jeudi, 30 juin 2011

Et maintenant ? Que vais-je faire ?

 

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Ça, c'est fait. Depuis un moment on ne parlait plus que de ça, le vote de la Grèce, vu qu'il semblait que c'était LE SEUL problème que l'économie mondiale avait. Maintenant que c'est fait, on peut passer à autre chose, s'il vous plaît ? Allezzzzzzzzzzzzz.... NON.. Comment ça NON ??? Non, parce que OUI, la Grèce à voté, mais tout n'est pas réglé...

 

Pfffffff...

 

C'est vrai, maintenant que le parlement grec a fait ce qu'on lui demandait pour obtenir son chèque de 12 milliards, il va encore voter sur les mesures et le moyens d'implémenter son plan d'économies de 28.4 milliards d'euros. Même si ce vote est secondaire pour nous, les non-grecs, on commence quand même à parler du fait que sur-place, les citoyens sont moyennement contents de ce qui se passe, les images montrées (discrètement) à la télé, ne montraient pas beaucoup de gens dansant le sirtaki dans la rue, à moins que le sirtaki se danse avec un masque à gaz sur le visage, un casque anti-émeute et une matraque, ce qui n'est pas impossible parce que j'y connais rien en sirtaki.

 

Ceci dit, maintenant que ce vote est passé et que les marchés se sont empressés d'exploser à la hausse, faisant immédiatement une publicité parfaite pour les anti-capitalistes – puisque la bourse monte quand le peuple se fait casser la gueule par la police dans la rue - 24 heures après on se regarde tous dans le blanc des yeux et on se dit : « bon, et qu'est-ce qu'on fait maintenant ? ». Il faut reconnaître qu'après coup, c'est un peu comme un lendemain de grosse fête, on se demande ce qui réellement changé...

 

Et ça, il faut le dire, pour le moment pas grand-chose, le yield de la dette grecque est toujours de 27%, on ne sait pas trop encore comment on va faire pour restructurer leur endettement pour que le pays fonctionne dans les prochaines années sans se retrouver dans la même situation en 2014, visiblement il y a encore du boulot et le vote d'hier n'était que la fin d'un épisode, mais la saison de « Desperate Sovereign Debt » est encore longue.

 

Le chapitre suivant, au sujet de la Grèce, va se nommer restructuration de la dette. Ou réinterprétation de la dette, peu importer comment on veut l'appeler. Cependant, sur ce sujet déjà, les parties ne sont pas toutes d'accord. Les français ont proposé leur plan, plan qui est inspiré d'un méthode déjà utilisée en son temps en Amérique du Sud, mais des voix s'élèvent pour dire que, dans ce cas, ce n'est pas pareil, parce que c'est différente. Alors je le confirme, la Grèce n'a rien à voir avec le Brésil, de prime abord... Ne serait-ce qu'au niveau du foot. Ensuite j'ai cherché a comprendre « the French Plan » et malgré tout ce que j'ai lu, c'est au-dessus de mes forces. Après trois lignes de l'explication « simplifiée », je m'endors sur mon clavier et je ne me rappelle même plus mon nom et mon prénom... ah si, Bull, Morningbull. Tout ça pour vous dire que la mise en place d'un plan de « refinancement » de la dette grecque pour leur permettre de ne pas faire défaut le temps que nous soyons tous à la retraite, n'est pas simple et se rapproche plus d'un problème mathématique à 13 inconnues, plutôt que de la réalisation d'un puzzle de huit pièces pour enfant de 3 ans.

 

En tous les cas en lisant la presse de ce matin, le qualificatif d'euphorique n'est de loin pas le premier qui me vient en tête. On est plutôt interrogatifs et perclus de doutes sur la suite des évènements. La bonne nouvelle c'est que le crash n'a pas eu lieu hier, bien au contraire, mais en revanche il semble que nous ne sommes pas encore sortis de l'auberge grecque, surtout qu'après il faut encore aller dans l'auberge portugaise, puis espagnole et l'auberge italienne... Autant vous dire que l'on risque l'indigestion avant la fin du mois d'août.

 

Pour résumer la journée d'hier, on peut dire que la Grèce a voté oui, que le marché a salué l'annonce avec fifres et tambours sans trop penser au lendemain.Tout est monté en Europe et rien ne sert de faire le tri, les indices ont tous quasiment terminé au plus haute de la journée ou presque. On a bien montré quelques signes de faiblesse juste après l'annonce, le fameux « sell the news », puis on est repartis de plus belle pour terminer en boulet de canon.

 

stahler.jpgAux USA, on a fait de même. Le soulagement par rapport au vote grec était palpable, même si la hausse d'hier s'est faite dans des volumes ridiculement faibles. Il faut aussi dire que les américains se préparent à fêter l'Independance Day, lundi prochain et qu'à l'approche d'un long week-end de trois jours, on préfère ne pas se lancer dans les grandes manoeuvres. Toujours est-il que le marché montait, bien qu'en étant très sélectifs au niveaux des secteurs.

 

Tout d'abord, la finance. Bank of America va donc payer ses 8.5 milliards pour faire taire les investisseurs pas contents. C'est une bonne nouvelle puisque la facture aurait pu être bien plus salée. Et puis il y avait aussi les cartes des crédit. Il y a un accord qui est sur le point de tomber, rapport qui était censé réduire les commissions prises par les Visa et autres Mastercard. On craignait que les réductions soient sanglantes (pour Visa et consort, par pour le consommateur), mais à la fin il n'en est rien. Il y a bien des réductions, mais c'est franchement moins pire que ce que les géants du crédit pouvaient craindre dans leurs pires cauchemars. C'est plutôt un doux rêve, ils vont pouvoir continuer à se goinfrer sur chaque transaction, un peu moins, soit, mais quand même. Du coup, Visa montait de 15%, Mastercard de 11% et même eBay montait de 6% after close, car on se rappelait soudainement qu'ils possèdent PayPal et que c'est un peu lié... On notera également le retour des titres de l'acier, puisqu'un rapport de Deutsche Bank qui appelle a un « bottom » sur le secteur aura fait beaucoup de bien à tout le monde. A noter des « pending home sales » qui étaient nettement plus forts que prévu. Reste que ce sont des « Ventes en attentes de confirmation », reste à ce que les hypothèques soit acceptées... Et ça c'est pas encore gagné. Rappelons que les chiffres concrets de la veille confirment et re-confirment un double dip dans l'immobilier US.

