lundi, 31 octobre 2011
Il paraît que nous sommes sauvés
La partie la plus importante dans tout cela, c'est le « il paraît ». Encore une fois, pendant que j'étais absent, le marché aura donc profité pour exploser lâchement, tout ça pour quoi ? Eh ben parce que les « leaders européens » ont enfin fait ce que l'on attendait d'eux depuis 3 mois. Tout ce que l'on peut tirer comme conséquence de l'annonce de la semaine passée, c'est un énorme (et court) vent de soulagement sur les marchés et puis le retour de pas mal d'interrogations si l'on en croit la presse du week-end. Il semblerait que tout ne soit pas encore gagné.
Alors oui, la Grèce a réussi à réduire sa dette de 50%, reste plus qu'à réussir à mettre en place les mesures d'austérités qui sont demandées par l'Europe, nul doute que cela sera facile de faire payer des impôts à tout ceux qui n'en payent pas depuis des années, il y a qu'à engager plus de contrôleurs pour le fisc, ah mais oui, il n'y a plus d'argent dans les caisses.. Mais nul doute que les gens qui ne payent pas assez d'impôts vont se dénoncer spontanément pour soutenir le gouvernement et l'Europe dans un esprit de patriotisme exacerbé...
Donc le cas de la Grèce semble réglé et puis les allemands qui juraient contre vents et marées que JAMAIS ils ne laisseraient monter le fonds EFSF au-delà des 440 milliards ont, semble-t-il, changé d'avis. On a trouvé un moyen (très peu documenté d'ailleurs et très peu expliqué par le petit Nicolas lors de son cours magistral de jeudi soir) de transformer 440 milliards en 1 trillion et en plus au passage de lui coller l'étiquette de triple A, rating confirmé par toutes les agences du monde libre. Un trio de clown qui confirme qu'un fonds leveragé est de « qualité supérieure », je n'en crois pas mes yeux et mes oreilles, mais en même temps, plus rien ne me surprend de ce côté-là.
Avec tout cet argent on va donc pouvoir recapitaliser les banques (surtout les françaises, histoire que Sarko ne se retrouve pas avec un cadavre sur les bras à 6 mois de sa réélection). Oh bien sûr, en théorie les gouvernements européens préfèreraient que ce soit « les privés » qui recapitalisent les banques. Bien sûr. En ce qui me concerne je n'ai pas les les moyens de recapitaliser qui que ce soit, mais admettons que je les aient, je crois que je préfèrerais me casser une jambe plutôt que de mettre dix balles pour recapitaliser une banque, même française. Donc à la fin, c'est les Etats et leur super-fonds qui vont devoir mettre la main à la poche et il y a intérêt que les 100 milliards promis suffisent, sinon le triple A du fonds EFSF, de l'Allemagne et de la France pourrait se retrouver assez mal en point. En gros, on n'a peut-être pas encore fini de rigoler. Heureusement que les « tinois » ont manifesté leur envie de nous aider ou de nous acheter, je ne sais pas trop.
Mais une chose est sûre, la semaine passée fût l'apogée d'un des meilleurs mois pour les actions depuis 25 ans. Et bien sûr je n'étais pas là. Je me répète certainement, mais cela devient un indicateur presque aussi efficace que celui des agences de rating, chaque fois que je pars, ça monte. Caramba, encore raté. Bon, en même temps, j'aurais été là, je ne suis pas sûr que j'aurais eu le courage d'acheter des banques, puisque ne nous le cachons pas, c'est ce qui a fait monter le marché. Les financières viennent de biffer des milliards d'un coup de trait de crayon, mais le secteur explose parce que les Gouvernements montrent ENFIN leur intention d'agir, plutôt que de causer.
Ça, c'est donc fait. Le monde est sauvé. Le monde européen en tous les cas. Enfin je crois. Ce week-end je crois avoir tout de même capté une déclaration faite par le représentant des anciens directeurs des banques centrales à la retraite, puisque Trichet, bien qu'il soit hors-jeu, a tout de même estimé que « la crise n'était de loin pas terminée »... Visiblement il est atteint de la même maladie que Greenspan, l'incapacité de se taire alors qu'il n'est plus en fonction.
Selon Trichet, nous ne sommes pas encore sortis du bois. Malheureusement il a certainement raison. Les mécanismes du sauvetage sont en place, reste à bosser pour améliorer les choses et c'est plus facile à dire qu'à faire. Si l'on regarde ce qui se passe au Portugal, on a tout de même la sale impression que le pays est en train de prendre la même direction que la Grèce, si il n'y est pas déjà et là, on va faire quoi ? Rayer la dette de 50% et recapitaliser les banques (ENCORE) ??? Personnellement je n'ai aucune idée de quoi l'avenir sera fait, mais j'ai quand même l'impression que l'on est monté très vite, trop vite sans trop savoir pourquoi et plus pour fêter ENFIN une annonce concrète et que le marché se retrouve ce matin collé au plafond avec un mal de crâne de malade après avoir fêté tout le week-end et en ouvrant le journal de ce matin il se rend compte que la semaine à venir sera « de tous les dangers »...
Tout d'abord, puisque l'on est censé pouvoir enfin revenir aux fondamentaux, puisque l'Europe est sauvée (au cas où vous étiez au fond du Mato-Grosso à la recherche du marsupilami), cette semaine 110 sociétaires du S&P500 vont publier leurs chiffres du trimestre. Puis il y aura aussi une avalanche de chiffres économiques, du style ISM et Non-Farm Payrolls, histoire de voir si en plus du fait que l'Europe et l'Euro vont survivre, l'économie elle aussi va survivre. Et autant vous dire que les Non-Farm seront attendus avec impatience, car indépendamment du fait que les Merkozy ont fait leur boulot, il serait bon et bienvenu que Joe American puisse re-bosser et re-consommer et pas que des iPhone 4S.
Et puis c'est aussi une semaine sous le signe de la FED et de la BCE, ce qui veut dire annonce sur les taux ET discours de Bernanke, mais aussi discours du nouveau Kalife de BCE, Monsieur Draghi, ex-Goldman Sachs. On se réjouit déjà de voir ce que ça va donner. De la volatilité, c'est sûr, mais aussi de la curiosité. Peut-être de l'efficacité, mais c'est moins évident.
Nous en sommes donc là. On a eu la nouvelle que l'on voulait de la part des autorités, on est beaucoup, beaucoup monté là dessus et maintenant on se regarde dans le blanc des yeux et son dit : « Et qu'est-ce qu'on fait maintenant ??? »... Ne vous inquiétez pas, on a une semaine avec plein d'infos et de discours à digérer pour trouver la réponse. En tous les cas le Barron's n'a pas pardu de temps et il s'est lancé dans un sondage de derrière les fagots pour nous dire que les investisseurs sondés sont « prudemment optimistes ».. je vous ai mis quelques graphiques car quelques images valent parfois mieux que de mots...
En gros, il faut être engagé sur les actions, mais ne pas s'emballer parce que tout n'est pas encore gagné. Ça nous change d'il y a deux semaines.
Et puis du côté de l'or jaune et de l'or noir, ils ont profité de l'embellie des marchés pour prendre le train avec. L'or est à 1743.50$ et le baril est à 93.49$, parvenant enfin à sortir de son « range » de 80-90$. Reste plus qu'à que l'économie confirme l'embellie et on pourra presque espérer voir les 135$ d'ici Noël. Puisque l'on parle des commodities, hier le site « business insider » a publié un bilan édifiant des « grands joueurs » dans le monde des commodities. Indépendamment que la moitié sont basées à Genève, il est impressionnant de voir qu'à elles seules elles traitent plus de pétrole que l'Arabie Saoudite ET le Vénézuela peuvent produire.
http://www.businessinsider.com/presenting-the-worlds-16-l...
Et puis toujours sur le même site, on peut également y lire le résumé de la recherche économique de Goldman Sachs qui nous demande de ne pas nous voiler la face et admettre que l'économie est faiblarde et qu'en octobre ça a été pire...
http://www.businessinsider.com/goldman-gsai-in-october-20...
Au niveau des indices, quand je regarde où je les ai laissé il y a dix jours, j'ai l'impression d'être parti deux mois. Le Dow Jones est repassé au-dessus des 12'000, le S&P500 frise les 1300 (qui ne seront pas une partie de plaisir à franchir), mais c'est surtout en Europe que la photo a drastiquement changé, un grand merci aux « gentil organisateurs » qui ont su parler d'une seule voix pour permettre aux indices et aux banques de reprendre un peu d'air.
Ce matin en Asie, on entame la semaine dans le rouge. Tout d'abord du côté des monnaies, le Gouvernement Japonais est intervenu ce matin et a arrosé le marché de yens, histoire de stopper l'ascension de leur monnaie. On ne sait pas combien de milliards ont été vendus, mais les « spéciliastes disent que ce fût massif. L'opération a été confirmée par Monsieur Azumi, sans donner plus de détails. Les japonais n'étaient plus intervenus sur leur monnaie depuis le mois d'août.
Tokyo est en recul de 0.05%, Hong Kong de 1.14%, Shanghai de 0.53% et Sydney de 0.64%.
Au USA on se bat pour essayer de sauver ce qui peut être encore sauvé chez MF Global. Le broker est au bord du gouffre et le CEO John Corzine, ex-Goldman Sachs, ex-Gouverneur du New Jersey et bientôt ex-CEO de MF Global, est à la recherche désespérée d'acquéreur. Pour l'instant personne ne semble se présenter à la porte, il lui reste une chance, peut-être que le fonds EFSF est intéressé. Le titre de MF Global ne vaut plus rien ou presque et sa dette est reléguée au rang de « junk » par les agences de notations.
Comme quoi tout ne va pas si mal pour tout le monde, le CEO de Nabors vient de toucher un package de départ en tant que CEO de 100 millions de dollars CASH... Alors qu'il reste tout de même Chairman de la compagnie pétrolière. Monsieur Isenberg sera remplacé en tant que CEO par Monsieur Petrello, son lieutenant depuis des années. 100 millions de package de non-départ. Et les indignés qui sont dans la rue à Wall Street. Il serait peut-être bon qu'ils se replongent sur les cartes géographiques et qu'ils aillent s'indigner dans d'autres rues aussi. En plus Nabors est basée aux Bermudes, histoire de payer moins ou pas d'impôts... La météo est sûrement plus clémente qu'à Wall Street pour s'indigner.
Côté chiffres économiques, ce n'est pas le plus gros jour de la semaine, mais nous allons déjà nous offrir le Chicago PMI et les Farm Prices. Et côté chiffres du trimestre, pas de membres du Dow Jones, mais on aura des assurances, des pétrolières et des pistolets électriques.
http://hosting.briefing.com/cschwab/Calendars/EarningsCal...
Ce matin, pour cette première semaine du « monde nouveau » enfanté par Angela Merkel et Nicolas Sarkozy, les futures montrent qu'ils ont quelques doutes, puisqu'ils sont indiqués en baisse de 1%. Aucun doute, je suis de retour.
Voilà, c'est à peu près tout ce qu'il y avait à dire ce matin, je vous souhaite une très belle journée et on se retrouve demain à la même heure !!! Bon début de semaine et bon retour de vacances pour ceux qui reviennent....
Morningbull
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vendredi, 21 octobre 2011
Fermé pour cause de sommet du G-20 ET de vacances
Afin de laisser les politiciens prendre calmement leur décsion et d'arrêter de nous pourrir les marchés, j'ai décidé de prendre un peu recul et de partir étudier le Kung-Fu dans un monastère Shaolin, étant donné mon physique élancé, je devrais revenir étant le nouveau Kung-Fu Panda...
Plaisanterie mis à part, le blog est fermé pendant dix jours !!! Je vous retrouve le 31 octobre au petit matin en pleine forme ...
Morningbull
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Salade de news et de rumeurs et à la fin on attend dimanche
Je crois qu'il y a quelques jour j'avais exprimé le fait que le marché était guidé par trois éléments ; les fondamentaux, l'aspect « technique » et la politique. J'avais même ajouté qu'en ce moment c'était 10% fondamental, 10% technique et 80% politique.. Je m'excuse. Je suis désolé. En fait c'est 90% politique et 10% n'importe quoi.
Si mes calculs sont exacts, hier nous avons vécu notre 4ème séance de la semaine et TOUS les jours, sans exception, nous avons vécu des mouvements complètement erratiques qui ont été souvent, très souvent dirigé par des rumeurs ou autre déclaration politique. Hier n'y fit pas exception, c'était peut-être même la journée durant laquelle on entendu le plus de théorie abracadabrantesques (merci Jacques Chirac pour ce nouveau mot) sur l'avenir de l'Europe et tout ce qui s'y rattache.
Tout d'abord, après le Guardia et ses théories sur le leveraging du fonds ESFS de l'autre jour, nous avons eu un autre journaliste, de « Die Welt » cette fois-ci qui a décidé de faire parler de lui en espérant que son article lui offre le Pulitzer. Il a donc déclaré que selon les milieux autorisés, l'Allemagne serait sur le point d'annuler le meeting du G-20 de ce week-end, supposant qu'ils ne sont ni prêt ni d'accord d'envisager une solution pour le fameux fonds en question. Inutile de vous dire que l'annonce aura été un fabuleux tremplin pour les investisseurs européens qui ont donc instantanément décidé de vendre toutes leurs positions et de partir en week-end, voir en vacances de pommes de terre pour les genevois. Nous avons donc vécu une nouvelle de ces journée qui aurait pu être pas trop mal et constructives, mais la rumeur la plus absurde qui soit l'a transformée en long pensum déprimant.. en tous les cas en Europe, parce que du côté des USA, ils s'en sortent globalement toujours pas trop mal.
Allez savoir comment, mais à chaque fois que l'on se tape des journées pourries en Europe, la seule nouvelle qui pourrait aider les européens à ne pas couiner sur leur sort, arrive dans les informations du soir quand l'Europe est fermée, mais quand Wall Street est encore ouvert. De la à en tirer des conclusion qui nous mènerait à la théorie du complot, il n'y a qu'un pas. Pas que je ne franchirais pas car je sais bien que les USA sont un pays éthique devant l'éternel et que jamais ils ne se rabaisseraient à ce genre de fourberie.
Mais peu importe. Nous en Europe, nous avons eu les rumeurs de report du sommet de dimanche et eux aux USA, ils ont eu la confirmation que le Roi et la Reine d'Europe se rencontreraient samedi soir à Bruxelles, puis que dimanche il y aurait une séance de travail pour trouver une réponse conjointe et efficace à la crise. Puis que les européens qui comptent se retrouveront encore une fois mercredi, parce qu'il semblerait tout de même que personne n'est vraiment convaincu de ce qu'il faut faire de ce fonds EFSF. Les français voudraient qu'il obtienne en plus le statut de « banque » comme ça il pourrait être financé par la BCE (qui est bourrée de pognon en ce moment), quant aux allemands, eux ils aimeraient mieux que le fonds soit considéré comme une « assurance ». Déjà à ce niveau les différences sont énormes et il est vrai que rien qu'en mettant ça sur le papier, on se demande comment on va y arriver en un week-end et un mercredi, quand on sait que le plan du débarquement allié à mis des semaines à être préparé, on se demande comment ils vont sauver l'Europe en deux jours alors qu'ils n'ont ni Churchill, ni De Gaule et qu'en ce moment l'armée américaine est embourbée dans ses propres problèmes.
