jeudi, 08 décembre 2011

48 heures

 

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Pour la 937ème fois de ma vie de trader, dans deux jours, je saurais tout. Nous saurons tout sur le plan de sauvetage de l'Europe et nous saurons surtout si nous sommes sauvés où si il est temps d'envisager de recycler comme pompier volontaire, comme épicier ou carrément comme testeur de matelas. Ou alors, si le miracle se produit, on pourra continuer à faire « acheter-vendre-vendre-acheter », le tout comme si rien ne s'était passé. L'ambiance est lourde et angoissante, le marché est mou et n'ose pas prendre la moindre direction tant ces prochaines heures sont cruciales. Les intervenants, qui sont pourtant habituellement des grands joueurs, n'osent plus prendre de paris pour les heures à venir, l'incertitude s'approchant un peu trop d'un grand jeu de pile-ou-face.

 

En même temps, je me fais une bête réflexion. Si l'Europe nous trouve une solution miracle, tout le monde va « vendre la nouvelle » comme d'habitude et si l'Europe ne trouve rien et nous demande d'utiliser l'article 22 pour la années à venir, l'article 22 étant : « démerde-toi comme tu peux », on va se retrouver avec un monstrueux sell-off sur les bras. En résumé, ça voudrait dire que si la nouvelle est bonne on risque de baisser un peu et si la nouvelle est mauvaise on va beaucoup baisser. Mais finalement, quel serait le scénario qui nous ferait «VRAIMENT » monter ? On est en droit de se poser la question. Parce qui sera vraiment « surpris » si Merkozy nous répètent grosso-modo ce qu'ils nous disent depuis une semaine ? Il va quand même falloir que la doublette magique nous amène un peu plus que ce que l'on attend. C'est un peu comme les cadeaux de Noël, il vaut mieux se faire surprendre un peu...

 

En attendant l'échéance, avec la BCE et la Banque d'Angleterre cette après-midi, puis le concert LIVE de Bruxelles de demain, le marché se contente de spéculation, de petites phrases assassines, de cierges et de spéculations sur la probabilité d'un miracle demain soir. Hier la journée commençait bien avec des annonces sur le fait que l'Europe pourrait envisager la création d'un fonds EFSF numéro deux, un fonds qui serait différent, tout en étant pareil, comme on ne peut mettre du levier au fonds numéro un pour cause de probabilité de downgrade, on va en créer un second de 500 milliards. Ceci dit, je trouve assez fabuleux que les Etats européens soient endettés au point de risquer la faillite, mais trouvent quand même des milliards pour mettre dans un super-fonds, voir deux..

 

Cette bonne nouvelle, même si plus que suspecte, donnait de l'air au marché européen qui entamait une marche positive pour le début de la séance. Mais les doutes qui planent autour de cette fin de semaine, laissait passer un ange avec les ailes chargées d'incertitude, poussant les intervenants à éviter l'emballement, la trouille ça ne se commande pas et elle était presque palpable, ce que l'on peut largement comprendre. Au bout d'un moment, à force de se prendre des coups de bâtons à travers la figure, le trader moyen semble comprendre et essaye de se faire discret pour ne se faire casser les dents à nouveau... Plus la journée avançait, plus le marché doutait et donc, baissait. A la fin de la séance, les velléités haussières des premières heures de l'aube étaient réduites à néant. Sans compter que la possibilité de se nouveau fonds semblait plus que douteuses après qu'une personne « inconnue » du Gouvernement Allemand ait mis en doute cette éventualité.

 

2.jpgCette dernière phrase résume bien l'état de fragilité psychologique du marché. On n'a même plus besoin que ce soit Wolfgang Schaüble, Ministre de l'Economie qui viennent ramener sa fraise, non un simple mec masqué qui fait un téléphone anonyme au FT en disant : « Je ne peux pas vous dire qui je suis, mais je suis un « officiel du Gouvernement Allemand » ; on ne va pas accepter le nouveau fonds » et les journalistes publient. L'homme masqué serait un Hedge Fund Manager qui est short sur le marché, ça serait la même chose... En conclusion, le marché est super-fragile, il est enclin à écouter n'importe quoi, de la part de n'importe qui et d'en faire ses tables de la loi. Je ne vous dis même pas les heures que l'on se prépare avec les nouvelles que l'on attend, les spéculations, rumeurs et autres « le chien de Merkel à parlé à mon teckel et il lui a dit que... », on n'a pas finit d'en entendre. Là tout de suite, je ne suis pas loin qu'il serait bon que tous les traders du monde prennent 1 semaine de vacances et on se revoit quand les esprits se seront calmés, car en général, rien de bon ne sort de ce genre de situation...

