jeudi, 01 décembre 2011

Avant, il y avait Batman et Superman, maintenant il y a les Banques Centrales, AMPHETAMINES POUR TOUT LE MONDE !!!

 

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Quelle journée !!! Elle avait pourtant commencé en demi-teinte, on avait l'impression que les deux premiers jours de la semaine avait déjà épuisé les ressources des investisseurs qui en avaient marre d'acheter sur de la spéculation ou théories sur les éventuelles solutions que pourraient trouver les Gouvernement Européens. Nous en étions au stade du «qu'est-ce qu'on fait maintenant ? », quand les chinois ont commencé à jeter des anabolisants et amphétamines sur la foule.

 

La banque centrale chinoise a commencé par baisser son taux de réserve pour les banques, ce qui devrait du même coup permettre aux banques de garder moins de réserve de cash dans leurs coffres et du coup leur permettre de « prêter » plus d'argent, repoussant du même coup les craintes de « hard landing » économique que l'on craint depuis que la machine à croissance chinoise semble s'être enrayée... Ce fût donc le premier coup de semonce qui donna le premier coup de fouet au marché, le ton était donné et le dernier jour de ce mois de novembre 2011, classé dans le top dix des mois les plus pourris, serait un jour placé sous le signe des bulls et surtout sous le signe de « on met les shorts à poil et on les vire du marché »...

 

On aurait pu s'arrêter là et ça aurait probablement satisfait une bonne partie des 12 investisseurs positifs qui restent encore dans le marché, mais le complot était bien plus grand que ça et nous n'allions pas nous arrêter en si bon chemin. Alors que les « shorteurs » commençaient à avoir des aigreurs d'estomac, la conspiration mondiale des banques centrales avaient encore bien des armes à utiliser dans leur besace...

 

Alors que tout le monde était sur le chemin du retour après le lunch, les banques centrales de la Suisse, du Japon, d'Angleterre, la BCE et la FED on donc décidé de baisser leurs taux sur les swaps de manière concertée afin de permettre une amélioration de la liquidité en dollar. Immédiatement le marché a pris l'ascenseur express direction le 135 ème étage sans jamais se retourner. Nous étions en mode « démontage de short » et chasse à l'ours.

 

Avant de revenir en détails sur la hausse et l'explosion jouissive (bien que pleine de questions) des marchés, laissez-moi brièvement revenir sur la décision d'hier. Les banques centrales n'ont pas baissé leurs taux directeurs, non parce que quand tu es déjà presque à zéro c'est difficile d'aller plus bas. Ils sont simplement intervenus sur les swaps en dollar, facilitant du même coup le refinancement (surtout pour les banques) en dollar. Chose qui était devenue critique récemment. En gros on emprunte du dollar pour moins cher...On a donc tenté d'éviter le « crédit crunch » qui fout les jetons à tout le monde depuis 2008 et certaines voix s'élèvent déjà pour dire que cette intervention était probablement plus nécessaire que justifiée, car sans ça, il y a probablement une grande banque européenne qui aurait mis la clé sous la porte d'ici la fin de la semaine.. C'est pas moi qui le dit, c'est Jim Cramer de CNBC...

 

 

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Bref, inutile de rentrer dans les détails de l'intervention des banques centrales, ce qui est fait est fait et c'est considéré comme TRES positif pour et par le marché. Ça ne résout strictement rien au niveau de la crise de la dette qui nous occupe, mais ça donne de l'air aux financières et en ce moment quand les financières vont, tout va. Mais au-delà de la méthode ou de la manière, ce qui rassure et ce qui fait plaisir aux intervenants, c'est le fait que les banques du monde entier ont démontré qu'elles pouvaient se parler, se concerter et trouver des solutions entre elles. Bonne ou mauvaises solutions, d'accord, mais au moins il y a concertation. Et pour être franc, on commençait à en douter sérieusement. L'annonce d'hier était donc ressentie comme un IMMENSE soulagement par le marché et ses intervenants. Les conséquences à court, moyen et long terme n'avaient que peu d'importance, ce que l'on notait, c'est la concertation globale et le fait que les Gouvernements et les instances qui s'y rattachent semblent avoir pris conscience – enfin – du problème.

 

Le marché s'est donc littéralement envolé et pas besoin d'en rajouter plus sur la question. A peu près tout ce qui ressemblait à une action de près ou de loi était extrêmement bien recherché et en plus si c'était une action qui était liée au secteur financier, alors je ne vous dit même pas comment, ce fût indécent.

 

Maintenant pour parler franchement, même si l'impact court terme est indéniablement impressionnant, même si l'annonce aura fait exploser les marchés financiers, casser les résistances à la hausse, clôturer le Dow Jones au-dessus de sa moyenne mobile des 200 jours, remonter l'or à 1750 et passer les 100$ au pétrole, on est quand même en droit de se demander ce que devient le problème de la dette. Car pour ceux qui pourrait le croire, le fait que l'euro retrouve un peu de couleurs, la Grèce est toujours au fond du trou et l'Italie, l'Espagne, le Portugal et l'Irlande sont toujours aux abois pour emprunter de l'argent. Quand vous devez payer 7% d'intérêt pour emprunter de l'argent, les années à venir s'annoncent compliquées...

 

2.jpgLe poids de la dette qui pèse sur l'Europe depuis des mois et qui a encore augmenté depuis quelques semaines reste toujours très élevé et ce n'est pas les banques centrales qui vont le réduire d'un seul coup de baisse des taux swaps. L'intervention d'hier donne un peu d'air à tout le monde et du coup on peut se dire que le marché devrait donner un peu de répit aux Gouvernements pour qu'ils se préparent et trouvent des solutions concrètes et définitives lors de leur meeting bruxellois de vendredi prochain. Car il semble clair que si le problème de la dette n'entrevoit pas une porte de sortie d'ici dix jours, on risque de payer les excès d'hier. En conclusion, la journée d'hier et la décision des 5 mercenaires, 6 si l'on compte la Chine aura été une bonne chose, mais c'est un peu comme mettre un pansement sur une artère sectionnée, ça part d'une bonne intention, mais ça ne va pas suffire.

 

La plus constatation de la journée c'est quand même le fait que S&P soit venu downgrader 15 banques le jour même où l'ensemble du secteur affiche sa plus belle performance depuis l'invention du Bloomberg. Encore une fois ça donne du crédit à ces boîtes qui deviennent et qui seront à l'avenir, j'en suis certains, un indicateur inversé pour les investisseurs. Le Dow Jones aura affiché sa plus belle journée depuis 2009, les shorts se sont fait défoncer propre en ordre et les Banques Centrales pourront se vanter encore un bon moment d'avoir pris tout le monde à contre-pied.

 

Et puis comme la journée était au paroxysme de l'euphorie et en plein délire haussier, les chiffres économiques n'ont même osé venir dire le contraire. Dans une osmose totale avec le marché les chiffres de l'emploi ADP ont montré une création de 206'000 jobs, pulvérisant ainsi les attentes des économistes qui s'étaient mis d'accord pour 130'000. A ce rythme-là, il y aura aussi des jobs d'économistes qui vont être créés, sans compter que le Chicago PMI et le Pending Home Sales battaient également les attentes des mêmes économistes qui sont, semble-t-il, un poil à la ramasse en ce moment. En ce qui concerne le Chicago PMI, il est sorti à 62.6 contre 58.5 attendu et les ventes de maisons étaient en hausse de 10.4% contre 2% attendu.. A ce stade-là, ce n'est plus de la concertation, c'est un complot de la classe bovine pour exterminer tous les plantigrades à inclinaison bearish de la planète...

