jeudi, 12 janvier 2012
Pour 17 milliards de plus
Les journées se suivent mais ne se ressemblent pas. Alors que la veille le marché était en plein euphorie pour quelques commentaires optimistes et surtout pour l'absence de commentaires négatifs, cette journée de mercredi n'avait pas grand-chose à envier des journées les plus calmes d'entre Noël et Nouvel An. Après avoir fait mine de vouloir prolonger le rallye de la séance précédente, les indices européens sont vite retombés dans leurs vieux travers. Pour leur défense, il faut tout de même dire que les « experts » de l'agence de rating Fitch sont redescendus d'Aspen et visiblement l'air frais de la montagne et les séances d'après-ski dans les bars de la station, leur ont donné des idées.
Hier ils ont commencé par déclaré un truc dont on ne se doutait pas une seconde, une nouveauté et une réalité économique que personne n'avait envisagé, pire même, que personne n'avait vu venir ; Fitch a déclaré que « le temps ne jouait pas en faveur de la Grèce et qu'il fallait agir vite au risque d'aller au devant des problèmes »....Incroyable non ??? J'espère en tous les cas qu'ils sont grassement payés parce que faire une recherche poussée à ce point pour nous prévenir d'un truc que PERSONNE ne savait et surtout que PERSONNE n'avait vu venir, je ne peux que mettre un genou à terre et saluer leurs compétence pour tant de talent, de grandeur et de visionnarité – oui, je sais visionnarité ça n'existe pas comme mot, mais Fitch méritait qu'on l'invente pour eux.
Mais attendez, ne sortez pas de la salle, ce n'est pas tout !!! Après avoir bluffé tout le monde avec une annonce qui donne l'impression qu'ils reviennent du futur au volant d'une DeLorean qui fonctionne aux déchets organiques, il en ont encore rajouté une couche en déclarant que « la BCE devait agir pour éviter le crash de l'Euro »... Alors là c'en est trop. On ne peut pas rivaliser face à tant de talent et de compétence, comment peut-on jouer aussi facilement avec une dizaine de coup d'avance, ces type sont trop fort et en tous les cas on ne peut que les remercier d'attirer l'attention de Mario Draghi sur le job qu'il a faire, parce que jusqu'à hier il était persuadé qu'il devait se contenter de se promener en Europe au volant de son Audi et de faire le tour des Relais e& Châteaux... Non, franchement, moi je propose que le 11 janvier devienne jour férié et qu'il soit renommé « Fitch Day », c'est la moindre des choses que l'on puisse faire pour cette compagnie qui aura changé définitivement la face du monde de la finance.
Même si tout le monde était conscient que les déclarations de Fitch avaient à peu près autant de valeur que des promesses électorales, ça a tout de même foutu le doute dans l'esprit des intervenants qui se sont soudainement rétractés dans leur coquille. En plus, au même moment des rumeurs sur le downgrade de la France ont commencé à circuler et tout à coup tout le monde courait se planquer à la niche pour éviter les éventuels coups de tonnerre. Puis, un « officiel du Gouvernement Français qui a refusé d'être nommé » - merci la transparence – à déclaré que cette rumeur était fausse. A partir de là, les traders se sont sentit un peu moins angoissés et la distribution gratuite de 10'000 boîtes des Lexomil dans les salles de trading européennes sont parvenues à détendre quelque peu les participants du grand-jeu des agences de rating : « qui perd gagne ».
Dès lors on se sentait un peu plus à l'aise et l'auction des 3.2 milliards du Gouvernement Allemand étant passée comme un lettre à la poste et aussi bien que l'accouchement de Beyoncé (3.2 milliards à 0.9% sur 5 ans, les grecs en bavent encore), tout retrouvait un poil de sérénité même si la tension restait palpable et qu'on avait quand même l'impression que la journée était foutue. Et surtout on commençait à angoisser puisque plus le mercredi touchait à sa fin, plus nous nous rapprochions du jeudi – oui car statistiquement, 100% du temps, après le mercredi vient le jeudi, mais là il s'agit de CE JEUDI... et ce jeudi 12 janvier va voir arriver l'auction conjointe de l'Italie ET de l'Espagne, parce que l'un après l'autre avec une semaine d'écart c'était bien trop facile. Durant cette auction, les deux vedettes des PIIGS vont tenter de lever la bagatelle de 17 milliards d'Euros.
Inutile de vous dire que l'on sera tétanisés derrière nos écrans en attendant « THE NEWS », dans « THE NEWS », nous saurons combien et surtout à quel taux... Parce 17 milliards à 7%, ça fait quand même cher le coupon et ça ne va pas aider à se sortir de l'ornière. Je vous passe le couplet sur la réunion mensuelle de la BCE qui aura AUSSI lieu aujourd'hui. Voyant cette journée de jeudi bien chargées et l'ouverture de New York qui était loin d'être euphorique, les traders européens ont donc rendu les armes pour la journée, se disant qu'une journée sans direction et morose c'est quand même mieux qu'un coup de pied au cul.
D'ailleurs pour résumer la séance d'hier, un journaliste a utilisé un terme que j'aime beaucoup et je me réserve le droit de l'utilisé un de ces jours. Il a qualifié la journée « d'anxiogène »... Vous voyez qu'avec mon histoire de Lexomil, je n'étais pas loin.
Néanmoins toutes ces tergiversations politico-ratingo-fitcho-économico-rigolo, ont tout de même donnée encore du fil à retordre pour les gens qui s'intéressent encore à l'Euro-Dollar. Les déclarations des uns et des autres nous encore valu des swings mémorables sur la monnaie. Moi je propose que l'on fixe le cours de l'Euro-Dollar à 1 et qu'on arrête de se prendre la tête avec ce truc.
A New York le marché était faiblard à l'ouverture et faiblard jusqu'à la clôture de l'Europe. Comme d'habitude. De là à voir une provocation de la part des américains, il n'y a qu'un pas. Puis, les bons chiffres de Lennar, géant de la construction, laissait supposer que le marché immobilier était en plein phase de retournement, pas à la vitesse d'une course de NASCAR, mais quand même. Du coup on a commencé à se refaire le même scénario que la veille et se dire que, si l'on fait abstractino de l'Europe et que l'on regarde strictement les chiffres trimestriels des sociétés, il y a du bon... vraiment du bon...
Et puis, non contents d'avoir réussi à appliquer la méthode Coué sur les chiffres du trimestre, les intervenants avaient également droit à la publication du Beige Book qui confirmait également que l'économie US était en phase de croissance, croissance lente mais croissance quand même. Un peu comme l'Allemagne d'ailleurs puisqu'eux aussi ont publié des chiffres, le PIB était en croissance de 3% comme prévu. Un plan qui se déroule sans accroc pour l'Allemagne. En fait la seule erreur de l'Allemagne c'est de s'être associé avec 26 autres pays. Bref, à la fin les américains parvenaient à remonter la pente pour terminer inchangé par rapport à la clôture de la veille. Le S&P500 s'arrête parfaitement sous la résistance des 1294, puisque selon les analystes-experts, 1294 est le « chiffre magique » du S&P500 puisque depuis 18 mois, on bute dessus à la hausse comme à la baisse. Cette fois nous nous devons de tenter le « break-out » et si c'est le cas, l'horizon est dégagé pour 40 ou 50 points de hausse sur l'indice.