Donc, voilà. Nous sommes à la veille d'un week-end qui pourrait bien être historique, comme à peu près tous les week-end depuis le mois de juillet et nous sommes donc victimes d'à peu près toutes les rumeurs qui circulent dans le marché, comme en plus les volumes sont à peu près aussi épais que du papier à cigarettes, inutile de vous dire que la moindre rumeur, le moindre article écrit par un journaliste de l'Equipe ou encore un blog qui se lâcherait sur le fait qu'il a entendu quelqu'un, quelque part dire que l'Allemagne allait se séparer de l'Europe et revenir au Deutsche Mark et nous nous sommes partis en cycle essorage pour les heures suivantes... Les journées se suivent et se ressemblent, une fois c'est en haut, une fois c'est en bas, mais on reste collé à l'actualité politique et tant que rien de concret n'est annoncé, nous continuerons à nous faire balader comme dans un bateau ivre et à nous rendre trois par jour aux toilettes – en courant – pour aller vomir.
Et puis des fois c'est le bonheur parce que les politiques nous tiennent la main et nous disent que tout va aller très bien. Alors on les croit et on se fait une belle séance de hausse, jusqu'au prochain article déprimant qui nous annonce que la Slovaquie Rhodes Extérieures pourrait remettre en cause le plan de sauvetage du monde libre, alors on replonge dans des journées comme celle d'hier. Mais un jour tout cela va cesser et nous allons retrouver nos esprits et peut-être qu'un matin on pourra investir dans une action parce qu'elle a eu des bons chiffres et que ses perspectives d'avenir sont bonne et pas parce qu'un gouvernement va la recapitaliser pour lui permettre de survivre.
Un jour peut-être, on peut rêver.
Pour le moment c'est la galère et tant que la politique mène le bal, il vaut mieux avoir attaché sa ceinture et mis son casque intégral, parce que ça peut encore secouer un poil...
Donc nous avons vécu une séance supplémentaire que l'on peut qualifier de «les bonnes nouvelles pour New York et le pourries pour les Européens ». A la fin de la journée, nous nous sommes fait laminer en Europe et et les américains s'en tirent avec les honneur, bénéficiant des nouvelles européennes rassurantes, mais également de bons chiffres économiques puisqu'il faut noter la performance du Philadelphia Fed Index. Ce dernier est sorti en forte hausse à +8.7 contre -17,5 en septembre et que les économistes attendaient un chiffre négatif autour de moins 8. Comme quoi ils deviennent aussi balaises que les analystes pétroliers.
Moi je pense que si l'on veut faire du bien à la finance mondiale, il y a une solution tout simple. Il faut simplement arrêter d'essayer de « prévoir », prévoir les chiffres économiques, prévoir les chiffres des sociétés, prévoir les inventaires du pétrole, prévoir la performance du Dow Jones dans le 12-24-48-1000 mois à venir... ou encore prévoir le prix du dollar dans 15 ans ou dans 15 secondes, ou prévoir le prénom de la princesse de France Bruni-Sarkozy, elle s'appellera UMP et puis c'est tout. Tout d'abord prévoir c'est vouloir dire ce qui va se passer dans l'avenir, la dernière fois que j'ai vu quelqu'un qui disait qu'il pouvait faire ça, il était dans les pages publicité du Matin, à côté des annonces pour massages érotiques et il s'appelait Mamadou, au passage, en plus de prévoir l'avenir il pouvait aussi faire revenir l'être aimé, régler les problèmes de digestion et d'érection, parler au morts et faire du désenvoûtement, en plus pour 1'000 Frs, il vous file les chiffres de l'euromillion de ce soir.
En gros, prévoir c'est prendre un pari, on a souvent peu de chance de le gagner et à force de dire n'importe quoi comme certains analystes, on finit par devenir ridicule. Alors si l'on essayait d'arrêter de prévoir et que l'on se contentait de faire de notre mieux en se disant que de toute manière la finance n'est pas une science exact et vogue la galère....Et si au passage on pouvait aussi dynamiter les agences de rating, tout le monde en sortirait grandi. Car n'oublions pas que si Moody's, S&P et Fitch n'avaient pas menacé de couper le rating de tout pays qui pousserait le fonds EFSF à la hausse, on n'en serait peut-être pas là. Et je peux me tromper, mais j'imagine que la disparition de ces trois clowns ne génèrerait pas plus de larmes que la disparition de l'autre abruti en Libye.
Mais je m'égare, pour ce qui est du marché ; hier c'était une journée pourrie en Europe pour des raisons qui n'en sont pas, mais c'est comme ça il y avait plus de vendeurs que d'acheteurs, en revanche que l'on se rassure, les ricains ont géré et continuent de creuser l'écart entre eux et nous, à croire qu'ils n'ont plus de problème d'endettement EUX... C'est incroyable comme ils ont réussi à masquer leurs propres problèmes en mettant la crise européenne en avant.
Je m'égare encore.
Revenons à des choses plus terre à terre. L'or est à 1626$. Le marché ne fait rien. L'or ne fait rien. Pareil pour le pétrole, le brut est à 85$ et de poussières au milieu de nulle part. Tout le monde s'en fout et tout le monde regarde la sortie de la Clinique de la Muette pour voir si la future reine de France a les proportions de son père ou de sa père. Pardon, que tout le monde attend de voir ce qu Sarkozy et Merkel vont faire pour sauver les pays « vassaux » de la France et de l'Allemagne, puisqu'il est de plus en plus clair qu'en Europe il y 27 pays qui sont tous égaux, sauf que la France et l'Allemagne sont beaucoup plus égaux que les autres !!!
Dow Jones 11542 +0.32%
S&P500 1215 +0.46%
Nasdaq 2599 -0.21%
Liverpool 5385 -1.21%
Melun 3084 -2.32%
Hellersdorf 5766 -2.49%
Modena 15678 -3.78%
Barcelone 8608 -2.73%
Neyruz-sur-Moudon 5657 -0.74%
Tokyo 8660 -0.25%
Hong Kong 17979 -0.02%
Shanghai 2428 -0.57%
Sydney 4198 -0.20%
Ce matin les marchés du far-east seront bientôt fermés et comme ils savent que tout peut arriver ce week-end en Europe, ils ne semblent pas vouloir trop se mouiller avant ces deux jours de danger qui nous attendent. Donc c'est calme et mou, sans grande direction.
Pour ce qui est des nouvelles, pour l'instant aucun des grand journaux européens n'ont encore inventer la rumeur du jour, mais comme il paraît que ce matin c'est le Blick qui va s'y coller on a bon espoir que la nouvelle rumeur soit plutôt graphique qu'autre chose.
Au moment où l'on pensait que l'Europe était devenu le centre du monde, Bernanke recommence à causer, d'un côté il déclare que les stimulus c'est fini et de le l'autre le WSJ pense savoir que la FED est prête à utiliser encore un stratagème pour booster l'économie via un savant montage qui ferait baisser encore les taux hypothécaires et relancerait ainsi le marché immobilier. Oui, sauf que les taux sont déjà très bas et qu'il semble un peu difficile de tirer plus bas. Mais bon, affaire à suivre...
Et puis souvenez-vous, il y a un prédicateur américain, pardon un taré fini de prédicateur américain qui avait annoncé la fin du monde pour le 21 mai et comme il ne s'est rien passé (sauf erreur), il a justifié sa fausse prédication par une sombre histoire de formule mathématique que Dieu lui avait mal expliqué. Mais là, c'est bon, il a tout recalculé, c'est pour aujourd'hui. Ce 21 octobre est le dernier jour de la planète terre. Mais rassurez-vous, ça va bien se passer apparemment tout va se faire tranquillement... Bon, si jamais j'ai checké, Sydney est toujours là pour le moment..
Pour les chiffres d'après clôture il faut retenir les résultats canons de Chipolte , le restaurant Mexicain a fait un carton et il montait encore de 4% après clôture, non content d'être déjà une des meilleures performance du S&P500 cette année. Très bons chiffres également chez Seagate (+10%) e chez Sandisk (+2.3%). Et puis Microsoft a publié des chiffres globalement en ligne et malgré les commentaires de Steve Ballmer qui pense que Microsoft est « parfaitement positionné pour l'avenir », pour autant que la fin du monde ne soit pas pour ce soir, le titre se repliait de 2% après l'annonce, mais la société est un tel paquebot, que comme tous les gros bateau il n'est pas facile de la faire réagir un peu plus dynamiquement.
Et puis aujourd'hui GE va publier ses résultats du trimestre, l'occasion pour la presse de revenir sur les ambitions annoncées de GE en Chine. La société de Fairfield voudrait doubler son chiffre en Chine, mais les analystes commencent à se demander si tout cela est bien réaliste étant donné que la Chine commence à montrer des signes de ralentissement. Pour cette courte journée de publication, vendredi oblige, GE sera accompagnée de Honeywell, Manpower, McDonald's, Schlumberger et Verizon. Largement de quoi s'occuper l'esprit en attendant le week-end.
Il y a quelques jours, Moody's avait annoncé qu'ils allaient mettre la France sur leur liste de surveillance pour leur supprimer leur triple A, ce matin c'est S&P qui pense que la France et le prochain candidat sur la liste pour perdre ce rating, pour autant que l'économie ralentisse comme S&P le prévoit (on connait leur talent de ce côté-ci) et que les banques soient recapitalisées. En gros, la France va perdre son triple A. Ceux qui pense qu'elle va pouvoir le garder vont devoir se faire une raison. Pour le reste les nouvelles, c'est la mort d'un terroriste international, les scénario du week-end pour l'Europe, la sortie de la clinique de l'enfant prodigue et Servette-Sion dimanche.
Pour les chiffres économiques, nous n'aurons rien. Ça nous fera des vacances. Pour le moment les futures américains sont en hausse de 0.20%. Et nous avons donc un petit espoir de récupérer un peu du terrain perdu hier en Europe.
Voilà, c'est tout pour aujourd'hui et c'est également tout pour les 10 prochains jours. En ce qui me concerne je serais absent pendant une semaine !!! Vacances !!! Et non, je ne prends pas mon pc à la plage... Donc en attendant de vous retrouver le 31 octobre, il me reste à vous souhaiter un excellent week-end et une bonne journée !!! AU 31 !!!
Et bonne chance à l'Europe d'ici là...
Holiday-Morningbull
« I can't listen to that much Wagner. I start getting the urge to conquer Poland. »
Woody Allen
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jeudi, 20 octobre 2011
Vous referez bien un petit tour de grand-huit ?
C'est étrange comme le commentaire de ce matin pourrait être un copié/collé de celui d'hier, pourtant le marché termine sa journée exactement dans le sens opposé de la veille, effaçant pour ainsi dire complètement les efforts de mardi. Pourtant rien n'a changé et les raisons pour lesquelles nous avons baissé sont exactement les mêmes que celles pour lesquelles nous avons baissé la veille.
En effet les tribulations de l'Europe semblent impacter les errances des indices mondiaux de l'ordre de 80% selon un « expert » qui était interviewé hier soir. Pour être honnête, je ne sais pas comment l'on fait pour quantifier l'influence de la politique européenne et des discussions inter-gouvernementales à propos de la survie de la Grèce ou de la création d'un super-fonds européen pour sauver le continent, mais il vrai que si aujourd'hui, la Grèce avait un GDP en forte croissance, un chômage nul et que le fonds EFSF pesait 12 trillions on se sentirait un peu plus à l'aise. Mais comme ce n'est pas le cas et que nous, investisseurs, traders, vil spéculateurs ou investisseurs long-terme, ne cessons de tergiverser sur le sujet, séance après séance, tout en ne sachant rien du tout mais faisant simplement confiance à quelque obscure journaliste qui était peut-être à la rubrique des sports il y a encore une semaine, forcément le marché peut aller dans tous les sens tel un bateau ivre incapable de se sortir d'une mer déchaînée.
Autant mardi soir le marché s'était retourné pour les mêmes raisons mais dans le sens inverse, mercredi aura été marqué par les effets secondaires de la même nouvelle, les intervenants se demandant si c'était « jouable » et le fait que Sarkozy aurait exprimé ses doutes quant à la ratification d'un tel accord. Tout en sachant que Sarkozy devait être en Allemagne hier soir et que son programme a été chamboulé par l'arrivée d'un bébé mis au monde par une chanteuse. Bref, tout cela est volatile et rien n'est confirmé (sauf le bébé, c'est une fille), pour le moment l'incertitude est de mise et la seule solution pour la faire disparaître serait de faire des annonces claires et concises sur le sujet du super-fonds européen. Mais pour cela, il va falloir attendre dimanche soir. Mais en même temps, il faut tout de même se rappeler que les allemands se sont fait tirer l'oreille pour accepter un plan de 440 milliards alors imaginer qu'ils signent en blanc pour un plan bourré aux amphétamines qui passerait à 2000 milliards, on peut se poser des questions.
Bref, à la fin l'Europe ne finissait pas trop mal sa journée et les américains se dégonflaient lamentablement à la fin de la leur et ce matin on aurait eu congé mardi et mercredi, ça n'aurait pas changé grand-chose puisque l'on se retrouve au même niveau que lundi soir à 22h00 (heure suisse), alors mis à part jouer à se faire peur et faire un tour de grand-huit, je ne vois pas ce que l'on a apporté de plus dans l'histoire.
Mis à part la saison des résultats qui bat son plein, mais qui ont une influence toute relative sur le marché, il ne se passe pas grand-chose. Il est clair que si l'on suppose que l'aspect politique représente 80% des agissements du marché boursier, même si les chiffres d'Apple étaient la grande discussion d'hier, je ne suis pas sûr que cela apporte beaucoup d'eau au moulin de la finance mondiale. Le titre de la compagnie californienne se prenait 5% dans la vue alors qu'ils ont, comme on a pu le voir dans la presse mondiale, y compris le 20 minutes, raté leur trimestre. Enfin, surtout déçu les analystes qui se sont gourés dans leurs projections. Morgan Stanley a également publié des chiffres aussi pourris que ceux de la concurrence (Goldman Sachs) pour ne pas les citer, mais à la fin de la journée, après avoir exploré des terrains franchement négatifs, la banque d'affaire se remet et termine en hausse, histoire de spéculer sur le fait que les banques d'affaires se remettent toujours des périodes difficiles, puisque dès que les marchés se calment, il y a toujours moyen de profiter de se refaire....ayons confiance. Même si aujourd'hui on s'indigne de ce qui s'y passe, il y a fort à parier que l'on n'en parlera même plus dans trois ou quatre trimestres et que les banquiers d'affaires pourront à nouveau sortir au volant de leurs Ferrari et autres Maserati au grand désespoir du président du parti socialiste suisse.
Il y a quelques mois, voir même quelques années, il y avait un truc de bien dans les marchés financiers, c'est que l'on pouvait acheter de l'or pour se « protéger » contre la baisse des marchés. Les deux compères fonctionnant comme vases communicants, l'un montait quand l'autre baissait. Sauf qu'avec l'extrême automatisation des marchés et la diversifications des produits dérivés sur l'or, on se retrouve avec une « asset class », l'or qui se comporte comme le marché. Le S&P500 monte, l'or monte et si le S&P500 baisse, et ben l'or baisse. Alors qu'empiriquement c'est l'inverse qui devrait se produire permettant ainsi aux investisseurs de se dire : « tiens, je ne suis pas à l'aise avec les fondamentaux du marché, je vais m'acheter un peu d'or pour me protéger »... Ceci fonctionnerait si le marché réagissait aux « FONDAMENTAUX » du marché, ce qui n'est de loin plus le cas depuis que les traders de Wall Street ont réussi à placer la Grèce sur la carte du monde...