 

Du côté du pétrole, comme tous les mercredis les analystes se sont complètement gourés sur les inventaires, l'EIA annonçant des stocks en hausse de 3.9 millions de barils, alors que l'on attendait « seulement » 1.5 millions. Au moins la direction était bonne. Ça doit quand même être frustrant d'être TOUT le temps faux. Mais bon, peu importe, hier les inventaires pouvaient être haut, bas, moyen, bleu, gris, orange avec des pois vert, peu importe, entre l'attitude des marché et les chiffres économiques explosifs, le pétrole ne pouvait que jouer son rôle d'indicateur économique décalé et suivre le mouvement de hausse. Ce matin il a enfin retrouvé sa place au-dessus des 100$ à 100.83$ pour être précis.

 

Du point de vue de l'or, j'avoue que j'ai de plus en plus de peine à comprendre son fonctionnement, mais il est vrai que j'ai toujours trop tendance à faire le rapport « or-safe haven, si marché monte or-baisse ».. Mais depuis quelques temps, l'or est devenu un « investissement lié au dollar » et ça, j'oublie tout le temps. Si dollar faible et homme blanc couper du bois pour l'hiver, or monter. En revanche si dollar fort et marché très fort et homme blanc toujours couper du bois, or faiblard et rachitique.. MAIS.. Si marché des actions pourri, homme blanc arrêter de couper du bois et dollar valoir prix du papier toilette, or valoir très cher et homme blanc pouvoir alors acheter beaucoup de bois sans avoir besoin de le couper lui-même.. Bref, ce matin l'or est à 1751$.

 

Ci-dessous vous trouverez le comportement des indices depuis 24 heures. Je vous recommande de conserver précieusement cette liste, car elle risque bien de ne pas se reproduire de sitôt.

 

Dow Jones 12046 +4.24%

S&P500 1247 +4.33%

Nasdaq 2620 +4.17%

Londres 5505 +3.16%

Paris 3155 +4.22%

Francfort 6089 +4.98%

Milan 15269 +4.38%

Madrid 8450 +3.96%

SMI 5652 +2.19%

Tokyo 8636 +2.39%

Hong Kong 19041 +5.85%

Shanghai 2526 +3.35%

Sydney 4288 +2.47%

 

Ce matin en Asie, l'effet cocaïne provoqué par les Banques Centrales continue de faire son effet et inutile de chercher pourquoi Hong Kong explose de près de 6%, c'est l'effet magique de l'intervention des Banques Centrales, encore et toujours. Tout le monde est convaincu que l'injection d'hier a fait que l'on va probablement découvrir demain que la dette de l'Italie n'est pas une dette, mais en fait un crédit sur le compte et que tout cela n'est qu'une gigantesque erreur comptable, en fait le monde va bien, il va très très bien et on s'est juste emballé trop vite en disant que l'on allait tous mourir et puis en fait Roubini, il faisait juste de l'humour...

 

3.jpgVoilà, la concertation est donc possible, maintenant on le sait et il semble plutôt clair que les instances gouvernementales ne vont pas tout laisser tomber comme ça. Maintenant que la première intervention est faite et que le problème de base n'est pas réglé, il va falloir délivrer rapidement ou alors la couche de désinfectant posée sur la blessure va s'évaporer rapidement et l'infection va reprendre son travail de destruction massive. La grande question que tout le monde se pose maintenant est de savoir si nous pouvons espérer une sortie du tunnel dans les semaines qui viennent et est-ce que les européens vont finalement trouver la solution à tout cela.. Pour le moment nous sommes en pleine euphorie, mais si vous lisez la presse, vous verrez rapidement qu'il y a encore plein de gens dubitatifs là dehors. Il est clair qu'avec le consensus bearish que nous avions hier matin à l'ouverture, ça ne va pas être simple de faire tourner la verte à tout le monde avec la technique d'hier. Au mieux instiller le doute dans les esprits, mais le bull market n'est pas encore né hier et il va encore y avoir du chemin à faire.

 

Tôt ce matin, alors que vous dormiez encore et que j'essayais de décoller les yeux devant mon écran, la Chine a publié ses chiffres du Purchasing Manager. Le marché attendait 49.7, contre 50.4 le mois passé et le Gouvernement a annoncé 49. Comme quoi les choses se calment également là bas et comme c'est le moteur de croissance de la planète, il y a de quoi avoir des frissons. Mais peu importe, l'impacte de ce chiffre sur Shanghai était nul, puisque l'on continuait de surfer sur la vague d'hier. Néanmoins la nouvelle n'est pas extraordinairement bonne. D'ailleurs, Marc Faber, plus connu sous le nom de Docteur Gloom Boom & Doom, est bien plus inquiet sur l'état économique de la Chine qu'au sujet de l'Europe. C'est bien ça fait au moins un qui ne panique pas trop au sujet de l'Euope, par contre si la Chine devait devenir un vrai souci, il serait tout de même mieux que nous ayons déjà au moins terminé cette crise là...

 

http://www.businessinsider.com/marc-faber-sees-signs-of-a...

 

Alors que le monde de la finance finissait sa journée une bouteille de champagne à la main, Goldman Sachs profitait de l'ambiance festive pour tout gâcher. L'ex-star des banques d'affaires a déclaré que son « top-trade » pour 2012 était de parier sur la hausse des cours des instruments de protections sur les dettes souveraines. En gros jouer la hausse des rendements Européens, l'intensification de la crise en Europe, l'échec continuel des auctions d'Etat, et à moins terme le retour de la peste bubonique en Europe. Selon eux la crise va s'intensifier ces prochains mois et nous ne sommes pas du tout, mais alors pas du tout sorti de l'auberge ou de quoi que ce soit d'ailleurs.

 

 

Nouvelle rumeur sur Yahoo !, cette fois c'est Alibaba et les 40 voleurs qui seraient sur le point de faire le bid sur l'ex-star des moteurs de recherche. Mickey augmente son dividende, c'est la première fois depuis 20 ans que Disney augmente ce dernier, suite à des profits record. Dans les IPO's gros délire, Zynga prévoit d'être valorisée en bourse à hauteur 10 milliards. Le fabricant de jeux pour Facebook (farmville) devrait voir ses titre « pricés » le 15 décembre. La fourchette se situe entre 8 et 10$ et ils devraient encaisser quelque chose comme 900 millions, le management conservant 90% des actions pour le moment.

 

Maintenant que nous nous sommes saoulés au champagne toute la nuit, on va pouvoir recommencer les choses sérieuses. Ce matin les Espagnols et les Français vont venir faire la manche. C'est le jour des auctions... L'Espagne va venir demander 3.75 milliards d'euros et les Français 4.5 milliards. On va bien voir si l'annonce d'hier à levé tous les doutes ou est-ce que les Français auront autant de peine que les Allemands pour lever du fric. Affaire à suivre, mais c'est important afin de voir où en est exactement le trouillomètre des intervenants.

 

Après avoir craché sur la Suisse depuis des mois, Sarkozy vient de se rendre compte que ce n'est pas encore chez nous qu'il va vendre ses Rafales, le Conseil Fédéral a choisi d'aller acheter ses nouveaux avions de chasse chez IKEA. C'est donc les suédois qui ont remporté la mise, pas parce que leurs avions sont les meilleurs, juste parce qu'ils sont moins chers.

 

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Le pétrole est repassé au-dessus des 100$, le Barron's aime Chevron, c'est pas cher et c'est une fabuleuse compagnie. En revanche ils sont plutôt prudents sur Transocean et envisagent une réduction prochaine du dividende, ce qui est le plus drôle dans l'article sur Transocean, c'est que la compagnie est présentée presque comme une société « Suisse », alors que c'est une boîte américaine qui fuit le fisc américain... Hilarant...