Du côté de la doublette magique (or noir-or jaune), rien de neuf sous le soleil. L'or avance gentiment, entre les bruits de bottes en Iran et les craintes récurrentes sur l'Europe, les investisseurs manquent singulièrement d'idées et quand les investisseurs n'ont pas d'idées, ils achètent de l'or. En parallèle, on regarde également l'Euro-Dollar et ça donne une volatilité moyenne mais une tendance de fond haussière pour le moment sur le métal jaune. En ce qui concerne le pétrole, c'est un peu différent. On également cette relation amour-haine avec le dollar, mais en plus une fois par semaine on la publication des inventaires selon le Dieu EIA. Vous l'aurez sûrement noté, depuis quelques mois on en parle beaucoup moins, des inventaires. Alors je vous rassure tout de suite, les « prévisionnistes pétroliers » sont toujours aussi faux dans leurs prévisions et l'EIA prend toujours un malin plaisir à les prendre à contre-pied. Cette semaine n'aura pas fait exception, puisque l'on attendait une baisse de 1 millions de baril et que les chiffres sont sortis à 400'000 barils en hausse. Eh oui, il y a des choses qui restent immuable dans le temps... Je pense que maintenant que nous sommes de retour au-dessus des 100$, on va en reparler un peu plus durant notre chemin en direction des 135$, puis des 200$, puis des 300$.... Hier la surprise à la hausse sur les inventaires a déclenché quelques ordres de ventes, poussant le baril à clôturer en légère baisse. Ce matin un baril vaut 101.24$ et une once d'or 1644$.
Dow Jones 12449 -0.10%
S&P500 1292 +/-0%
Nasdaq 2711 +0.31%
Londres 5671 -0.45%
Paris 3205 -0.19%
Francfort 6152 -0.17%
Milan 14882 +0.25%
Madrid 8427 -0.54%
SMI 6008 -0.71%
Tokyo 8369 -0.95%
Hong Kong 19129 -0.12%
Shanghai 2381 -0.15%
Sydney 4238 -0.11%
Les chiffres économiques publiés ce matin en Chine démontrent que l'inflation se calme un peu et que les agissements de la Banque Centrale fonctionnent. On attend d'ailleurs toujours qu'elle prenne une nouvelle décision en faveur du marché, mais pour le moment, rien à faire. Ce matin, le Japon se montre moins solide que le reste de la région et à Tokyo on commence déjà a parler de la crise européenne et de l'auction de ce matin à venir. Et comme Tokyo sera fermé quand les auctions auront lieu, on peut comprendre qu'ils n'ont pas envie d'être dans la machine à laver sans rien pouvoir faire quand le tambour se mettra en marche.
Toujours à propos de l'Asie, le VRP des USA continue sa visite éclair de la région et après avoir tenté d'obtenir le droit de raser l'Iran auprès des chinois, il est au Japon pour essayer de persuader les japonais de réduire leur dépendance au pétrole iranien, juste au cas où un éventuel blocus du détroit d'Ormuz serait plus compliqué que prévu à faire sauter. On peut donc supposer que les tensions irano-américaines ne s'améliorent pas et il semble de plus en plus stratégique d'être long sur le pétrole, parce que si ça pète là-bas, le baril ne va pas aimer.
Dans les nouvelles plus terre à terre, Regions Financial a annoncé la vente de Morgan Keegan à Raymond James pour le prix de 930 millions de dollars. Les titres concernés étaient inchangé après la clôture. En revanche du côté des pétrolières, Chevron a fait un « profit warning », prévenant les investisseurs que ses résultats du Q4 seraient assez proches du Q3, ils parlent de faiblesse dans le business du raffinage et ils devraient publier leurs chiffres le 27 janvier. Chez Urban Outfitters, on cicatrise après le départ surprise du CEO, le titre a perdu 20% sur la nouvelle, mais le co-fondateur Richard Haynes a sauté dans les baskets de CEO et va tenter de redresser la barre. Les analystes se sont empressés de corriger leurs recommandations sur la valeur, comme celui de chez Citi qui passe de BUY à SELL avec un target 20$ contre 34$ auparavant.
Après que Michelle Bachmann, ex-candidate à la Présidence et détentrice d'un des QI les plus bas des Etats-Unis, ait proposé que Warren Buffet « donne » sa fortune au Gouvernement US, l'Oracle d'Omaha a répondu que si il faut passer au système des donations, il donnerait autant de dollars que les membres du Congrès Républicains donneront. Une chose est sûre l'Amérique est un pays exceptionnel, que des lobotomisées comme Michelle Bachmann puisse ne serait-ce qu'imaginer devenir Présidente, c'est vraiment un endroit où tout est possible.
A une semaine de la publication de leurs résultats trimestriels qui devraient être historiquement bas, Goldman Sachs vient de perdre deux « top shots », un à Londres, Edward Eisler et l'autre à New York, David Heller. Dès la fin de la semaine nous aurons de l'activité dans le secteur financier, puisque JP Morgan ouvrira les feux demain et sera suivit tout le long de la semaine prochaine par la longue processions des membres du secteur.
La Tribune.fr vient de publier un sondage réalisé auprès de plusieurs économistes et il en ressort que la France devrait perdre son triple A d'ici fin mars au plus tard. Il est vrai qu'au vu de l'exactitude dans les prédictions de ces derniers sur les 20 dernières années, on est sûrs d'avoir un renseignement de première bourre avec cet article. Toujours dans la série sondage en tous genres, un cabinet d'étude à découvert que les travailleurs français sont moins assidus et travaillent moins que leurs homologues européens. Et selon une dernière « étude », la plus grande banque d'Italie est officiellement : « la Mafia ». Selon le rapport, durant la crise elle aurait réalisé 7% du PIB et possèderait 65 milliards de liquidités, mais le plus beau, c'est la conclusion du rapport qui dit :
« Les Mafieux ont changé de visage, ils sont désormais des banquiers, des avocats ou des notaires. Via leurs métiers, ils connaissent les mécanismes du marché du crédit légal et ils connaissent souvent parfaitement la situation financière de leurs victimes »
Le Barron's recommande d'acheter des titres de la société Mitek. La compagnie, active dans les software mobiles pour les banques est leader dans son secteur et devrait donc exploser dans les mois et les années à venir. Microsoft va se restructurer ET licencier et Archer Daniels aussi, même si ce n'est pas le même secteur.
Et puis on ne peut pas conclure ce commentaire sans parler du fait que l'ex-patron de la BNS va quand même arrêter de bosser avec effet immédiat et qu'il sera payé 1 million pendant un an, pour ne rien faire. Et sans avoir le droit de bosser dans une banque pendant 6 mois. Il n'y a pas de raison d'en faire une polémique, surtout que l'affaire est toxique, mais il me semble que c'est tout de même un peu gonflé en ces temps de crise. Mais bon, pas de polémique, sinon Blocher va s'énerver.
Côté chiffres économiques, nous aurons les Jobless Claims, les Retails Sales, les Business Inventories, les chiffres du gaz, le Treasury Budget, le Fed Balance Sheet et le Money Supply. Mais également la réunion de la BCE et au cas où vous ne l'auriez pas vu ni entendu, l'Italie et l'Espagne vont tenter de lever 17 milliards d'Euros. Youpie.
Pour ce matin, l'Asie tente de rester en équilibre, même si le Japon se fait tirer l'oreille, les futures américains sont inchangés mais étant donné les échéances de la journée, la meilleur des stratégie reste encore le bon vieux pile ou face...pourtant au fond de moi, tout au fond, j'ai quand même cette bonne vieille fibre bullish qui vibre...
Il me reste à vous souhaiter une excellente journée et on se retrouve demain pour faire le bilan de ce jeudi maudit ou de ce jeudi réjouit..
Morningbull
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mercredi, 11 janvier 2012
Le marché va mieux quand on ne lui parle pas de la crise européenne
C'est suffisamment impressionnant pour en parler ce matin. Depuis plusieurs semaines, je me dis que le jour où nous arrivons enfin à intégrer le fait que ; oui, c'est vrai c'est la merde au niveau de l'endettement des pays Européens, mais que ce ne sont QUE les Gouvernements et que les sociétés, elles ne vont pas si mal que ça, on pourra peut-être aller un peu plus loin dans la thérapie dans laquelle nous sommes coincés depuis 18 mois.