 

Nous sommes presque dans le même état que lors de la publication de NON-FARM PAYROLLS un vendredi par mois. Chacun est convaincu que le monde va changer dans deux jours et à la fin, le lundi suivant on est toujours dans le même métro, avec les mêmes bouchons sur le chemin du travail et le même musicien qui vient se mettre à côté de vous pour jouer « besame mucho » avec son accordéon alors que vous, vous vous remettez péniblement des 12 vodkas d'hier soir pour oublier que Merkozy n'avait pas vraiment sauver l'Europe... et qui finalement vous irez quand même en vacances sur la côte Amalfitaine cet été... Bref, je crains que lundi prochain le soleil soit toujours dans le ciel, que l'eau mouille toujours et que les délais de commande chez Ferrari soient toujours aussi longs.

 

Une fois n'est pas coutume, le marché américain n'a que d'yeux pour l'Europe. C'est dire, les responsables des cartes géographiques sur CNN ont même commencé à placer l'Espagne et l'Italie au bon endroit du premier coup, ça veut quand même dire que les américains s'intéressent d'un peu plus près à l'Europe et commencent à comprendre que Paris ce n'est 200 mecs qui se baladent avec un béret et une baguette, que les parisiennes ne sont pas toutes en jupe des années 50 et que la seule voiture qui circule dans les rues n'est pas la 2CV. Non, depuis quelques jours les « experts » américains prennent l'Europe très au sérieux. Au fond d'eux-mêmes ils sont persuadés que le Petit Nicolas et la Présidente de France, Madame Merkel, vont nous trouver une solution magique qui va permettre au rallye de Noël de se mettre en place, mais en même ils craignent que l'Europe botte encore une fois en touche et que le massacre de Noël commence en cette fin de semaine.

 

Il est clair que les différents déclarations d'hier sur un nouveau fonds, deux fonds, un fonds et demi, un fonds fusionné ou pas et les commentaires d'un inconnu allemand, n'a pas forcément aidé Wall Street à prendre une direction. Dans le doute, les indices ont terminé la séance là où ils l'avaient commencée. Pas de miracle dans le quartier des affaires de Manhattan, on attend, comme partout ailleurs.

 

Cette après-midi, les déclarations et les agissements de Mario « Goldman Sachs » Draghi, actuellement patron de la BCE à mi-temps et consultant financier pour une banque d'affaire du sud de New York, l'autre moitié du temps, ses déclarations vont déjà donner une bonne idée de la suite des évènements et de la couleur du week-end. Monsieur Draghi devrait baisser les taux, ce qui serait une révolution, tellement il est rare de voir la BCE baisser ses taux deux fois de suite. Bon, il est clair que du temps de Trichet, baisser les taux c'était comme s'arracher un ongle avec une tenaille pour lui, il est donc plus facile pour Draghi de le faire. Donc baisse des taux attendue cette après-midi, en même temps il y aura également le meeting de la Banque d'Angleterre, mais ça, tout le monde s'en tape, vu qu'on est même plus certains qu'ils soient encore dans l'Europe et que de toute manière, eux, ils peuvent printer du Sterling quand ils veulent.

 

3.jpgEn résumé, une journée plein de doutes avec une lueur d'espoir au bout du tunnel, lueur d'espoir qui prends la forme d'un mélange du visage de Sarkozy mélangé à celui d'Angela Merkel, et ça, je peux vous dire, ça fout les jetons. Mais on s'accroche à ce que l'on a.

 

Sur le front des « matières premières » on semble scotché au milieu de nulle part. Comme on ne regarde plus l'économie, le pétrole ne peut plus monter, comme l'euro-$ semble se calmer l'or n'a plus de raisons de bouger, en tous les cas tant que l'on n'est pas rentrés dans une phase (définitive ou temporaire) de fin monde, nos deux indicateurs campent donc sur leurs positions et si vous pensez que le marché des actions est ennuyeux en ce moment, en forme de thérapie, je vous recommande de regardez le comportement du pétrole. Le Baril oscille entre de 100.23 et 100.85, la courbe intraday est à peu près aussi dynamique que rythme cardiaque d'un cycliste qui est sous EPO...

 

Ce matin l'or vaut 1742$ et le pétrole 100.61$. Rien de bien passionnant je vous le dis.

 

En tous les cas, une chose est sûre et certaine, si le pourcentage de chances de voir un accord magique sortir vendredi soir est corrélé à la baisse des rendements de la dette italienne, il y a des bonnes chances que tout se passe bien. Car pour le moment les intervenants s'en donnent à coeur joie et le taux italien est repassé nettement sous les 6%, rendant soudainement la photo un peu plus optimiste de ce côté-ci.