 

A la fin de la journée, le Dow Jones semble bien implanté au-dessus des 12'000 et le S&P500 en profite pour discrètement repasser par dessus la zone psychologico-fatidique des 1300... tout semble aller pour le mieux, même si ce rebond n'a pas l'air aussi franc que l'on aimerait le voir. Les volumes sont misérables, comme je l'ai dit, et plus ça monte, plus on émet de doute sur la suite des opérations. En même temps, il y a une semaine, la plupart des intervenants étaient certains que nous allions aller plus bas, bien plus bas. Pourtant on a rebondit. Il semblerait que tant qu'on se méfie on peut monter, en revanche dès que les bulls danseront dans la rue en costard-cravate, en criant « la bourse c'est facile » ou encore « achetez LinkedIn, c'est pas cher » ou alors « Facebook IPO, Facebook IPO »... Peut-être qu'il sera temps de shorter à nouveau de lire le commentaire publié hier sur le site de 24/7 Wall Street, qui nous explique par le menu pourquoi le Dow Jones sera à 7000 dans un an. Pas à SEPTANTE MILLE, non, juste SEPT.. soit 42% plus bas....

 

http://www.marketwatch.com/story/why-the-dow-will-plunge-...

 

Attention, ne cliquez pas sur le lien tout de suite si vous êtes déjà un peu déprimé. Prenez un médicament d'abord.

 

Du côté de nos deux matières premières préférées, comme la Grèce va et que l'économie va bien, il ne fallait pas chercher midi à quatorze heure, le pétrole et l'or montait. Le pétrole justifiait sa hausse par les chiffres de l'EIA qui montraient un déclin des inventaires bien plus importants que ce que les « Experts à Abu Dhabi » le pensaient. Du coup le calcul « injection des réserves stratégiques + réserves actuelles, divisé par l'âge du Président Obama, au carré et multiplié par le nombre de licenciement chez Goldman Sachs New York, + le nombre de d'oeufs d'esturgeons dans une boîte d'un kilo de caviar, le tout divisé par distance terre lune » ne fonctionnait plus. Ce qui fait que les « Experts » étaient surpris. Pas par leur erreur, non, ça c'est toutes les semaines, mais plutôt par l'importance de leur erreur. Là dessus, les traders qui avaient suivit les experts ont été obligés de corriger le tir et de racheter de l'or noir.. CQFD. Pour faire simple, le consensus des analystes attendaient un déclin de 1.7 millions de barils et l'EIA a annoncé une baisse de 4.4 millions de barils, soit 2.7 millions de barils d'écart, soit 429'300'000 litres d'écart... En supposant que vous mettez 60 litres dans votre voiture, c'est 7'155'000 pleins et en supposant que vous faites 500 kilomètres avec un plein, vous pouvez faire un paquet de kilomètes.. dans les 3,5 milliards... Ce qui fait qu'en regardant ça comme ça, l'erreur est énorme !!! Le WTI est à 95.14$ et le Brent à 112.38$. L'or remonte en direction de sa résistance des 1550$, ce matin il est à 1514$.

 

Pour ce qui est des indices, nous en sommes-là :

 

Dow Jones 12261 +0.60%

S&P500 1307 +0.83%

Nasdaq 2740 +0.41%

Londres 5856 +1.54%

Paris 3924 +1.88%

Francfort 7294 +1.73%

Tokyo 9835 +0.38%

Hong Kong 22427 +1.66%

Shanghai 2895 +1.28%

Sydney 4652 +1.57%

 

Chacun son tour, ce matin l'Asie salue le vote des grecs à sa manière. Tous les indices sont dans le vert et même les chinois suivent le mouvement, ce qui est assez rare récemment pour être signalé.

 

Pour ce qui est des news du jour, tout d'abord on retiendra que la cote de popularité d'Obama repart à la baisse. La mort d'Oussama n'aura fait de l'effet qu'un temps. Maintenant on se concentre sur l'endettement américain, le plafond qui doit absolument monter – les menaces des gentils organismes de rating se font de plus en plus fréquentes et précises - et les mesures qu'Obama doit prendre ne va pas aider sa cote d'amour. Il veut supprimer les avantages fiscaux qu'ont les riches, les détenteurs de jets privés, les hedge funds managers et les compagnies énergétiques (comprenez gaz et pétrole, pas solaire....). Il pense que ces mesures vont améliorer le déficit, forcer les riches à payer plus d'impôts et lui permettre de faire sa campagne de réélection en patins à roulettes et croyez-moi, Washington-Chicago en patins à roulettes, c'est long. Mais il sera proche du peuple, c'est bien.

 

A noter que dans son discours, il a quand même réussi à placer qu'il a buté Oussama. Visiblement le plus grand accomplissement de son mandat.

 

gorrell-1.jpgVous l'aurez peut-être compris, après avoir attendu le vote des grecs pour le plan d'austérité on va attendre le vote du Congrès pour faire monter le plafond de la dette US. Hier le FMI et sa nouvelle patronne ont mis en garde le Gouvernement US, si ils ne trouvent pas une solution, une nouvelle crise pourrait commencer. Obama a demandé une copie personnelle du plan d'austérité de Papandreou, on ne sait jamais, ça peut servir...

 

La FDA a voté également hier et ils ont décidé de retirer l'autorisation de l'Avastin de Roche pour lutter contre le cancer du sein. Après plusieurs tergiversation et pas mal de temps dans les tribunaux, la FDA a décidé que l'efficacité du médicament pour ce type de cancer n'était pas suffisante et que les effets secondaires étaient trop importants. Ce n'est pas forcément l'avis de certains malades à voir les manifestations d'hier devant la FDA. En 2010 les ventes de l'Avastin ont représenté 6.46 milliards de francs suisses pour Roche. Un sixième de ces milliards représentent le traitement du cancer du sein.

 

Samsung attaque à nouveau Apple en justice. Ils estiment que la société de Steve Job a violé plusieurs patentes dans le cadre de l'iPhone et de l'iPad. Objectivement, quand on regarde le Samsung Galaxy, on se demande qui a copié qui. Le juge tranchera. News Corp a vendu MySpace pour 35 millions de dollars, MySpace avait été acheté il y 6 ans pour 580 millions de dollars... S&P a menacé de couper le rating des USA sur D à la place de AAA, si le plafond de la dette ne montait pas. C'est un peu comme si vous demandez un crédit à la banque et qu'elle vous dit qu'elle ne vous prêtera plus jamais d'argent si vous ne vous endettez pas plus... beaucoup plus...