 

Côté chiffres économiques, nous aurons les ventes de voitures, les ventes des grand-magasins, les jobless claims, le Bloomberg Consumer Comfort Index, L'ISM Manufacturing, le Construction Spending et les chiffres du Gaz. Pour le moment les futures US sont en baisse de 0.2%, ce qui n'est pas forcément étonnant après une hausse comme celle d'hier. Le mois de décembre commence, historiquement c'est un bon mois, reste plus qu'à espérer que les Européens nous trouvent une solution le 8 et 9 décembre histoire que l'on puisse prolonger le cadeau de Noël qui nous a été fait en avance hier...

 

Il me reste à vous souhaiter une bonne journée, que votre café soit réparateur et dynamisant, que votre jeudi soit aussi beau que le mercredi fût explosif et ne vendez quand même pas la peau de l'ours trop tôt, parce que là j'ai quand même l'impression qu'il bouge encore...

 

A demain !!!

 

Morningbull

 

"Officials in New York City have arrested an al-Qaida sympathizer for allegedly planning a terrorist attack. You know, I hope al-Qaida gets the message. If we want to be terrorized over Thanksgiving, we have our relatives come visit us." –Jay Leno

 

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mercredi, 30 novembre 2011

C'est moins pire, mais c'est pas terrible quand même

 

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Une journée hésitante sur la plupart des marchés financiers. Même si certains terminent en hausse, comme la plupart de l'Europe, on sentait bien que c'était contraint et forcé. Pour l'instant on fonctionne toujours avec le même carburant : «l'espoir que l'Europe fasse un miracle ». Le problème, c'est que ce type de carburant il s'épuise super-vite. C'est un peu comme quand vous roulez en première à 9'000 tours avec un V12 à carburateurs, après 100 kilomètres il vous faut absolument trouver une station service, sinon vous êtes à pieds.

 

Lundi nous sommes monté sur un éventuel bailout de l'Italie qui ne vient pas pour le moment, mardi on montait parce que l'Europe avait des « projets » et que les ministres des finance devaient se voir pour signer l'accord sur le fonds EFSF, mais maintenant qu'ils se sont vus et qu'ils n'ont rien annoncé de neuf et que le fonds n'a pas été multiplié par 10 avec un coup de baguette magique, on se retrouve quand même un peu dubitatifs avec pas grand-chose dans les mains. Si ce n'est de devoir attendre le super-sommet du 8-9 décembre, mais vu le carburant qu'il nous reste, je ne sais pas si ça va suffire.

 

Hier, il y avait aussi l'auction des obligations italiennes. C'est intéressant, parce que d'abord on voit que l'appel au peuple a fonctionné et que les italiens qui peuvent souscrivent à l'appel de l'Etat, mais on voit aussi que ça ne va pas suffire et de loin. Et puis l'auction d'hier s'est « bien passée » selon les observateurs, quoi qu'à mon avis il faut tout de même un peu savoir raison garder, puisque le rendement de la dette est toujours largement au-dessus des 7% alors qu'il y a quelques mois nous étions nettement en-dessous de 5%, les coûts de l'emprunt sont montés de 25% en 30 jours. Néanmoins quand ça va mal, l'observateur moyen a tendance à appliquer la stratégie du moins-pire. Et c'est vrai que de ce côté-là, c'était « moins-pire » dans le sens que les acheteurs ont répondus présent, de ce point de vue là, ça c'est même mieux passé que l'Allemagne la semaine passée.

 

Mais tout de même, il n'y pas de quoi se relever la nuit et de danser tout nu sur la table, ça reste super pourri et se refinancer avec des rendements pareil n'augure rien de bon pour l'avenir. L'Europe semblait apprécier la nouvelle, mais ça reste globalement assez tendu, l'image que le marché me donne, c'est un peu l'alpiniste qui est accroché à la paroi par les ongles et qui n'est tenu plus que par un seul piton qui lui-même est en train de se desceller. Si les secours en montagne ne se pointent pas rapidement, ça va devenir très dur de rester accroché à la paroi avec les ongles.

 

Tout ça pour dire que le marché donne l'impression de monter sur des espoirs, mais que le concret tarde à prendre le relai.

 

Alors que American Airlines annonçait sa mise en en faillite, comme faisant part d'une stratégie commerciale, l'Europe hésitait quant à la direction à prendre durant la plupart de la matinée, les financières étant un peu secouées par les nouvelles annonces de downgrade probables de la part des « des serials downgradeurs » de chez Moody's, S&P & Fitch, mais finalement le secteur décidait de se moquer de ces annonces, surtout que ceux publiés finalement par S&P sont des ajustement techniques par rapport à la méthodologie interne de S&P et pas par rapport à un changement clair de situation des banques concernées. En gros, avant S&P prenait ses décisions avec des fléchettes, un jeu d'osselets et un pièce de monnaie pour jouer à pile ou face, maintenant ils vont passer la vitesse supérieur en ajoutant encore une nouvelles technique ; le chimpanzé. Oui, dorénavant aucune note ne sortira de chez S&P tant que « Bobo » le chimpanzé n'aura pas validé la décision. Et là, il a fallu faire un peu de « fine tuning » dans les rating actuels et comme le singe en question n'avait pas eu sa ration de bananes, il était de mauvaise et il a donc downgradé la plupart du secteur de la manière suivante :

 

BBVA (AA- to A+, negative), Banco Bradesco (still BBB, stable), Banco do Brasil (still BBB, stable), Banco Santander (still AA-, negative), Bank of America (A to A-, negative), Bank of New York Mellon (AA- to A+, negative), Barclays PLC (A+ to A-, stable), BNP Paribas (still AA-, stable), BPCE (still A+, stable), Citigroup (A to A-, negative), Commerzbank (still A, negative), Credit Agricole (still A+, stable), Credit Suisse (still A+, now negative outlook), Deutsche Bank (still A+, now negative outlook), Goldman Sachs (A to A-, negative), HSBC (AA- to A+, stable), ING Groep (still A, stable), Intesa Sanpaolo (still A, negative), Itau Unibanco (still BBB, stable), JP Morgan Chase (A+ to A, stable), Lloyds (A to A-, stable), Mitsubishi UFJ Financial (still A, stable), Mizuho Financial (still A, now negative outlook), Morgan Stanley (A to A-, negative), Nordea Bank (still AA-, stable), RBS (A to A-, stable), Societe Generale (still A+, stable), State Street (still A+, now negative outlook), Sumitomo Mitsui Financial (still A, now negative outlook), UBS (A+ to A, negative), UniCredit (still A, negative), and Wells Fargo (AA- to A+, negative).

 

Globalement l'impact restait relativement limité, puisque c'est plus un changement de méthode de calcul, qu'un changement structurel, mais tout de même, pour certaines banques ça ne fait pas plaisir et ça ne simplifie pas la manière de se refinancer. Citigroup a clairement manifesté leur désapprobation estimant que la nouvelle façon de calculer le rating ne s'appliquerait qu'à un pourcent de la banque, donc ne signifie que dalle. Ce à quoi à S&P a répondu : « Je m'en fou, c'est moi le chef, je fais ce que je veux parce que mon papa il est pilote de tank et si t'es pas content je te découpe la paix »...

 

Bref, dans la haute finance mondiale, S&P a downgradé les banques, c'est pas complètement juste, mais c'est comme ça.