 

Dow Jones 12196 +0.38%

S&P500 1261 +0.20%

Nasdaq 2649 -0.01%

Londres 5547 -0.39%

Paris 3176 -0.11%

Francfort 5995 -0.57%

Milan 15651 -1.24%

Madrid 8644 -0.79%

Tokyo 8672 -0.58%

Hong Kong 19112 -0.67%

Shanghai 2454 +0.41%

Sydney 4345 -0.15%

 

Ce matin l'Asie semble en mode : « A couvert !!!! », les investisseurs asiatiques semblent enclin à réduire les positions à l'approche de ces deux journées cruciales. Je dois dire que je suis assez d'accord avec cette méthodologie. Là tout de suite, je vendrais bien tout, je partirais sur une plage de Bretagne marcher dans le vent, ramasser des coquillages et manger des crêpes en attendant que le monde s'effondre ou survive. Je pense que la meilleure chose à faire dans cette environnement, c'est de ne rien faire. A moins que vous soyez ami avec Sarkozy sur Facebook et qu'il vous ait donné des « insides » sur son mur perso... Si l'ensemble de l'Asie est dans le rouge, comme à son habitude, Shanghai prends le contre-pied. En même temps, pour eux, si l'Europe coule, il y aura les soldes et le shopping à bas prix sera une bonne chose pour eux.. L'Australie constate une hausse du chômage alors que l'on attendait l'inverse et les commandes de machines au Japon ne sont pas top, confirmant que l'économie n'est pas encore à 100% pour ceux qui le pensaient encore après leur 812ème dose de LSD.

 

En ce qui concerne les news de la journée, la première qui frappe en pleine figure, c'est les guignols de chez S&P qui reviennent encore à la charge. Non content d'avoir menacé de downgrader toute l'Europe, ils viennent de réaliser que si toute l'Europe voit ses ratings réduits, les banques qui travaillent en Europe, ne peuvent donc pas conserver leur rating vivant dans des pays downgradés. Du coup, ces imbéciles viennent également « menacer » de downgrader les banques européennes, les suspects sur la liste sont toujours les mêmes. La BNP et la Société Générale figurent en bonne place, y compris la Deutsche Bank et la Commerzbank. Rien de « surprenant » dans tout cela et globalement ça n'impressionne plus grand monde, le marché et les intervenants semblent être passé en mode « rien à foutre des agences de rating ».

 

4.jpgMarc Faber, Docteur Gloom, était sur Bloomberg TV hier, il est toujours hyper-négatif pour l'avenir, bien qu'il pense que l'Euro va survivre sous une forme ou sous une autre. En revanche il n'a donné qu'une seule recommandation : BUY GOLD. Toujours super-prudent sur la Chine. A propos de la Chine, un récent sondage de Bloomberg montre que les investisseurs s'attendent à une crise bancaire en Chine dans les 5 prochaines années. En même temps, si l'on en croit ce que les investisseurs ont anticipé correctement ces 5 dernières années, probablement que tout peut arriver, sauf une crise bancaire. Déjà que l'on n'arrive pas à prédire où sera le marché lundi prochain, je m'autorise à être sceptique.

 

Pour la suite des évènements, ça risque d'être spectaculaire. En tous les cas, quand on lit la presse de la nuit, le consensus est plutôt  « bullish » et personne n'envisage de déception d'ici la fin de la semaine. J'aurais donc tendance à dire que les investisseurs se positionnent pour un rallye de fin d'année, mais timidement. L'objectif avoué de ce rallye est de 1330-1350 sur le S&P500, soit un hausse de 6-8% d'ici Noël. Par contre, si l'on en croit ce consensus, une fois ces niveaux atteint, il n'y aura plus nulle part où aller, sachant que l'économie sera en récession et que l'endettement sera sous contrôle, mais que du coup, ceux qui comptaient sur le consommateur pour générer de la croissance va se retrouver le bec dans l'eau. Enfin, tant que ce n'est que le bec.

 

Donc en conclusion, l'avenir pourrait être rose les deux prochaines semaines, en revanche, le début de l'année pourrait bien être gris. Bon, en même temps, bien malin qui pourra faire des prévisions en ce moment, déjà quand le marché ouvre en hausse de 1.3% à 9h00, on est déjà incapable de savoir comment ça va se terminer.... alors à 3 semaines ou à 5 ans...

 

Pour le moment les futures américains représentent bien cette indécision, puisqu'ils ne vont nulle part. Côté chiffres économiques, il y aura les Jobless Claims, le Wholsale trade, le Fed Balance Sheet et le Money Supply. La BCE de Goldman Sachs à 13h45, avec la décision sur les taux et le discours de Super Mario. Les annonces de la Banque d'Angleterre et le début des réunions des leaders européens. Si aucune « politicien masqué » ne parle dans l'intervalle, nous saurons à quelle sauce on va être mangé d'ici vendredi soir, histoire de nous laisser mariner pendant le week-end.

 

Je crois qu'il n'y a pas grand-chose à ajouter. Ce marché surfe sur l'indécision et le sentiment de ce matin est exactement cela. Il va donc falloir patienter encore un peu, histoire de voir ce qui bouge. En même temps, on patiente depuis des semaines, alors quelques heures de plus ou de moins, qui s'en préoccupe.

 

Il me reste à vous souhaiter une excellente journée, on se retrouve demain, même si ça ne servira pas à grand-chose. Très bon café et bonne chance.