Donc, du coup l'or est en train de devenir un bête tracker des marchés financiers. Le pétrole s'est déjà soumis à la vouloir du S&P500, mais voici que depuis quelques semaines c'est le lingot qui se soumet aux yeux noirs des indices américains... Hier étant un exemple parfait. Les indices se faisant taper sur le crâne avec la vigueur que les traders tapaient sur l'or. Ce matin le lingot d'or est en forte baisse, de retour en direction des moches supports des 1600$, il vaut encore 1621$, mais on ne peut qu'espérer qu'il ne repasse pas en dessous des 1600, car à partir de là, il se pourrait que les stratèges qui ont vendu leur mère, leur femme et leur bouledogue français pour parier sur l'or à 2'000$ d'ici Noël puisse revoir leur jugement...
Côté pétrole, ce n'est pas mieux. Les traders spécialisés renonçaient à jouer le baril trop agressivement après les chiffres du Beige Book qui montraient une économie dans une forme pas vraiment olympique (mais qui est surpris) et puis la publication des inventaires décevait également, le baril s'effondrait donc lamentablement avec le reste du marché, sans compter que les analystes qui avaient prévu des stocks en hausse de 1.75 millions de barils, se sont plantés pour la 835 fois de suite, puisque l'EIA a annoncé une BAISSE de 3.3 millions de barils.
Personnellement j'ai une suggestion à faire aux « nanalystes pétrole » ; la prochaine fois que vous calculez vos projections d'inventaires, quand vous arrivez à un chiffre, qu'il soit positif ou négatif, inversez le signe qui est devant. Si votre calcul est positif, annoncez une baisse et vice et versa. Ce n'est probablement pas une règle mathématique empirique, mais il y a une logique à creuser là dessous.... Le baril est à 85.66$ sur le WTI est la résistance des 90$ semble plus proche du mur de Berlin que de la résistance classique. Côté Brent, le baril de là-bas s'affiche à 108.01$.
En ce qui concerne le niveau des indices, voici la facture. On se retrouve là où on en était lundi soir..
Dow Jones 11505 -0.63%
S&P500 1210 -1.26%
Nasdaq 2604 -2.01%
Londres 5450 +0.74%
Paris 3157 +0.52%
Francfort 5914 +0.61%
Milan 16293 +2.02%
Madrid 8850 +0.43%
SMI 5699 +0.31%
Tokyo 8684 -1.01%
Hong Kong 17950 -1.96%
Shanghai 2436 -2.17%
Sydney 4208 -1.57%
Ce matin, l'Asie a moyennement apprécié le repli de New York et l'absence de décision claire du côté de l'Europe ainsi que l'éventuelle possibilité que rien de bien sexy ne sorte du G-20 de ce week-end. La naissance de la demoiselle Bruni-Sarkozy semble laisser les investisseurs de glace et c'est quand même honteux car c'est quand même la seule chose de constructif que Sarkozy a réussi à faire en 4 ans. Selon un commentaire de ce matin, l'Asie est en mode « prise de profits » à cause de l'incertitude européenne. C'est étonnant car pour prendre les profits je pensais qu'il fallait avoir gagné quelque chose d'abord... et quand on regarde la tronche des marchés asiatique, la hausse précédent la baisse de ce matin est plutôt floue sur les graphiques.
Hier soir après la clôture, la valse des chiffres trimestriels continuaient. Cette fois c'était le tour d'eBay qui ont déçu les attentes des analystes avec des chiffres plutôt en ligne, mais cette année le « en ligne » ne suffira pas, il faudra pulvériser les attentes au minimum. Le titre reculait de 3.7%. Chez Wynn Resorts c'était pire avec un recul de 5% après avoir nettement déçu le marché. En fait, en ligne c'est moins 4% et déception c'est moins 5%.. on sent comme une injustice dans ce bas monde.
Et puis American Express a annoncé des chiffres meilleurs que les attentes, mais comme personne ne comprend jamais rien aux chiffres de la société de cartes de crédit, le titre restait autour de l'équilibre avec un tout petit biais négatif, on peut retenir en tous les cas, que les dépenses de cartes de crédit sont en forte hausse et que les américains consomment toujours tant et plus avec leur argent plastique, sans surprise. En gros, franchement rien de très révolutionnaire dans les annonces d'hier soir, je serais vous et compte tenu de la météo extérieure, je retournerais me coucher.
Autrement c'est officiel, les banques d'affaires de Wall Street sont en train de vivre leur pire trimestre depuis la crise de 2008. Bonne opportunité de se dire que ça ira mieux demain, à moins que le business model soit complètement écorné. En tous les cas, les investisseurs parient sur un rebond de côté-là, à voir comment on apprécie les chiffres des stars du milieu...
L'apéro de départ de Trichet à la Banque Centrale Européenne aura été l'occasion de se faire vite fait un petit sommet pré-G-20. Le jeune papa français a vu Madame Merkel et la bonne nouvelle c'est que l'on ne sait rien de plus et que l'on va pouvoir spéculer encore plus sur ce qu'ils se sont dit hier soir. Pour le moment rien n'a filtré, avec un peu d'espoir Schäuble aura envie de se faire mousser devant les caméras et il nous trouvera un petit truc à raconter... en tous les cas, le fonds aux amphétamines du Guardian d'il y a 36 heures semblent plus sorti d'un film de SF que d'autre chose...
Groupon revient et va tenter de rentrer prochainement en bourse. Alors que le printemps passé on estimait sa valeur à 20 milliards, le site internet avait renoncé à précipiter sa mise à l'eau à cause des « évènements » de l'époque. Aujourd'hui, comme les évènements sont toujours d'actualité et que le « cash burning » de Groupon ne se réduit pas, il devient urgent pour eux de venir quand même en bourse. Evidemment ce n'est pas la raison officielle, mais il y a de ça. De plus comme leur job c'est de faire du « discount » et de casser les prix, ils font de même avec leur IPO qui ne devrait plus que de 12 milliards... C'est les soldes on profite...
La grande bonne nouvelle de la journée, c'est que la rémunération des patrons des banques n'a pas été trop impactée par la crise qui nous occupe. Alors qu'en 2010, le secteur bancaire a perdu 11.5% de sa valeur, les patrons du secteur se sont octroyés des revenus en hausse de 12.5%. Ce qui est de bonne augure pour 2011, vu que la plupart des banques ont perdu la moitié de leur valeur, les bonus devraient monter encore, si la logique de 2010 est respectée...
Je suis sûr que ça va faire plaisir aux indigné et à Monsieur Levrat qui s'attaque à l'UBS en exigeant que la banque se sépare de sa division « banque d'affaires ». Dans la foulée, mais probablement pas pour faire plaisir à Monsieur Levrat, le Wall Street Journal pense savoir que l'UBS va mettre la division banque d'affaires au régime Weight Watchers. En tous les cas, si tout ce que Monsieur Levrat exige, Monsieur Levrat obtient, ça va devenir très pénible...
Côté chiffres économiques, nous aurons les jobless claims, puis, comme tous les jeudi le Bloomberg Comfort Index, les Existing Home Sales, Philly Fed Survey, Leading Indicators et les chiffres du Gaz. Pour les chiffres du trimestre, il y aura AT&T, Blackstone, Eli Lilly, Nokia, Philip Morris, Microsoft, Seagate et Rambus entre autres...
Pour le moment les futures US sont en baisse de 0.3% et l'ouverture en Europe promet d'être sanglante étant donné le retour de New York hier soir.. la fin de semaine va être épuisante..
Voilà, c'est tout pour aujourd'hui. On se retrouve demain à la même heure, un poil plus tôt j'espère et ceci pour le dernier commentaire de la semaine...et le dernier avant dix jours parce qu'après c'est vacances !!! Dans l'intervalle, je vous souhaite un très bon café et une bonne journée.
Morningbull
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mercredi, 19 octobre 2011
Le « Muppet Show » est toujours d'actualité
Alors que j'étais absent pendant plusieurs jours (une mission secrète avec les Navy Seals, mais je ne peux pas en parler et une retraite chez les moines Shaolin), je me suis rendu compte avec plaisir, alors que je suivais les marché avec mon Blackberry quand il marchait (soit 2 minutes 30 par jour), que rien ne change, au contraire, tout se complique, mais il y a une constante ; nous vivons toujours à l'ère du GRAND N'IMPORTE QUOI, guidés par Kermitt la grenouille et aveuglés par les déclarations de Fozzie, mais aussi déprimés par Statler et Waldorf... La seule différence, c'est que depuis quelques semaines, il y a un nouveau joueur qui préoccupe la finance, c'est les « Indignés », ça tourne limite à l'obsession. Ce qui est rassurant, c'est que quand on voit les revendications et leur programme, on obtient rapidement la certitude que ce n'est pas eux qui vont nous sortir de la gonfle. Quant à savoir si ils vont apporter quelque chose à l'économie, il n'y a rien de moins sûr. Mais bon, ils sont là, il va falloir faire avec, mais quand on voit ce que ceux qui sont « indignés » en Suisse ne savent même pas pourquoi ils le sont (indignés), cela peut faire doucement rigoler.. Mais bon, là n'est pas le sujet.
Quand je dis que rien ne change, il n'y a pas besoin de revenir une semaine en arrière et de reprendre le marché par le menu, non, il suffit juste de revenir DEUX jours en arrière.
Imaginez, nous sommes lundi matin. Le week-end s'est relativement bien passé, tout le monde est plutôt constructif et optimiste, on n'attend pas grand-chose de la semaine à venir, mais plutôt on attend quelque chose du week-end à venir, puisque les Dieux du G-20 vont se réunir sur le Mont Olympe et à partir de ce week-end, la crise européenne ne devrait être plus qu'une anecdote dans les livre d'histoire. C'est alors que le marché ouvre en hausse dans la joie et la bonne humeur.
PUIS, parce qu'il y a toujours un PUIS, Monsieur Wolfgang Schäuble, Ministre des Finances germanique se pointe devant une série de micros et nous annonce, avec un grand sourire, qu'il ne faut surtout pas s'attendre à un règlement de la crise ce week-end et que ce n'est de loin pas gagné... je vous passe les détails de son discours à deux balles, il n'y a qu'à regarder les conséquences... PAF le marché.. Entre vous et moi, il est clair que personne n'est dupe, on sait TOUS très bien que la route est encore longue et semée d'embûches jusqu'à que le marché trouve le chemin du plein emploi , de la croissance économique permanente et, éventuellement, du remboursement des dettes souveraines, mais il y a des choses que l'on n'a PAS BESOIN d'entendre, c'est la stratégie dite « de l'autruche ». Mais voilà, Monsieur Schäuble qui tout récemment n'était connu que dans la grande banlieue de Berlin par quelques allemands fervents de politique intérieure, a soudainement pris goût à la notoriété et aime se prêter au jeu du « regarde comme ça fait quand je parle ; les marchés bougent ». C'est un peu comme Greenspan qui s'amusait à tester ses discours sur le marché pour voir si ça le faisait baisser un peu, beaucoup ou pas du tout.
Il est clair que comme le marché est encore gravement malade, la moindre incartade de ce genre peut le faire basculer dans la folie la plus totale... ce fût le cas lundi avec un démontage propre en ordre, je conçois que nous sommes encore loin de ce que le mois d'août ou même celui de septembre nous ont apporté, mais on se serait passé de ce rappel à l'ordre de lundi... Rappel qui nous signale (au passage) que nous ne sommes pas encore sortis du bois, ni de l'auberge qui est au fond du bois... On est même loin d'avoir payé l'addition dans l'auberge qui est au fond du bois avant de pouvoir même penser en sortir. Sachant qu'ils ne prennent pas les cartes de crédit que nous n'avons pas de cash...
Et puis ce n'est pas tout... Hier, mardi, les marchés européens se sont stabilisés, sans raison spéciale, juste peut-être parce que ni Schäuble ni Merkel n'ont pas parlé et que l'on a essayé de reprendre nos esprits dans le calme, que les chiffres des sociétés qui étaient publiés n'étaient pas si mauvais, il y avait donc un peu d'espoir au pays de l'Europe. Même si le bilan final n'est pas « EXTRAORDINAIRE », nous parvenions à limiter la casse, même si New York nous faisait le même jeu que 4 séance sur 5 ces derniers temps. A savoir, je suis très faible entre 15h30 et la clôture européenne et quand vous êtes tous rentrés à la maison, je vous tire tout cela à la hausse, bande de pigeons européens....
D'ailleurs en ce mardi, New York a encore inventé un nouveau truc. Histoire de frustrer tous les traders Européens. Et en fait la nouvelle vient des londoniens... Hier soir, alors que Wall Street se préparait à rentrer à la maison, affronter les indignés et leur rouler sur les pieds en Porsche et en Ferrari, le Guardian a publié une nouvelle assez « surprenante »... Selon le journal britannique, l'Allemagne et la France « auraient » trouvé un accord pour booster le fonds EFSF qui pèse à peine 440 milliards – oui, car pour ceux qui n'auraient pas encore compris, l'Europe ce n'est pas 27 pays, c'est DEUX pays, la France et l'Allemagne, et plein d'autres provinces gérées par le couple Merkozy. Avec cet accord les deux Leaders du monde libre dans cette partie du monde pourraient monter le-dit fonds EFSF à 2 trillions d'euros !!! Par quel miracle ??? peu importe, c'est Goldman Sachs qui leur a créé un produit structuré à capital-garanti-d'en-prendre-plein-la-gueule-un-de-ces-jours. Non, vraiment, peu importe la façon dont laquelle ces Merlin l'enchanteur de la finance, ces Harry Potter de l'économie arrivent à transformer 440 milliards en 2 trillions, c'est le résultat qui compte. Il est clair que si ce week-end, l'Europe annonçait cela, un bon bout de la crise pourrait être résolue.
Le seul problème, c'est que ça voudrait dire que Schäuble a menti. En même temps un politicien qui ment, c'est plutôt un pléonasme qu'autre chose. Inutile de vous dire que sur cet article du Guardian nous sommes entrés en pleine stratégie dite du « Muppet Show ». Immédiatement après l'annonce : explosion du marché, puis immédiatement après l'explosion du marché : doutes sur la véracité de l'article et l'utilisation excessive du conditionnel, donc brusque repli, puis après relecture de l'article : Re-explosion du marché, après tout, on s'en fout du conditionnel.
http://www.guardian.co.uk/business/2011/oct/18/france-and-germany-move-towards-2tn-euro-fund
A la fin de la séance, le marché US terminait en boulet de canon, mais à l'heure où je vous parle on ne sait toujours pas si cette annonce est du lard ou du cochon. En même temps si j'étais un politicien Européen, je garderais ça « secret » jusqu'à dimanche soir, histoire de garder les traders occupés ce week-end. Ça les empêchera d'aller au rassemblement du club Porsche.