Peut-être qu'hier nous avons vécu le début de quelque chose de ce côté-là. Il est vrai que nous avons peu parlé de la crise de la dette, si ce n'est Fitch qui la ramenait, menaçant de couper le rating de plusieurs pays du vieux-continent, estimant que l'Italie était un gros risque pour l'Europe, mais déclarant également que la France ne serait pas downgradée en 2012 selon eux. Ce dernier commentaire a également donné du carburant au marché, mais doit pourtant être mis en perspective, parce que le jour où un organisme de rating sera capable d'avoir une vision sur le long terme qui lui permet d'anticiper quoi que ce soit, ce jour-là, les vaches voleront et on aura intérêt à avoir un bon parapluie...
Donc, le seul rapport à la crise que nous ayons eu hier sont les déclarations de Fitch et un emprunt grec à 6 mois à 4.9% dont tout le monde se fiche et fait comme si rien ne s'était passé. Non, hier soudainement on commençait à parler des chiffres du trimestre, l'annonce relativement positive d'Alcoa, ou en tous les cas pas trop négative par rapport aux pires craintes, mais surtout constructive au niveau de l'avenir a mis du baume sur le coeur des investisseurs qui se sont qu'après tout, il pourrait se passer des « trucs » au niveau de la micro-économie et que ça serait tout de même ballot de rater ces « bonnes nouvelles » sous prétexte que l'Italie ou l'Espagne sont endettées jusqu'au cou et qu'on ne sait pas trop comment ils vont s'en sortir. Après tout, Merkozy a dit hier qu'il bossait dessus, alors laissons le faire et profitons de la vague avant de se prendre la tête pour le prochain sommet. Et puis qui sait, Draghi peut peut-être nous pondre un miracle jeudi.
L'ensemble des marchés de par chez nous entamaient donc la séance en fanfare, puis ils montaient sans jamais vraiment se retourner, il y a bien eu quelques retour à faire froid dans le dos, des retours suffisamment rapides pour faire douter les traders, mais globalement la tendance était à la hausse et non content de voir Paris ou Francfort terminer en hausse de 2,5% et des poussières, on était également heureux de les voir terminer quasiment au plus haut de la séance. Les financières étaient, comme il est de coutume, les grands artisans du rallye. Quand ça va mal on peut les démolir jusqu'à plus soif, mais quand la bullish attitude est de retour, c'est de l'or en barre qui ne demande qu'à être ramassé avec une pelle et une brouette. Soudainement hier, plus personne ne parlait d'augmentation de capital sur la Deutsche Bank, ni sur qui que ce soit d'autre d'ailleurs. Hier était une journée où l'on ne devait pas se poser de questions, juste acheter et puis c'est tout. Acheter comme s'il n'y aurait pas de lendemain et que nous étions de retour dans le monde merveilleux de la bulle internet, époque où il n'y avait qu'une seule alternative : la hausse. Enfin, jusqu'à fin mars 2000, après c'est une autre histoire, mais ne gâchons pas notre plaisir d'avoir une vraie séance de hausse.
On notera également un intérêt assez élevé sur les constructeurs automobiles, les chiffres canons de BMW qui vend, qui vend et qui vend encore, le salon de Détroit qui a ouvert le 9 janvier et qui met le secteur en pleine euphorie, tout était réuni pour que le secteur s'emballe, même si l'on est de plus en plus convaincus que ce n'est pas chez nous que l'on achète les voitures. La seule marque qui se traîne en retrait et qui n'arrive pas à avancer, c'est Porsche. Probablement que le « hangover » de « l'affaire Volkswagen » pèse toujours sur le titre le firme allemande. Au passage on notera l'arrivée d'un nouveau SUV sur le marché, puisque Maserati a présenté son « Kubang », dessiné en Italie, mais construit aux States. Ce blog n'a pas vocation de parler voiture, mais celle-là est pas mal.
Avec cette ambiance festive en Europe, les américains n'avaient pas d'autre choix que de suivre le mouvement, même si pour la thématique Alcoa commençait à sentir le réchauffé, puisque les chiffres avaient été annoncé il y a plus de 24 heures déjà, que l'Asie était montée là-dessus, et que l'Europe avait amorcé la pompe sur le sujet. Forcément, après tout cela, ça sent quand même la bouffe d'hier. Mais c'était quand même le thème d'accroche du début de journée. Si les « spécialistes » experts en statistiques rivalisaient de théories fumeuses sur la corrélation chiffres d'Alcoa et performance du S&P sur les 2-3-4 semaines suivantes, puis sur les 2-3 mois suivants puis sur les siècles à venir (le jour où les statistiques sont une science exacte en finance, moi je retournerais bosser pour les Navy Seals), le marché lui était plutôt content de remettre au goût du jour le thème de la micro-économie et de s'intéresser uniquement aux compagnies qui publient plutôt qu'à la dernière déclaration de Sarko, de Monti ou du nouveau premier ministre grec dont on a déjà oublié le nom, d'ailleurs...
Hier on avait Alcoa, mais on avait également Juniper qui avait coupé ses objectifs et qui foutait la trouille à tout le monde, mais finalement ça ne s'est pas trop mal passé, puisque le titre ne terminait qu'en baisse de 0.88% alors que toute l'Europe flippait sur son secteur des networking pour faire le parallèle.. Et puis dans les annonces, il y avait aussi deux compagnies du « retail » qui annonçait des visions diamétralement opposées, ce qui est assez plausible puisqu'il s'agit de Tiffany et Lululemon. Tiffany qui fait dans le diamant, comme tout le monde le sait, annonçait des perspectives que l'on pouvait qualifier de « brumeuses », pendant que Lululemon prévoyait un avenir radieux au patalons de yoga et aux sweatshirts à capuche. De la à tirer des conclusions il n'y a qu'un pas que je ne franchirais pas. Mais il est à noter que visiblement on préfère des fringues confortables à des cailloux brillants.. En même temps il faut reconnaître que le t-shirt de yoga est plus accessible que le yu-kun-kun. Lululemon terminait en hausse de 12% et Tiffany se prenait 10% dans les dents.
Aux USA on était également fans de tout ce qui était minières, peut-être de par le fait qu'hier l'Euro-$ ne s'est pas fait défoncé comme tous les jours. Ok, il n'est pas encore dans une phase que l'on peut qualifier de « rebond », mais au moins il ne baisse plus. Enfin, plus trop. On pourrait faire un lien avec les minières qui rebondissaient , l'or qui continue son ascension et le pétrole qui fait pareil et qui se rapproche dangereusement de son target annoncé des 300$, puisqu'il n'est plus qu'à198.12$ de l'objectif. L'or est à 1638$ et le pétrole est à 101.88
A la fin de la journée, le bilan était nettement moins sexy à New York qu'en Europe, mais en même temps, les américains ont tout de même bien plus d'avance sur nous et le S&P500 est depuis longtemps installé au-dessus de sa moyenne mobile des 200 jours, alors qu'en ce qui concerne l'Europe, le chemin est encore long pour se retrouver à ce stade. Mais bon, ne soyons pas plus royaliste que le roi, la journée fût bonne un peu partout et même la Chine ne semble ne plus vouloir baisser, puisque depuis deux séances, elle accumule les gains alors que les intervenants parient sur un intervention – positive et imminente – de la banque centrale chinoise. Tout allait donc pour le mieux dans le meilleur des mondes.