 

Bank of America supprime 60 jobs de traders et de sales, Goldman vire 230 personnes à New York, mauvaise nouvelle pour le concessionnaire Porsche de Manhattan. Vodafone pourrait recevoir près de 5.5 milliards de dividendes avec sa participation de 45% dans Verizon. La confiance du consommateur britannique est en chute libre, comme un mois sur deux. Un des membres du board de la banque centrale australienne, Warwick McKibbin, pense que la Grèce est dans le wagon de tête d'une catastrophe ferroviaire fiscale à venir. Le plan d'austérité ne suffira pas et la garantie d'une crise de l'euro est proche de 100%. Comme quoi le vote d'hier aura bien avancé les choses...

 

Côté chiffres économiques, nous aurons les jobless claims, le Bloomberg Consumer Comfort Index, le Chicago PMI, les chiffres du gaz, le Fed Balance Sheet et le Money Supply. Pour le moment les futures américains sont en hausse de 0.2%. Ce matin, l'Europe va devoir confirmer son rebond magistral d'hier, ce qui risque de ne pas être simple. On va quand même garder un oeil sur le second vote de la Grèce, histoire de voir si les manifestants arrivent à brûler autre chose que le ministère des finances.

 

Voilà, c'est tout pour ce matin. Je vous rappelle que le marché américain sera fermé lundi prochain et que comme moi je ne serais pas là demain matin, on se retrouve soit lundi, soit mardi... Excellente fin de semaine et très bon week-end à vous tous !!!

 

Morningbull

 

"Today President Obama has released 30 million barrels of oil from the strategic petroleum reserve. He said it was in response to what he called a real emergency: his poll numbers." –Jay Leno

PDF : morningbull 30.6.2011.pdf.


 

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mercredi, 29 juin 2011

Second jour d'espoir et qu'est-ce qu'on fait si ils disent « NON » ???

 


 

Si ils disent non, c'est bien simple : « C'est quoi le texte ? - AAAAAAAAAAAAAAAAhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh.....

 

La Grèce, toujours la Grèce, encore la Grèce. Je le reconnais, et vous en conviendrez, le sujet commence à devenir lassant. Pourtant ce qui se passe là-bas tient les marchés financiers en otages, mais aussi en haleine. Tout à l'heure, vers 13h00, heure de chez nous, nous devrions avoir le résultat du vote du parlement grec et la confirmation comme quoi le plan d'austérité proposé par le premier ministre Papandreou est validé.

 

Il n'y a pas d'alternative. Pas de plan B. Un refus de cette proposition mettrais immédiatement le pays de l'Olympe dans une situation critique face aux remboursement de 2.4 milliards arrivant à échéance au début du mois de juillet. Le mot défaut serait donc employé à la probabilité de ce dernier se monterait à 99%. En revanche, en validant ce plan, le pays se verrait octroyer la nouvelle tranche de 12 milliards d'euros qui lui permettra de voir passer l'été et de se mettre sur les rails pour le versement du Bailout II pour un peu plus de 100 milliards.

 

matson.jpgMais tout cela, vous le savez déjà et je ne vous apprends rien. Non, la question que tout le monde se pose maintenant est de savoir comment le marché va prendre l'annonce. Il est plus qu'évident que si c'est un refus, il va falloir boucler les ceintures et se préparer à des secousses telluriques de grande envergure. Ce scénario étant plutôt improbable, il sera intéressant de voir comment les investisseurs vont réagir. Allons-nous vivre une réaction classique de « sell the news », avec pour argument le fait que nous sommes déjà montés depuis deux jours en « anticipation de la nouvelle », ou alors est-ce que, faisant fi de tous les lieux communs boursiers, nous allons nous embarquer dans un rallye qui nous permettrais de terminer ce semestre en terrain positif, comme si la Grèce était le seul et l'unique de nos problèmes économiques en ce bas monde.

 

Bien malin qui pourrait le dire, surtout qu'il ne suffit pas de le jouer à pile ou face, sachant qu'il y a une troisième hypothèse ; que le marché reste inchangé. Il y aussi une quatrième hypothèse, c'est que des centaines de milliers d'aliens envahissent la planète au même moment, ce qui rendrait bien sûr, l'intérêt de ce vote un peu secondaire. J'avoue que la quatrième proposition est peu probable, mais on ne sait jamais après ce que l'on a vécu depuis 1987 sur ces marchés, tout est possible.

 

La journée d'hier fût donc placée sous le signe de l'optimisme, l'Europe s'envolait, tirée par les bancaires qui se réjouissait déjà de l'annonce tout à l'heure. Enfin, en réalité les bancaires se réjouissaient surtout de ne pas avoir à subir la faillite de dette grecque et des autres en sympathie et surtout de ne pas avoir à prendre des « writedowns » extraordinaires sur leurs engagements dans les pays du PIIGS, faisant immédiatement passer Jérôme Kerviel et ses 5 milliards pour un élève de jardin d'enfant. Ensuite il y avait aussi les vieux parallèles qui ont la vie dure ; puisque NIKE a fait une trimestre d'enfer, pourquoi pas acheter Adidas qui font principalement le même matériel avec un logo différent. Le titre s'envolait de 4% en signe de soutien à la compagnie du « swoosh », sauf que NIKE allait faire beaucoup, beaucoup mieux à New York.

 

fun,humor,naik,nike-d1ec6cd2fd13353ad10544cabb8f39a3_m.jpgL'employeur de Roger Federer terminait la journée en hausse de 10%, ce n'est pas tous les jours qu'une entreprise qui vend des chaussures de sport et deux-trois autres accessoires, explose pareillement, en général il vaut mieux être une « techno » pour ce genre de hausse spectaculaire. Une « techno » ou un réseau social, puisqu'hier soir était la fin de « black out period »sur LinkedIn . Période qui interdit aux analystes de publier de la recherche sur une société qui vient d'être introduite en bourse. En revanche, dès le premier jour les 4 brokers qui avaient participé à la mise en bourse de LinkedIn se sont précipités dans le marché pour annoncer le second hold-up de la société depuis la mise en bourse de cette dernière. Les 4 mousquetaires : Morgan Stanley, UBS, JP Morgan et Merrill Lynch, sont tous les quatre arrivés sur le marché avec une belle unité et certainement une belle concertation, puisque les 4 ont un « BUY » sur le titre avec des objectifs entre 85$ et 92$.Tiger-Woods-Took-Nike-Slogan-Too-Seriously.jpg