En gros, deux jours de trading, une correction massive sur rien du tout de plus qu'avant et un rebond massif sur pas grand-chose. Un vrai marché de professionnels, dirigé par des automates et Kermitt la grenouille. Skynet est en train de prendre le pouvoir. Et ce matin, 5h15, on ne sait pas ce qui va se passer ce week-end, d'ailleurs on saura ce qui va se passer ce week-end quand on saura ce qui s'est passé ce week-end, autour de dimanche soir 20h00 après le journal des sports. En attendant on peut user et abuser du conditionnel et puis c'est tout. Par contre une chose est sûre, c'est que les organismes de rating se font plaisir. Après Moody's qui a lancé une alerte sur le triple A de la France, ce matin c'est ces couillons remettent ça et downgradent l'Espagne de 2 crans, menaçant de faire pire très bientôt. C'est bon signe, d'abord tout le monde s'en fout et en plus ça devrait dire qu'on est proche du « last time to buy », Moody's, S&P et Fitch restant les meilleurs indicateurs contrariants jamais vu sur la planète à ce jour.
Mais pendant ce temps, il se passe des choses en dehors des tribulations de la communauté europénne, c'est bien moins important, mais les sociétés sont en pleine période de publications, hier Goldman a publié la seconde perte trimestrielle de son histoire boursière, mais interpréter les résultats d'une banque c'est comme trouver la formule de l'alchimie et transformer le plomb en or. Depuis des années que je fais ce métier, je n'ai jamais vu des résultats aussi peu clairs et mystérieux et aussi loin des attentes des autres banques que quand c'est une banque qui publie. En gros Goldman n'était pas terrible mais terminait quand même en hausse de 5.5% parce que tout le monde parie sur le retour au firmament de la firme tant controversée, Bank of America était un peu mieux, et si l'Europe est sauvée, c'est un plus pour Bank of America qui bondissait de 10%, IBM a déçu le marché parce qu'ils étaient « en ligne » avec les attentes et ceci devrait rester le thème de ces prochaines semaines. Il ne suffit pas de « matcher » les attentes, il faut les pulvériser et avoir des prévisions limites sous LSD pour pouvoir satisfaire le marché. Il semble que c'est la tendance actuelle. Mais visiblement vous pouvez publier les meilleurs résultats du monde, si vous les sortez le jour Schäuble n'a pas pris son Prozac et se sent dans un mood dépressif, ça ne servira pas à grand-chose. En revanche des chiffres pourris le jour ou Sarko annonce avoir trouvé 2 trillions sous le paillasson de l'Elysée, ça peut changer la donne également.
Je ne vais pas m'étendre au sujet de l'or qui ne fait pas grand-chose à 1665$ ce matin et sur le pétrole qui s'approche dangereusement de sa résistance des 90$. Ce matin le WTI est à 88.28$ et le brent est à 111.13$ attendant patiemment les chiffres des inventaires de ce soir.
D'un point de vue technique, on s'est fait peur hier en clôturant péniblement pile-poil sur la zone psychologique des 1200, mais avec le rebond d'hier soir le S&P retrouve son physique de jeune premier et comme disait Tom DeMark (analyste technique de son état), le rallye pourrait se prolonger jusqu'à la fin de la semaine, surpassant allègrement les 1250 sur le S&P, pour ensuite entamer une correction violente de 5.6%. Alors vous avez bien retenu. Ce matin à l'ouverture c'est : Long Call S&P Strike 1225 échéance la plus courte possible et dès que les 1250 sont touchés, on vend les calls et c'est long put 1225 échéance courte pour jouer le repli massif de, je tiens à le préciser 5.6%.. au moins c'est clair. Après vous vendez tout, parce que c'est les vacances et avec le gains vous partez à Tahiti. Merci Monsieur DeMark.
Dow Jones 11577 +1.58%
S&P500 1225 +2.04%
Nasdaq 2657 +1.63%
Londres 5410 -0.48%
Paris 3141 -0.79%
Francfort 5877 +0.31%
Milan 15970 +0.35%
Madrid 8811 -0.60%
SMI 5682 -0.71%
Tokyo 8790 +0.55%
Hong Kong 18361 +1.58%
Shanghai 2509 +0.50%
Sydney 4275 +0.68%
Ce matin l'Asie remonte également, surtout après le bain de sang d'hier à Hong Kong après les premiers signes de ralentissement chinois, mais il faut dire que le rebond n'est pas franc et que l'on se demande si l'article du Guardian est digne de confiance ou si il est écrit par le même gars qui s'occupe de la page 3 du Sun. Pour le moment on veut bien donner le bénéfice du doute, mais il ne faudrait pas qu'on doute trop longtemps.
Du côté des news du jour, ça se concentre surtout sur les chiffres du trimestre. Hier soir après a clôture il y avait du beau monde. A commencer par la première publication trimestrielle d'Apple, la première depuis le décès de Steve Jobs. Même si ce n'est pas la première fois que Tim Cook se présente devant les analystes, cet évènement était assez spécial tout de même et il le fût encore plus dans le sens où Apple a « raté » son trimestre et que c'est assez rare pour être signalé. Les détracteurs vont se jeter sur l'occasion pour dire qu'Apple, c'est fini (n'est-ce pas Georges?), mais à la fin il faut tout de même relativiser les choses.
Quand on dit « rater », tout cela prend un sens négatif. Mais ça veut surtout dire que l'on a été « en dessous » des attentes des analystes. C'est eux que l'on a déçu, mais en même temps comme globalement ils ne sont pas dans la société, qu'ils ne servent à rien pour la société et qu'ils ne font qu'interpréter des chiffres au fond de leur bureau, en prenant des paris minimalistes, les décevoir est un notion toute relative.
Apple a annoncé des chiffres en hausse de 54%, des revenus en hausse de 39% à 28.27 milliards !!! Mais c'est vrai, c'est moins que ce que les analystes attendaient. Alors le titre était en baisse de 6.9% après la clôture. Apple possède toujours une montagne de cash que les Grecs trouveraient bien utile et le jours ou je déçois parce que je ne gagne « que » 28 milliards sur le trimestre, je vous jure, je m'en remettrais et je n'en ferais pas tout un plat.
De l'autre côté, Yahoo ! A publié des chiffres pourris, mais moins pourris que prévus, alors le titre remontait de 2.2%, encore une fois question d'interprétation. Et puis Intel a fait un carton battant les attentes et montant de 3.8% sur l'annonce. C'est une bonne nouvelle, c'était devenu de plus en plus rare d'avoir des bonnes surprises chez Intel. Et si l'on en croit la citation « quand le semiconducteur va, tout va », c'est de bonne augure pour l'économie. Je crois que la citation est de Charlemagne ou un truc comme ça.
Et puis aujourd'hui, il va falloir regarder attentivement les chiffres de Morgan Stanley. A voir la tronche de ceux de Goldman Sachs, je ne mettrais pas trop d'espoir là-dedans. Il y aura également le trimestre d'American Airlines, mais là aussi, si ils n'annoncent pas la faillite, c'est déjà pas mal. Et puis il y aura aussi, en vrac : Abbott Laboratories, Apollo Group, Bank of NY, BalckRock, Freeport Mac Moran, Textron, United Technologies, le tout avant l'ouverture. Puis ce soir après la clôture, il y aura : Amex, Etrade, eBay, Wynn Resorts et Xilinx. J'en oublie bien sûr un paquet, mais la liste complète se trouve ici :
http://hosting.briefing.com/cschwab/Calendars/EarningsCalendar5Weeks.htm
Google va présenter son nouveau système d'exploitation « ice cream sandwich » qui est la nouvelle version d'androïd pour mobiles. Cette dernière espère être un killer pour l'iPhone, mais pour avoir eu la joie de l'utiliser sur mon Samsung Galaxy, c'est loin de la version d'Apple, mais je dis ça comme ça, je dis rien. Et puis RIM a également dévoilé son nouvel operating system pour le Blackberry dans « le but de concurrencer Apple et Google ».. Oui, si il pouvait simplement « fonctionner » ça serait déjà pas mal...
L'Europe a décidé qu'il serait interdit de spéculer sur la faillite des Etats de l'Union en utilisant les CDS, ils ont mis un point final au plan qui devrait limiter la spéculation de ce côté-ci. C'est une bonne décision, il y aurait encore bien de choses à faire pour rendre ce marché un peu plus rationnel, du style interdire les machines, mais c'est un bon début.
Dans le dernier numéro de Bilan, il semblerait que le journal ait découvert que la hiérarchie de l'UBS était au courant des agissement du « rogue trader » Kweku Adoboli. Ce qui fait que si c'est le cas, ce n'est plus un « rogue trader », mais juste un mauvais trader protégé par sa hiérarchie... Reste à prouver tout cela et ce n'est pas gagné, car l'omerta est de rigueur, tout ceux qui sont encore en place auront à coeur de protéger leur cul le plus longtemps possible. Affaire (intéressante) à suivre...
Et puis comme on ne sait pas de quoi demain sera fait et encore moins après-demain, Morgan Stanley s'est dit qu'il était peut-être plus simple de se demander ce que serait le marché dans trois ans. Ils ont donc publié la liste de leurs 20 valeurs préférées pour ...2015. Le gros avantage, c'est que d'ici là, les auteurs de l'étude seront déjà ailleurs depuis longtemps. Néanmoins, prenons note et on se donne rendez-vous dans trois ans comme disait Patrickkkkkkkkkkkkk !!!!!!!! ah non, lui c'est dans dix ans... Les vingts nominées sont : ASML, Dia, DnB Nor, Experian, Intercontinental Group, Imperial Tobacco, Inditex, Kabel Deutschland, Kuehne Nagel, Lenzing, Rio Tinto, Rolls Royce, Ryanair, SAP, SES, Siemens, UCB, Unibail Rodamco et William Demant. Bonne chance.
Et puis, crime de lèse majesté, le pays au monde qui possède le plus de restaurant «trois étoiles » au monde n'est plus la France, mais le Japon...
Côté chiffres économiques nous aurons les MBA Purchase Applications, le CPI, les Housing Starts (à noter que les bonnes nouvelles semblent s'accumuler dans le secteur depuis quelques temps), les inventaires « comiques » pétroliers et les le Beige Book. Côté futures US, ce n'est pas la joie ce matin, forcément comment voulez-vous que ça monte alors qu'Apple (plus grosse capitalisation boursière du monde) est en baisse de 6-7%. Le future Dow Jones est en baisse de 0.36% (Apple n'est pas dans le Dow), le S&P500 est en baisse de 0.56%, Apple est dans le S&P500 et encore plus dans le Nasdaq 100 qui est baisse de 1%... La seule solution de résoudre l'équation ce matin, c'est de VRAIMENT trouver 2 trillions sous le tapis. Si ça vous arrive, soyez solidaire, donnez à l'Europe.
Voilà, c'est tout pour aujourd'hui, avant de conclure je voudrais encore lancer un message :
Je dois créer un site internet « professionnel », un truc balaise avec plein d'images qui clignotent des login et des passwords et puis plein d'autres choses... si quelqu'un a quelqu'un à me recommander, je suis preneur.. contact : thomas.veillet@morningbull.ch
En attendant, je vous souhaite une excellente journée avec plein de conditionnel partout et si vous croisez Kermitt la grenouille, félicitez-le pour le job accompli ces derniers jours.
Morningbull
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jeudi, 13 octobre 2011
C'est presque trop beau pour être vrai. J'aime pas trop ça. Je préfère quand ça à l'air un peu trop plus moins beau... et vrai.
La semaine passée, le 3 octobre, nous étions tous en phase de panique parce que le marché avait cassé un support important. La zone des 1125 avait été enfoncée propre en ordre et il n'y avait pas besoin d'avoir fait un CMT pour se rendre compte que la « photo » du marché était immonde et il était plutôt certain que l'avenir appartenait au côté obscure la force, Darth Vader était parmi nous et les années sombres allaient commencer, les années comme l'an 2008, puisque pour rajouter du piment sur la panique enclenchée, il se trouve que le 3 octobre le S&P500 a clôturé à 1099.23, soit EXACTEMENT le même niveau que le 3 octobre 2008, quinze jours après le décès des frères Lehman.. C'était évidemment une coïncidence trop troublante et il devenait d'une logique implacable que de se dire que le prochain « target » était les fameux 666, la première partie de l'objectif du Dieu Roubini allait donc être atteinte après tout (après faudrait-il encore aller jusqu'à 333...)..
ET POURTANT...
Pourtant ce matin 13 octobre, le marché est de retour en terrain positif pour l'année 2011, en tous les cas sur le Dow Jones, tout s'est retourné comme par magie à des niveaux plus qu'improbables, les indices se sont retournés au milieu de nulle part et ont grimpé de 11%, sur des spéculations purement théoriques comme quoi l'Europe pourrait finalement éventuellement peut-être s'en sortir, il suffit simplement de recapitaliser les banques. Rien n'est encore fait. On se donne le temps de le faire, aussi parce que l'on ne sait pas trop comment faire. Mais toujours est-il que plus on parle, moins on fait quoi que ce soit, plus le marché monte... En plus maintenant c'est sûr la Troïka va signer le chèque de dix milliards et des poussières en faveur de Papandreou, pour qu'il puisse acheter ses 400 chars Abrams et accessoirement payer les salaires des fonctionnaires grecs... alors autant vous dire que tout va bien dans le meilleur des mondes.
Maintenant on attend plus que les détails du plan pour recapitaliser les banques afin de voir qui va payer réellement la facture. On n'en sait pas grand-chose, mais mon petit doigt me dit que ça va plutôt coûter un bras au contribuable plutôt que sa Twingo blindée de fonction à Sarkozy. Mais au moins une fois que tout ce beau monde sera sauvé par les Gouvernements (encore), ils devraient pouvoir recommencer à faire leur boulot de banques et être prêts à absorber n'importe quel pays qui se serait sur-endetté bêtement en achetant, par exemple, trop de matériel militaire pour aller jouer à la guerre avec son voisin sous le prétexte fallacieux qu'ils se haïssent depuis 3'000 ans. Et une fois que les banques se seront posées comme sauveurs du monde et de l'économie, on devrait pouvoir leur demander, éventuellement, de retourner à leur métier de base.... Soit être le support d'une économie de marché intelligente..(euh, j'ai peut-être dit une connerie, parce que je ne sais pas si une économie de marché intelligente existe).. et puis quand ils auront fini ce job là, ils pourront se mettre chercher une nouvelle solution pour « optimaliser » leurs marges, créer des produits bizarres, faire un peu de spéculation sur les cours du guano histoire de pouvoir se payer des bonus corrects et on aura finalement lancé le mouvement perpétuel...
Toujours est-il que ça monte. Ça monte et ça monte encore. Il y a dix jours on vendait sur force et aujourd'hui tu un abruti si tu n'achètes pas sur faiblesse. Plus personne ne se préoccupe de la Grèce, tellement « c'est évident qu'ils seront sauvés », tout le monde se jette sur les financières tellement « c'est évident qu'elles vont être recapitalisées par des Gouvernements qui sont blindés de thunes et qui ont un excédent budgétaire et qui finissent chaque année en bénéfice tellement les finances publiques sont gérées de main de maître »... C'est tellement évident tout ça qu'il serait quand même bon qu'un de ces jours on ait une confirmation concrète de ces évidences, sinon on risque d'avoir une explication pratique, en live et en couleur de ce que l'on appelle un krach boursier.
Krach boursier qui n'est d'ailleurs plus d'actualité depuis plusieurs jours et surtout depuis que les officiels européens ont été suivit de Merkozy dans leur marque de soutien aux banques. Et comme on sait qu'un politicien ne ment jamais, il n'y a pas de raison de se poser des questions.
Alors je vous propose de chanter tous en coeur avec moi : « Je vais bien tout va bien, le chômage est un mensonge inventé par les journaux, je vais bien tout va bien, la crise immobilière n'existe pas, je vais bien tout va bien, la croissance économique est à deux chiffres et pas à deux décimales, je vais bien tout va bien !!! »...
