Porsche qui ne parvient pas à sortir du lot et se traîne comme si ils étaient passés à l'hybride - en fait ils sont passés à l'hybride, ça doit pas être ça alors.
Dans les « mauvaises opérations » de la journée on retiendra Carnival qui se faisait laminer après le naufrage du Concordia. Le propriétaire du paquebot de luxe a été violemment sanctionné par les marchés alors que la polémique autour de l'attitude du capitaine fait rage. Le titre abandonnait 14% de sa valeur.
Côté or et pétrole ça reste toujours très calme et mis à part les tergiversations de l'Euro, qui tente le rebond tous les jours mais qui se fait renvoyer à la niche tous les soirs, il n'y a pas grand-chose qui draine l'intérêt sur les ex-stars des commodities. Ce matin l'once d'or s'échange à 1656$ et le baril de pétrole est à 101.36$, attendant patiemment l'annonce des chiffres des inventaires qui auront lieu ce soir. On sait déjà que ce sera complètement à côté des attentes, reste à savoir de combien et dans quel sens, l'équation est aussi simple que cela à résoudre. A noter tout de même que Morgan Stanley a coupé ses prévisions sur les métaux pour l'année 2012, rassurez-vous ils sont toujours bullish, mais un peu moins en terme d'objectis. L'or ne devrait aller « plus qu'à 1845$ ».
Dow Jones 12482 +0.48%
S&P500 1294 +0.36%
Nasdaq 2728 +0.64%
Londres 5694 +0.65%
Paris 3270 +1.40%
Francfort 6333 +1.82%
Milan 15326 +0.69%
Madrid 8535 +1.01%
SMI 6056 +0.41%
Tokyo 8579 +1.34%
Hong Kong 19686 +0.30%
Shanghai 2396 -0.46%
Sydney 4285 +0.18%
Sans grande originalité, dans la foulée de hausse en Europe et aux USA, les marchés asiatiques sont en montée, sauf Shanghai qui rame et qui corrige des excès de ces derniers jours, on ne peut quand même pas monter tous les jours sans conséquences.
Une de nouvelles de ce mercredi sera sûrement l'annonce de la Banque Mondiale qui baisse ses prévisions de croissance globale pour la planète Terre. La croissance pour cette année, en ce qui concerne les pays « développés , (reste à savoir si on en fait partie) ne sera « que » de 5.4% contre 6.2% précédemment, on est donc content de savoir que la Banque Mondiale ait fait sa sortie annuelle, on peut la remettre dans la naphtaline et attendre janvier prochain pour voir si ça va mieux.
Dans un récent sondage, on apprend que les millionnaires sont en faveur de la taxe « Buffet » qui voudrait que les riches paient plus d'impôts pour soutenir l'Etatt, pour autant que ce ne soit pas EUX qui paient. Ça leur paraît plus simple si c'est les autres qui prennent ça en charge. Chose dont on ne pas leur en vouloir.
Selon un Hedge Fund Manager proche du dossier, la Grèce serait sur le point de trouver un « deal » avec ses créditeurs afin de leur racheter leur propre dette pour 32 cents pour un euros. Ce fund manager pense que la Grèce ne pourra pas rembourser son échéance de 14.5 milliards d'euros qui arrive à échéance en mars, mais d'ici là, ils auront trouvé un accord avec tout le monde pour éviter un défaut. C'est 32 cents ou que dalle...
Le Barron's se demande si il n'est pas temps d'acheter le secteur financier et il n'a peut-être pas tort. Si les choses se calment en Europe, ce sera probablement THE place to be pour l'année en cours. Il faut surveiller la chose attentivement car le retour en grâce pourrait être violent si il a lieu.
Côté chiffres économiques, nous aurons de quoi nous occuper, il y aura les MBA Purchase Applications, le PPI, les ventes des grand-magasins, le Redbook, la Production industrielle, le Housing Market Index et le Treasury International Capital. Mais au-delà de ces chiffres, nous allons également avoir du boulot du côté du trimestre, avec ASML. Goldman Sachs et US Bancorp avant l'ouverture et eBay, Sanmina et Xilinx après la clôture.
Pour l'instant les futures sont bien orientés, mais avec les chiffres de cette après-midi, tout peut changer, même si, en ce qui concerne Goldman on s'attend vraiment au pire, donc au cas où c'est « moins pire », ça pourrait être drôle...