 

Evidemment que chacun des analystes a été « briefé » en détail, le management leur a bien expliqué qu'ils avaient le choix entre plusieurs rating . Achat, Accumuler, Buy, Strong Buy, Kaufen, Top List, Champion du Monde ou encore Must Have. On voit donc clairement que ces gens-là ont une totale liberté de penser. Bon, en même temps, quand on sait que LinkedIn a le pouvoir de resserrer les liens entre les peuples, croître dans le domaine de la pub, guérir le cancer, concurrencer les fabricants de téléphones mobiles, lancer une voiture qui fonctionne aux déchets ménagers, comme dans retour vers le futur II, empêcher la guerre et la famine sur la planète et peut-être même sauver la dette souveraine en Europe et faire monter le plafond de la dette à Washington, effectivement on voit mal comment ne pas mettre un rating « Strong Buy » avec un target à 92$. Du coup, le titre qui valait 60 il n'y a pas plus de 10 jours terminait sa journée à 85$, en hausse de 12%.

 

Une chose est sûre avec LinkedIn on peut expérimenter toutes les sensations du base jump, du saut à l'élastique et de la chute libre sans jamais quitter son fauteuil. Il faut quand même dire qu'en un mois le titre est passé de 45$ (prix de l'émission) à 120 pour son premier jour de quotation – j'imagine d'ailleurs la tête du client qui a payé 120, quand l'analyste vient mettre un « BUY target 92$ » un mois plus tard - puis un long effritement jusqu'à 60$ en 3 semaines, avant de repartir à la hausse ces derniers jours. Enfin, tout ceci n'est que détails, ce qui est rassurant, c'est qu'il n'y a pas de bulle spéculative sur les titres « internet » américains. Sinon ça serait moche que l'on ait oublié mars 2000 (paix à l'âme de mes Xcelera personnelles, sans oublier mes Illinois Supraconductor, mes Lithium, Autoweb et mes Peapod.com...comme quoi on peut être stupide, ce n'est pas « Peapod » qui fallait acheter, mais iPod)...

 

En résumé, hier il fallait être une banque, un marchande de chaussures de sport ou un réseau social pour vivre une belle journée. Globalement le Dow Jones confirme son retour « au-dessus » des 12'000 et le S&P semble prêt à retenter la cassure des 1300, c'est la Grèce qui détient la clé.

 

Comme vous le voyez, hier on s'est bien préoccupé de le micro-économie, c'est assez rare ces derniers temps pour être signalé. Et mieux que ça, pendant que l'on s'occupait des actions, des chiffres économiques sont sortis plus faibles que prévu et nous sommes parvenus à jouer aux trois singes avec une classe extraordinaire. Rien vu, Rien dit, Rien entendu... Il y avait même un quatrième singe qui s'appelle : « Rien à foutre ». Les chiffres de la confiance du consommateur montrait que ledit consommateur a plus confiance en son chien qu'en l'économie US, que l'immobilier est toujours dans un état catastrophique et que le « double dip » du secteur se confirme, mais le marché s'en tape comme de sa première opération d'initié. Hier les bulls étaient au pouvoir et leur objectivité et somme toute discutable....

 

heller.jpgPuisque l'on se dit que si la Grèce dit ναι – prononcez : nè, tous les problèmes économiques de la planète vont disparaître comme par magie, il est inutile de vous dire que les intervenants se sont à nouveau rués sur le pétrole qui soudainement ne devrait plus souffrir des 60 millions de barils de l'EIA qui vont lui tomber sur la figure (contrairement à hier)... Le prix du WTI est à 92.86$, reprenant un peu d'air par rapport à sa zone psychologique des 90$ et donnant l'occasion aux stratèges de Goldman de rester un peu plus longtemps pour faire de la marche dans l'Himalaya, eux qui croyaient qu'ils allaient devoir revenir pour corriger leur objectif de prix, finalement les 130-150 sont peut-être encore dans les cartes... Le Brent est à 108.53$. L'or remonte également, se traitant à 1504$.

 

Pour ceux qui étaient au cinéma hier soir et qui ont éteint leur portable et n'ont pas regardé le télétext hier soir, Christine Lagarde a été élue pour remplacer Dominique « sex machine » Strauss-Kahn à la tête du FMI. Les chaises musicales dans le Gouvernement français peuvent commencer. On sait également que Madame Lagarde n'aura pas de téléphone portable, comme ça on est sûr qu'elle ne l'oubliera nulle part.

 

Dow Jones 12189 +1.21%

S&P500 1297 +1.29%

Nasdaq 2729 +1.53%

Londres 5767 +0.78%

Paris 3852 +1.46%

Francfort 7170 +0.88%

Tokyo 9746 +1.00%

Hong Kong 22144 +0.37%

Shanghai 2877 -0.45%

Sydney 4578 +1.22%

 

Ce matin l'Asie est hausse parce que : « On est optimiste pour le vote de la Grèce », comme dirait la presse. Bon, l'Asie est en hausse, sauf la Chine qui, depuis quelques temps prend un malin plaisir à faire systématiquement l'inverse de ce qui se passe sur le continent, à tel point que l'on commencer à se demander si ils ne font pas exprès.

 

Dans les nouvelles du jour et surtout dans celle qui faisait bouger le marché « after close » hier soir, il faudra noter l'annonce du deal que Bank of America s'apprête à signer avec 22 investisseurs qui tapaient sur la table, estimant avoir été « floués » par des produits liés aux hypothèques avant l'effondrement du subprime. La banque pourrait avoir trouvé un « settlement » qui la forcerait à payer la modique somme de 8.5 milliards de dollars pour faire taire une fois pour toute, ces 22 « super investisseurs » mécontents. Si jamais, ne cherchez pas, vous ne faites pas parties de ces 22 là... Néanmoins, la proximité de ce deal donnait des ailes au titre hier soir, il montait d'un peu plus de 2%. Une hausse de 2% pour une histoire qui va leur coûter 8.5 milliards, ça peut paraître incongru. Oui, mais les plaintes portaient sur 56 milliards, alors forcément, c'est plutôt une bonne nouvelle.