Et puis il ne faut pas non plus négliger le fait que les américains sont également extrêmement préoccupés par les primaires du parti républicain qui est en train de choisir le candidat qui affrontera Obama en novembre. Hier, le train du grand cirque des primaire passait par le New Hampshire et on était impatient de voir quel clown allait remporter le panier garni. C'est encore une fois Mitt Romney qui a pulvérisé ses adversaires, ne laissant que peu de doutes sur le résultat final et sur l'identité de l'adversaire d'Obama. Un futur Président qui s'appellerait « Mitt », ça pourrait être drôle. En même temps quand on regarde le reste des candidats du parti Républicains, on peut se dire que W. Bush aurait fait figure d'intellectuel là au milieu. En tous les cas, je ne suis ni Républicain, ni Démocrate, je ne suis même pas américain, mais je dois dire que depuis quelques années, le Parti de Bush a le talent de nous produire des belles brochettes de vainqueurs... Après avoir emmené W lui-même au pouvoir pendant 8 ans, avec les conséquences que l'on connaît, puis avoir essayé de mettre un candidat ex-prisonnier de guerre de 112 ans qui ne pouvait même pas lever les bras si il gagnait, maintenant la cuvée 2012 est presque aussi hilarante que le Jamel Comédie Club... Avec ce genre d'opposant on imagine mal le prix Nobel de la paix perdre son second mandat...
Dow Jones 12462 +0.56%
S&P500 1292 +0.89%
Nasdaq 2703 +0.97%
Londres 5697 +1.50%
Paris 3211 +2.66%
Francfort 6163 +2.42%
Milan 14845 +3.08%
Madrid 8473 +2.34%
SMI 6050 +1.06%
Tokyo 8436 +0.16%
Hong Kong 19021 +0.09%
Shanghai 2385 -0.42%
Sydney 4238 +0.74%
Ce matin en Asie, on s'accroche encore aux branches et l'on ne veut pas renoncer à ce rallye de début d'année qui se dessine. Bien que la Chine marque le pas, chose que l'on peut bien comprendre après 2 jours d'un hausse intense de près de 5%, on peut quand même se reposer un poil, le reste ne cède pas. On sent bien que l'enthousiasme n'est plus le même et que l'on aura peut-être besoin d'avoir un catalyste rapidement afin de pouvoir continuer, ce matin on tient !! Le VRP de luxe du Président Obama, Timothy Geithner est toujours en Chine et ce matin il déclarait qu'il « espérait » voir les importations chinoise en provenance des USA, augmenter et que dans la foulée il exprime sa volonté de resserrer les liens sino-américains.
Dans les nouvelles du jour, il faut retenir la grosse annonce d'Intel qui a signé un partenariat avec Motorola Mobility. Dans le cadre de ce contrat, Motorola va fabriquer des téléphones mobiles en utilisant les « chips » d'Intel et surtout leur nouveau produit qui devrait sortir dans le courant de l'année. Cette annonce signifie la ferme intention d'Intel de gagner des parts de marché sur le segment de la téléphonie mobile, segment où ils ne sont pas aussi « importants » qu'ils le souhaiteraient. Chez Urban Outfitters, on a enregistré le départ immédiat du CEO, Glen Senk, qui s'en va afin de « poursuivre d'autres opportunités », dans le doute et sachant que ce type de déclaration peut vouloir dire plein de choses, les intervenants se sont lâchés sur le titre après clôture et l'on descendu de 13%.
En revanche, chez Crocs, les déclarations étaient bien plus encourageantes, ils s'attendent à dépasser le milliard de revenu pour la première fois cette année. Le titre avait pris 6% durant la séance et il remettait ça après 22h. Je dois dire que je n'ai jamais compris comment cette compagnie pouvait survivre en vendant des chaussures en plastique que je ne mettrais même pas pour descendre les poubelles. Trop peur d'être vu avec. Mais visiblement ça marche plutôt pas mal, mais je ne comprends pas quand même.... Le CEO de Fannie Mae a décidé de se retirer, il partira dès qu'un successeur lui aura été trouvé. Je ne veux même pas savoir quel est son « package de départ » et même si on me donnait son poste (ce qui n'arrivera jamais vu que je n'ai pas 21 licences universitaires et que je ne parle pas 37 langues dont 8 sont des langues maternelles), eh bien je ne le voudrais pas...
Microsoft estime que les ventes de PC dans le monde seront plus faibles que les attentes des analystes, car les compagnies de PC ont eu des problèmes avec leurs fournisseurs qui étaient sous l'eau en Thaïlande. RIMM a présenté son nouveau software qui devrait tourner sur son « playbook », tablette qui était censée faire de la concurrence à l'iPad. RIMM a repoussé de 9 mois la sortie de sa tablette pour mettre au point l'email du « playbook » et hier après la présentation au CES de Las Vegas, les personnes présentent n'avaient qu'une seule phrase : « trop tard pour pas grand-chose »... RIMM is dead. Ou presque, la lente agonie du fabricant de Blackberry fait presque peine à voir.
MetLife quitte le business des hypothèques et va mettre près de 4'300 personnes au chômage. On retiendra encore un fait assez intéressant ; l'Université de Yale fait régulièrement un sondage auprès des investisseurs pour connaître leur opinion sur l'éventualité d'un crash boursier. Les chiffres du dernier sondage sont exhaustifs, actuellement nous sommes quasiment au plus haut. Comprenez que jamais (ou presque) les investisseurs n'ont attendu un crash boursier imminent avec autant de certitude... la dernière fois, et la seule fois où nous étions « plus convaincus » que cela, c'était en février 2009, là c'est pas pareil, on n'était pas presque sûrs, on était CERTAIN que ça allait à la cave... On connaît la suite de l'histoire... En gros, cette statistique est un des meilleurs indicateurs contrariant une presque quasi confirmation que « ce qui est évident et évidemment faux »... voici le chart en question. Bon, en même temps, W Bush est allé à Yale, il faut donc relativiser les choses.
Aujourd'hui en Europe on entame deux jours qui vont être « compliqués » comme on dit sur BFM. Après une belle journée de hausse, ce matin l'Allemagne va venir emprunter 4 milliards d'Euros sur 5 ans. Cette auction devrait bien se passer, mais en même temps elle va nous rappeler le fait que demain l'Espagne ET l'Italie vont venir demander près de 17 milliards à eux deux. Et ceci devrait nous rappeler que les « bons » chiffres d'Alcoa ne suffiront pas à sauver l'Europe et à nous faire totalement oublier la crise dans laquelle nous sommes. Sans compter que demain aura également lieu le traditionnel meeting de la BCE et même personne ne veut se l'avouer, on espère un effet de manche de la part du management de Goldman Sachs...euh... pardon, de Mario Draghi.
Sur le blog « les crises.fr », vous pouvez parier sur la date à laquelle la France perdra sont triple A, si vous êtes juste, vous gagnez un livre dédicacé par l'auteur du blog : http://www.les-crises.fr/concours-aaa/
Toujours au sujet de l'humour, il y a des rumeurs de rapprochement entre Fiat et PSA (Peugeot Citroën), le patron de FIAT dément, mais en profite pour laisser la porte ouverte. On se réjouit de voir la Cinquecento croisée avec la DS3 Série Spéciale Sébastien Loeb.
Côté chiffres économiques nous aurons les MBA Purchase Applications, le Beige Book et les chiffres du pétrole dont on parle beaucoup moins depuis quelques temps, avez-vous remarqué ??? Pour le moment les futures américains sont en baisse, histoire de digérer la hausse de ces dernières 24 heures, une baisse somme toute relative puisque nous reculons de 0.4% à peine. L'Europe devrait assez logiquement ouvrir en baisse, prises de profits tout d'abord et puis la hausse de New York ayant été un peu moins dynamique qu'attendue, on pourrait afficher quelque peu notre déception.