 

Morningbull

 

"The good news is, the unemployment rate has dropped to 8.6 percent. The bad news is, most of those require a sack, a red suit, and a beard." –Jay Leno

 

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mardi, 06 décembre 2011

Merci S&P, je le reconnais, sans vous ça serait trop facile

 

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La semaine avait bien commencé. Les bases étaient claires, on allait attendre des informations en provenance de n'importe où en Europe pour se faire une idée de ce qui pourrait éventuellement peut-être sortir en fin de semaine lors du meeting magique de Bruxelles. Le plan d'austérité lancé par l'Italie au cours du week-end était déjà la pierre angulaire à ce début de semaine. La rencontre Merkel-Sarkozy de ce lundi était supposée être la suite du « plan ». En plus, globalement il faut reconnaître qu'un espèce de vent positif soufflait sur l'Europe et les intervenants, un peu comme si plus rien ne pouvait nous arriver, une espèce de certitude comme quoi il suffisait d'attendre la fin de la semaine pour avoir une solution que l'on savait positive (obligatoire, sinon la fin du monde est proche).

 

Ce vent de joie, de bonheur, de soulagement et d'une certaine forme de certitude n'allait pas durer très longtemps. Mais en Europe on ne cachait pas notre joie d'arriver enfin (peut-être) au bout du tunnel. L'Italie menait la danse, puisque son plan de serrage de ceinture était applaudit partout dans le monde, surtout par ceux qui n'en seraient pas victimes, car je ne suis pas sûr qu'en Italie la majorité applaudissait. Peu importe, pour le marché qui lui saluait la prise en main du pays par un Ministre qui montre la voie en refusant son salaire, en roulant italien et en prenant enfin des mesures concrètes sans fêter ça dans une maison au bord de la mer avec 50 prostituées. Le marché était reconnaissant aux décisions de Monsieur Monti, l'Italie terminait même en hausse de 2.9%, meilleure performance du continent.

 

Ensuite les annonces de Merkozy n'apportaient pas grand-chose, puisque les deux patrons de l'Europe (enfin, le patron et le chauffeur) annonçaient ce que l'on savait plus ou moins déjà ; leur intention de changer le traité de Maastricht permettant du même coup à l'Europe de mettre son nez dans les budgets des pays qui la compose, évitant du coup que n'importe qui fasse n'importe quoi et engage Goldman Sachs pour magouiller ses comptes et emprunter de l'argent. Cette révision du traité part d'un bon sentiment et devrait probablement être avalisée autour du mois de mars 2012, ceci supposant que l'Europe existera encore en mars 2012. ET C'EST LE POINT POSITIF des discussions d'hier ; Merkel et Sarkozy pensent que l'Europe existera encore en mars 2012. Quand aux modifications apportées à l'acte fondateur de l'Europe, elles ont surtout pour but que la crise actuelle ne se reproduise pas dans 10 ans quand le marché aura tout oublié des évènements de ces deux dernières années. C'est bien de penser à l'avenir, mais là il va aussi falloir penser à colmater la brèche de 160 mètres à l'avant du bateau Europe, parce que sinon dans dix ans ça sera chacun pour soi et ...chacun pour soi..

 

2.jpgPeu importe, tout ceci était de la « relativement » bonne nouvelle qui apportait de l'eau chargée de positivisme et d'optimisme au moulin des marchés du vieux continent. Et, in extenso au marché américain, puisque depuis quelques jours, les USA sont devenus un peu dépendant de nous, parce que ça les arrangeraient quand même bien que l'on s'en sorte, sinon une fois que l'Europe sera morte on s'intéressera un peu trop à leurs problèmes à eux et leur dette à eux... Donc les américains étaient également bien disposés, puisque comme le vieil adage le dit : « Quand l'Europe va, tout va ». Oui, je sais ce n'est pas un vieil adage, mais il y a des jours où ça convient pas mal. Les marchés américains saluaient la prise en main de la part des Gouvernements européens et étaient très heureux de voir que le rendement de la dette italienne revenait plus près de 6% que des 7...

 

Et puis, soudainement, alors que les Européens étaient devant leur télévision et finissaient leur dessert du soir, on s'est soudainement rappelé que le marché n'était pas guéri d'une maladie dégénérative et contagieuse : « l'organisme de rating » ou « agence de notation ». Cette saleté à peu près aussi agréable à voir arriver que la peste bubonique en son temps, a l'art de se faire oublier pour se pointer au plus mauvais moment pour gâcher la fête. En effet depuis les premières heures de cette nouvelle semaine, on commençait à se persuader du fait qu'il ne suffisait que d'acheter pour attendre la décision « forcément » positive des Européens, pour vendre sur la nouvelle, prendre les profits et partir en week-end. La semaine pouvait (presque) être une semaine « facile »... MAIS NON !!! Hier soir durant la séance américaine, le Financial Times a laissé entendre que S&P pourrait mettre tous les AAA européens sur leur liste de surveillance, immédiatement on assistait à une vague de ventes aux USA, ensuite Bloomberg confirmait la nouvelle et en remettait une couche avec le fait que S&P pourrait mettre 17 pays de l'Eurozone sur «surveillance négative », RE-vague de ventes. L'annonce définitive devait être faite après la clôture.