 

101986_600.jpgEt puis il y avait les chiffres économiques. Un grand moment de bonheur hier. Tout d'abord le S&P Case Shiller, chiffres qui est un des baromètres du marché immobilier US. Je rappelle pour mémoire que si l'on veut que l'économie US reparte VRAIMENT, il serait bon que le marché de la pierre se bouge les fesses et fasse autre chose que se contenter de ne plus baisser. Surtout que si l'on en croit les chiffres, il continue de s'effriter, tout doucement mais de s'effriter quand même, hier c'était encore une déception, mineure soit, mais tout de même, après les donnés sur les nouvelles maisons en construction de lundi, il n'y a pas de quoi faire les malins. Ça coutera bientôt aussi cher d'acheter un pick-up F-150 Raptor que d'acheter une villa de 350 mètres carrés au bord du Golfe du Mexique, avec la vue sur les plateformes de forage de BP.

 

Si le chiffre de l'immobilier n'était pas top, heureusement qu'il y avait le « Consumer Magical Confidence ». Souvenez-vous, en octobre ce chiffre était immonde puisque la confiance se trouvait à 39.8. Avoir la confiance à 39.8, ça veut dire que quand on te demande : « Comment tu vois ton avenir en tant que consommateur toi ??? », ben tu réponds : « Oh, ce mois je me tâte, j'hésite je me sens en forme, mais mon patron me persécute, je ne la sens pas trop, à l'oeil je dirais 39-40... »... Ensuite on fait une moyenne de tous tes amis et hop.. ça donne 39.8... Mais ce mois c'est pas pareil, il y a bientôt Noël, les oiseaux chantent et le soleil brille, le plein emploi est à nos portes et le plus gros souci de la plupart des américains c'est de savoir où est-ce qu'il vont acheter une résidence secondaire et si le cuir de leur prochaine Aston Martin sera de couleur « beige alpaga du Pérou » ou alors « Noir charbon des mines du Nord de la France », du coup on a commencé par réviser le chiffre du mois d'avant (octobre), le passant de 39.8 à 40.9 et de sortir de celui de novembre à 56 !!!! Alors que les économistes qui ont fait plein d'études et qui bossent dessus depuis un mois attendaient ...44... Pas mal le ratage.

 

En même temps je me demande tout de même ce que le consommateur américain a bien pu fumer pour avoir un confiance pareille en ce moment, aucun doute, ça doit être de la « bonne », ou alors ils savent un truc que l'on sait pas, ou c'est parce que la NBA va finalement démarrer.. Je ne sais pas, mais c'est énorme, sachant que le chômage est tout prêt des 10% et que le nombre de familles qui sont dans la rue augmente sans cesse. Je commence à avoir un doute, je me demande si le sondage du Consumer Confidence n'est pas fait dans les bureaux de management de Goldman Sachs...

 

Ces « bonnes nouvelles » artificielles ont donné un peu de carburant supplémentaire au marché, mais en fin de séance on avait quand même l'impression que le coeur n'y était plus, la clôture n'étant pas ce que l'on peut qualifier « d'euphorisant ».

 

L'or grignote quelques dollars mais reste globalement assez calme et personne ne semble trop se préoccuper de lui. En revanche le pétrole grimpe sournoisement et discrètement en direction des 100$ et semble prêt à casser la résistance par surprise, il manquerait plus que les analystes pétrole se soient complètement gourés sur les chiffres des inventaires publiés ce soir et ça pourrait permettre au baril de franchir un pas important sur le chemin de son objectif de 135$ d'ici Noël, objectif annoncé par je-ne-sais-plus-quel-analyste, en tous les cas pas Murti de chez Goldman, puisque ça fait longtemps qu'il s'est fait enlevé par les extra-terrestres.. Ce matin le baril est à 99.19$ et l'once d'or est à 1727$.

 

Dow Jones 11556 +0.28%

S&P500 1195 +0.22%

Nasdaq 2516 -0.47%

Londres 5337 +0.46%

Paris 3027 +0.46%

Francfort 5800 +0.95%

Milan 14627 +0.34%

Madrid 8128 +0.10%

SMI 5531 +0.16%

Tokyo 8369 -1.28%

Hong Kong 17911 -1.89%

Shanghai 2469 -2.31%

Sydney 4160 -0.19%

 

Ce matin c'est la fessée en Asie, le piton semble avoir lâché sur la paroi et les ongles ne suffisent plus pour tenir. Ce mercredi étant le dernier jour de trading du mois et que ce dernier mois était plus pourri, les intervenants liquident les positions, surtout après une bonne semaine. On fait le grand-nettoyage et on sera prêt pour recommencer un nouveau mois dès demain matin. Pour le moment c'est le sell-off un peu partout et un peu sur tous les secteurs, les bancaires, les minières et la technologie sont sur le podium des « moteurs de la baisse » ce matin et pour une fois Shanghai suit le mouvement avec force.

 

101991_600.jpgDans les nouvelles du jour, ce n'est pas Byzance, rien de neuf sous le soleil si ce n'est que les Grecs « semblent » avoir finalement décroché leur dernière tranche de 8 milliards d'euros. Ce prête qui n'arrivait jamais est donc finalement entériné et le Gouvernement Grec va pouvoir tenir quelques semaines de plus avant de se retrouver probablement dans le besoin à nouveau. Autrement on parle toujours de l'éventuel-peut-être-probable downgrade de la France, qui est la plus grosse préoccupation du marché en ce moment. En même temps la surprise sera totale le jour où...

 

Il est a noté également que, malgré ces deux jours de rebond, les articles sur l'avenir de l'Europe sont à peu près aussi encourageant qu'une publicité pour partir en vacances dans la banlieue nord de Bagdad. La plupart des articles sur lesquels je tombe au sujet de l'Europe ne parlent que de « perfect storm », de destruction de l'Euro sans compter ceux qui vous disent que si vous investissez en Europe, il vous manque une case. Pourtant hier, Warren Buffet s'est montré critique sur le « management » de l'Europe et de l'Euro, mais il est constructif sur les valeurs européennes, bien qu'il n'ait ni élaboré ses propos ni cité des noms sur lesquels il louchait.. le consensus sur l'Europe, son avenir et la manière de se sortir de ce gigantesque bourbier est globalemnt sur « pourri » à « très pourri », voir sans espoir.

 

L'ensemble de communauté des investisseurs est donc convaincu qu'on va encore se prendre une volée de bois vert et que ces deux derniers jours n'étaient que l'oeil du cyclone, là où tout se calme. Le pire semble donc à venir si l'on écoute le consensus.

 

François Bayrou veut se remettre à produire en France pour sauver le pays. Si on leur demandait, les Français ne feraient pas comme les Belges ou les Italiens, ils ne prêteraient pas au Gouvernement. A noter que le Black Friday n'a pas booster que les ventes des retailers, mais apparemment on n'a jamais vendu autant de voiture que vendredi passé, forcément quand tu vas faire du shopping que tu achètes 8 pc's, 4 écrans plats, 3 systèmes dolby-surround, un ours en peluche de 4 mètres de haut, un six-packs d'iPhone, à la fin il faut bien une voiture pour ramener tout cela à la maison (pour ceux qui ne sont pas foreclosés..).. Jamais on n'a vendu autant de voitures que depuis la prime à la casse d'il y a deux ans.

 

111126_Black_Friday_t618.jpgHier Tiffany a sorti des chiffres canons, mais les prévisions n'étaient pas optimales ce qui a coûté 9% au titre durant la séance de mardi, mais le Barrons pense que la qualité des résultats va faire rapidement revenir les investisseurs sur la valeur. On parle déjà de mariage entre American Airlines et US Airways, c'est une affaire pour US Airways, puisqu'Americain Airlines ne vaut plus que le prix d'un Airbus A-320. En même temps je me demande si les ENORMES compagnies aériennes sont un business model qui a de l'avenir ?