En ce qui me concerne, je vais passer la journée à lutter contre la fièvre qui vient de me tomber lâchement dessus et je vous retrouve demain pour de nouvelle aventures (si je m'en sors)..
Encore une chose, si vous voulez vous « exprimer », pour une fois et que vous en avez marre du réseau de transport genevois qui nous rempli de joie chaque jour, sachez qu'il y a une pétition qui tourne au cas où :
http://img69.xooimage.com/files/3/a/3/p-titiontpg-30718fa...
A demain et bonne collecte de signatures !!!
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mardi, 17 janvier 2012
A se demander qui de la Grèce et de S&P va disparaître en premier
Entre la séance de vendredi passé et celle d'hier, le maître mot fût donc (encore une fois) downgrade, downgrade et downgrade. A moins d'être parti en exploration sur la face cachée de la Lune, vous ne pouvez avoir raté les rumeurs de downgrade, puis la confirmation des rumeurs de downgrade par S&P. Downgrade de plusieurs pays Européens, dont la France – très attendu depuis des mois – Cette annonce n'a surpris personne, en revanche, ce que j'ai trouvé fascinant c'est la manière avec laquelle c'est arrivé dans le marché ; via une dépêche Reuters qui relayait les déclarations de « quelqu'un de haut placé dans l'Union Européenne », cette personne laissait entendre que S&P allait donc faire son travail de charognard dans la soirée de vendredi. Chose promise, chose due. C'est donc une certitude, il y a des « gens » qui sont mieux informés que les autres et c'est toujours rassurant et agréable de savoir dans le monde merveilleux qui nous entoure. Ça fait plaisir et ça donne pas l'impression que l'on se fait balader par des gens qui ne jouent pas avec les mêmes cartes que le commun des mortels, mais en même temps je ne suis pas vraiment surpris, va comprendre.
En gros, les clowns de S&P ont fait leur office. Ça faisait longtemps qu'ils nous le promettait, ils ont finalement réussi à mettre la touche finale à leur spreadsheet excel pour être SÛRS que la France devait perdre son triple A. Je ne vous parle même pas des autres pays, car pour être franc, tout le monde s'en fout et que l'Italie ou l'Espagne soit un ou deux crans plus bas ne résoudra rien, ne simplifiera rien, en revanche, politiquement parlant le downgrade de la France a dû faire pleurer dans le chaumières UMP. En revanche, ce qui est assez drôle et pas forcément surprenant à la fin, c'est que cette annonce n'a même pas fait broncher le marchés à la baisse. Ils s'en foutent complètement, au contraire c'est presque une bonne nouvelle parce qu'au moins nous savons maintenant où nous en sommes. Et puis comme S&P est quasiment tout le temps faux en terme de timing, c'est peut-être carrément le signal d'achat du rallye d'après Noël, c'est un nouveau celui-là, il vient de sortir...
Donc voilà, depuis vendredi après-midi on ne parle plus que de «ça », plus que de ce downgrade et des éventuelles peut-être c'est même pas sûr conséquences sur l'économie et les marchés. New York aura fini sa semaine en roue libre, parce qu'ils étaient à la veille d'un long week-end pour fêter Martin Luther King et que personne n'avait réellement envie de faire les grandes manoeuvres avant trois jours de congé. Et puis à la fin, ce downgrade, ça change quoi ??? Oui, que dalle en effet, je suis d'accord avec vous. Au pire on sait à quoi s'en tenir et la France aura un peu plus de peine qu'avant pour se refinancer, quoi que, c'est même pas sûr.
En tous les cas, cette annonce aura donné du travail aux journalistes et de quoi causer durant les brunchs du dimanche matin. Du coup l'opposition française aura trouvé un nouveau souffle à son programme de campagne et puis le Ministre de l'Economie aura passé son week-end à trouver une explication pour expliquer pourquoi et comment finalement ce downgrade n'est pas si grave.
Mais au-delà de l'annonce de S&P, ce qui revient une fois de plus sur le marché, c'est la question de savoir si ces agences de rating ne feraient (par hasard) plus de mal que de bien. La réponse est OUI, elles font plus de mal que de bien. Même Mario Goldman Draghi Sachs l'a déclaré hier ; nous devons apprendre à nous dissocier de ces réactions « mécaniques » induites pas un downgrade de telle ou telle agence, nous devons apprendre à intégrer ces informations comme un paramètre supplémentaire à la prise de décision et non pas à comme la réponse à toutes les questions et la mère de toutes les solutions d'investissements... De plus il faut tout de même reconnaître et être conscient d'une chose ; le jour où les agences de notations auront trouvé la formule magique pour être juste à tous les coups, ils feront de l'investissement et non pas des recommandations...