 

SUPER. On avait presque oublié que l'herpès existait, mais non, S&P s'est fait fort de nous rappeler qu'ils ont toujours le pouvoir de faire du mal au plus mauvais moment et qu'ils ont toujours le talent de nous raconter ce que l'on sait déjà avec une suffisance et une arrogance qui pourrait faire croire que c'est eux qui ont découvert que l'Europe n'allait pas bien.

 

Au final S&P nous simplifie encore une fois la vie. Il faut leur rendre hommage sur ce coup-là, car un bref instant j'ai failli croire que la semaine serait facile. S&P a donc décidé d'envisager d'éventuellement peut-être de baisser d'une note le rating des triple A suivant : Autriche, Luxembourg, Finlande, Pays-Bas et l'Allemagne. En ce qui concerne la France, S&P a révisé le communiqué de presse qui s'était malencontreusement échappé il y a quelques semaines et pensent éventuellement downgrader la France de DEUX notes... et paf. Ou comment devenir ami avec Sarkozy. Je serais un « top manager » de S&P, j'éviterais de venir en France faire mon shopping de Noël... Tous les autres pays de l'Europe sont également touchés par un downgrade de leur note sauf deux. La Grèce, qui est déjà sur : « bon à jeter » et Chypre qui a déjà été mis sur « bientôt bon à jeter ».

 

3.jpgEncore une fois les marchés ont subit et vont subir aujourd'hui la dictature des agences de notations. Ils ne nous apprennent rien, ils ne nous servent à rien, ils font plus de mal que de bien, mais nous, participants du monde merveilleux de la finance, nous continuons à leur attribuer une valeur et une quelconque importance. Je continue de penser qu'il faut les rayer de la surface du globe.

 

Bref, au-delà de la mauvaise nouvelle qui n'est que théorique, puisque c'est uniquement une « liste de surveillance » et pas un downgrade concret, cette décision remet en question l'existence même du fonds EFSF. Le fonds EFSF qui possède lui-même le rating de triple A attribué par les mêmes lobotomisés de chez S&P (un peu au même titre que les mêmes analystes avaient attribués des triple A à tous les produits badgés « subprime » en son temps). MAIS, parce qu'il y a un mais, si l'on retire le triple A de la France et de l'Allemagne, vu qu'ils sont contributeurs de ce fonds, on ne peut, du même coup plus attribuer le triple A au fonds EFSF et si l'on ne peut plus attribuer ce rating, les mécanismes de levier qui auraient pu permettre au fonds de participer de manière prépondérante au sauvetage de l'Europe vont tomber à l'eau et le fonds lui-même risque de perdre sa raison d'exister...

 

En faisant ce « call » hier, S&P a ouvert la porte à toutes les fenêtres, ainsi que la boîte de Pandore, cette annonce pourrait déclencher une sorte de contagion de problèmes dont on se serait bien passé en ce moment. En même temps, cette fois c'est certain, en fin de semaine les Rois de l'Europe n'auront plus le choix, ce n'est pas un tout petit pansement avec Mickey dessiné dessus qu'il faudra proposer, mais plutôt une chirurgie complète afin de colmater toutes les hémorragies. La semaine promettait d'être chaude, la température vient de monter d'un cran encore...

 

Je vous le dit, c'était BEAUCOUP TROP FACILE...

 

Si vous avez VRAIMENT envie de lire toutes les théories de S&P, vous trouverez tous les communiqués de presse ici :

 

http://www.standardandpoors.com/ratings/sovereign-actions...

 

 

Hier il y avait également des chiffres économiques, mais étant donné les circonstances, ils sont passés au second plan, l'ISM est tombé à 52 contre 52.9 le mois passé et les Factory Orders sont tombé à 0.4%, mais pour être honnête, c'est comme le prix de l'or à 1715$ et le pétrole à 100$ et des poussières, là tout de suite, tout le monde s'en fout. Le maître mot de la journée c'est « downgrade ». Merci S&P. On se réjouit déjà de voir les commentaires des deux autres abrutis (Fitch et Moody's) qui vont bien sûr se sentir frustrés de ne pas être sous les « spotlight », on peut donc encore s'attendre au pire.

 

Niveau des indices, comme la nouvelle de S&P a été confirmée uniquement après la clôture, les indices US sont parvenus à garder la tête hors de l'eau, positivisme européen oblige. Par contre depuis la clôture, les futures américains sont en baisse de 0.6% pour saluer la nouvelle et l'Asie suit comme un seul homme.