En plus hier, Barroso donnait un peu plus de détails sur ce plan miracle qui va sauver les banques, renforcer leur capital propre et en faire des machines de guerre capable d'absorber du PIIGS jusqu'à plus soif. En gros c'est simple, les banques vont devoir se lancer à la recherche de capitaux privés pour renforcer leur capital de base, si les privés ne veulent pas mettre une bille là-dedans, les Gouvernement donneront un coup de main (avec quel argent, on ne sait pas) et si ces deux options ne sont pas possible le fonds de soutien dédié au pays en difficulté (EFSF) sera utilisé pour sauver les banques et une fois qu'elles seront sauvées, elles pourront à leur tour sauver l'Italie, l'Espagne et le Portugal (la Grèce il n'y aura plus besoin maintenant qu'ils font des forages au large d'Athènes, d'ici là ils auront forcément trouvé du pétrole, qui sera lui-même à 130$). Par contre pour que les banques aident les PIIGS, faudra quand même leur demander gentiment...
Une nouvelle pareille, couplée à l'annonce que la Grèce avait chopé son avance de 10 milliards et que la Slovaquie devrait revoter et dire OUI cette fois, ne pouvait que renforcer le marché dans sa conviction que le secteur financier était la solution à tous ses maux et que si tu n'avais pas des financières dans ton portefeuille tu n'étais même pas digne de faire de la finance. Encore une fois le marché terminait la séance en boulet de canon en Europe aidé en plus par les chiffres du trimestre qui commençaient et qui étaient globalement pas trop mal, c'est toujours une question d'interprétation, d'attente et de la couleur de la cravate du CFO et de celle des chausettes du CEO, mais globalement, pour le moment on a été moyennement emballé par Alcoa, mais plutôt content de Pepsi. Au moins la bonne nouvelle c'est que l'on arrive à parler d'autre chose que de la crise de la dette...
On pouvait aussi parler d'Apple qui touchait de nouveau sommet alors que les « testeurs » du nouvel iPhone sont soit dithyrambiques soit moyennement emballés et que des analystes commencent à spéculer comme quoi la firme de Cupertino pourrait lancer un mini iPad (non ce n'est pas un petit iPad, sinon ça serait un iPhone), mais un plutôt un iPad pas cher, pour se placer dans un créneau où ils ne sont pas. Après l'iPhone pas cher, voici l'iPad pas cher attendu pour le début 2012 si l'on en croit les spéculations. Et pendant qu'Apple galope en tête alors que mon informaticien me dit que d'ici trois Apple est à la casse et qu'elle ne vaut plus rien parce que ce n'est qu'un effet de mode, l'effet de mode du Blackberry est en train de s'éteindre de sa belle mort, puisque le fabricant canadien ne cesse de se prendre des baffes alors que leurs serveurs sont en rade pour le 3ème jour consécutif... Et croyez-moi connaissant deux-ou-trois utilisateurs psychopathe de Blackberry, trois jours sans c'est une éternité, largement de quoi faire un saut dans un Apple Store. Encore un coup de Steve Jobs cette histoire. Cependant tout espoir n'est pas perdu, on peut encore utiliser son Blackberry pour plein d'autres choses : caler une table bancale au restaurant, lancer au chien comme jouet, utiliser comme marteau pour planter un clou, l'afficher au mur comme objet « vintage », en acheter une centaine, les coller ensemble et faire une table basse, le donner a votre fille de 18 mois pour qu'elle fasse « comme maman » et accessoirement l'utiliser comme sucette et puis surtout le mettre sur la table du meeting dans lequel vous êtes, le but étant que chacun mette le sien sur l'autre et celui qui fait tomber la pile a perdu. Celui qui gagne le jeu peut partir à la cafétéria. Vous voyez qu'il y a une seconde vie pour votre Blackberry. Par contre les actionnaires apprécient moyennement la plaisanterie, le titre perdant encore 2.2% hier. A ce rythme-là, si le serveur est en panne encore dix jours, il ne va pas rester grand-chose de la capitalisation boursière de RIMM...
Pour ceux qui aiment les statistiques, il paraît que quand le premier jour de la saison des résultats, le marché monte d'un pourcent, les trois dernières fois qu'il a fait cela, il est monté de 2.86% durant toute la période de publication. Pour être franc, je pense que cette statistique a à peu près autant de valeur que la corrélation du marché avec les naissances de canards col-verts dans le lac de Central Park. Mais la statistique existe. Demain je tente la corrélation entre mes minutes de sommeil et le comportement du marché et j'interpelle le tout avec ma consommation de café au carré avec celle de fraises tagada.
A noter que dans le monde merveilleux de la finance mondiale, les dernières minutes de trading de Wall Street eurent la joie d'expérimenter un sell-off de dernier recours coutant100 points au Dow Jones parce que les minutes du dernier FOMC meeting laissaient entendre que les présidents de la FED avaient des doute sur la capacité de l'économie à se reprendre. Comme ils avaient déjà dit lors du dernier meeting, mais ça fait toujours plus peur quand c'est écrit.
Alors que le marché s'envole encore et encore, les matières premières montent en parallèle, l'or est officiellement devenu un proxy du marché. C'est un truc que l'on peut acheter, alors quand le marché monte et que l'on ne sait plus quoi faire, on prend la la cote du Wall Street Journal et on achète par ordre alphabétique et forcément à « G », on achète de l'or qui vaut 1681$ et à « O », « B » et « P », on achète de l'oil, du brut et du pétrole, pourtant il se traîne toujours à 85$ et ne semble pas vouloir décoller. Le pétrole est très lourd et semble plus attiré par les tréfonds du fonds de la tasse plutôt que par les firmaments du bull market. Le Brent est à 111.20$. Les inventaires pétroliers seront eux annoncés ce soir, parce que le Colombus Day a tout décalé d'un jour.
Dow Jones 11519 +0.90%
S&P500 1207 +0.98%
Nasdaq 2605 +0.84%
Londres 5442 +0.85%
Paris 3230 +2.42%
Francfort 5994 +2.21%
Milan 16506 +2.93%
Madrid 9027 +2.05%
SMI 5781 +0.85%
Et ça continue en Asie ce matin :
Tokyo 8847 +1.24%
Hong Kong 18622 +1.60%
Shanghai 2548 +0.50%
Sydney 4296 +0.69%
Les sociétés exportatrices sont les leaders en Asie, l'Australie interdit momentanément la vente de la tablette Galaxy de Samsung en faveur de l'iPad et Quantas colle une centaine de vols au sol, parce que les grévistes les empêchent de faire leur boulot. Chinalco Yunnan Copper Resources a décidé d'acheter le projet chilien de Xstrata, Humito. Le trade surplus chinois était de 14.51 milliards en septembre, contre 17.76 milliards en août.
Après la clôture d'hier soir, plusieurs site internet faisaient état de la plus que probabilité que Google fasse un take over sur Akamai. Le titre bondissait de 10%. Si cela devait s'avérer correct, 10% de prime paraît même un peu léger par rapport à ce que les sociétés se paient parmi en ce moment. Affaire à suivre. Google a démenti la rumeur pas plus tard que cette nuit. Sony rappelle 1.6 million de téléviseur « bravia » parce qu'ils contiennent un composant qui peut prendre feu, la télé avec.
Vous souvenez-vous en 2008, quand Goldman Sachs et Morgan Stanley sont devenues des banques pour pouvoir avoir le droit de taper dans le TARP comme tout le monde ? Et bien maintenant on commence à parler du fait que les deux compères pourraient renoncer à leur statut de banque pour ne pas avoir besoin de se plier aux règles de la Volcker Rule qui interdit le trading pour compte propre. Si ça devait se produire, nous assisterions à un nouveau magnifique scandale, le cache-cache des brkoers : « tu me vois là ? Je suis une banqe ! Hop ! Je ne suis plus un banque ! Ça va mal ? Hop ! Je suis une banque à nouveau ! Tu veux m'emprunter de l'argent ??? Hop ! Je ne suis plus une banque !!! »... « Comment dis-tu ??? - Si je me fous de ta gueule ??? Ah ben bien sûr que je me fous de ta gueule, mais tant que tu dis rien, j'aurais tort de me priver.. »..
Roubini a trouvé un moyen pour sauver le monde :
http://www.businessinsider.com/nouriel-roubini-the-way-fo...
Et Neel Kashkari de PIMCO pense que les Gouvernement ont autant de chance de stopper de le ralentissement que Sarah Connor avait de stopper Skynet dans Terminator, on a les mêmes références, c'est déjà pas mal.
Le patron de la FED de Philadelphie estime que l'impact de l'opération « twist » est entre « que dalle » et « pas grand-chose », mais il estime et espère cependant que la croissance devrait redémarrer progressivement pour atteindre 3% l'an prochain. Et puis Wal-Mart a annoncé des prévisions plus forte qu'attendue pour ...l'année 2013. C'est intéressant, le super-marché estime que d'ici là, leur croissance sera de 7% contre 4.7% attendu par les analystes. Déjà que l'on est incapable de faire une prévision à 24 heures, je trouve rafraîchissant que l'on fasse des prévisions à 18-24 mois, ça donne plein d'espoir pour l'avenir. Et puis on notera les commentaires en provenance du site businessinsider.com qui citent un agent immobilier qui déclare que la demande commence à se faire sentir dans le « business ». L'immobilier serait donc peut-être au bord de sortir des soins intensifs, même si la convalescence peut être encore longue.
Côté chiffres économiques, nous aurons de quoi nous occuper la moindre. On attaque avec l'international trade, puis les jobless claims, le Bloomberg « boring » Consumer Comfort Index, les inventaires du gaz et du pétrole, le Treasury budget, le Fed Balance Sheet et le Money Supply, puis ont terminera avec la météo et le journal des sports. Et puis, comme c'est la saison, avant l'ouverture du marché US, nous aurons la joie indicible de voir JP Morgan publier ses chiffres du trimestre. Premier gros truc, puis après la clôture ça sera le tour de Google qui annoncera son trimestre et sa NON-intention d'acheter Akamai, peut-être que ce sera quelqu'un d'autre...
Pour le moment les futures sont quasiment inchangés et l'on va se demander si c'est encore l'heure du rallye ou pas. Techniquement il eut été bon que clôturions au-dessus de la barre fatidique des 1210 points sur le S&P, mais comme nous sommes tout près, les chiffres macros et ceux de JP Morgan peuvent nous permettre de passer l'épaule et de s'offrir encore un poil de tendance haussière, le cas échéant il serait bon que l'Europe nous offre un peu de concret si l'on ne veut pas se refaire un retour à la case départ...
Voilà, c'est tout pour ce matin. Je n'ai pas grand-chose de plus à vous offrir. Je m'en vais vous souhaiter une excellente journée, un bon café, que votre petit déj' soit copieux et équilibré, parce qu'on a beau dire, mais c'est le repas le plus important de la journée.... Allez, reprenez un peu de cornflakes..
Moi je vous dit à demain si tout va bien...
Morningbull
Difficile de faire un choix ce matin, je vous en mets donc 3 :
"Two Americans won the Nobel Prize today, for economics. How crappy is the economy in the rest of the world if America is winning the Nobel Prize for economics?" –Jay Leno
"The stock market skyrocketed today. See what happens when the banks and the federal government shut down for a day?" –Jay Leno
"Because of Columbus Day all the banks were closed. And some of them are expected to open tomorrow. Even though B of A was closed, they still charged you the $5 debit fee. Who thinks they should change their name to B of A-hole?" –Jay Leno
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mardi, 11 octobre 2011
Hallucinant comme la même nouvelle peut être réutilisée plusieurs fois et fonctionner encore
Désolé que le titre soit aussi long ce matin, mais je ne vois rien d'autre que cela pour lancer ce commentaire matinal. Alors oui, je suis hyper-content ce matin parce que le marché monte. Et pas qu'un peu. Les USA ont tout de même enquillé leur plus forte hausse depuis 6 semaines, ce qui n'est pas rien étant donné ce que l'on a vécu depuis 6 semaines. Même si cette forte hausse est faite un jour férié quand les volumes sont absents et la moitié des traders aussi. Il est vrai qu'il est de toute manière vachement plus sympa de voir le marché en hausse 3.5% et que soudainement tous les articles de presse soient positifs et parlent de l'avenir avec le sourire au lèvres, plutôt que d'attendre l'injection finale dans le couloir de la mort...
MAIS je dois dire que j'ai passé la plupart de ma journée assis sur ma chaise à regarder le marché monter en me disant : « Mais qu'est-ce qui a changé soudainement pour que tout le monde veuille acheter aujourd'hui ??? ». En effet, vous je ne sais pas, mais moi j'ai déjà entendu il y plus d'une semaine que l'Europe allait recapitaliser les banques. Et puis soudainement ce week-end, Angela et Nicolas nous réchauffent la même soupe en nous disant qu'ils ne savent NI COMMENT NI QUAND et soudainement les Bears vont se planquer dans leur caverne et les Bulls sortent les mains des poches et remontent le marché comme à la parade...
J'avoue que, personnellement, je n'ai pas le sentiment qu'il y ait grand-chose de changé par rapport au premier lundi d'octobre, ni même celui de septembre. L'annonce du couple de patrons de l'Europe a un arrière goût de réchauffé, mais il semble que c'est ce que Mister Market avait envie d'entendre.
Et puis ce n'est pas tout, l'autre truc qui me dérange, c'est que depuis hier matin, je passe mon temps à lire des articles et à essayer de les transformer en un truc lisible et digeste pour les lecteurs et je rend compte que l'on ne parle plus de la Grèce. Apparemment tout va bien, parce que depuis que Sarko et Merko ont parlé, visiblement on ne parle plus de plan d'austérité, d'objectif difficilement atteignables, du fait que le pays n'aura plus un rond si l'Europe ne verse pas les dix milliards promis d'ici mi-novembre et que de l'autre côté, la Troïka ne semble pas super-motivée à mettre la main au chéquier.. Pffttt... Disparu le problème de la Grèce !!!! Qui s'en préoccupe alors que les banques européennes vont soudainement se retrouver blindée de fric à ne plus savoir qu'en faire, elles pourront même payer des bonus géniaux aux CEO pour service rendus, après tout c'est quand même eux qui vont sauver l'Europe avec l'argent des Européens, tout travail mérite bonus tout de même.. non ???
Bref, vous l'aurez compris, je suis bull devant l'éternel, mais je dois dire que là tout de suite, j'ai un peu l'impression que l'on monte sur pas grand-chose et je ne suis pas certain qu'il n'y ait pas un truc qui nous rappelle à l'ordre un de ces jours... Au hasard la Grèce, mais bon ça ne devrait pas être un problème, avec des banques recapitalisées on ne sait pas ni quand ni comment, absorber 350 milliards de dettes ne devrait qu'une formalité pour les SocGen, Deutsche Bank et autres BNP...
En tous cas, il y a une bonne nouvelle qu'il faut noter, c'est que l'impact des downgrades des trois clowns (Moody's/S&P/Fitch) est de moins en moins important. Quand nos enfants seront banquiers, si ça se trouve on n'en parlera même plus... Quelle douce perspective d'avenir. Un monde sans Moody's sans Fitch et où S&P se contente d'être un indice... Que du bonheur. Oui, je dis ça parce qu'hier le downgrade de l'Espagne de l'Italie et du Portugal a été clairement retourné à l'expéditeur...