 

Dans sa dernière lettre aux investisseurs, John Paulson se dit « déçu et s'excuse auprès de ses clients », l'exposition aux actions était trop grande et les prévisions bien trop optimistes. L'exposition a été drastiquement réduite récemment, mais la performance est toujours négative de 29 et 44% respectivement sur ses deux fonds. Il y a toujours un wagon de rumeur comme quoi un fonds privé serait sur le point de mettre la main su Yahoo ! Le titre vibrait sur la rumeur, on parle de 5 milliards.

 

Côté chiffres économiques, nous aurons les MBA Purchase Applications, le Challenger Job Cut, l'ADP Employment Report, Productivity & Costs, Chicago PMI, Pending Home Sales, Beige Book, Farm Prices et les inventaires pétroliers. Que dire ces chiffres ? On va surtout regarder l'ADP, histoire de voir ce que l'on peut tirer comme conclusions abracadabrantesques sur les indices que cela nous donne sur les Non-Farm Payrolls de vendredi, bien qu'une fois sur deux, ça ne marche pas... Mais au moins ça va nous occuper et nous ne parlerons pas de l'Europe pendant 5 minutes.. Pour le moment les futures américains sont en baisse de 0.53% et les bonnes intentions de vendredi semblent déjà derrière nous. Pas de doute, on veut du concret et les rêves ne durent qu'une nuit et encore...

 

En ce qui me concerne, c'est tout pour ce matin, normalement je vous retrouve demain, si j'arrive à me lever, parce que là c'est de plus en plus dur. Dans l'intervalle, je vous souhaite une excellente journée, un très bon litre de café et bon courage pour le combat qui vous attend !!!


A demain

 

Morningbull

 

''Did you ever think that making a speech on economics is a lot like pissing down your leg? It seems hot to you, but it never does to anyone else.''

 

Lyndon Johnson

 

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mardi, 29 novembre 2011

L'Europe dirige le monde. Jusqu'à la prochaine fois

 

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Après une longue série de séances de baisse consécutives, le vent a finalement tourné. Pour combien de temps, la question reste posée. Parce qu'il ne faut tout de même pas s'emballer de manière excessive puisqu'hier RIEN ne s'est passé d'un point de vue politique, RIEN n'a été confirmé et RIEN n'a changé depuis vendredi. La seule chose qui a changé, c'est que depuis ce week-end les dirigeants européens de tous bords semblent avoir enfin pris le problème à bras le corps et les intervenants se disent que, « finalement ils vont bien réussir à nous pondre un truc qui tiendra la route et qui repoussera la mort de l'Europe à une date ultérieure ».

 

Hier, le plan miracle du FMI pour racheter l'Italie a été rapidement démentit, pourtant cela ne nous a pas empêchés de monter allègrement durant toute la journée, le pacte de stabilité envisagé entre Paris et Berlin et les accords trouvés sur le fonds ESF se sont substitués en tant que carburant du marché. C'était une vraie journée de hausse durant laquelle, il n'y a eu pratiquement aucun retour et c'est surtout l'impact que cela a fait sur le marché américain qui a été surprenant, eux qui revenait d'un week-end compliqués et qui n'avaient « que » les ventes de Thanksgiving pour se rassurer ont tout à coup trouvé un autre moyen de se motiver et de mettre fin à 7 séances pourries.

 

Bref, pour une fois les marchés européens ont donné le ton et c'était eux qui menaient le monde de la finance à la baguette. C'est assez rare pour être signalé et l'on ne va pas bouder notre plaisir. En revanche il va falloir tout de même raison garder, car rien n'est fait. Rien n'est signé et nous ne sommes pas encore dehors de l'auberge qui est au fond du bois. Mais il vrai que pour la première fois depuis longtemps, nous avons l'impression que les « politiques » se sont mis au boulot et que le sauvetage de la zone euro et de l'Italie en particulier, est devenu une priorité. Et on se dit qu'à la fin, il y a tout de même un truc qui va marcher. De bleu de bleu.

 

Et puis comme si ce vent de positivisme ne suffisait pas, hier soir le Président Obama a rencontré Herman Van Rompuy, le Président du Conseil Européen et José Manuel Barroso, Président de la Commission Européenne. Après cette rencontre, le Président de Etats-Unis a également « offert » son aide pour résoudre la crise européenne. C'est une super nouvelle sauf que l'on ne sait exactement de quelle manière il va aider. On peut déjà imaginer que ça va être compliqué de mettre de l'argent dedans, vu qu'il n'arrive déjà pas à régler le cas à la maison, mais c'est toujours sympa de savoir qu'on a des copains qui sont prêts à aider. Et puis ne dit-on pas : « c'est l'intention qui compte ? ».

 

Ce fut donc une bonne nouvelle, même si l'on ne sait pas trop quoi en faire. En tous les cas ; merci aux USA de bien vouloir mettre à la disposition de l'Europe toutes leurs connaissances au sujet d'un endettement hyper bien managé, car on voit clairement que chez eux, tout va super-bien. La preuve, ils ont battu les records de ventes pour le vendredi de Thanksgiving. On vous le dit et on vous le répète : TOUT VA BIEN !!!

 

Peu importe ce qu'il en est, le résultat final est que les marchés ont A-D-O-R-E tout ce qui s'est passé, tout ces espoirs et toutes ces bonnes raisons de croire que le bout du tunnel approche. Les marchés se rendront probablement compte qu'ils ont un peu « réagit » de manière excessive d'ici la fin de la semaine, mais bon, pour une fois que ça monte, on ne va pas refuser... Les financières ont donc été les grands vainqueurs de la journée. Bancaires, assurances ont mené le bal et rien ne pouvait les empêcher d'aller de l'avant. Dans certains cas elles ne sont même jamais revenues, des hausse de 9-10-11% sur le secteur, tout semblait facile et la majorité des intervenants avaient « switchés » leurs modèles pour passer de « vendre sur force » à « acheter sur faiblesse ». Le seul problème, c'est qu'hier, il n'y avait pas de de faiblesse.

 

Il faut dire que comme tout le monde est cash et que personne n'est plus investit dans les actions depuis longtemps, si tout d'un coup ça commençait à partir à la hausse, il y a pas mal d'intervenants qui risqueraient de paniquer de peur de rater le train de la hausse ou d'un éventuel « recovery » du marché. Hier on notait donc un certain engouement pour se repositionner à la hausse au cas où un truc exceptionnel se passait, sans compter les « shorts » qui ne comprenaient plus rien puisque soudainement les faiblesses étaient nettement moins flagrantes que ces derniers jours. Quelque chose avait changé. Indubitablement. Pourvu que ça dure.

 

101939_600.jpgOui, pourvu que ça dure, mais pour cela il va tout de même falloir un peu plus que des promesses et des nouvelles au conditionnel. Dans les jours qui viennent les responsables politiques vont DEVOIR délivrer, sinon la sanction sera terrible encore une fois. Je ne vais pas vous refaire la journée en long et en large puisque virtuelle tout montait et pas qu'un peu. Une vraie séance de thérapie positive. On pouvait enfin voir une vraie séance de hausse et je dois dire que c'était agréable de ne parler « fin du monde » et de qu'est-ce que tu vas faire quand tu n'auras plus de job et qu'il faudra se recycler en autre chose. Pour une fois on avait le sentiment que les investisseurs retrouvaient un peu goût à la vie, reste à espérer que ce n'est pas un feu de paille et que nous avons vraiment mis une vraie pierre à l'édifice.