 

wright.jpgCertaines sociétés américaines qui sont passées maîtres dans l'art de la dissimulation fiscale sont en train de proposer un deal magistral. Prenons par exempls Cisco, qui a économisé 7 milliards d'impôts en créant une filiale en Suisse et en comptabilisant ses revenus chez nous, est en train de propose de rapatrier ces bénéfices aux USA, pour investir et créer des emplois. Moyennant bien sûr un petit arrangement fiscal..... qu'ils vont certainement obtenir... Hhhhhmmm, c'est beau la stratégie fiscale, toi tu te fais choper en faisant ça, c'est 5 ans de tôle dans la même cellule que 3 prisonniers de droit commun, mais eux c'est presque des héros. Google a validé son nouveau service qui s'appelle Google +, pour faire simple, c'est le Facebook de Google, reste à vous inscrire et continuer de gérer vos amis sur un réseau de plus. De nos jours ce qui est bien c'est que tu peux avoir plusieurs réseaux avec plein d'amis sans quitter ta chaise, il y a dix ans pour faire ça, il fallait sortir aller dans les bars et du coup on te traitait d'alcoolique. Mais attention, si vous avez 800 amis sur Facebook, que vous les connectez également sur LinkedIn et Google +, vous n'avez toujours que 800 amis, la multiplication ne fonctionne pas dans ce cas-là.

 

La nouvelle star montante de la finance de haut-vol, Carson Block, patron de Muddy Waters a tenté de rééditer le coup de Sino Forest (-86% en juin) et la firme qui se spécialise dans les opérations « short » s'est attaquée à Spreadtrum, autre société chinoise. Spreadtrum a ouvert en baisse de 34% sur les commentaires de Muddy Waters, mais cette fois la communauté financière s'est rebellée et a fait remonter le titre à quasiment inchangé. Carson Block continue de se faire des amis. Ce mercredi, en plus du vote de la Grèce, il y a Zinga qui devrait annoncer son IPO d'un milliard. Ou comment un ferme virtuelle sur Facebook peut lever un milliard...

 

Le Barron's pense que le plan pour sauver la dette grecque, plan mis en place par les français, est plus un cheval de Troie qu'autre chose et que ce plan favorise plus les banques impliquées que la Grèce elle-même. Un analyste américain estime que ce plan contient plus de trous que  « dans un fromage suisse ». Après ces belle image de la finance, le Barron's titre, à propos de Nike : « Just Buy it ! »...

 

Côté chiffres économiques, nous allons voir si ils ont plus d'impact ce mercrdi qu'hier. Il y aura les MBA Purchase Applications, les Pending Home Sales, et les chiffres du pétrole. Sans oublier les Farm-Prices en fin de journée. Et puis pour être parfaitement complet, pour ceux qui dormaient au début du commentaire, il y aura aussi LE VOTE DE LA GRECE...

 

Il me reste à vous souhaiter un très bon café et un très bon vote... En ce qui me concerne, je vous retrouve demain, à la même heure et au même endroit.

 

Morningbull

 

"According to reports, poor financial decisions with a Chicago brokerage firm cost Al-Qaida over $20 million in investments. Why are we risking the lives of our Navy SEALs? Send in Bernie Madoff. He will take care of these people. In five minutes they will be broke." –Jay Leno

 

PDF : Morningbull 29.6.2011.pdf.

 

 

 

 

 

 

 

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mardi, 28 juin 2011

En attendant « LE VOTE »

 

beeler.jpg

 

 

 

Plus rien d'autre n'a d'importance. Microsoft peut racheter Nokia ET Research In Motion, Google peut détruire Groupon à coup de nouvelles stratégie concurrentielle, Apple peut annoncer la sortie de l'iPhone 6 dès demain, sans passer par la case numéro et l'UBS peut fusionner avec le Crédit Suisse, peu importe tout le monde s'en fout tant que la Grèce n'a pas ENFIN finaliser son vote !!!

 

Finalement on en arrive gentiment à se moquer complètement du résultat, si on pouvait déjà parler d'autre chose dans nos lectures matinales, ça serait pas mal du tout. Je vous avoue que je commence à en avoir un tout petit peu raz-le-bol de ne parler que de ça. De plus c'est assez classique... Le jeudi le marché monte parce que les « investisseurs » sont positifs à propos du vote et du fait que Papandreou et ses amis vont trouver une solution pour faire délier les bourses du reste du monde. Vendredi, même histoire, mais soudainement on n'y croit un peu moins, on remet sur le tapis que la solution miracle n'existe pas et que même si la Grèce touche le pactole à l'Euromillion de ce soir, ça ne suffira pas. Alors le marché baisse. Et puis le lundi, finalement on se dit que NON, peut-être que l'on a exagéré et que les institutions qui « tente » de gérer l'Europe ne peuvent pas laisser partir l'Euro avec l'eau du bain et que, peut importe où, quand et comment, mais quelqu'un va payer. Du coup, l'excès de négativisme de vendredi est remplacé par une douce euphorie, similaire à celle de la séance de jeudi... Comme vous le voyez, c'est un carrousel qui tourne en rond, le grand cheval qui tire un carrosse avec un gros cochon avec une selle, suivit d'un éléphant rose, finissent toujours par repasser devant vous et rien ne change...

 

Que l'on se rassure, on n'en sait pas plus qu'avant, il n'y pas eu de déclarations fracassantes qui auraient pu changer la donne ou nous donner des preuves indiscutables comme quoi, c'est sûr Papandreou va ramasser la majorité au parlement, c'est même plutôt le contraire, pour le moment on lui donne une voix d'avance... sur 300 parlementaires, on ne peut pas dire que l'avance soit monumentale. Pourtant hier nous étions dans une douce euphorie estivale basée principalement sur des théories abracadabrantesques qui ne se posaient sur rien d'autres que des spéculations. Je vous le confirme ; aujourd'hui on n'en sait pas plus que jeudi, ni que vendredi et rien de plus que ce soir... Demain, lors du vote, peut-être qu'on en saura un peu plus, mais là encore, ce n'est pas parce que trois politiciens annoncent qu'ils sont d'accord pour que le peuple grecque se serre la ceinture (en même temps, eux ils s'en foutent, il ne vont pas se la serrer – la ceinture) que tout va changer et que des tonnes de billets de 200 Euros vont pleuvoir sur la ville d'Athènes...même si le plan mis en place par le Roi Sarkozy est louable, la sortie du tunnel est encore très très loin et le chemin semé d'embûches.