Autrement, maintenant que j'ai exprimé mes doutes sur la valeur donnée au discours des deux tourtereaux européens, revenons un peu à ce qui s'est passé durant la séance. Même si c'était Colombus Day aux USA et qu'une bonne partie des intervenants étaient restés à la maison, surtout ceux qui faisaient de l'obligataire, ce dernier marché étant fermé, mais il faut reconnaître que ceux qui sont venus étaient des acheteurs, pas des vendeurs.
C'est le secteur financier qui remporte la coupe de la plus forte hausse de la journée. Il est vrai qu'entre perspectives éventuelles de recapitalisation des banques et le sauvetage de Dexia qui confirme encore une fois qu'il suffit d'être « too big to fail » pour être sauvé, il n'en fallait pas plus pour que l'on commence à se dire qu'il y avait peut-être un « truc » à jouer sur le secteur. La hausse était donc promise à tout le groupe. Que ce soit en Europe ou aux States, le résultat était similaire ou presque. Des hausse des 7-8% pour l'équipe Citigroup, Morgan Stanley, Wells Fargo.. Une toute belle journée d'euphorie pour le secteur.
Et puis dans les autres groupes, on avait Apple qui sortait du lot avec une hausse de plus de 5%, après que la compagnie ait annoncé avoir pré-vendu 1 millions d'iPhone 4S lors du premier jour de mise en ligne. C'est un record. 66% de plus que pour le 4 sans « S ». On dirait que malgré le fait qu'ils n'aient pas sorti un vrai numéro 5, mais plutôt un 4 et demi, ça n'empêche pas les fans de la marque de se ruer dessus. On dirait que malgré toutes les rumeurs de ralentissement de la production en provenance de Chine, ce n'est pas encore cette fois qu'Apple va se vautrer sur la sortie d'un nouveau produit.
Pendant qu'Apple annonce ses chiffres la concurrence se vautre puisque Blackberry a eu des problème avec son réseau en Europe, Middle East et Afrique. Le réseau est tombé et je suis certain que dès qu'il est revenu, les utilisateurs se sont connecté au net pour commander le nouvel iPhone 4S... Et le titre Research in Motion s'est fait attaqué en bourse alors que des millions d'utilisateurs se retrouvaient sans mail, sans BBM, sans internet et sans téléphone !!!! L'horreur !!!! Vous imaginez ??? des heures en séance sans pouvoir checker ses mails ??? devoir parler avec la personne qui est à table avec vous parce que vous ne pouvez pas chatter sur BBM et surtout ne pas pouvoir « twitter » pour dire que vous vous ennuyez vraiment en meeting ce matin.. Bref, un scénario cauchemardesque, c'est comme si on se retrouvait d'un coup dans les années 80... quelle horreur..
Heureusement le serveur qui a planté semblait fonctionner à nouveau hier soir et il aura donc évité que les hôpitaux soient surchargés d'appel pour des dépression nerveuses subites pour avoir perdu contact avec ses amis de Facebook pendant 40 minutes.
Pour en terminer avec le chapitre de la téléphonie mobile, il faut encore noter que Sprint est au bord du gouffre et qu'ils sont prêts à faire un grand pas en avant. Hier ils ont été victimes de ce que l'on qualifie de « multiple downgrade ». Un multiple downgrade c'est quand des analystes se téléphone et se coordonnent pour downgrader une société en même temps au même moment, pour bénéficier de l'effet de masse...et faire baisser le titre encore plus fort. Je plaisante, les analystes ne se parlent pas entre eux, ils sont tous unique. Mais par contre hier ils étaient tous d'accord pour dire que Sprint va droit dans le mur et qu'à ce rythme-là, ils n'auront bientôt plus de cash. Comme la Grèce – ah non, mais la Grèce on peut pas dire – zut. En ce qui concerne Sprint, même S&P les a mis sur « credit watch » - Credit watch c'est « baywatch » mais sans les maillots de bain et le sillicone, mais ça veut dire que Sprint cours très vite en direction du chapter 11...
Et puis, comme l'Euro retrouvait des couleurs avec les excellentes nouvelles en provenance de la mère patrie, les commodities trouvaient dans cette nouvelle le carburant nécessaire pour grimper tout azimuts. L'or est à 1670$, même lui il devient comme une action, le marché monte, il monte. Comme le pétrole, c'est presque devenu un tracker du S&P500. Mais il n'y avait pas que lui, puisque le cuivre et l'argent prenaient la même trajectoire.
Le pétrole, quant à lui, il continuait sa phase de recovery après avoir frisé la correctionnelle la semaine passée. Ce matin le WTI est à 85.33$ et le Brent est à 108.69$. C'est déjà mieux pour le pétrole, mais si le WTI veut être à 130$ pour Noël, à coup de 50 cents de hausse, ça ne va pas suffire.
Au chapitre des anti-wall street qui sont dans la rue, on apprend deux choses. Tout d'abord le site du NYSE a eu des problèmes durant la séance d'hier, il se pourrait que ce soit à cause des attaques de « hackers » et ensuite il y a une vidéo qui a été publiée sur le net qui montre un protestataire qui avoue être payé 22 dollars de l'heure pour protester. Alors de deux choses l'une. Soit c'est un coup monté et c'est un acteur. Si c'est le cas qui le paye pour faire ça ?? Et ensuite si c'est la vérité, là encore, qui le paye pour ça... ???
http://www.youtube.com/watch?v=iDqqObYS2kU&feature=pl...
Dow Jones 11433 +2.97%
S&P500 1195 +3.41%
Nasdaq 2566 +3.50%
Londres 5399 +1.80%
Paris 3161 +2.07%
Francfort 5847 +3.02%
Milan 16098 +3.67%
Madrid 8892 +1.07%
SMI 5718 +1.17%
Tokyo 8776 +1.91%
Hong Kong 18263 +3.11%
Shanghai 2474 +0.72%
Sydney 4290 +0.66%
Ce matin l'Asie suit timidement le rallye de New York. Mis à part Hong Kong qui explose autant qu'ils se cassaient la figure dans l'autre sens et Tokyo qui rattrape son jour de congé d'hier, la Chine et l'Australie sont plutôt bien disposés mais semblaient tout de même dubitatifs... Cependant, là-bas aussi c'est les financières qui mènent le bal.
Pas des masses de « niouses » ce matin. Mais un constant global, alors que les feuilles tombent que le brouillard arrive et que la dépression saisonnière nous guette, il semblerait que le marché et l'environnement financier soit en train d'inverser la tendance pourrie estivale dans laquelle nous étions depuis 3 mois. Je tiens à préciser que le problème grec n'est de loin pas réglé, mais techniquement les graphiques sont revenus là où ils devaient être, les chiffres économiques ne laissent pas présager d'une économie qui s'emballe, mais la récession semble être exclue pour quelques mois en tous les cas et comme la plupart des actions sont évaluées comme si nous étions en récession, on pourrait presque commencer à se dire que le Christmas Rally sera la plus tôt cette année. Si la Grèce n'était pas au coin du bois, je serais presque euphorique.
Et puisque l'on parle de la crise financière, ce matin les banquiers français se défendent dans la Tribune.fr. « C'est pas nous, c'est eux!!! » qu'ils disent. La Fédération Bancaire Française estime que c'est la santé des finances publiques de certains pays de la zone euro qui sont à l'origine de la crise. Pas les gentilles banques qui font qu'à faire de leur mieux.
Le 17 octobre il y a avait un sommet européen de prévu. Celui des « chefs », mais Herman Van Rompuy a annoncé qu'il était repoussé jusqu'au 23 octobre, comme ça « ils » auront le temps de « finaliser une stratégie globale concernant la crise de la dette dans la zone euro". C'est chouette ça fait trois mois qu'ils ne foutent rien et là en 6 jours de plus ça va changer la face du monde. J'ai l'impression qu'ils se surestiment un tout petit peu.
Selon « The Tax Justice Network », la Suisse est numéro un en terme « d'opacité financière ». On peut donc, selon cette étude, considérer la Suisse comme le premier paradis fiscal mondial, principalement à cause de son secret bancaire. Mais ce qui est plus drôle, c'est que les USA sont 5ème, comme quoi avoir une grande gueule tout le temps ouverte ça ne dispense pas de regarder chez soi D'ABORD... et puis les allemands ne sont pas mal non plus (9ème) sans parler de Hong Kong qui est 4ème... En gros tout le monde il est méchant.
http://www.latribune.fr/entreprises-finance/banques-finan...
Autrement, IBM est a son plus haut niveau historique. On pas tous les mêmes problèmes visiblement. Facebook introduit enfin l'application pour iPad. ENFIN !!! Enfin pouvoir rester en contact avec ses amis depuis les toilettes. Quel bonheur. Et l'on notera encore que les ventes à découvert (short sales) sont au plus haut depuis 2006. C'est plutôt une bonne nouvelle pour ceux qui aiment les indicateurs contrariants.
Aujourd'hui c'est mardi, finit le long week-end, tout le monde retourne au bureau avec l'impression d'avoir raté 3.5% de hausse. Niveau chiffres économiques nous avons le NFIB Small Business Optimism Index dont tout le monde se moque et c'est tout. Le choses sérieuses commenceront demain avec les minutes du FOMC meeting. En revanche, ce soir après la clôture, on lance officiellement la période des résultats. Comme d'habitude, c'est Alcoa qui s'y colle.
Les futures US digèrent la hausse d'hier et son en légère baisse de 0.25%. L'Europe devrait avoir encore un peu de retard à rattraper, mais nous aurons besoin de garanties de la part des américains.
Je m'en vais vous souhaiter un excellent café et un bon réveil. Nous on se retrouve demain à la même heure et au même endroit.
A demain
Morningbull
"China is now expected to surpass Japan as the 2nd richest country in the world. They could become the richest, but that's only if we pay them the money we owe them, and that's not going to happen." –Jay Leno
"There's a proposal in Congress to allow rich people who feel they don't pay enough income tax to voluntarily pay more. Economists say this could bring in as much as $75 a year." –Jay Leno
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lundi, 10 octobre 2011
Les meetings de Merkozy, épisode 35, saison toujours pas terminée
La semaine passée, pendant quelques instants nous avons eu l'impression que les marchés revenaient à la normale. Quand je dis revenaient à la normale, comprenez-moi bien, ce n'est pas que tout était réglé et que la Grèce était devenue une puissance économique sans précédent, non, mais tout simplement les actions avaient un comportement un peu plus rationnel que ce que nous connaissons depuis quelques mois. Pourtant, il n'y avait pas grand-chose de neuf sous le soleil. Mis à part le fait que les gens qui nous dirigent se relayent à tour de rôle pour parler à la télé, à la radio et à sur internet pour nous dire que tout va aller très bien et qu'il ne faut que l'on se fasse de souci, ils vont s'occuper de recapitaliser les banques qui risquent de perdre des plumes avec l'effondrement de la Grèce...
Du coup, on était rassuré. Pas pour la Grèce non, parce que de plus en plus on a l'impression que les patrons de l'Europe sont plus en train de préparer les banques à l'after-shock de l'effondrement de la Grèce, plutôt que de trouver des solutions pour éviter que cela se produise. Ce week-end encore.. Si l'on feuillette distraitement la presse dominicale, on apprendra en bloc que Sarko et Merkel sont plus ou moins prêts à laisser tomber la Grèce, Barroso parle de Ô combien ça ne serait pas bien que la Grèce parte en vrille, mais qu'il faut quand même se préparer au cas où et qu'il faut surtout éviter la contagion et il a l'air vachement au point sur la contagion, plutôt que sur le sujet « sauvetage ». On parle également que la Grèce aurait besoin de restructurations bien plus importantes pour s'en sortir, c'est le patron de la Troïka qui le dit.. Et comme les Grecs sont déjà asphyxiés avec les mesures d'austérités on voit mal comment on peut leur demander de se serrer encore plus la ceinture... Mais apparemment les gens qui bossent sur le sujet semblent croire que ce n'est que des chiffres dans un livre comptable. Bon, il est vrai que l'avantage des chiffres dans un bouquin c'est que eux, ils ne descendent pas la rue avec des fourches pour mettre le feu au parlement...
Bref, quand on regarde les commentaires des « gens qui comptent à Bruxelles », on se dit que l'on n'est pas sorti de l'auberge et que la priorité de Merkozy est de blinder leurs banques avant de sauver la Grèce. Hier encore Nicolas Sarkozy a confirmé qu'au sujet des banques ils étaient 100% d'accort avec l'Allemagne sur le fait qu'il fallait les renforcer, et ils vont le faire – tu m'étonnes qu'il soit d'accord, si la Grèce part en vrille c'est qui qui va devoir nationaliser la SocGen et la BNP ??? Hein, c'est qui ???? ça sera sûrement bien vu à 6 mois des élections – Merkozy se sont vus ce week-end et ils ont donc décidé de lancer un plan de sauvetage des banques. Par contre, sans surprise, on ne connait pas les détails, on ne sait pas ni quand ni comment (eux non-plus d'ailleurs), ni combien, ni par qui... En revanche les deux leaders de l'Europe ont annoncés que le plan serait annoncé bientôt...
Vous je ne sais pas, mais moi j'ai l'impression que l'on nous balade avec une histoire sur la recapitalisation des banques et ça fait deux semaines que ça dure... Et chaque fois on nous dit que l'on va lancer le soutien aux banques, le week-end suivant on nous répète la même chose et à la fin c'est « Anne ma soeur Anne, ne vois-tu rien venir ??? ».. Anne je ne sais pas, mais nous on ne voit rien venir... Mis à par des promesses, toujours de promesses.. Parce que sauf erreur de ma part, depuis le début de cette crise, mis à part causer, on n'a pas vu grand-chose de concret ou me goure-je ???
Et pendant ce temps, à Wall Street on essaye d'oublier ce qui se passe en Europe et on s'occupe un peu de son nombril. L'économie va un peu mieux et les chiffres économiques qui ont été publiés depuis 1 semaine sont plutôt encourageants. Ils démontre que l'économie US respire encore, faiblement, mais elle respire et que le recovery est toujours d'actualité. Evidemment il est plus proche de la Prius Hybryde qui n'a plus beaucoup de batterie que du dernier modèle de Ferrari, mais il est bien vivant et les chiffres des NON-FARM Payrolls de vendredi qui annonçait 103'000 créations d'emplois étaient encourageants pour l'avenir, même si ce n'est pas l'euphorie et qu'il n'y a pas de raison de dans sur la table. Il y a un léger mieux dans le bilan de santé du patient.
Pendant ce temps, Wall Street passe également beaucoup de temps à observer les protestataires qui occupent les rues autour du quartier des affaires New-Yorkais, et d'autres villes... Des protestataires qui tournent en rond en essayant de mettre de l'ordre dans leurs revendications. Déjà, on sait qu'ils pensent que la finance c'est pas bien et que l'argent c'est moche. Que les banquiers sont pas gentils et que c'est probablement tout de leur faute ce qui arrive. Pour la suite des revendications c'est un peu trouble et encore je ne vous parle même pas des solutions offertes.. Parce que si détruire la bourse est une options pour ces gentils protestataires, je pense qu'il est temps de rentrer à la maison se mettre de la glace sur la tête et arrêter de raconter n'importe quoi comme conneries...