 

J'avoue avoir de la peine à me lâcher totalement. Je préfère payer un peu pour voir et espérer que les choses vont se décanter progressivement, une nouvelle déception du style 26 octobre passé serait moyennement agréable à digérer. Enfin, pour le moment on ne peut qu'attendre et se dire que le train est sur les rails et qu'il ne reste plus qu'à...

 

Cependant les fervents défenseurs de la fin du monde et du fait que le train va se crasher au premier virage n'ont toujours pas renoncé à leur gloom doom & boom scénario et on ne peut pas leur en vouloir tant il est vrai que pour le moment rien, mais alors rien n'est gravé dans la pierre nous montons sur des vapeurs d'espoirs... Jim Cramer le disait hier à la télévision ; « le marché est peut-être monté hier, mais ça ne veut pas dire que le cas de l'Europe est réglé ». Selon lui et selon bien d'autres encore, ce de loin pas gagné et nous sommes toujours au bord du gouffre :

 

http://www.businessinsider.com/cramer-we-are-in-defcon-3-...

 

Il est donc toujours conseillé de garder sa ceinture attachée, jusqu'à l'arrêt complet de l'appareil et attendre que le signal lumineux soit éteint.

 

Mais pour le moment il est de toute manière plus simple de vivre au jour le jour. Et hier pour une fois c'était une journée « avac » pour le Bulls. Il faut dire que voir que quelques « shorts » se font massacrer au bord de la route ne peut pas faire de mal au moral. Surtout dans le secteur des financières, il y a deux ou trois qui ont du ramer à contre courant pendant un moment. Vous me direz :  « oui, mais pourtant on ne peut pas être short sur les financières, c'est le Gouvernement qui a dit !!! », oui bien sûr, sauf que dans le monde merveilleux de la finance, nous ne sommes pas tous égaux, il y en a qui le sont plus que les autres. D'ailleurs si il n'y avait pas de short dans le marché, je vois assez mal comment des BNP. SocGen et autres AXA auraient trouvé la force de rebondir de plus de 10% sur du vent et des théories journalistiques... Et oui, cher Gouvernement et autres autorités boursières, on se fout de vous....

 

Pour le reste, Thanksgiving était un succès, même si l'on se sait toujours pas d'où vient le pognon pour que les iPads soient en hausse de 68% par rapport à l'an passé et que 75% des Apple Stores n'aient plus un iPhone 4S à disposition, mais peu importe, il semble que les américains aient touché le jackpot durant le mois d'octobre.. affaire à suivre. Les chiffres du « Cyber Monday » devraient également être très bons. Côté chiffres économiques les ventes de maisons sont toujours en dépression nerveuse et peinent à sortir de leur thérapie, mais il semblerait qu'au moins ça ne va pas plus bas et que le pire est derrière. Par contre, malgré tout ce qui se passe, le rendement de la dette italienne est toujours au dessus des 7% et on parle toujours du fait que celle de l'Allemagne n'est pas en grande forme non plus. Mais hier, on le disait doucement...

 

101930_600.jpgComme tout le monde était hyper-concentré sur le marché des actions, on en a oublié de s'occuper de l'or et du baril. Le métal jaune est à 1714$ et le baril est 97.53$, piaffant toujours d'impatience pour aller casser la zone des 100$, mais ce n'est pas tout de suite semble-t-il.

 

Dow Jones 11523 +2.59%

S&P500 1193 +2.92%

Nasdaq 2527 +3.52%

Londres 5313 +2.87%

Paris 3013 +5.46%

Francfort 5745 +4.60%

Milan 14578 +4.60%

Madrid 8120 +4.59%

SMI 5522 +2.35%

Tokyo 8396 +1.31%

Hong Kong 18121 +0.46%

Shanghai 2510 +0.55%

Sydney 4146 +0.50%

 

Ce matin ça continue encore et encore en Asie. Pour être franc, c'est un peu moins dynamique que la veille, mais compte tenu de la performance affichée il y 24 heures, c'est plutôt pas mal. Les arguments sont toujours les mêmes et les marchés du Far-East comptent toujours sur un règlement rapide du problème européen. Ça tombe bien, c'est le second prénom de l'Europe, rapide. En tous les cas, il y a pas mal de hausse qui commence à reposer sur les frêles épaules de Sarkozy et comme Merkel est une femme il ne faut de toute manière pas compter sur elle pour porter des trucs lourds.

 

Hier soir après la clôture, ces imbéciles de chez Fitch sont venus justifier leur salaire en annonçant qu'ils laissaient les USA sur TRIPLE A, mais qu'ils passait la recommandation de stable à négative. Ce qui veut dire qu'au moindre écart de comportement, clac !!! downgradé et ça ne sera pas faute de vous avoir prévenus. Moi je commence à me dire qu'il faudrait que tous les pays du monde se mettent eux-mêmes sur « junk bonds », comme ça on fait taboula-rasa et on repart de zéro. Balle au centre. Dans la foulée et vu qu'ils étaient dehors, Fitch a également UPGRADE, si, si, vous avez bien lu, upgradé la dette de l'Australie sur TRIPLE A !!!!

 

La mariée se fait toujours attendre. Facebook ne viendra pas en IPO avant avril 2012. Ils ont prévu de venir sur le marché au plus tard avant fin juin. La compagnie devrait lever 10 milliards et elle devrait être évaluée à 100 milliards de capitalisation boursière le premier jour de trading. En comparaison, en son temps, Google avait levé un peu moins de 2 milliards et était évalué à 27 milliards. La capitalisation de Google aujourd'hui est de 185 milliards. On se réjouit de voir ça, mais quand Henry Ford disait qu'une compagnie qui ne produit rien ne vaut rien, je n'ose même pas imaginer ce qu'il penserait de Facebook.

Goldman Sachs a publié un document qui recense les position favorites de Hedge Funds, alors si vous voulez avoir les mêmes positions préférées que les Dieux de la finance, vous devriez acheter : Wells Fargo, Visa, Las Vegas Sands, Anadarko, Amazon.com, Baidu, Libery Interactive, LyondellBasell Industries, GM, Qualcomm, Pfizer, JP Morgan , Microsoft, Google et Apple. Avec ça rien ne peut vous arriver...ou pas...

 

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La dernière rumeur en date concerne le triple A français. Encore. On s'autorise à penser dans les milieux autorisés, que Standard and Poor's pourrait mettre la note de la France sur « perspectives négatives », histoire de les préparer psychologiquement au downgrade finale et à la perte inéluctable du triple A. On se fout de nous. Cette histoire est un serpent de mer. Alors que le communiqué du downgrade a déjà été publié par erreur, on veut nous faire croire que l'on va faire les choses en « douceur », franchement c'est un gros scandale, pour ne pas dire un énorme foutage de gueule en règle. Le downgrade est déjà fait virtuellement shez S&P et ces tocards n'ont pas été foutu de faire leur boulot minable jusqu'au bout et correctement et maintenant ils veulent nous faire croire qu'ils hésitent... Moi, je vous le dit, comme au Far-West, du goudron et des plus et on les fout dehors de Wall Street à cheval sur un rail de métro.