 

Dow Jones 12098 +0.65%

S&P500 1257 +1.03%

Nasdaq 2656 +1.10%

Londres 5568 +0.28%

Paris 3,201 +1.15%

Francfort 6,106 +0.42%

Milan 15,926 +2.91%

Madrid 8,706 +1.72%

SMI 5739 +0.37%

Tokyo 8,595 -1.16%

Hong Kong 18,890 -1.51%

Shanghai 2,426 -0.79%

Sydney 4,318 -1.40%

 

Ce matin le dollar est en hausse, pour des raison de S&P, les matières premières ne sont donc pas au meilleur de leur forme, les marchés asiatiques non plus. Le secteur bancaire, héro de la veille est la grosse victime du jour et pas besoin d'avoir fait math sup' pour savoir pourquoi. Les Australiens ont encore baissé leurs taux d'intérêts à 4.25%, c'est la seconde fois en deux mois.

 

La bonne nouvelle du jour c'est que la NASA a découvert une planète qui pourrait être similaire à la Terre, bien que 2.4 fois plus grosse que la notre, cette nouvelle planète, nommée Kepler 22b, (drôle de d'idée comme prénom) serait habitable et il y aurait de l'eau. Au cas où Merkozy ne trouvent pas de solution à l'Europe, il restera l'exode, car bien que cette planète soit distante de 600 années lumières, peut-être que ça ira plus vite d'y aller que d'attendre de trouver une solution européenne.

 

4.jpgPour les GRANDES NOUVELLES du jour, tout d'abord il y a tout d'abord le downgrade de S&P, ensuite le downgrade de S&P et puis quand on aura fini de parler du downgrade de S&P, ou pourra parler de RIMM qui est toujours un peu plus dans la panade, Apple qui continue de prendre de l'avance et des analystes qui se demande à quoi pourra bien servir la tablette playbook qui doit concurrencer l'iPad et si même cela vaut la peine de la commercialiser... L'analyste technique Tom De Mark pense que le S&P sera à 1330-1345 d'ici Noël. Tom De Mark avait prédit que le S&P corrigerait jusqu'à 1076 cet automne, il s'est arrêté 1074.77, maintenant il estime qu'il a enregistré le signal d'achat le plus fort depuis 40 ans. Selon lui la fin d'année sera explosive. Par contre la suite sera moins drôle, il parle même de correction massive. Le grand huit continue.

 

Nous sommes au mois de décembre et les stratèges sont de sortie. Tout le monde est en train de donner son objectif pour la fin de 2012. Pour le moment, une chose est sûre c'est qu'il y a une forme de consensus, la crise européenne va être la pierre angulaire de l'année à venir et même si l'on s'en sort, les mesures d'austérités vont tout de même mettre un frein à la croissance, cependant, comme les valorisations des actions sont extrêmement basse, il va falloir en avoir en 2012. Les objectifs sur le S&P sont assez conservateurs, bien courageux celui qui osera arriver avec un target 2'000 sur le S&P 500, pour le moment on est plus autour des 1350-1400, soit pas très loin de là où nous sommes et pas encore plus près de ce que De Mark prévoit pour Noël.

 

JP Morgan estime qu'il est temps d'acheter le secteur des semiconducteurs maintenant. Les prévisions et les estimations du secteurs devraient augmenter dans les semaines et les mois à venir alors que les commandes sont en hausse. Dans le Barron's, l'analyste technique pense qu'il est temps de se repositionner sur des titres comme Medtronic, Stryker et Boston Scientific après leur récente correction. Comme il le dit, ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort.

 

La Tribune.Fr revient sur le downgrade potentiel de S&P avec délectation, puisque que le 29 novembre, François Fillon avait déclaré que la Tribune disait n'importe quoi en publiant le fait que S&P pourrait mettre la France sur sa liste de surveillance négative. Il y a des jours comme ça, dans la vie d'un journaliste où ça doit être jouissif...

 

Côté chiffres économiques, nous aurons les ventes des grand-magasins, le Redbook et c'est tout.. pas de quoi renverser la vapeur. Pour le moment tout ce que l'on sait c'est que, même si ça fait mal à lire le downgrade de S&P n'est pas non plus une surprise majeure, mais l'ouverture en Europe risque d'être compliquée, comme dirait BFM Radio et on va tout de même se poser des questions sur la suite des évènements, car ce qui semblait clair hier matin est en train de prendre des allures de casse-tête chinois.

 

En regardant par la fenêtre, je dois reconnaître qu'entre le downgrade et la météo, je suis assez tenté de retourner me coucher. Dans l'intervalle, je vous souhaite un excellent café et un bon début de journée.

 

A demain


Morningbull

 

« definitions of a bubble is "a bull market in which you don't have a position »

 

 

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lundi, 05 décembre 2011

Une semaine plus que cruciale

 

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La fin de semaine passée fût plus que calme et même si l'on attendait les grandes manoeuvres avec les chiffres de vendredi, il n'en fût rien et tout le monde remettait les compteurs à zéro avant la semaine qui nous attend. Autant passer un week-end à se vider l'esprit plutôt que de rester les bras chargés de titres alors que tout peut arriver d'ici le 9 décembre.