Côté chiffres du trimestre, c'est encore très calme, mais on notera tout de même les annonces de Lennar, juste avant l'ouverture américaine, Lennar qui est un des leaders de la construction aux USA, pas besoin d'avoir fait astro-physique pour voir les implications que l'on pourrait y trouver....
Voilà je crois qu'on a fait le tour pour aujourd'hui, il me reste à vous souhaiter une excellente journée. Moi je vous retrouve demain pour chauffer la salle avant les auctions de l'Italie et de l'Espagne, en attendant profitez bien de la journée, du soleil et de toute hausse éventuelle vu qu'on ne sait pas de quoi demain sera fait..
Morningbull
"Mitt Romney said that he enjoyed firing people. Way to connect with the middle class there, Mitt." –David Letterman
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mardi, 10 janvier 2012
Il faut peut-être commencer à se secouer, l'année a vraiment recommencé cette fois
La mauvaise nouvelle, c'est que le marché reste coincé dans son obsession liée aux dettes souveraines européenne. Ce qui fait qu'en Europe on continue de traiter comme si on marchait sur des oeufs. Ça va dans tous les sens à toute vitesse, pour toutes les raisons possibles et imaginables. Les volumes échangés sur les indices du vieux continent sont toujours aussi pathétiques et la moindre alerte sur l'Euro-Dollar ou sur le rendement de la dette italienne déclenche des ordres automatiques tout azimuts. Je parle d'ordres automatiques, pour être honnête je n'en sait rien, mais à voir de la façon dont les actions européennes sont traitées par moment, j'ose simplement espérer qu'il n'y a pas des gens qui réfléchissent derrière, sinon c'est une insulte à la race humaine. Si on peut tout remettre sur la faute des ordinateurs, ça serait tout de même mieux... Donc la mauvaise nouvelle c'est que le marché européen et toujours aussi malade et illiquide qu'il l'était il y a trois semaines, deux semaines et encore une semaine. Contrairement aux espoirs que j'avais, on est toujours en mode « vacances de fin d'année » et personne ne semble vraiment de retour...
Il reste à espérer que l'on se réveille avant le mois de mai, sinon ça va être très long. Déjà que là, les journées paraissent avoir 8 heures de plus, je n'ose même pas imaginer si cette ambiance de « ça va nulle part » continue encore un mois.. même une semaine d'ailleurs...
La bonne nouvelle c'est que la saison des résultats a commencé au « States », hier soir Alcoa a donné le coup d'envoi comme le veut la tradition. Heureusement qu'il y a la tradition d'ailleurs, sinon on ne parlerait jamais d'Alcoa, car la plupart du temps leurs résultats ne veulent rien dire et ne sont même pas un bon indicateur de tendance de la saison en question. Statistiquement, 59% du temps la réaction du roi de l'aluminium donne la tendance de la saison en entier, ce qui résume à dire que si on joue la destinée de la période à pile ou face, on a autant de chance d'être juste.... Mais bon, peu importe, hier soir c'était bon. Enfin non, les chiffres eux-mêmes n'étaient franchement pas terribles, mais comme on s'attendait à pire, on va dire que ce fût une bonne surprise. Le titre montait d'ailleurs après la clôture et ce matin même l'Asie en profite, pour ce que ça vaut... Mais au-delà des chiffres individuels d'Alcoa, la bonne nouvelle c'est que les intervenants américains semblent enfin de concentrer sur autre chose que le GDP italien ou le Consumer Confidence Bulgare, voir les ISM Non Manufacturing Hongrois. Comprenez que pour la première fois depuis un bon moment on arrive à parler d'autre chose que de la dette européenne !!! Et je vous jure que ça fait du bien.
Non pas que le problème soit réglé, bien au contraire, mais ça fait du bien de revenir sur le sujet de l'investissement individuel, plutôt que de flinguer un marché dans son ensemble parce qu'un politicien s'est levé du mauvais pied et fait des commentaires désobligeants sur l'avenir de la zone euro. Il semblerait donc que de l'autre côté de l'Atlantique on commence à s'intéresser à autre chose que les états d'âmes de l'Europe. Ça ne veut pas dire que ça va durer et qu'ils seront immunisés aux commentaires de Draghi lors du meeting de la BCE ce jeudi, mais au moins ça nous change un peu de l'air vicié qui plane sur le marché européen en ce moment.
Sur le bilan de la journée d'hier, l'Europe s'est donc encore une fois effritée dans une journée pourrie alors que l'ensemble du secteur financier était à nouveau responsable de tous les maux et était celui qui tirait tout le monde en bas. Il faut dire que les rumeurs récurrentes d'augmentation de capital chez Deutsche Bank n'aident pas à trouver la sérénité. Hier encore, les rumeurs allaient bon train et l'on parlait d'une augmentation de 13 milliards et des poussières, soit l'équivalent de la moitié de la capitalisation boursière de la banque allemande. Pour le reste tout ce qui touchait de près ou de loin à la finance était sous pression et bénéficiait du dédain des investisseurs durant une bonne partie de la séance. En revanche, on notait un intérêt un peu plus marqué sur le secteur automobile alors que BMW publiait des chiffres de ventes de très bonne qualité.
Mais il est vrai que comme Merkozy devait se rencontrer dans la journée, les intervenants étaient tout de même tétanisés à l'idée que le duo de choc européen puisse nous annoncer des choses qui allaient changer la destinée du continent.
A la fin, quand on regarde ce qu'il est ressortit de ce « lunch », on peut se dire que si l'on était pas venu, susse été pareil, mais visiblement comme ils n'ont pas annoncé la découverte d'une nappe pétrolière juste en-dessous de Berlin, les intervenants ont préférer vendre un peu, se disant que visiblement ce n'est pas encore gagné. Bon, cependant ceux qui s'attendaient à ce que Merkozy annonce que tout allait bien et que tout était réglé, devrait peut-être éviter de consommer trop de valium et autres psychotropes.
En gros, ils continuent de travailler sur les nouvelles règles budgétaires européennes. Sarkozy a reconnu que la situation était « tendue » en Europe – non ??? sans blague ??? - Merkel veut tout faire pour qu'aucun pays ne quitte l'Euro (tu m'étonnes, parce qu'après qui c'est qui va acheter des Volkswagen ? A 150'000 Euros la Golf GTI, ça risque de calmer les acheteurs ), elle a également estimé que les grecs devaient se bouger pour implémenter le plan de sauvetage et que malgré ce plan, l'histoire grec ne s'arrête pas là... Elle a même parlé d'un second plan de sauvetage et devrait en parler avec Christine Lagarde plus tard dans la semaine. En gros ils n'ont rien apporté de nouveau et il semble que la Grèce soit appelée à devenir une épine dans le pied récurrente et trimestrielle..
Vous avouerez que ce n'est pas avec ce genre de nouvelles que l'on va friser l'euphorie.
Pendant ce temps les USA se congratulent sur la qualité de leurs chiffres économiques et ne cessent de comparer leur pays avec ce qui se passe en Europe. Ce faisant ils se donnent des grandes claques dans le dos, estimant que leur économie est en phase de décollage (ce qui reste tout de même à confirmer) et qu'ils sont loin d'avoir les mêmes problèmes d'endettement. Pour être franc, ils ont les mêmes problèmes, sauf que eux ils peuvent allègrement emprunter ce qu'ils veulent à bas prix, contrairement aux Européens. Et il faut le reconnaître, ça change tout. Ils ont donc la possibilité de se concentrer sur les nouvelles qui se passent « autour ». Ce lundi on parlait donc beaucoup de la saison des résultats, mais aussi du Consumer Electronic Show de Las Vegas. Cette année, la mode est au plus fin. On a déjà vu le PC le mois épais qui doit faire concurrence à Apple et la tablette la plus fine du monde qui doit faire concurrence à l'iPad. Comme quoi tout semble destiné à faire concurrence à Apple.