 

Mais bon, comme en ce moment nous naviguons à vue et que la visibilité est de quelques heures, on fait avec ce que l'on a. Et pour l'instant on n'a pas grand-chose à se mettre sous la dent, si ce n'est des chiffres économiques qui continuent de montrer que l'état psychologique du consommateur américain est proche de l'internement en hôpital psychiatrique, alors en attendant on spécule sur la Grèce, on commence à populariser la théorie comme quoi le prochain sur la liste est l'Italie, tout en gardant un oeil sur l'Espagne, mais entre-deux, l'état du marché qui est clairement sur-vendu continue de nous donner des soubresauts comme nous avons vécu hier, mais ceci dit, je suis archi-convaincu que les acheteurs d'hier on un horizon d'investissement qui réinvente chaque jour la notion de « court terme », la mettant bientôt en concurrence avec la notion de « flash trading ».

 

Du côté de l'Europe, on commence à se familiariser avec les problèmes de l'Italie et c'est peut-être une des raisons qui a empêché le marché d'être aussi euphorique que nos compères américains. Le fait que Moody's ait mis une douzaine de banques à Berlusconi sur sa liste de surveillance, n'est clairement pas un facteur de réassurance pour les italiens, surtout quand le dit Moody's vient régulièrement en rajouter une couche en disant que les banques italiennes vont avoir de la peine à trouver des capitaux si leur rating est trop bas, rating qui entre les mains de Moody's. En terme légaux on pourrait d'ailleurs assimiler ceci à du chantage, mais ceci est une autre histoire...On retiendra quand même que le rendement des obligations italiennes est passé au dessus de 5% hier, ce qui fait quand même vachement plus haut que les allemands..... Et puis, mis à par le vote des grecs, il faut aussi noter un autre problème qui se pointe ; les Outflows.... Oui, les clients des banques grecques commencent à retirer leur argent des banques et à le planquer ailleurs, si ce n'est pas en Suisse, c'est au fond du jardin. A ce jour, les retraits se montent à 8% de la masse détenue dans les banques du pays... Inutile de vous expliquer ce qui se passerait si les banques se retrouvaient avec plus rien dans leurs coffres... Inutile de vous dire que la fonction des banques dans l'économie du pays serait quelque peu compromise... l'économie avec d'ailleurs...

 

L'Europe a donc passé une journée tranquille, même si le rebond aurait pu être un peu plus dynamique, on va se contenter de ce qu'on a et se satisfaire de cette journée de hausse en espèrant que ça suffira pour tenir jusqu'au vote des grecs.

 

darkow.jpgEn revanche les américains se sont lâché et on aimé encore plus la théorie comme quoi tout va mieux en Grèce. Eux non plus n'en savent pas plus que nous, mais hier ils étaient vachement motivé pour effacer le vendredi pourri que nous avions vécu. Le shopping se concentrait sur Microsoft, qui doit lancer sa nouvelle version d'Office disponible sur le net sans les bugs (non, je plaisante, sur le net, mais pas sans les bugs, sinon Microsoft ne serait plus Microsoft), Amazon.com bénéficiait d'une recommandation de Morgan Stanley et Bank of America a été qualifiée de sous-évaluée par un analyste, permettant à la bancaire de remonter de 3% et de tirer le secteur avec elle. De plus, avec la fin du mois qui approche et qui coïncide avec la fin du semestre, les théories habituelles refont surface. A voir les niveaux de cash disponibles, il va bien falloir en faire quelque chose de ce cash, donc on commence à parler de « window dressing » pour la fin du mois et que les « investisseurs » vont DEVOIR faire leur job, à savoir : investir...

 

Tout ça pour vous dire que le Dow Jones est revenu au dessus des 12'000. D'ailleurs si à chaque fois que le Dow Jones avait passé la barre des 12'000 dans un sens ou dans l'autre on avait donné un milliards aux Grecs, ça fait bien longtemps que cette crise serait résolue.

 

Et puis il y a les commodities. Il y a quelques temps, un groupe d'analystes de chez Goldman qui aiment mettre ensemble leurs compétences, comme ça y en a plus (de compétences), on annoncé une correction massive sur les commodities. Trois semaines plus tard, alors que leurs prévisions s'étaient réalisées, probablement grâce à l'aide massive des desks de trading du même Goldman Sachs, les X-Men aux super-pouvoir divinatoire sont revenus pour nous dire que la correction était finie et qu'il fallait racheter... Pendant un bref instant, ça a marché, surtout pour le pétrole et puis depuis quelques jours, plus du tout... Le pétrole baisse, entraînant avec lui les commodities et les indices qui y sont reliés, puisque la plupart sont « lourdement » pondérés en or noir... Serait-ce la deuxième vague de la correction des commodities ? Alors que nous pensions que le baril ne pourrait plus JAMAIS aller à 50$, serions-nous sur le chemin d'une nouvelle ère ? Le pétrole bon marché ? En tous les cas, depuis que l'EIA a décidé d'arroser le marché avec ses réserves stratégiques, le bidon d'essence à mal aux pattes et certains se demandent déjà si les Gouvernements ne sont pas en train de lancer un QE3 déguisé... Eh oui, si tu ne peux plus soutenir le marché en injectant du pognon dedans, tu n'as qu'a faire baisser les prix des biens de consommation pour soulager le consommateur.... CQFD.. Avec la munition nécessaire, ça devrait le faire...

 

Donc le pétrole baisse, il est au plus bas depuis 4 mois. Le WTI est à 90.91$ et le Brent à 106.33$. Même l'or s'effrite ou plutôt fond.. Hier il est même passé sous les 1500$, ce matin il s'accroche au bord de la falaise à 1500 et 60 cents... On dirait qu'il se passe un truc du côté des matières premières. Si un jour les commodities s'effondrent, vous ne direz pas que je ne vous l'ai pas dit.. Pour moi c'est toujours la prochaine bulle qui va exploser et quand elle va exploser, je ne veux pas être là pour le nettoyage...

 

Dow Jones 12044 +0.91%

S&P500 1280 +0.92%

Nasdaq 2688 +1.33%

Londres 5722 +0.43%

Paris 3797 +0.31%

Francfort 7108 -0.19%

Tokyo 9682 +1.08%

Hong Kong 22029 -0.06%

Shanghai 2873 -0.59%

Sydney 4521 +0.16%

 

Ce matin en Asie, le Japon est en hausse, alors que le reste n'est nulle part. Le premier ministre japonais a confirmé qu'il était près à démissionner de son porte pour la fin du mois d'août, après le budget. Pour ceux qui ont raté les épisodes précédents, je précise que Premier Ministre Japonais c'est le métier avec la durée de carrière la plus courte, juste après « entraîneur du FC Sion ». Pendant ce temps, Panasonic vire 10'000 personnes chez Sanyo et le secteur bancaire est en forme dans la région, parce qu'il paraît que l'on est confiant sur l'avenir de la Grèce, en tous les cas pour les 3 prochaines heures.