 

Les Européens ont montrés leurs intentions positives durant toute la première partie de séance de vendredi, pariant se le fait que les chiffres économiques seraient bons et puis, même s'ils n'étaient pas mauvais, le marché s'est dégonflé gentiment durant le reste de la cession, alors que le marché américain renonçait à prendre tout leadership et s'appliquant même à terminer là où il avait commencé la séance. Il est vrai que les chiffres étaient difficilement interprétables étant donnée que le nombre de création d'emplois était légèrement plus faible (120k contre 125k attendus) prouvant encore une fois si nécessaire que la corrélation entre les les chiffres ADP de mercredi et les chiffres des Non-Farm Payrolls de vendredi est plus qu'aléatoire et que le nombre de pingouins nés en captivités au nord de Washington est peut-être un indice de corrélation tout aussi valable. En plus des créations d'emplois qui pouvait être décevantes, la bonne nouvelle provenait du taux de chômage qui chutait à 8.6%. Ne me demandez jamais comment ces chiffres sont calculés et quelle est leur interaction entre eux, parce que je crois qu'il y a de quoi faire un malaise.

 

Peu importe, le taux de chômage baisse, même si il n'est pas évident de savoir où TOUT ces emplois ont été créés en un mois, ce chiffre à lui tout seul permettait au marché de tenir, mais pas de s'envoler. Il faut dire qu'après une semaine avec 7% de hausse, il y avait de quoi raccrocher ses gants vendredi et partir en week-end un peu plus tôt.

 

Et puis en même temps, étant donné la semaine que l'on se prépare, il vaut mieux être reposé.

 

Car cette semaine qui commence le 5 décembre, promet d'être chaude. Déjà ce week-end les italiens ont validé leur plan d'austérité et c'est la première pierre qui est posée pour l'éventuelle reconstruction de l'Europe. L'apothéose, ou l'apocalypse devrait avoir lieu d'ici vendredi et la conclusion du super-sommet qui aura lieu le 8 et 9 décembre. Ce jour là, tout investisseur, petits et grands, hedge funds ou pas, vont aller faire de incantations pour espérer que les gens qui nous gouvernent viennent enfin avec une solution concrète qui nous donne l'impression de sortir enfin de cette crise. Evidemment que la solution miracle n'existe pas, mais nous espérons tous que Merkozy et les autres vont nous trouver une ébauche de quelque chose sur laquelle on pourra reconstruire et penser que peut-être on va s'en sortir.

 

Mais en plus du sommet de cette semaine, il ne faut pas non-plus oublier que la BCE se réunira jeudi et qu'ils peuvent aussi annoncer quelque chose, d'ailleurs ce week-end on s'autorisait à penser que les européens pensaient à nouveau à prêter de l'argent au FMI via la BCE, pour que Christine Lagrade l'utilise pour aider les pays européens à se battre contre leur dette. Sans compter que Timothy Geithner est en tournée européenne dès ce mardi. La RockStar du Trésor US va tout d'abord rencontrer les officiels allemands et ceux de la BCE dès mardi, puis mercredi il rencontrera Sarkozy et Baroin, Baroin va surtout tenir la chandelle étant donné qu'il ne capte pas un mot d'anglais, puis Geithner descendra à Marseille pour rencontrer le premier Ministre Espagnol. Jeudi ç sera au tour des italiens, puisque Geithner sera à Milan pour rencontrer Monsieur Monti.

 

Et puis après tout sera entre les mains de l'Europe. Soit ils nous proposent un plan de sauvetage qui nous permet d'espérer soit ça va être très très moche.

 

Oil-Cartoon-719727.jpgIl est clair que présenté sous cet angle, c'est un peu la semaine de tous les dangers. Et ça l'est. Après on peut prendre la chose comme ont veut mais le reste des nouvelles importent peu, on a déjà tous le regard fixé sur les résultats de vendredi soir, histoire de savoir si l'on peut reprendre une vie normale après cela, ou pas. On espère tous que la porte de sortie sera valable et même si la solution n'est pas instantanée non plus, le marché a réellement besoin d'avoir la possibilité d'avoir une vision un peu plus longue et d'avoir en point de mire le fait que l'Europe peut ou va s'en sortir, plutôt que d'avoir le prospect de se dire que cette fois c'est foutu et il ne reste plus qu'à aller se planquer pour éviter les dégâts collatéraux qu'un échec de ce sommet entraineraient inévitablement.

 

Déjà que le plan d'austérité de Monti n'est de loin pas une partie de plaisir et que les trois ans à venir que l'Italie se prépare vont être sous le signe du serrage de ceinture et pas que d'un seul cran, il serait tout de même positif pour tout le monde que ces sacrifices ne se fassent pas en vain et l'on puisse avoir une petite lueur d'espoir au bout du tunnel. A noter que Monti renonce à son salaire de Ministre et qu'il y a même des ministres qui pleurent en direct à la télé quand ils annoncent que les retraitent ne seraient plus indexées à l'inflation.