A propos d'Apple, la compensation annuelle du nouveau CEO de la firme à la pomme pour 2011 aura été de 400 millions de dollars. C'est un peu plus que celle de Steve Jobs qui était de 1$ par an. Mais Tim Cook débute dans la profession de CEO. Et puis NetFlix s'est envolé de 14% après avoir annoncé qu'ils allaient se développer en Angleterre, et Google s'est fait taper sur le crâne, terminant en baisse de plus de 4%, alors que les analystes commencent à se poser des questions sur le rachat de Motorola qui pourrait bien être en train de se transformer en gros « flop ».
Donc les américains ont attendu que les marchés européens ferment de manière globalement négative pour commencer à se montrer constructifs et emmener le S&P500 en hausse de 0.2% à la fin. Pas de quoi se relever la nuit, mais entre 0.6% de baisse en Europe ou 0.2% de hausse à New York, j'ai choisi mon camp. A noter au passage, comme je le mentionnais hier, comme les 5 premiers jours de trading du S&P500 auront été positifs, selon les statistiques, l'année devrait être positive en 2012. Youpie.
Côté Or et pétrole, pas grand-chose de neuf, les tensions avec l'Iran et les déclarations des militaires américains n'aident pas les traders à trouver la sérénité de ce côté-là. Pour le moment l'or consolide gentiment au-dessus des 1600. Ce matin le métal jaune est à 1618$. En ce qui concerne le baril, la découverte par les norvégien d'un champ pétrolifère qui pourrait produire quelque chose comme 300 millions de barils n'aura pas fait le poids contre les craintes de guerre totale dans le détroit d'Ormuz et le baril continue sa lente progression en direction des 300$ qu'il va bien finir par atteindre un jour ou l'autre. Ce matin, un bidon d'or noir vous coûtera 101.68$.
Dow Jones 12393 +0.27%
S&P500 1281 +0.23%
Nasdaq 2677 +0.09%
Londres 5612 -0.66%
Paris 3128 -0.31%
Francfort 6017 -0.67%
Milan 14402 -1.67%
Madrid 8279 -0.12%
SMI 5987 -044%
Tokyo 8420 +0.39%
Hong Kong 18970 +0.55%
Shanghai 2368 +1.53%
Sydney 4208 +1.11%
Ce matin, l'Asie profite des « bons chiffres » d'Alcoa, disons surtout qu'ils profitent des bonnes perspectives qu'Alcoa a laissé entendre dans sa conférence de presse. La Chine continue le rallye entamé hier et les chiffres de son « Trade Surplus » publiés ce matin confirment encore une fois que les importations diminuent drastiquement. Les intervenants parient à nouveau sur le fait que le Gouvernement chinois devrait réagir sur la politique monétaire dans les jours à venir, du coup le fait que l'Europe n'ait pas encore sombré dans la Méditerranée et que les américains n'aient pas encore rasé l'Iran à l'arme nucléaire laisse flotter un sentiment d'optimisme en Asie.
Dans les nouvelles du jour, un fois n'est pas coutume, commençons par la Suisse. Hier le patron de la BNS a donc rendu les plaques. Bien qu'il ait promis de ne pas démissionner il y a encore quelques jours, ce lundi il a admis que le doute qui pesait sur lui était trop lourd et qu'il ne pouvait faire qu'une chose ; partir. Ce matin la presse en fait ses premières pages et Monsieur Hildebrand semblait faire l'unanimité. Mais au-delà de la démission de Monsieur Hildebrand, c'est également la « victoire » de Christophe Blocher qui fait la première page. Le roi de l'UDC a donc enfin obtenu ce qu'il voulait. Je trouve cependant assez extraordinaire que ce soit Monsieur Blocher qui vienne stigmatiser les agissement de Monsieur Hildebrand, bon vous me direz ; forcément, lui il ne fait aucune erreur. Même à l'époque d'EMS Chemie et de Martin Ebner, aucune erreur. Et puis je suis fasciné par le fait que l'on puisse condamner, juger et expulser quelqu'un grâce à des documents obtenu de manière illégale, qui sont une violation claire du secret bancaire. C'est une nouvelle tendance, les informaticiens sont devenus les nouveaux Robin des Bois et ils ont une conscience... c'est très tendance dans les banques ces dernières années... Bref, cette histoire est complexe, mais elle donne quand même un peu la nausée.
Au sujet de la nausée, aux USA les banquiers vont toucher moins de bonus cette année. Certains ont d'ailleurs déjà commencé à se révolter, puisque chez Jeffries certains « top shots » on menacé de poursuivre leur employeur en justice si ils ne touchaient pas assez de rétribution cette année. On vit une époque formidable.
Pendant ce temps, Timothy Geithner est en Chine, il cause économie mais comme il est sur place, on lui a aussi demandé d'obtenir le feu vert pour transformer l'Iran en grand parking. Le technicien du Barron's parie sur un rebond de l'Euro très prochainement. Un rebond technique bien sûr, mais tout rebond est bon à prendre. A partir de ce mardi matin, la France aura un quatrième opérateur télécom qui veut dynamiter le marché et diviser les prix par deux. Free est attendu au virage, mais ça ne peut pas faire de mal dans un marché que l'on sait trop cher. D'ailleurs il serait bon que quelqu'un dynamite l'hégémonie de Swisscom de par chez nous. Renault produira des voitures en Chine d'ici 2014, autant pour la campagne Made in France des politiques actuellement. Et Sarkozy est toujours chaud-bouillant sur sa taxe Tobin, mais personne ne l'écoute et tout le monde s'en fout.
D'ici la fin de la semaine nous aurons les publications des chiffres trimestriels des bancaires américaines qui vont arriver. A commencer par JP Morgan ce vendredi, comme d'habitude l'écart entre les attentes du marché et la réalité sera ENORME et encore une fois on se posera la question de savoir si on a vraiment besoin d'avoir des analystes sur le secteur bancaire, étant donné que sur ce dernier plus qu'ailleurs, les prédictions frisent la loterie à numéro. Barry Ritholtz fait le point sur le sujet :
http://www.ritholtz.com/blog/2012/01/bank-earnings-foreca...
Comme dirait l'autre, les cordonniers sont toujours les plus mal chaussés.
En 2011, 60% des Hedge Funds ont perdu de l'argent.
Alors que les Italiens se battent pour trouver de l'argent à un taux correct, hier, les allemands ont réussi un tour de force, faire de l'argent sur l'émission d'une dette. Sur les 3.9 milliards collectés à 6 mois, les investisseurs vont payer une prime. Un intérêt négatif de 0.0122%, comme quoi on n'est pas tous égaux et que l'on vit une époque formidable.
Ce matin le vent d'euphorie porté par Alcoa semble continuer, puisque les futures américains sont en hausse de 0.4%. Et puis du côté chiffres économiques nous aurons le NFIB Small Business Optimism Index qui ne va pas changer la face du monde, mais aussi le Redbook et le Wholesale trade. Et ça cause sur les mesures que pourrait prendre Mario Draghi dès ce jeudi au meeting de la BCE, on parle de baisse des taux et on espère plein de choses, mais il va falloir attendre jeudi 13h45 pour y voir plus clair.
Ce matin les marchés européens devraient ouvrir en hausse dans le sillage des USA, d'Alcoa et de l'Asie, néanmoins on se demande si on aura l'énergie suffisante pour tenir cette hausse plus que 20 minutes. Pour le moment on a besoin de voir revenir des vrais volumes et une vraie volonté de la part des investisseurs, mais à leur décharge, en Europe on aimerait bien aussi avoir un minimum de visibilité sur l'avenir et de ce côté, il faut bien reconnaître que le brouillard est très épais et que le problème de la dette reste TRES présent et que personne n'a vraiment trouvé une solution qui fonctionnerait à peu près...