Bref, après ce week-end, la première chose qui me vient à l'esprit c'est le fait que rien à changé, bien au contraire et que l'on est EXACTEMENT dans la même situation que la semaine passée. La Grèce est simplement plus proche de s'effondrer parce que plus proche du jour où elle n'aura plus d'argent. Mi-novembre approche à grand-pas et à moins que le fait que les compagnies pétrolières qui ont été invitées à forer au large d'Athènes trouvent du pétrole en deux semaines, la solution miracle semble de plus en plus éloignée. Et surtout j'ai la sale impression que les Sarkozy, Barros, Schaüble et consort sont en train de se préparer à l'abandon de la Grèce plus que d'autre chose.
En tous les cas, ça n'avance pas et les solutions se trouve plus dans le fait de gagner du temps.. ni plus, ni moins...
Pour l'instant le marché regarde tout cela d'un oeil bienveillant se disant qu'il y en a bien un au milieu de tout ce cirque qui va débarquer avec une idée, voir même peut-être une solution. Et en attendant le marché joue avec les financières, en pariant sur un miracle et en se disant qu'apparemment les politiques veulent bien laisser tomber la Grèce, mais pas la BNP, ni la SocGen. Alors du coup, on donne un soutien au marché et on tente de rester au dessus de la méchante zone de « bear market ». Pour le moment on y arrive assez bien mais je ne suis pas sûr que l'on puisse se nourrir de promesses et de théorie encore longtemps.
Il va falloir agir et montrer du concret. Vite.
L'or se maintient et on ne sait pas trop où il veut aller, mais pour le moment, tant qu'il tient le support des 1600, il y a de l'espoir. Ce matin l'once s'échange à 1652$. Pour ce qui est du pétrole, il est de retour dans son canal ennuyant des 80-90$, après avoir tenté de s'effondre en direction des 65$. Le retour de l'espoir sur les perspectives économiques US lui ont permis de remonter un peu. Sans que ce soit l'euphorie non plus. Le WTI est à 83.61$ et le Brent est à 106.08$.
Ce matin l'Asie fête le retour des chinois qui reviennent dans le bac à sable après une semaine de vacances. Shanghai est en baisse de 0.23% et ne semble pas tenir rigueur aux autres marchés d'avoir été volatiles durant la semaine passée. Hong Kong est en baisse de 0.5% et remonte après avoir été bien plus bas cette nuit. Et puis comme les chinois étaient fermés et que eux pas, ce lundi ces les japonais qui vont un week-end prolongé.
Dans les nouvelles du jour et pour entamer cette semaine, on apprend donc que la France, la Belgique et le Luxmebourg se sont mis d'accord pour nationaliser Dexia. C'est un bon exercice pour quand il faudra le faire à plus grande échelle. Les gouvernements concerné ont mis 4 milliards d'euros sur la table pour racheter la boîte et les clients n'ont plus de souci à se faire pour leurs dépôts personnels. Le plan de sauvetage doit encore être approuvé par le « board » de Dexia dans la journée. Chose qui est tout de même géniale. On va encore demander leur avis à tout ces « top managers » qui ont mis la banque là où elle est !!! On vit une époque formidable.
Moody's qui a décidément mis un point d'honneur à faire parler d'eux toutes les 24 heures, est de retour avec l'annonce qu'ils pourraient éventuellement peut-être downgrader la Belgique. En revanche ils ne disent pas ce qui pourrait les faire hésiter entre downgrade ou pas downgrade, peut-être que si la Belgique gagne à l'Euromillions vendredi, Moody's baissera sa garde et rentrera la tête basse à la maison.. qui sait...
Pendant ce temps, Fitch le suceur de roue qui vient après la pluie, vient de couper le ratinge de l'Espagne, le Portugal et l'Italie. Youpie. Encore un visionnaire dans le monde de la finance.
Aux USA, le co-fondateur et ex-CEO de Yahoo ! Est à la recherche de partenariat pour racheter son ex-compagnie. Jerry Yang aimerait ramener Yahoo ! Dans le privé.
La semaine qui nous attend sera riche en émotion, tout d'abord il faudra voir comment nous allons « prendre » les déclarations redondantes du week-end et si la chanson « nous sauverons les banques tout en laissant crever la Grèce » sera suffisante à motiver les investisseurs. Ensuite nous aurons des chiffres économiques qui devraient nous aider encore pour trouver la vitesse de croisière du « recovery » économique américain.
Puis dès mardi soir les choses sérieuses commencent, puisque c'est la saison des résultats !!! Alcoa va allumer le feu dès demain, histoire de voir si les sociétés américains sont encore trop chère ou vraiment trop bon marché. Une chose est sûre les discours des CEO's et autres CFO's seront hyper prudent pour l'avenir, histoire ne pas se mettre trop de pression pour l'avenir. Espérons qu'en dehors de l'aspect grec on y voie un peu plus clair dans un mois.
Et puis ce matin on apprend que la saison des take-over n'est pas terminée, puisque le chinois Sinopec, dès son retour de vacances, a mis la main sur le canadien Daylight Energy pour la modique somme de 2.1 milliards de dollars. Du coup les chinois se dote de plein de territoire canadien pour explorer et trouver du gaz.
En tous les cas, les discours de Merkozy semblent vouloir donner espoir à tout le monde, même si ce n'est que du réchauffé par rapport à ce qu'on savait déjà. Suis-je le seul à avoir le sentiment que les deux leaders n'ont rien dit de plus si ce n'est de botter en touche et de gagner du temps ??? Peu importe le marché, lui semble content qu'on lui répète les choses encore et encore et ceci semble le rassurer... jusqu'au jour où se rendra compte que c'est du vent... et là, ce jour-là, j'espère que je serais en vacances...
Les futures futures US sont en forte hausse de 1%, phénoménal. Côté chiffres économiques, nous n'aurons rien parce que ce lundi aux USA c'est Colombus day, les marchés seront ouverts mais les volumes seront pourris parce que tout le monde est resté dans les Hamptons pour éviter les protestataires de Wall Street.
En ce qui me concerne, je vous retrouve demain pour le prochain discours pré-mâché et pré-digéré des politiciens européens. Dans l'intervalle, je vous souhaite un excellent lundi et un bon début de semaine.
A demain !!
Morningbull
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jeudi, 06 octobre 2011
So long Steve
Avant de commencer, comment ne pas rendre hommage à un des plus grands CEO de tous les temps. Steve Jobs a perdu son combat et Apple a perdu son mentor et son père fondateur. Steve Jobs aura été le CEO qui a changé notre vision de la technologie ainsi que notre manière de l'utiliser. Il laisse derrière lui une compagnie qui ne demande qu'à poursuivre sur la voie qu'il avait tracée. Steve Jobs avait 56 ans.
Pour ce qui est du marché, il est en pleine euphorie. Alors qu'il y a 48 heures nous ne parlions que probabilité de récession, il n'aura fallu que deux publications de chiffres au-dessus des attentes pour commencer à croire que la récession se serait plutôt transformée en croissance « lente » ou « molle », mais croissance quand même. Les deux chiffres de l'ISM publiés cette semaine auront eu raison des doutes de certains analystes et économistes, jusqu'à quand on n'en sait rien, mais nous devrions être immunisés contre la récession pour au moins 48 heures.
Ces bons chiffres économiques, plus les multiples articles du FT sur les « mesures » qui seront ou qui sont éventuellement prises par les autorités européennes commencent à faire circuler un vent de positivisme sur les marchés mondiaux. Même si rien de très concret n'est pour l'instant sur la table, le fait que l'Union Européenne ait prévu de faire des « stress-tests » sur les banques afin de simuler leur réaction en cas de faillite de la Grèce est plutôt encourageant du point de vue des investisseurs. Cependant, si ils ne se magnent pas de les faire, leurs tests, ceci risque de plus être une simulation, mais la réalité.
Néanmoins, le marché interprète ces « nouvelles » comme le signe qu'il attendait depuis des semaines, le signe comme quoi les autorités sont « VRAIMENT » en train de s'impliquer dans ce panier de crabes qu'est la dette souveraine en Europe. A partir de là, les intervenants se sont dit que si les banques sont recapitalisées, plus rien ne peut arriver et même si elles doivent prendre 350 milliards de perte dans la figure, ça ne sera pas si grave que ça. Après tout ça ne fait qu'une salle de trading avec 70 Jérôme Kerviel dedans, ou alors un département « gestion de fonds » avec 6 Madoff pour gérer.
Bref, tout le monde se sentait donc plus à l'aise et tout remontait, partout. Les USA comme l'Europe et tout va bien dans le meilleur des mondes. Pourtant, malgré ces beaux articles et ces perspectives moins moches qu'avant-hier, il faut tout de même se méfier car la volatilité du marché et la manière dont il se comporte laisse supposer que les intervenants marchent sur des oeufs et qu'à la moindre alerte, tout le monde est prêt pour tout rebalancer à la vente et venir expliquer leurs actes sur CNBC avec la théorie inverse de celle exposée ci-dessus..
En tous les cas, le « renversement » de tendance que nous avons vécu ces dernières 48 heures aura été spectaculaire est permet ainsi au marché de rester hors de la zone du Bear Market, zone dans laquelle il a brièvement trempé les pieds avant-hier. D'un point de vue technique, le retour est impressionnant, mais la saison des résultats qui commence la semaine prochaine sera le juge de paix, si les surprises sont bonnes et que la Grèce ne finit pas à la casse, la fin d'année pourrait être finalement intéressante, en revanche si c'est l'inverse, il ne faut pas croire que tout ce que nous avons vécu depuis 3-4 mois, la volatilité et la peur qui va avec ont disparu. Pour le moment c'est une lueur d'espoir ténue au fond du tunnel et il ne faudra pas grand-chose pour la faire disparaître.
En tous les cas, pour le moment, un peu à l'instar de Roubini qui apparait à la télé chaque fois que le marché corrige de 3 points et ceci pour nous annoncer la fin du monde, ce matin les journaux financiers n'ont sorti que les analystes bullishs qui pensent que le Dow Jones va à 30'000 d'ici l'été prochain. Forcément, ce matin on essaye de donner aux gens ce qu'ils ont envie d'entendre et après deux jours d'un rallye spectaculaire, on ne veut pas décevoir les foules.
Peu de nouvelles individuelles auront fait bouger le marché hier. Néanmoins on retiendra qu'après la déception sur l'arrivée de l'iPhone 4GS, finalement on trouve quand même pas mal d'articles positifs qui font état d'un très bon upgrade qui était nécessaire et même les plus impatient semblent convaincu que c'est un bon produit et qu'il nous permettra d'attendre le prochain plus sereinement en faisant la conversation avec son téléphone... Et puis du côté de Yahoo, on frisait l'euphorie, le titre bondissait de 10% alors que l'on s'autorise à penser que Microsoft pourrait être le candidat idéal pour racheter Yahoo, on se souvient qu'il y a quelques années, la compagnie de Bill Gates avait déjà tenté une approche que le CEO de Yahoo ! Avait envoyé balader avec dédain (à un prix bien plus haut en son temps) et maintenant le géant de Seattle serait prêt à revenir sur le sujet, économisant un paquet de pognon par rapport à il y a 4 ans. Sauf qu'après la clôture, Microsoft a démenti... et paf Yahoo ! Est de retour à la case départ et va devoir se rabattre sur Alibaba.
Et puis Citigroup a fait un upgrade sur Disney, estimant qu'à ce prix là ce n'était pas cher et le titre devenait du coup la plus forte hausse du Dow Jones. Evidemment qu'avec le retour en grâce du S&P500, les prospects comme quoi l'économie n'allait pas rester plantée ici, le produit logique qu'il fallait jouer, c'est le pétrole.
C'est idéal. Le pétrole est un indicateur de la santé économique, le pétrole est un tracker du S&P500, CQFD. Et puis surtout hier soir il y avait aussi les inventaires. Et, vous me connaissez, je n'aime pas dire du mal des inventaires pétroliers et encore moins du mal des analystes qui essayent chaque semaine de jouer aux osselets pour trouver le montant mystérieux des inventaires qui vont sortir. Inutile de vous dire qu'hier ils se sont gourés encore une fois – comme d'habitude - mais cette fois ils y ont mis l'art et la manière. Les z'analystes attendaient une hausse de 2.5 millions de barils et l'EIA a, bien sûr, annoncé un baisse de .... roulement de tambours.... 4.7 millions de barils !!! Yeaaaaaaaahhhhh... Raté de 7.2 millions de barils, soit 1'144'584'000 litres de pétrole à côté de la plaque, soit environ 14000 piscines de pétrole à coté et on le sait, une piscine de pétrole, ça passe inaperçue...on a vite fait de la rater...
Ce qui est bon avec ces inventaires, c'est que toutes les semaines, on se marre... Néanmoins le pétrole aura vécu une belle journée, rebondissant de plus de 5%, mais se trouvant toujours sous les 80$ à 79.51$.
L'or remontait un peu alors que les intervenants profitait de la hausse, ils devaient se dire que ce n'était pas si mal de se protéger aussi « au cas où »... Ce matin le métal est à 1649$ l'once.
Dow Jones 10940 +1.21%
S&P500 1144 +1.79%
Nasdaq 2461 +2.32%
Londres 5102 +3.19%
Paris 2974 +4.33%
Francfort 5473 +4.91%
Milan 14805 +3.94%
Madrid 8477 +3.06%
SMI 5504 +1.11%
Tokyo 8518 +1.46%
Hong Kong 16936 +4.22%
Sydney 4103 +2.75%
Ce matin l'Asie est en plein euphorie également, après avoir hésité lors du premier rebond de Wall Street, finalement ils ont sauté dans le train et Hong Kong qui revenait d'une journée « off » s'est empressé de rattraper le retard. Un vent de sérénité soufflait sur l'Asie ce matin. Et puis le fait que certains analystes s'attendent à relâchement des la politique monétaire chinoises dans les semaines à venir, sachant que l'immobilier s'est un peu calmé, laisse également « espérer » les investisseurs.
A noter que Moody's a downgradé l'Italie hier et que le marché a pris 4%. Un joli message pour dire à Moody's : « Rien à cirer des vos downgrades »... Du coup, ce matin Moody's remet ça et downgrade les banques italiennes, sans surprises. Un bon signal d'achat.
Du côté de news du jour, inutile de vous dire que la plupart d'entres elles sont consacrées au décès de Steve Jobs à tel point que je serais celui qui est CEO, « là haut », je me ferais du soucis, il n'est pas impossible que Jobs lui pique le poste. Donc mis à part des hommages et le rappel de sa carrière, il n'y a pas grand-chose d'autre à se mettre sous la dent. Néanmoins, on y apprends que Sarah Palin ne se présentera pas à la course à la présidence des USA. OUF. La grammaire et la culture sont sauvée. Même si il reste largement assez de Républicains pour humilier l'Amérique dans les années à venir, au moins ça ne sera pas Palin.
La FED a demandé à Goldman Sachs, Citigroup, Deutsche Bank et 22 autres banques d'affaires de bien vouloir repenser leur système de rémunération vis à vis de leurs employés. Afin que les perspectives de GROS BONUS ne fassent pas prendre des risques inutiles aux traders en question. Même si depuis la crise de 2008, les banques ont fait des efforts en ce sens, selon la FED, il y a encore du travail à faire de ce côté-là. Mais en même temps, si un trader qui gère 500 millions peu espérer toucher un bonus de 25'000 francs, il y a des chances qu'il se sente un tout petit peu « exploité », mais je dis ça comme ça.. Ce n'est pas une équation facile à résoudre, mais si le pendule va trop loin dans l'autre sens, autant devenir fonctionnaire fédéral à Berne, c'est moins bien payé, mais il y a plus de vacances et la manière de travailler est plus basée sur le long-terme. Voir le très long-terme...