 

Et puis même si cette semaine sera placée sous le signe de l'Europe et puis c'est tout, on parle également de la Chine. La Chine qui, la semaine passée est également intervenue dans sa politique monétaire, en ligne avec les 5 autres banques centrales. Ce geste fait parler de lui et ce lundi on n'hésite plus à parler d'un nouveau cycle dans lequel la Chine est en train de s'inscrire. Si ce cycle confirme, certain experts commencent à se dire qu'il est peut-être temps de sauter dans le wagon pour profiter d'un rallye de fin d'année sur la Chine. En même temps il faut tout de même se bouger, parce que ce matin la Chine est en baisse et que nous sommes déjà le 5 décembre.

 

102298_600.jpgCôté or et pétrole, tout va bien. L'or semble ne plus vouloir aller ailleurs qu'entre 1749 et 1751$, ce matin l'once s'échange donc à 1750$. Et le pétrole, lui profite des bons chiffres économiques qui ont été publiés ces dernières semaines pour remplir son rôle de suceur de roue. L'économie va bien, le pétrole va donc bien également.... En ce moment le baril semble se préparer à prendre son envol pour les derniers jours de l'année et le baril se traite à 101.49$. Le franchissement des 100$ ne semble plus qu'un mauvais souvenir.

 

Pour ce qui est des indices, étant donné que vendredi soir les trois indices principaux américains ont terminé dans une variation moyenne de 0.02%, je pense qu'il est inutile de perdre du temps et de la place dans ce commentaire pour les retranscrire.

 

Ce matin l'Asie est en hausse. Mis à part la Chine qui prépare discrètement son rallye de fin d'année. Le Nikkei est en hausse de 0.44% et Hong Kong avance de 0.39%, Sydney bondit de 0.9%.

La hausse de l'Asie est, semble-t-il menée par les annonces faites par l'Italie durant le week-end. Apparemment les investisseurs saluent le fait que des vraies mesures soient prises et même si dans trois jours on va râler parce que les résultats ne se voient pas assez vite, c'est encourageant de voir que les italiens prennent le taureau par les cornes, ces mesures devraient d'ailleurs même faire baisser le rendement de la dette italienne pas plus tard que ce matin.

 

Dans les nouvelles du jour, il n'y a pas grand-chose à signaler, mis à part le décorticage du plan d'austérité italien dans la plupart des journaux, ceci associé au plan d'action de la semaine à venir. Cependant le Barrons publie un interview de Joe Rosenberg, un ancien parmi les anciens de Wall Street qui pense que les prix que nous offrent le marché sont l'opportunité d'une vie, lui-même se sent « comme un enfant dans un magasin de bonbons »..

 

Et puis après les élections russes à noter également un article sur un inconnu, Igor Shuvalov, bras droit de Poutine et star montant de la politique locale. Le Monsieur s'est fait plus de 100 millions d'euros ces dernières années. Comme quoi ça paye d'être parmi les « plus égaux que les autres » . Le Barrons pense également qu'il est temps d'acheter une maison, si ce n'est pas un château en Espagne.

 

 

En Angleterre, alors que la Bank of England se pose en pourfendeur des bonus et des salaires indécents, en cette période difficile, Barclays vient d'annoncer que cette année, ils payeront 5 milliards de £ à leurs « investment bankers ». Ce qui représente tout de même une moyenne de 210'000 £ par employé. Il y a des habitudes qui sont dures à perdre. C'est comme arrêter de fumer.

 

83815549-eu-debt-crisis.jpgNous allons donc commencer cette semaine sur la pointe des pieds, mais l'appétit au risque semble être un peu plus « dans les moeurs » ces jours-ci. Les intervenants pourraient être tenté d'augmenter leur envie de « jouer la hausse » pour les jours qui nous séparent de «L'ANNONCE » qui viendra vendredi. Même si la plupart des intervenants donnent l'impression de continuer à jour une tendance baissière ces prochaines semaines et mois, la plupart pensent également que l'Europe va nous sortir un truc qui pourrait changer l'impression générale, reste encore à savoir quoi. Ça, bien malin qui pourrait le dire.

 

Bref, en conclusion cette semaine devrait nous donner quelques réponses et ce n'est pas plus mal, on en a besoin.

 

Pour ce qui est chiffres économiques, ce lundi nous entamons la semaine avec les Factory Orders et l'ISM Non-Manufacturing Index. Pour le moment les futures américains sont en hausse de 0.76%, laissant penser que la plupart d'entre nous prennent le pari de se dire que la fin de semaine sera placée sous le signe du cadeau de Noël et du rallye qui va avec.

 

En ce qui me concerne je m'en vais vous laisser ici. Je vous souhaite un excellent café et un très bon début de semaine. A bientôt.

 

Morningbull

 

Chaque matin il t'appartient de décider ; soit tout est grave, soit rien n'est grave.

 

Alain Chabat

 

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