De plus ce qui est phénoménal, c'est que vous trois agences américaine, pas une européenne et une chinoise et les 4 agences existantes n'ont pas les mêmes rating !!! Pourtant ils ont tous fait les mêmes études, mais apparemment les paramètres utilisés ne sont pas les mêmes et à la fin, la réponse n'est pas vraiment similaire entre elles. Pourtant à la fin il y qu'une seule France, qu'une seule Italie... c'est donc forcément que leur prise de position sur une dette ou sur une autre frise tout de même la spéculation. Ce qui veut dire qu'à la fin, ils ne sont pas mieux que le plus vicieux des Hedge Funds et le plus corrompu des traders, ils prennent des paris, des fois ils sont justes et des fois ils sont faux. Généralement ils sont faux, mais va savoir pourquoi, au travers des années, nous leur avons donné une légitimité. Il est peut-être temps de la reprendre.
Pour le reste, le marché aura été calme et finalement, compte tenu des évènements, relativement bien orienté, même si vendredi aura été une journée « compliquée » comme ils disent sur BFM quand ils ne veulent pas dire qu'ils n'y comprennent rien et que ça va dans tous les sens, ce lundi en l'absence des ricains la séance européenne aura été relativement bonne. Surtout quand Moody's est venue confirmer qu'elle gardait toute sa confiance à la France en lui confirmant son triple A... Comme quoi, encore une fois, mêmes études, mêmes mathématiques (que ce soit chez l'un ou chez l'autre 1+1 fait toujours deux) et pourtant le résultat de l'équation n'est pas le même, ce qu'il y a de bien, c'est que les agences de rating commencent même à se contredire entre elles. Si vous voulez mon avis, c'est le début de la fin. C'est comme les dinosaures, un jour on va se réveiller et ils ne seront plus là. Pas les dinosaures, les agences de rating.
Et puis pour ne pas être en reste et justifier une certaine cohérence dans leurs annonces, S&P est venu downgrader la note du fonds de sauvetage. Oui, vous savez ce bon vieux EFSF n'est plus triple A non plus. Forcément quand tu coupes les ailes des pays qui le finance, tu peux tout même pas lui laisser son triple A juste parce que l'Allemagne est le plus gros contributeur et puis en même ça fait parler encore une fois S&P. Je rappelle pour mémoire que les agences de rating avaient tout de même mis des triples A sur les produits « subprime » de l'époque, les investisseurs qui sont collés avec des produits Lehman Brothers sur l'immobilier apprécieront le niveau de compétence.
Bon assez parlé d'eux. En même temps je ne voulais pas trop m'éterniser sur le sujet, mais force est de constater que c'est LE sujet chaud-bouillant dans les marchés. Et sans ça, je ne sais pas de quoi on parlerait parce que les bons chiffres de Richemont ou les moins bons de Holcim, on a quand même vite fait le tour et force est de constater que quand les américains ne sont pas là, on s'ennuye rapidement. Un seul être vous manque et tout est dépeuplé.
Dans la foulée du downgrade du fonds EFSF, S&P a tout de même ajouté que si on augmentait un peu la taille du-dit fonds, clin d'oeil amical aux pays « encore triple A en Europe », l'agence américaine pourrait envisager peut-être de remonter la note. L'Allemagne, puisque c'est le premier pays concerné qui devrait mettre la main au porte-monnaie, a déjà déclaré qu'ils ne voyaient pas la nécessité de remettre du pognon sur le tapis. Les trois autres pays encore badgés triple A n'ont rien dit pour le moment, les Pays-Bas, le Luxembourg et la Finlande se réservent peut-être pour plus tard ou alors qui ne dit mot consent, reste à savoir quoi... Pendant ce temps, Draghi a laissé entendre qu'il faudrait peut-être renflouer le fonds, laissant donc la porte ouverte à toutes les fenêtres. Peu importe à la fin le marché monte et le fait que l'on reparle de la Grèce qui pourrait mettre la clé sous la porte plus tôt que prévu ne perturbe même plus les investisseurs. On l'impression que nous avons tellement discounté la fin du monde dans les prix du marché que plus rien ne semble vouloir impacter les marchés actions. En tous les cas, il faut admettre que quelque chose a changé ces derniers mois, parce qu'il y a 8 semaines de cela, vous veniez avec un package de news comme nous avons depuis trois jours, il fallait ramasser le CAC, le DAX et le MIB à la petite cuillère, le jour d'après Nouriel Roubini était invité sur le journal de TF1 et en fin de semaine il se présnentait aux élections contre Sarkozy.