 

Pour ce qui est des chiffres économiques, nous aurons les ventes des grands-magasins, bien biaisés par les ventes de Thanksgiving, le Redbook, le S&P Case-Shiller sur l'immobilier, le Consumer Confidence qui à l'air plutôt confiant au vu des vents de vendredi. Le FHFA House Price et le State Street Investor Confidence Index. Pour le moment les futures américains sont en hausse de 0.4%, ça continue encore et encore. Ne vous attendez pas à la même journée que hier, mais si on arrive encore à grappiller quelques poussières de pourcent ça sera toujours ça de pris. On va continuer tout de même à surveiller le comportement de l'Euro/$, car dès que le flot de nouvelles ou les espoirs s'amenuisent, nous redevenons interdépendant des cours de change et des indices américains. Pendant une journée nous avons été les leaders et nous avons été indépendant, il n'y a pas de raison que ça dure.

 

Il me reste à vous souhaiter un excellent café en compagnie de George Clooney. En ce qui me concerne je vous retrouve demain pour la suite des aventures du petit veau au pays des ours. Portez-vous bien et on se voit demain !!!

 

Morningbull

 

Politics is just show business for ugly people”

 

Jay Leno

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lundi, 28 novembre 2011

La semaine de tous les dangers et de tous les espoirs

 

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Oui, je sais ce n'est pas très orignal comme titre et ce n'est pas la première fois que l'on croit que nous entrons dans une semaine « clé ». Pourtant ce week-end, même si les américains digéraient leur repas de Thanksgiving, les discussions autour de l'Europe allaient bon train. La journée de vendredi fût, comme prévu, ennuyante au possible, calme et sans grande direction. On a beaucoup parlé du Black Friday et des consommateurs américains qui se ruent dans les magasins pour acheter le maximum de choses sans trop savoir comment ils vont payer les traites de leurs cartes de crédit, ni où est-ce qu'il vont installer les 3 écrans LCD qu'ils viennent d'acheter, sachant qu'il n'ont pas autant de pièces dans leur appartement. Mais peu importe, ils auront fait leur devoir de patriote en consommant le jour du Black Friday, histoire que CNN puisse montrer les files d'attente de trois kilomètres devant chez Macy's.

 

Mais pour ce qui est des marchés, nous sommes toujours collés à la case départ et nous sommes incapables de faire un double-six pour pouvoir sortir et commencer à jouer. Les indices européens sont enfin parvenus à terminer une séance en terrain positif après avoir quasiment frisé les plus bas de l'année, pourtant la fin de journée fût hésitante, car à l'approche du week-end, nous étions tous conscients que les politiciens pouvaient nous faire un coup pourri ou nous sortir 4 As de la manche pour mettre tout le monde d'accord.

 

Et on avait raison de se poser des questions sur le sujet, car en ce lundi matin, il y en a des choses à lire et à essayer d'intégrer. Si l'on veut résumer le week-end, on peut le faire en deux temps. Tout d'abord, dans un premier temps, nous avons eu les types qui se baladent avec leurs grandes robes blanches et un panneau en carton sur lequel est écrit : « la fin du monde est proche ». Dans ce groupe-là, j'ai quand même réussi à trouver un analyste technique qui estime que l'objectif à atteindre sur le Dow Jones est à 700. Non, vous ne rêvez pas, pas 10700, 9700 ou même 7700, tout simplement 700. Soit quelque chose comme 10500 point plus bas que là où nous sommes. Inutile de vous dire que si ce sympathique garçon a raison (vous pouvez d'ailleurs l'engager pour animer vos fêtes de fin d'année et autres enterrements et divorces), si il a raison, il est fort probable que le scénario à la Mad Max dont je vous parlais la semaine passée soit encore la solution la plus réjouissante que l'on puisse espérer.

 

Et puisque nous étions dans la série « bonne humeur et joie de vivre », vous n'avez pas besoin de chercher bien loin pour trouver des articles qui vous disent que l'Italie est au bord du gouffre, peut-être même qu'elle y est déjà et que si d'ici l'Escalade on n'a pas trouvé de solution, l'empire romain pourrait s'effondrer à nouveau. D'autres sont encore plus réjouissant nous annonçant sans détour que l'Europe n'a plus que dix jours à vivre et si une solution n'est pas trouvée, ça sera « game over » et on pourra commencer également à envisager un recyclage, d'ailleurs si vous avez des idées, je vais ouvrir une adresse mail à laquelle vous pourrez envoyer vos suggestions, je précise au passage que le fromage de chèvre, l'épicerie fin et gagnant de l'Euromillions sont déjà pris comme suggestions.

 

Ci-dessous vous trouverez le fabuleux article de Wolfgang Münchau, chroniqueur du FT.

 

http://www.ft.com/intl/cms/s/0/d9a299a8-1760-11e1-b00e-00...

 

ou le pdf : Eurozone has only days to avoid collapse.pdf

 

Et puis ce n'est pas tout, il y a aussi le demi-frère du Petit Président bondissant français qui ne peut s'empêcher de faire parler de lui également. Olivier Sarkozy, demi-frère de, a donc annoncé que « selon lui l'euro allait exploser dans les 3 mois » et « que nous sommes tout proche du point de non-retour »... A noter qu'Olivier Sarkozy est également dans les tops managers du groupe Carlyle. Le groupe Carlyle pour ceux qui ne connaissent pas, font passer Goldman Sachs pour des amateurs du « networking » et la mafia pour une bande de voleurs à l'étalage. Comme vous le voyez, le début du week-end était donc placé sous le signe du « on va tous mourir », signe que l'on connait bien depuis des semaines, tant l'issue de cette crise paraît inéluctable. Je vous passe le downgrade de la Belgique qui a eu lieu vendredi soir, tellement j'ai arrêter de lire les conneries écrites dans leurs rapports par les organismes de rating.

 

En tous les cas, c'est stupéfiant de voir le consensus dans lequel nous sommes et comme plus personne ne semble avoir le moindre espoir, la certitude de la fin de l'Europe, de l'Euro et de la faillite de la moitié des pays qui la compose semble acquise, les années de récession et de dépression qui nous attendent semblent naturelles et logiques et nous attendons tous sagement, tels des vaches qui vont à l'abattoir, que la fin soit officielle.

 

Heureusement en fin de week-end, le brouillard semblant vouloir se lever, il y eu quelques espoirs qui semblaient vouloir parsemer de couleurs la marche funèbre dans laquelle nous sommes.

 

101792_600.jpgLe premier rayon de soleil c'est les ministres de finances qui semblent avoir trouvé un moyen de se mettre d'accord sur le mode d'emploi du fonds EFSF – mais oui, vous savez le fonds miracle qui devait tout sauver et qui a disparu dans les limbes du Pacifique depuis trois semaines. Eh bien il est de retour et il n'est pas content – bref, les génies de la finance européenne ont donc trouvé comment le ficeler et lui fournir un maximum de levier et un Quadruple A de la part de S&PMoody'sFitch & Co. Normalement ils devraient signer le deal pas plus tard que mardi. On ne sait pas trop à quoi ça tient, ni ce que ça va changer, ni même si c'est vrai, la nouvelle étant écrite au conditionnel, mais ça fait toujours plaisir de voir que tant qu'il y a de la vie, y a de l'espoir.

 

Mais ce n'est pas tout Paris et Berlin semblent être en train de préparer l'Europe de 2012, puisque les Merkozy prépareraient la refonte du traité franco-allemand de 1963 sur les bases de l'Europe, un nouveau traité serait à l'étude pour le sommet européen du 8 et 9 décembre. On ne sait pas trop ce que ce traité apporterait, mais ce que l'on peut dire c'est que si Paris et Berlin préparent l'Europe de 2012, c'est qu'au moins ils tablent sur le fait qu'elle existera toujours, ce qui, en soit est une bonne nouvelle. Ceci mis à part ce nouveau plan renforcerait les obligations des uns envers les autres et ouvrirait peut-être la porte à une intervention massive sur le sujet de la dette.