 

Et puis aux USA durant les « afters », il faudra retenir deux noms : Accenture et Nike. La première parce que dès le 5 juillet, elle va intégrer le S&P500 à la place de Marshall & Isley qui finit de se faire digérer par la Banque de Montréal. Donc qui dit entrée dans les membres de l'indice, dit  que les gestions indicés doivent acheter de l'Accenture pour être cohérent avec leur stratégie. Et puis l'autre, c'est NIKE.. On ne présente plus le fabricant d'articles de sport qui ont publié des chiffres nettement au-dessus des attentes. Les ventes sont en forte hausse aux USA, mais également en Chine et quand on sait qu'en Chine ils ont aussi deux pieds, ça en fait des baskets. De plus la compagnie de Beaverton a bénéficié des effets de change qui ont « boosté » leurs ventes. Le titre sautillait de joie, une joie de l'ordre de 5%. De quoi faire plaisir à Carolyn Davidson qui conçu le logo en 1971 pour 35$.... (ça c'est pour la culture générale).

 

gorrell.jpgLehman (ou ce qu'il en reste) sont d'accord pour vendre une partie de leur immeuble au numéro 200 de la 5th avenue. Le montant est de 700 millions de dollars et l'acheteur est un fonds immobilier géré par JP Morgan. Stanley Black & Decker s'offre le suédois Niscayah Group pour 7.6 milliards de couronnes ou 1.2 milliards de dollars. L'équipe de Baseball de Los Angeles, le Dodgers, sont en Chapter 11 alors que la Major League n'a pas réussi à se mettre d'accord avec News Corp pour les droits de diffusion des matchs. Goldman Sachs devrait licencier 1'000 personnes pour les remplacer par 1'000 autres, mais à Singapour, afin de réduire les coûts. La prochaine étape pour Goldman c'est d'engager des enfants de moins de dix ans pour faire le boulot, c'est encore moins cher...

 

Le Président Obama cherche a augmenter les recettes fiscales de 600 milliards en ajoutant de nouvelles taxes et en supprimant les subsides aux sociétés. Il espère ainsi rendre son budget plus équilibré et permettre ainsi de monter enfin ce plafond de la dette avant le 2 août. Date butoir qui pourrait, si le plafond ne monte pas, voir la dette américaine perdre son triple A.

 

Aujourd'hui nous aurons les ventes des grands-magasins, le Redbook, le S&P Case Shiller, le Consumer Confidence et le State Street Confidence Index.Aucun de ces chiffres ne devrait générer une euphorie générale, bien au contraire. Pour le moment les futures américains sont en hausse de 0.03%. Whaou.. Avec sa hausse homéopathique de la veille, l'Europe pourrait rattraper un peu le retard, mais en même temps comme hier nous sommes montés et que depuis quelques temps on est incapables de faire deux jours de suite la même chose... C'est pas de bonne augure...

 

Mais je vous le rappelle nous sommes suspendus au vote de la Grèce. En attendant, je vous souhaite une excellente journée, un bon café et n'oubliez pas de vous hydrater, car il paraît qu'il va faire chaud aujourd'hui...

 

En ce qui me concerne, je vous retrouve demain pour de nouvelles aventures qui malheureusement ne seront pas très différentes de celle de ce matin...

 

Morningbull

 

Today, basically, on Wall Street, the big money is made by taking risks.

 

Bernard Madoff

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lundi, 27 juin 2011

Nouvelle semaine, vieilles histoires.

 

 

darkow.jpg

 

 

 

La semaine à venir va marquer la fin du premier semestre de cette année 2011. Même s'il s'en est passé des choses depuis le premier janvier, on a quand même un peu l'impression que nous ne sommes pas plus avancés qu'il y a six mois. En tous les cas, depuis quelques semaines, le scénario est toujours le même et on a l'air incapables de se sortir de cette spirale déprimante qu'est la problématique de la dette souveraine.

 

Pour l'instant, l'image principale reste bien évidemment la Grèce. La Grèce qui était l'articulation centrale de la semaine passée et qui, sans surprise le sera également dans les jours à venir, puisque le pays doit voter « l'acceptation » du plan d'austérité. Comme s'ils avaient le choix.

 

En attendant, les investisseurs vivent leurs journées en fonctions des nouvelles qui sont liées de près ou de loin à cette crise qui dure et qui met les nerfs à rude épreuve. Jeudi nous étions euphoriques car la Grèce avait le premier pas vers l'acceptation du plan d'austérité en renouvelant la « confiance » à son premier ministre, mais dès vendredi matin, tout était oublié et puisque nous avions un peu de temps devant nous, nous avons commencé à se poser des questions sur les « autres pays », car contrairement à ce que l'on veut nous faire croire, la Grèce n'est de loin pas le seul problème de l'Europe. Non, la Grèce, si elle n'est pas sauvée ne sera que le déclencheur d'une réaction en chaîne qui pourrait mettre la belle Union Européenne sur les genoux.

 

Vendredi, les intervenants saisissaient l'occasion de montrer leur préoccupation sur les « autres pays de la dette ». L'Italie, l'Espagne et le Portugal étant en première ligne. Et qui dit problème d'endettement, dit problème financier, qui dit problème financier dit : on attaque les banques. C'est par ce biais-là que le marché a exprimé ses inquiétudes. Pendant un moment le secteur bancaire italien a même été « stop trading ». Durant ces quelques minutes la volatilité sur l'ensemble des bancaires milanaises a été telle que l'on a préféré suspendre tout ce beau monde. Difficile de mettre une raison sur cette soudaine panique, mais on s'autorise à penser, dans les milieux autorisés que des rumeurs circulaient comme quoi les banques italiennes ne passeraient pas les « stress tests » prévu au mois de juillet. Loin de moi le fait de penser que cette éventualité soit impossible, mais la rumeur est peut-être apparue un peu tôt dans le marché pour être crédible. Toujours est-il que les nerfs des intervenants sont à fleur de peau et qu'il ne faut pas trop les pousser dans leurs derniers retranchements.