On n'a donc pas fini de rire.
Voilà, en ce qui me concerne, c'est tout pour aujourd'hui. Je vous retrouve demain pour la suite des aventures en espérant qu'entre deux Monsieur Blocher ne sera pas nommé à la Présidence de la BNS.. Excellente journée à vous tous et merci de votre fidélité.
Au passage j'en profite pour vous suggérer d'aller jeter un oeil sur un nouveau blog qui se lance, c'est un blog sur le FOREX et autant vous dire qu'il y a de quoi dire et de quoi faire sur le sujet en ce moment !!!
Allez y jeter un oeil :
http://forex-analysisblog.com/
Excellent café, bon bircher et que vos croissants soit la hauteur de vos espérances...
Morningbull
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lundi, 09 janvier 2012
Un vrai début d'année pour cette semaine ? Avec une vraie Crise Européenne ??
Tout ceux qui ont eu la « chance » de passer un peu de temps devant leurs écrans la semaine passée peuvent rationnellement se demander si 2012 va « vraiment » commencer cette semaine ou est-ce que l'on va encore se traîner longtemps dans cet espèce d'environnement super-calme sans direction, si ce n'est l'euro qui se fait défoncer jour après jour. Il est vrai que ces premiers jours de 2012 ne furent que moyennement passionnant. La semaine avait commencé par de belles intentions de la part de l'Europe qui s'envolait toute seule, profitant du fait que personne n'était là et que le 2 janvier la plupart de la planète avait autre chose à faire que de regarder monter l'Europe. Puis, le reste de la semaine ne fût qu'une version accélérée de ce que nous avons vécu en 2011. Les intervenants qui n'étaient pas aux sports d'hiver se rendaient compte qu'aucun des problèmes n'avait été réglé entre Noël et Nouvel, que la Grèce se rappelait à notre bon souvenir juste pour nous dire que rien n'était réglé chez elle non plus, bien au contraire et l'Euro reprenait sa fonction de gros veau dont personne ne veut, sauf la Suisse.
L'Italie et l'Espagne n'ayant pas reçu une carte « remboursement de la dette » durant la période des fêtes, les investisseurs commençaient à nouveau à se dire que le taux de refinancement de l'Italie devrait plutôt être autour de 7 que d'autre chose, ce qui, fondamentalement n'est pas très rassurant, en gros, on n'est pas plus avancés et on patauge toujours dans les mêmes problèmes. La volatilité se réduit gentiment, mais surtout de par le fait que personne n'est là et que les volume démontre bien que, pour ces 5 premières séances de l'année, tout le monde s'en foutait royalement. Même mon Wi-Fi a mystérieusement refusé de fonctionner et m'a donc empêché de vous narrer les exploits de « Mister Marché » pendant les 3 derniers jours de la semaine, sachant que trouver un technicien swisscom avant le 9 janvier, c'est galère... Surtout quand la hotline vous dit que tout va bien et que « normalement ça devrait fonctionner », oui merci mais ça ne fonctionne pas, même si tout va bien. Résolution 2012, short Swisscom.
Enfin, cette première semaine de l'année est donc terminée, ça c'est fait ! Et ceux qui n'étaient pas là pour des raisons diverses et variées, rassurez-vous, vous n'avez raté qu'un seul épisode de la saga, l'Euro Va Mourir.
Il faut tout de même noter que durant ces quelques jours, nous avons tout de même trouvé moyen de publier une avalanche de chiffres économiques, dont les chiffres de l'emploi !!! Les Non Farm Payrolls et les chiffres ADP nous ont démontré que l'économie américaine n'allait pas si mal que ça, puisque les créations d'emplois ont été nettement supérieures à ce que l'on attendait laissant supposer que quelque chose serait en train de se passer.. En tous les cas, c'est ce que nous avons supposé lors de la publication des chiffres ADP de jeudi. En revanche quand nous avons vu les Non Farm Payrolls de vendredi, on a commencé à se demander si par hasard ces bons chiffres ne pourraient pas être étroitement liés au créations d'emplois du à la saison qui vient de se terminer, à savoir l'anniversaire du fils de la femme du charpentier. Il se pourrait donc que les emplois créés soient principalement des jobs de « Père Noël », job qui, on le sait ne fonctionne que moyennement bien entre le 1er janvier et le 30 novembre. Probablement à cause du fait que la longue barbe le manteau rouge tient trop chaud au soleil de juillet.
C'est en tout les cas le challenge que certains journalistes ont lancé aux « professionnels des marchés boursiers » pour cette semaine : « les bons chiffres de l'emploi sont-ils un évènement saisonnier à cause des fêtes ou est-ce le signe d'un changement de quelque chose ». On va disséquer la question toute la semaine, voir le mois entier car je crains qu'il faille attendre la version des chiffres de l'emploi de début février pour en tirer des conclusions. Mais que l'on se rassure, entre-deux on va largement trouver de quoi noyer le poisson et aborder un autre sujet que l'on imagine passionnant. Car ce genre de sujet ne va pas manquer durant les jours à venir.
On va d'ailleurs commencer tout de suite avec aujourd'hui, puisque le couple le plus glamour de ces 20 dernières années va se faire un petit meeting. En effet ce lundi, Angela Merkel et Nicolas Sarkozy vont se rencontrer afin de parler de l'organisation du prochain sommet européen, histoire de choisir les menus et de distribuer les chambres, sachant que Nicolas ne viendra pas si il n'a pas la suite à 25'000 euros. Les deux patrons de l'Europe vont donc se causer ce lundi et il n'est pas sûr que l'on sache les tenants et les aboutissant de leur rencontre dès ce soir, mais au moins ça aura le mérite de nous faire passer le temps et de justifier « fondamentalement » les mouvements erratiques de l'euro-dollar qui a un comportement bipolaire qui ferait peur au plus aguerri des psychiatres. Un des sujets qui sera plus que certainement abordé, sera la mise en place d'une « taxe Tobin ». Taxe sur les transactions financières qui tient à coeur à Sarkozy. Même si l'on est tous plus ou moins convaincu que ça ne marchera pas et ne servira pas à grand-chose, Sarko semble presser de l'adopter quitte à faire cavalier seul en Europe, échéances électorales obligent. Les « autres » membres de l'Union Européenne ne sont pas fondamentalement contre cette taxe, mais ne veulent pas confondre vitesse et précipitation, alors que Sarko, lui, il veut juste être réélu et se fout totalement du reste. A noter que Merkozy va également rencontrer Monsieur Monti, mais ce dernier meeting est agendé pour le 20 janvier.
Et puis, au-delà des discussion Merkoziennes de ce lundi, il ne faut pas non-plus oublier le fait que les américains sont en train d'empiler des armes et des soldats dans la région d'Israël, au cas où le Président Américain ne saurait pas comment liquider les stocks de cartouches en trop depuis le retour d'Irak. La prochaine destination du « marine » moyen devrait visiblement être l'Iran. Même si la presse ne fait pas encore trop de bruit au sujet de ce qui se passe dans la région, les spécilaistes de l'investissement en tout genre n'ont pas mis longtemps à faire un plus un égal deux, et se disent déjà que si ça pète là-bas, le premier truc qui va s'envoler s'est le pétrole... La Société Générale a d'ailleurs publié un article estimant qu'en cas de guerre USA-Iran, les iraniens pourraient facilement fermer le détroit d'Ormuz et que, de ce fait, le baril s'envolerait aussi sec à 150$, voir 200$. Une chose est sûre, les années passent, mais le target de 200$ sur le baril reste une constante !!!