Pendant ce temps, l'Euro se fait défoncer tous les jours un petit peu plus, tous les jours il tente la remontée, mais tous les jours il se fait défoncer quand même. Comme les USA étaient fermé, on ne va même pas perdre de temps au sujet de l'or et du pétrole, la hausse de 1.5% sur les deux compères n'a que très peu de valeur étant donné le nombre drastiquement bas des intervenants. Ce matin l'or est à 1658$ et le baril est à 100.08$, comme tous les jours depuis un mois, serais-je tenté de dire.
Les indices américains étaient donc fermés hier, mais voici où nous en sommes :
Dow Jones 12422
S&P500 1289
Nasdaq 2711
Le S&P500 est sous son niveau clé des 1294 points, mais toujours susceptible de casser à la hausse dans les jours à venir étant donner le fait que nous sommes tous immunisés contre les mauvaises nouvelles.
Londres 5657 +0.37%
Paris 3225 +0.89%
Francfort 6220 +1.25%
Milan 15221 +1.40%
Madrid 8450 -0.01%
SMI 6031 +0.58%
Tokyo 8449 +0.84%
Hong Kong 19368 +1.87%
Shanghai 2333 +0.93%
Sydney 4275 +1.57%
Ce matin, l'Asie est en pleine forme et nous offre une réveille dynamique et de bonne humeur. Après avoir surréagit au dowgrade de vendredi et après avoir constaté que les Européens eux-mêmes n'en avaient pas grand-chose à faire, les marchés du Far-East repartaient direction de la hausse, probablement bien aidé par les chiffres du GDP Chinois de ce matin qui sont splendides, en hausse de 8.9%, bien plus fort que les économistes attendaient, comme quoi ont peut-être économistes est être faux comme une agence de rating. Comme le disait une citation lue ce matin « Dieu a créé les économistes pour que les météorologues se sentent moins seul ».... Bref, la Chine va bien, mieux que ce que l'on pouvait penser, puisque certains « experts à Shanghai » craignaient que le ralentissement Européen viennent entailler, de manière une peu trop violente, la croissance chinoise. Mais ce matin, tout à l'air d'aller pour le mieux dans le meilleur des mondes.
Aux USA, cette semaine les choses sérieuses vont commencer, de plus en plus le candidat Romney semble être le futur adversaire d'Obama et l'on va peut-être pouvoir commencer à parler d'autre chose, ce quelque chose sera probablement les chiffres économiques qui vont être publier cette semaine, entre chiffres de l'immobilier et données sur l'inflation, les intervenants seront bien occupés et devront également gérer la saison des résultats qui va commencer à s'intensifier. Après les chiffres de JP Morgan, c'est Citi Group qui sera le prochain à passer à la moulinette, pas plus tard que ce midi. Il y aura également Wells Fargo, Ameritrade et Check Point Software, le tout avant l'ouverture, puis après la clôture, ça sera le tour d'Adtran, Linear Tech et Cree. Pour le moment le nombre de candidats à la publication reste mince, mais les jours à venir on va commencer à faire monter la sauce avec IBM, Intel et Microsoft en point d'orgue jeudi soir.
Le Barrons vient de publier sa table ronde pour le début de l'année, il n'y a pas de grande révolution dans le contenu, les enjeux sont les mêmes que l'on peut imaginer en lisant n'importe quel journal à vocation un tout petit peut financière. L'invité qui se démarque le plus est Félix Zulauf qui nous prédit que le système bancaire pourrait exploser si l'Europe ne s'en sort pas rapidement, bien qu'il ne semble pas prévoir un miracle de ce côté-là, puis la totalité des pays Européens seront récession cette année, voir même l'année prochaine.