Et puis les protestataires de Wall Street sont toujours là, ils font toujours plus de bruit et maintenant certains parlent de « hacker » les sites internet du NYSE afin de l'effacer de la « surface d'internet ». Je suis persuadé que quelque part ça part d'un bon sentiment, mais à la fin ça serait quand même une grosse connerie qui n'apporterait pas grand-chose à l'histoire... Mais visiblement, protester dans la rue ne rend pas forcément plus intelligent à la fin.
Plus que 30 heures. Dans 30 heures le suspens insoutenable prendra fin et nous connaîtrons les chiffres des non-farm payrolls. A partir de là, tout sera différent. Mais aujourd'hui, nous devrons encore nous farcir les Chain Store Sales, les Jobless Claims le Bloomberg Consumer Comfort Index dont tout le monde se fiche, puis, tard ce soir il y aura le Fed Balance Sheet et Money Supply. MAIS DEMAIN !!! NON FARM PAYROLLS !!! Youpie.
Pour le moment les futures américains sont inchangés, mais il faudra tout de même bien gérer ces deux jours de rebond, pourvu que ça dure, mais là aussi, l'équation n'est pas simple, une mauvaise nouvelle en provenance d'Athènes ou Merkel qui se prend les pieds dans le tapis et c'est retour à la case départ sans passer par le start...
En ce qui me concerne, c'est tout pour aujourd'hui et c'est même tout pour cette semaine. Demain je suis en séminaire et je vous retrouverais lundi en plein forme pour la suite des aventures de Zeus au pays des moules-frites.
Excellente journée, excellent café, que la force soit avec vous et que Moody's et S&P soient trempé dans le goudron et les plumes.
Morningbull
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mercredi, 05 octobre 2011
Complètement taré
Désolé, il n'y a pas d'autre mot. Ce marché est complètement taré. La situation actuelle devient presque risible, si ce n'est qu'il n'y a vraiment pas de quoi rire. Le fait que l'Europe ne soit gérée par personne, si ce n'est une bande de clowns qui sont incapables de prendre une décision, laissant le marché dans une situation qui devient de plus en plus précaire et dangereuse jour après jour. Les intervenants ne savent plus à quel saint se vouer et surtout ne savent plus qui croire, puisque c'est tout les jours qu'un « nouveau politicien » vient donner son opinion et exprime ce que éventuellement peut-être nous pourrions faire pour sortir de cette crise, mais à la fin on n'est pas plus avancés qu'avant...
Nous sommes toujours embourbés avec la Grèce qui tire l'Europe vers le bas, d'ailleurs la Grèce, qui devait être à court de cash d'ici le milieu du mois d'octobre a soudainement annoncé que, finalement elle pouvait tenir jusqu'à mi-novembre. Sur le fond c'est une bonne nouvelle, mais sur la forme, comment est-ce possible que tout d'un coup on retrouve de l'argent disponible sur les comptes ? Il était caché dans un coin du coffre ??? Non, sérieusement ça frise le n'importe quoi, la transparence est nulle, la visibilité est à peu près aussi bonne qu'un matin d'automne à Londres et les «patrons de l'Europe » sont à peu près aussi dignes de confiance que les joueurs de bonneteau dans les rues genevoises.
A force de repousser, de tergiverser et de ne rien faire pour essayer de résoudre cette crise financière et politique, nous sommes en train de laisser la maladie prendre de l'importance et de conduire l'Europe droit dans le mur. Il serait temps que quelqu'un prenne les commandes à Bruxelles et que l'on avance dans un sens ou dans l'autre, mais on ne peut plus rester comme ça à attendre qu'un miracle se produise et que la dette grecque s'évapore comme par miracle.
Le marché reflète bien l'incertitude politique qui pèse sur l'Europe et sur le reste du monde. Hier, comme un jour sur deux, nous nous sommes fait exploser la tête sur les marchés européens parce New York était en baisse et que la crise grecque ne sortait pas du tunnel, toujours la même histoire, rien de neuf sous le soleil. Les banques sous pression, blablabla, l'exposition à la dette les rends vulnérables, blablabla, risque de faillite, blablabla, Lehman 2, le retour, blablabla... Bref, du déjà-vu encore et encore. Les financières se faisaient malmener partout dans le monde et Deutsche Bank coupait ses perspectives d'avenir, faisait des provisions pour l'hiver au cas où la dette grecque leur pétait à la figure et virait 500 personnes, rien de très orignal, mais cela démontrait bien l'hiver post-nucléaire dans lequel vivent les banques en ce moment. En plus les articles foisonnent pour expliquer comment et combien ça sera dur cette année, avec les bonus qui devraient être coupés par deux. En même temps si c'est les bonus des gars de Goldman qui ont aidé la Grèce a se sur-endetter en son temps, ça serait plutôt mérité, mais c'est peu probables, eux c'est quand même les plus grands escrocs de la planète et ils ne sont même pas inquiétés par la justice. Le crime parfait.
Et puis le fait que Dexia parte en vrille et se sépare de ses assets toxiques dans une « bad bank », n'aide pas le secteur à trouver le moral, l'envie et la niak... Maintenant on peut voir les choses avec un oeil positif, en se disant que généralement le marché commence à se reprendre quand les premières faillites arrivent. En ce qui concerne Dexia, le cas semble entendu, on peut appeler ça comme on veut, mais ça y ressemble fortement. C'est d'ailleurs un moindre mal par rapport aux autres géants aux pieds d'argiles qui tremblent dans la salle d'attente du Docteur BCE pour voir si ont peut éventuellement leur refiler de la menue monnaie pour renforcer leurs capitaux propres. Les banques françaises en tête, puisque c'est elles qui sont le plus mal prises par rapport à la Grèce, pas besoin de donner de noms...
Le marché européen a donc passé une journée rouge, bien au fond de la tasse, sans jamais faire mine de vouloir remonter la moindre. L'ouverture de Wall Street ne nous apportait pas forcément grand-chose de mieux, alors que les USA ouvraient bas et semblaient vouloir y rester, se traînant toute la journée entre -250 point sur le Dow Jones et -50 points, ne laissant pas vraiment d'autre alternative à l'Europe que de terminer sa séance au fond du trou. New York entamait même les niveaux du S&P500 qui validaient la mort du « bull market », vu que nous étions, à un certain moment de la journée, en baisse de 20% depuis les hauts du mois d'avril, ce qui signalait que ceux qui croyaient encore au royaume des Bulls devaient rendre les armes et se coucher devant l'avènement du nouveau bear market dont on parle depuis longtemps d'ailleurs....
Là bas aussi (aux USA), les banques se faisaient démonter. Morgan Stanley était le gros problème de la journée. Le broker essayait de se justifier par tous les moyens et tentait de redonner confiance aux investisseurs et ce n'est pas la déclaration de ses actionnaires majoritaires qui réaffirmaient leur « commitment », ni le mail d'encouragement du CEO qui suffisaient pour redonner des couleurs au titre. Certains n'hésitaient pas à dire que tout ce que fait Morgan Stanley, Lehman l'avait fait dans les deux dernières semaines de sa vie.... Bref, la peur de l'exposition de Morgan à l'Europe via ses investissements de ce côté-ci de l'Atlantique, fait peur et comme elle n'est peut-être pas « too big to fail », ça fout les jetons...
Et puis pour occuper la fin de journée à New York, il y avait l'a présentation du nouvel iPhone. Je dis nouvel iPhone, parce qu'alors que tout le monde attendait un iPhone 5, Apple s'est pointé avec avec une version très améliorée de l'iPhone 4, il se nomme d'ailleurs iPhone 4S, mais PAS D'IPHONE 5... grosse grosse, mais alors très grosse déception. Même si le produit à l'air par mal avec sa nouvelle caméra et son système d'intelligence artificiel qui lui permet de recevoir des ordres, du style : « fera-t-il beau demain ? », ou « trouve-moi un resto dans ce quartier » ou « envoie un SMS à machin », c'est un super système qui permettra dorénavant de voir les gens parler à leur téléphone à la place d'utiliser leur téléphone pour parler à des autres gens.
Mais une choses est sûre, tout ceux qui avaient déjà des théories fumeuses sur le nouvel iPhone 5 se sont plantés BIG TIME... Encore une fois, les fausses coques que l'on découverte la semaine passée, laissant croire que le téléphone était plus grand, plus large, moins épais... Du buzz... tout cru patate crue et je ne suis pas loin de penser qu'Apple a tout organisé, en tous les cas PERSONNE n'avait envisagé la possibilité d'un iPhone 4S, d'ailleurs on l'a bien ressenti dans le prix du titre qui a perdu 25$ pendant la présentation – avant de tout récupérer à la clôture. Maintenant c'est sûr, l'iPhone 5 sortira en juin.
Alors que la journée touchait à sa fin, le FT a publié un article qui laissait entendre que les « autorités européennes » (Zavata, Knock, les frères Gruss et Knie) pourraient éventuellement officiellement probablement peut-être travailler sur un plan de recapitalisation des banques, parce que des banques solides sont un gage de solidité et d'avenir radieux pour l'économie, même si la Grèce implose. DONC.. cette nouvelle en poche et plus que 40 minutes avant la clôture de Wall Street, le marché a littéralement explosé. Passant d'une baisse de 250 points sur le Dow Jones à une hausse de 150 points, le S&P termine en hausse de 2.25%, après avoir passé toute la journée dans le rouge.. Et tout cela en 40 minutes, tout ça parce que l'on pourrait PEUT-ETRE recapitaliser les banques européennes !!! PEUT-ETRE.. ça vous donne une idée de combien ce marché est sain d'esprit !!! Morgan Stanley qui foutait la trouille à tout le monde à 15h00, termine la journée en HAUSSE de 14%... C'est juste n'importe quoi et puis c'est tout.
Dans cet environnement complètement débile, l'or fonctionne évidemment de manière complètement débile, hier il baissait et ne me demandez pas pourquoi. Probablement parce que les vendeurs étaient plus nombreux que les acheteurs et que l'ensemble du secteurs des métaux étaient sous pression,l'or est à 1616$. Le pétrole se reprend ce matin, mais hier il était mal en point sur les 75$, en revanche avec la fin de journée new-yorkaise en fanfare, ce matin l'Asie lui fait sa fête et en attendant les chiffres des inventaires publiés ce soir, le WTI se traite à 77.85$ et le Brent est 101.60$, sauvant momentanément son niveau des 100$.
Dow Jones 10809 +1.44%
S&P500 1124 +2.25%
Nasdaq 2405 +2.95%
Londres 4944 -2.58%
Paris 2851 -2.61%
Francfort 5217 -2.98%
Milan 14244 -2.72%
Madrid 8225 -1.54%
SMI 5444 -0.93%
Tokyo 8399 -0.67%
Hong Kong Closed
Shanghai Closed
Sydney 3909 +0.98%
Ce matin l'Asie semble ne pas croire UNE seconde au rallye d'hier soir. Imperturbables les marchés de la région sont presque tous dans le rouge, sachant que Hong Kong et Shanghai ne le peuvent pas puisqu'ils sont fermés. En revanche on a tout de même l'impression que les asiatiques et peut-être les européens (on verra dans un moment) sont moyennement impressionné par les déclarations hypothétiques à deux balles faites par un quelconque « officiel européen » qui pensait tout haut et qui n'a pas la moindre idée de ce qu'il pourrait faire pour mettre quelque chose de concret en place, mais au moins son nom sera cité dans le FT.
Soyons clair : « assez de belles paroles, il serait temps de passer aux ACTES !!! ». Même si les marchés européens remontent aujourd'hui et un peu grâce à ces spéculations, ça ne sera que pour mieux retomber plus tard, si des mesures concrètent ne sont pas prises au sommet de l'Europe. Il est temps que les instances politiques se sortent les pouces et commencent à bosser. Les jours sont comptés et à force de pinailler, un de ces jours on n'aura plus que les yeux pour pleurer et il ne faudra pas venir couiner en disant « si j'avais su j'aurais bougé mon cul plus vite »...
Pour les nouvelles du jour, celle qui est au top de la listes de nouvelles sur le site de Bloomberg, c'est que le sexe oral peut causer plus de cancers de la gorge que la cigarette. Comme quoi on a vraiment plein d'informations super intéressantes ce matin. Même le downgrade de la dette italienne par ces imbéciles de chez Moody's passe au second plan. Les italiens perdent donc encore un degré sur l'échelle de Moody's et le gentil organisme de rating qui ne sert à rien à fait les gros yeux et menace de couper encore si ils ne font pas des efforts à Rome. Et si ça continue, c'est au lit sans télé, sans calcio et sans dessert...
Le marché grec est au plus bas depuis 18 ans et la plupart du pays ne bosse pas parce qu'ils sont en grève pour protester contre le plan d'austérité de Papandreou. Pendant ce temps, le Gouvernement grec refuse de taxer l'église orthodoxe qui est pourtant un des plus grand propriétaire foncier du pays. C'est n'importe quoi et ça frise le foutage de gueule. A propos de grève et de protestations, les anti-Wall Street sont de plus en plus nombreux, de plus en plus forts jour après jour, les manifestations se sont démultipliés à travers le pays, dorénavant ont peut manifester à Boston, Denver, Chicago et Seattle.
Warren Buffet a déclaré que les gens qui vendait son titre à ce niveau le vendait avec un discount de 10% au moins, pour lui c'est un cadeau. Il a également acheté une société d'immobilier pour se préparer au rebond du secteur.
Pendant ce temps,, S&P estime que l'Europe a 40% de chances de tomber en récession encore et un des tops shots de Goldman Sachs estime que la contraction a commencé et que dès le début du 4ème trimestre, c'est à dire maintenant, l'Europe EST en récession et ça devrait durer au travers de 2012. Et si c'est Goldman qui dit, c'est que c'est sûrement vrai, ou alors c'est pour escroquer quelqu'un quelque part...
Et puis hier Bernanke a parlé devant le Congrès, rien de neuf, mais il a tout de même dit qu'il était prêt à mettre en place de nouveau « stimuli » pour l'économie. En revanche il n'a pas précisé quelles méthodes il utiliserait, si ce serait un nouveau QE3-4-5 ou alors est-ce qu'il demanderait un coup de main à Harry Potter, ou bien est-ce que Clark Kent fera l'affaire.. On n'en sait pas plus.
Côté chiffres économiques, nous aurons les Bank Reserve Settlement, MBA Purchase Applications, Challenger Job-Cut, ADP Employment Report qui nous donnera un avant goût des non-farm payrolls attendus pour vendredi et puis l'ISM NON-Manufacturing. Pour le moment les futures américains sont inchangés et il sera vraiment intéressant de voir comment l'Europe va réagir au rallye d'hier soir. Pour le moment les asiatiques n'y croient pas une seconde et ne semble pas du tout convaincu de monter dans le bateau... Réponse dans quelques heures.
Voilà, c'est à peu près tout ce qu'il y a dire ce matin, je répète que ce marché est complètement cinglé et que la manière dont la crise est gérée par les instances politiques est catastrophique et chaque jour qui passe, le danger devient imminent..
Je vous souhaite néanmoins une excellente journée et je vous retrouve bientôt. Bon café et bon croissant.
Morningbull
"Two things are infinite: the universe and human stupidity; and I'm not sure about the the universe."
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