Si l'or et le pétrole n'ont pas encore salué dignement cette éventualité de guerre, c'est aussi parce que pendant ce temps, l'euro n'arrête pas de baisser et qu'ils préfèreraient que ce soit l'inverse. Pourtant si à la fin les américains décidaient de lancer une expédition punitive sur Téhéran, le pétrole pourrait exploser, parce qu'on risque d'avoir des problèmes d'approvisionnement et l'or pourrait s'envoler aussi parce que nous allons avoir besoin d'une valeur refuge, surtout que cette fois ça risque d'être moins facile qu'en Irak... déjà que...
Pour le moment le baril de brut se traite sur les 100$, prêt à bondir. L'or est à 1620$.
Pour ce qui est des indices, les USA sont en hausse de 1.6% depuis le début de l'année et l'Europe est globalement de retour à la case départ. Son bon début d'année n'aura été qu'un feu de paille principalement grâce au fait que le deux janvier il y avait 4 traders et trois clients sur le marché européens et qu'ils ont fait plus ou moins ce qu'ils avaient envie de faire. Maintenant que tout le monde est revenu, on va pouvoir s'y remettre sérieusement et paniquer à nouveau sur la problématique de la dette européenne.
Dow Jones 12360 -0.45%
S&P500 1278 -0.25%
Nasdaq 2674 +0.16%
Londres 5650 +0.45%
Paris 3137 -0.24%
Francfort 6058 -0.62%
Milan 14646 -0.82%
Madrid 8289 -0.49%
Smi 6013 -0.21%
Tokyo Fermé
Hong Kong 18422 -0.92%
Shanghai 2299 +1.43%
Sydney 4166 +0.05%
Ce matin l'Asie est partagée entre Hong Kong qui baisse parce qu'ils ont peur que l'on ramène encore une fois le sujet de « l'Europe » sur le tapis cette semaine (et ils n'ont pas tort) et la Chine qui rebondit depuis ses plus bas depuis 3 ans. Plus bas affichés fièrement vendredi passé. Pendant ce temps les Japonais sont en congé.
La semaine qui commence sera probablement placée sous le signe de la prudence, bien que je sois pas convaincu que « la prudence » soit un signe du zodiaque, néanmoins on va se contenter de cela et tout le monde aura les yeux fixés sur l'Euro (encore). Et si ils nous reste un oeil de libre on va le garder sur le rendement de la dette des pays le plus dans la panade en Europe. A ce petit jeu-là, l'Italie est très populaire.
MAIS, parce qu'il y a toujours un MAIS dans le monde merveilleux de la finance, nous aurons tout de même la joie et le bonheur d'aborder un autre sujet que l'Europe et ses misères durant cette semaine et les semaines à venir, puisque dès ce soir Alcoa va lancer la saison de résultats. A partir de demain matin nous serons donc officiellement entrés dans la période des résultats trimestriels, le quatrième trimestre va nous être dévoilé et on va peut-être enfin être capables, au coup par coup de parler d'autre chose que des implications géopolitiques de la crise européenne et se concentrer, même de manière brève sur les fondamentaux des sociétés qui vont tout de même nettement mieux que les pays dans lesquels elles vivent..... Bon, ce soir ça ne sera pas le meilleur des exemples, puisqu'au vu des déclarations faites par Alcoa récemment et vu le plongeon des prix de l'aluminium, on ne peut pas s'attendre à des chiffres canonissimes de leur part. Néanmoins, la saison sera lancée et durant la semaine nous aurons l'occasion d'en reparler.
Mais ce n'est pas tout, il y aura également le meeting de la BCE ce jeudi. On n'attend pas de grosses surprises de la part de Monsieur Draghi, mais force est de constater que bien des intervenants espère tout au fond d'eux-mêmes que Super-Mario va nous annoncer une solution miracle pour sauver l'Europe, une solution qui serait de racheter de la dette à tout va et à soulager les pays surendettés, donnant du même coup un signal clair aux investisseurs. Signal qui voudrait dire : « on ne vous laissera pas tomber »... Mais ces espoirs restent dans le domaine du fantasme, cependant on ne sait jamais, sur un malentendu, la BCE pour sauver le monde.
Et puis cette semaine nous aurons également le CES de Las Vegas pour nous faire parler d'autre chose que la crise de la dette Européenne. Durant toute cette semaine, le « Consumer Electronic Show » va nous présenter ses derniers gadgets et toutes les compagnies technos vont nous montrer ce qu'ils ont trouver pour concurrencer l'iPad, l'iPhon et que sera la TV du futur ou la nouvelle façon de prendre des notes sur un PC. Grosso modo, on va nous présenter plein de produits qui donneront envie d'être essayés et puis à la fin on rachètera un iPhone quand même. Néanmoins, la présentation de ces nouveautés est toujours l'occasion d'en parler et de faire bouger les titres des compagnies qui y sont liées. Crise de la dette ou pas. Ça fait toujours du bien d'avoir d'autres sujets à aborder que la couleur de la cravate de Sarkozy et la durée de la poignée de main entre les différents intervenants de l'Union Européenne...
Dans les choses « à suivre » cette semaine, il sera intéressant de voir où terminera le S&P500 ce soir. En effet, après 4 jours de trading en 2012, le S&P500 est en hausse de 1.6%. Si ce soir il parvient à ne pas baisser plus que 1.6% et donc afficher une hausse après 5 jours de trading, ça sera considéré comme « de bonne augure pour l'année ». C'est Jim O'Neil, patron de Goldman Sachs Asset Management qui en parle dans ses écrits de la semaine. En effet, si après 5 jours le S&P500 est en hausse, 87% du temps l'année qui suit est positive. C'est l'almanach des traders qui le dit... alors on serre les fesses, on va brûler un cierge ou un carton de cierges pour espérer que ça marche encore une fois cette année.
Selon le Spiegel de ce week-end, le FMI a de plus en plus de doute sur la capacité de la Grèce à réduire son endettement. On parlerait de demander une participation plus large au plan de sauvetage de la part des grands pays européens. Pour faire simple, comme tous les trois mois, on reparle de la crise grecque. C'est comme les résultats trimestriels. Pendant ce temps, on ne parle plus de la France et de l'éventuel perte de son triple A, même si le patron de S&P pour l'Europe, profite du week-end pour déclarer qu'un downgrade ne serait pas si catastrophique que ça pour la France, expliquant que de toute manière la plupart des dettes européennes se traitent déjà comme des triple B et non des triple A... Si l'on en croit ses dires, le marché a déjà discounté la chose, ce qui revient à dire encore une fois que les organismes de rating ne viennent qu'après la pluie pour nous prévenir qu'il a plu hier...
Côté chiffres économiques, ce lundi nous aurons le Consumer Credit et les chiffres d'Alcoa ce soir après la clôture. Pour le moment les futures américains sont en baisse de 0.5%, laissant présager d'un début de semaine bien pourri comme on les aimes.
En ce qui me concerne, si mon Wi-Fi décide de continuer à fonctionner ces prochains jours, je vous retrouverais tous les matins comme d'habitude.. Fini les vacances, on repart au boulot pour de vrai comme le reste de l'année !!! D'ici-là, je vous souhaite un très bon début de semaine, un bon lundi, même si nous sommes tous conscient qu'un bon lundi est un lundi de Pâques, mais c'est comme ça, quand faut y aller, faut y aller comme disaient Terence Hill et Bud Spencer.
On se retrouve demain, même heure et même endroit !!!
Morningbull
"Last night, Rick Perry said was quitting the race. But then this morning, he said he's staying in. Hmm. Going back on his word? Maybe he'd make a good president after all." –Craig Ferguson
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