Si vous avez envie de vous remonter le moral, vous pouvez trouver le fichier complet en bas de la page ou sous le lien :
http://morningbull.blog.tdg.ch/media/00/02/1603448194.pdf
Ce matin, on apprend également et sans surprise que Coca-Cola reste la meilleur marque du monde, d'ailleurs dans ce classement nous pouvons apprendre que les 7 premiers sont les mêmes (Coca, IBM, Microsoft, Google, GE, McDo, et Intel) et dans le même ordre, que le huitième, Nokia s'est fait souffler sa place par Apple (quelle surprise) et se retrouve 14ème, alors qu'Apple gagne 9 places par rapport à l'an passé. Qu'Ikea perd trois rang et se retrouve 31ème, ça c'est pour les cloques au mains de ce week-end en montant ma nouvelle table. Que bien des Brokers (Morgan Stanley et Goldman Sachs) perdent des rangs. BalckBerry en perd encore 2 cette année et ce n'est malheureusement pas fini, que Porsche est moins bien classé que Caterpillar, comme quoi vaut mieux faire des pelles mécaniques que des voitures de sport puisque Ferrari est 99ème et perd 8 place et se trouve derrière UBS et John Deere, mais devant Harley Davidson... La plus forte progression cette année est Amazon.com et la plus forte chute est enregistrée par Nintendo, ex-aequo avec Yahoo !
Apple a perdu un procès qui aurait permis de bloquer les importations de téléphones Motorola qui tournent sous Androïd. Le juge a estimé qu'il n'y avait pas violation de patente. Carnival Cruise n'est pas non plus très populaire en ce moment, surtout depuis que leur bateau a chaviré ce week-end et surtout au début de la saison des croisières, comme pub, il y avait mieux. Après avoir correctement prédit les problèmes de Citigroup, Meredith Whitney, maintenant indépendante, avait prédit que 2011 serait l'année catastrophique pour les Municipal Bonds, il n'en fut rien même si l'on a connue des meilleures années dans ce secteur de la finance. Pourtant Meredith n'en reste pas là, elle persiste et signe, cette année sera pire que 2011, et 2013 sera pire que 2012. On en est a espérer que les Mayas ne soient pas trompés.
En tous les cas, une chose est passionnante ; c'est incroyable le nombre d'analystes qui ont fait des prévisions négatives mais correctes par le passé et qui, par la suite continuent de s'entêter dans leur négativisme pour les années futures, comme si ça allait remarcher tous les trois mois. Sans parler de Roubini, il y a également Mme Garzarelli qui avait prévu le krach de 1987 et qui a été négative jusqu'à fin 1999, moment où elle a finalement tourné bullish à trois mois de l'explosion de la bulle internet... On espère pour elle, que Madame Whitney n'est pas dans la même spirale. En même temps, pour le marché, on espère qu'elle y est.
En Europe, Sarkozy s'est fait un allié pour sa croisade en faveur de la taxe Tobin, ça fait au moins une personne sur le continent qui est d'accord avec lui. En plus de son Gouvernement bien sûr, enfin je crois. Le Premier Ministre Espagnol, Monsieur Rajoy est d'accord avec le Petit Nicolas, l'Angleterre n'est toujours pas d'accord, mais en même temps elle s'en fiche elle n'est plus en Europe, pour autant qu'elle y ait été un jour.
Côté chiffres économiques, nous aurons droit à l'Empire State Manufacturing Index pour bien commencer la semaine américaine. Pour le moment on est assez constructifs au USA, puisque les futures sont orientés à la hausse de l'ordre de 0.4%. Encore une fois, compte tenu de ce qui se passe au niveau des nouvelles sur la dette souveraine, la tenue du marché est exceptionnelle.
Voilà, je crois que c'est tout ce qu'il y avait à dire pour ce matin, je vous retrouve demain à la même heure, surtout que cette fois le technicien Swisscom a VRAIMENT trouvé pourquoi mon Wi-Fi ne marchait pas. Si cela se reproduit dans les jours à venir j'écrirais mon commentaire sur une machine à boule IBM et je livrerais le commentaire en vélo directement dans vos boîtes aux lettres.
Très bonne journée et à demain.
Morningbull
"Researchers found a frog in new guinea that is so tiny, they believe it's the smallest vertebrate on the planet. It has the tiniest backbone of any living creature, except members of Congress." –Jay Leno
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Tour de Table Janvier 2012
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