 

Alors oui, je vous l'accorde c'est beaucoup de « si » et de conditionnel, mais en même temps nous n'avons que ça pour espérer et comme on n'est pas sûr non plus que le Dow Jones aille à 700, on peut aussi espérer.

 

Et puis la dernière nouvelle qui met le feu aux poudres et qui pourrait être le déclencheur d'un vrai rebond un peu moins neurasthénique que les précédents, c'est les rumeurs d'intervention de la SWAT Team du FMI. Selon les milieux autorisés, Christine Lagarde serait sur le point de racheter l'Italie. Enfin, en tous les cas de faire un Bailout sur la botte, un bailout de 600 milliards d'euros qui pourrait ainsi donner du temps à Monsieur Monti pour mettre en place ses mesures d'austérité et donner ainsi de l'air au reste du continent, car tant que l'Italie ne coule pas, le grand jeu des dominos pourrait faire une pause. Même si il n'est pas simple de savoir d'où proviendrait les fonds que le FMI mettrait à disposition des italiens et qu'il faudrait encore l'accord du Gouvernement US (sachant que sans eux le FMI de déliera pas sa bourse) et que l'on connaît la faculté du Congrès américain à se mettre d'accord, cette nouvelle est considérée comme porteuse d'espoir et même si elle est également au conditionnel, cela paraît suffire aux Bulls pour prendre les commandes de ce début de semaine.

 

Ces bonnes nouvelles conditionnelles ne sont pas encore gravées dans la pierre, sachant que cette semaine sera encore chargée en « auctions » et que bien des pays vont venir demander l'aumône aux investisseurs durant ces prochaines jours. Sachant comment se sont passées les dernières demandes de fonds la semaine passée, on risque encore de se faire secouer par les rendements des dettes européennes. Comme vous pouvez le voir, on se prépare quelques journées spectaculaires :

 

 

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Je vous épargne le sujet or et pétrole, il ne se passe strictement rien. L'or tient la zone des 1700$, mais ne semble ni vouloir faire office de refuge, ni d'instrument miracle pour jouer la hausse. Le pétrole parie sur le retour de la prospérité économique américaine pour essayer de rebondir et on le sent bien prêt à casser les 100$, cela dépendra de la grosse semaine qui nous attend. Car en dehors des émissions obligataires européennes, il y aura aussi un wagon de chiffres économiques durant toute la semaine. Semaine qui finira en apothéose avec les chiffres des NON-FARM PAYROLLS qui vont nous éclairer encore une fois le chemin à suivre. En attendant nous aurons les New Homes Sales aujourd'hui, le Consumer Confidence demain, Productivity et Labor Costs Mercredi, ainsi que Chicago PMI. Puis on entamera le mois de décembre avec les Jobless Claims, l'ISM, le Construction Spending et les ventes de voitures jeudi, puis vendredi les chiffres de l'emploi.

 

Voilà où nous en sommes en cette dernière semaine de novembre en ce qui concerne le niveau des indices :

 

Dow Jones 11232 -0.23%

S&P500 1159 -0.27%

Nasdaq 2442 -0.76%

Londres 5165 +0.72%

Paris 2857 +1.23%

Francfort 5493 +1.19%

Milan 13937 +0.12%

Madrid 7754 +0.54%

SMI 5395 +0.72%

Tokyo 8305 +1.78%

Hong Kong 18020 +1.87%

Shanghai 2496 + 0.13%

Sydney 4123 +1.61%

 

Ce matin l'Asie prend une grand bouffée d'air frais et salue les éventuelles solutions qui pourraient sauver l'Europe. Les marchés sont euphoriques et le S&P500 Future qui reprend 1.8% ce matin laisse présager d'un bonne entame de semaine, ce qui remplit de joie les marchés asiatiques. Les financières, les compagnies liées au secteur des commodities et les fabricants de voitures sont en pleine forme ce matin et même si les chinois ne semblent pas partager cet engouement le reste des pays compensent. Une personne bien placée au ministère des finances japonais a laissé entendre que le Yen était trop cher et que le Gouvernement pourrait intervenir encore une fois, remplissant de bonheur le secteur automobile. Au sujet des interventions, les spéculations d'intervention de la BNS pour remonter encore le plancher de l'Euro/Suisse, se fait toujours attendre, mais on en parle toujours et encore. Peut-être un peu trop d'ailleurs.

 

101675_600.jpgDans les nouvelles du jour, il est évident que l'on ne parle QUE du sauvetage de l'Europe via un bailout de l'Italie, mais on donne aussi un peu d'importance aux chiffres des ventes du « Black Friday », les ventes ont augmenté de 6.6% à 11.4 Milliards de dollars. Sont trop forts ces ricains, même avec un taux de chômage au plafond et la moitié du pays dans la rue, ils arrivent quand même à faire un carton pendant les soldes...

 

Indépendamment du sauvetage de l'Europe, il semblerait que la FED soit sur le point de lancer un nouveau programme de stimuli de l'économie en achetant des « mortgage securities », c'est en tous les cas ce que perçoivent les spécialistes du marché obligataire. Ce type de rachat pourrait renforcer le marché immobilier et permettre la construction d'un vrai « bottom » dans les prix de l'immobilier ce qui rassurait l'économie pour la suite de la reprise économique.

 

Au chapitre des take-over, il semblerait que dans le secteur du « storage », la compagnie NetApp serait à la recherche de la perle rare qui pourrait lui redonner de l'énergie. Et comme ils ont du cash en suffisance dans les caisse, on s'autorise à penser que CommVault Systems et Quantum seraient dans le viseur de NetApp.

 

Au chapitre des statistiques, cette dernière semaine de Thanksgiving et la pire que nous ayons vécu depuis 1932. Mais en revanche, en général après Thanksgiving, le marché monte jusqu'à Noël. Reste à espérer que ça marche cette année, ça ne serait pas de refus.

 

Dans le top-ten des nouvelles qui comptent aujourd'hui nous aurons :

 

  1. Le FMI rachètera-t-il l'Italie ?

  2. Les ministres des finances ont-il trouvé la solution miracle pour boosté l'EFSF

  3. Que nous réserve le sommet Européen du 8-9 décembre ?

  4. La BNS et la Bank of Japan vont-elles intervenir sur leurs monnaies ?

  5. La semaine du rebond est-elle arrivée ?

  6. Comment vont se passer les « auctions » de cette semaine ?

  7. Le rendement de la dette allemande est devenu le nouveau chiffre critique à suivre

  8. L'Allemagne est-elle en train de mettre de l'eau dans son vin pour accepter finalement des Eurobonds ?

  9. Future S&P500 en hausse de 1.8% à 6 heures du matin, ça faisait longtemps

  10. 70 victoires sur 100 finales, c'est beaucoup

 

Voilà, pas grand-chose à rajouter ce matin. On dirait qu'il y a des bonnes choses dans l'air et même si pas grand-chose, voir rien du tout n'est confirmé, ça fait bien longtemps que l'on n'avait pas commencé la semaine avec autant de notes positives. Bien fragiles, mais positives. Pourvu que ça dure. En attendant je vous souhaite une excellent café, un bon début de semaine et que la bullish attitude soit avec vous, il se peut qu'elle ne dure pas très longtemps et ce qui est pris n'est plus à prendre.

 

Moi je vous retrouve demain pour de nouvelles aventures, excellente journée.

 

Morningbull

 

« I never think of the future - it comes soon enough. »

 

Albert Einstein

 

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Le règne de Goldman Sachs

 

 

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