 

Une chose est sûre, si toute cette histoire tourne mal, les banques vont en prendre pour leur grade. Les traders l'ont bien compris et à la première occasion ou à la première rumeur, tout le monde se jette sur les banques pour leur faire la peau. Et puis la sanction qui a été infligée à JP Morgan (154 millions de dollars) pour avoir « participé au braquage des subprimes » n'a pas aidé, sans compter le liquidateur de l'affaire Madoff qui a triplé ses demandes à JP Morgan (encore), passant à près de 19 milliards, mettant carrément la banque sur le même banc des accusés que Madoff lui-même.

 

Tout ceci n'aide pas à trouver la sérénité, vous en conviendrez. Le secteur bancaire qui se retrouve dans la ligne de mire. La dette souveraine qui reste une angoisse palpable, le fait que l'on sache avec de plus en plus de certitude que l'on ne va pas sortir de cette crise d'un coup de baguette magique de plus, la fin du mois et du « Quantitative Easing 2 » n'aident pas les investisseurs à trouver la paix de l'esprit, surtout à l'approche du week-end.

 

lester.jpgLe marché n'avait donc pas d'autre choix vendredi passé. Il devait terminer dans le rouge. Personne n'avait ni le courage, ni l'envie de s'engager plus que de raison pour passer les deux jours du week-end, sachant que les grecs et les autres sont prêts à nous faire un « truc » à tout moment. Les intervenants ont donc limité les risques et réduit l'exposition des portefeuilles, entraînant les principaux indices dans une nouvelle semaine de baisse consécutive. Le Dow Jones terminant pour le troisième jour de suite en terrain négatif.

 

Franchement, quand je regarde en arrière et fais le bilan de ces dernières semaines, rien n'a changé, en tous les cas ; pas grand-chose. On se pose toujours les mêmes questions, sans pour autant trouver les réponses. On veut se faire croire que si l'on trouve une « solution » à la Grèce, tout ira mieux, tout en sachant pertinemment, au fond de nous-même, que ce n'est de loin pas fini car dans PIIGS, il n'y a pas qu'un seul « G », il y a aussi les autres lettres, sans compter ceux qui se cachent derrière cette acronyme et qui pourrait ne pas être en meilleure santé.

 

On se retrouve donc avec les mêmes questions que nous nous posions au début du mois de mai et comme nous ne trouvons pas les réponses et que l'incertitude continue de peser sur les frêles épaules des investisseurs, il nous faut nous attendre à une volatilité qui pourrait augmenter encore, d'autant plus que les volumes semblent fondre comme neige au soleil avec les vacances qui approchent. J'ai bien peur que l'été ne soit qu'une pâle copie de ce que nous avons vécu durant le printemps, en plus chaud.

 

On retiendra tout de même que le salon du Bourget aura été le salon de tous les records pour le monde de l'aéronautique, mais que ça n'aura pas suffit pour sauver les marchés financiers. En revanche, il semble beaucoup plus simple de trouver le financement pour acheter des avions, que pour sauver l'économie. Les montants sont inférieurs, ok, mais quand on les mets bout à bout, ça fait vite des montants conséquents. On notera aussi que les chiffres d'Oracle étaient bons, mais que les ventes n'étaient pas aussi bonnes que prévu, le titre terminait donc en baisse de 4%, imprimant un message clair à l'adresse des investisseurs pour la saison des résultats qui commence « pour de vrai » dans deux semaines : « des bons résultats ne seront pas suffisants. Uniquement des résultats PARFAIT seront acceptables ».... On l'a d'ailleurs vu avec les chiffres de Micron qui eux, ont déçu, le titre a plongé de 14% durant la séance, la punition aura été exemplaire.

 

Et puis, comme rien ne va. Comme la dépression nous guette et que l'économie est au bord du gouffre, puisque de moins en moins « d'experts » sont convaincus que c'est seulement un « ralentissement », l'indicateur de santé du marché n'a pas eu d'autre choix que de s'effriter.. En effet, Monsieur Baril s'enfonce gentiment en direction de la barre psychologique des 90$. Ex-résistance, devenue support, puis résistance et support à nouveau, l'or noir va faire face à un test important durant la semaine à venir. Va-t'on tenir ou pas ? Toujours est-il que les grands prédicateurs du marché qui nous promettait un baril à 130$ « au moins », il y a encore quelques semaines, ne sont pas encore revenus pour nous donner un update sur leur incompétence momentanée... Ils sont probablement partis en vacances et on verra ça en octobre... Il y a bien les stratèges du Crédit Suisse qui nous promettent un gallon 20% plus bas d'ici pas longtemps, mais c'est à peu près tout..

 

heller.jpgDorénavant nous allons devoir nous poser la question suivante : Est-ce mieux d'avoir un baril qui s'effondre pour donner un peu d'air au consommateur tout en donnant une mauvaise image de la santé économique ? Ou bien est-ce mieux l'inverse ??? Je le reconnais, il n'est pas facile de choisir un camp. En même temps, nous en Suisse on s'en fout, parce que si le pétrole monte, le prix de l'essence monte et si le pétrole baisse, le prix de l'essence NE BAISSE PAS. L'essence suisse, c'est le meilleur des produits structurés du monde. Ce matin le baril est à 90.60$ sur le WTI et à 104.30$ sur le Brent. L'or s'est brutalement effondré vendredi soir, probablement à cause des errances du dollars et ce matin le métal jaune est sur le bas de son canal dans lequel ils coincé depuis un moment. Les 1500 ont intérêt à tenir... nous sommes à 1502.60$ ce matin.

 

Dow Jones 11935 -0.96%

S&P500 1268 -1.17%

Nasdaq 2653 -1.26%

Londres 5698 +0.41%

Paris 3785 -0.08%

Francfort 7121 -0.39%

Tokyo 9595 -0.86%

Hong Kong 22001 -0.77%

Shanghai 2887 +0.35%

Sydney 4510 -1.20%

 

Ce matin, l'Asie est dans le rouge avec le même état d'esprit qu'avaient les européens et les américains vendredi. Les mêmes préoccupations et le même théories sur la crise financière en Europe. Le Premier Ministre chinois a déclaré qu'il serait difficile, voir impossible de garder l'inflation chinoise sous les 4% en 2011, en revanche la barrière des 5% devrait un niveau qui est gérable. Et puis en Australie, on reparle de Foster, puisque les actionnaires de SABMiller, qui ont fait une offre de 10 milliards la semaine passée, ne sont pas contents de la décision du management et ne voient pas l'intérêt d'un tel rachat, mettant du même coup l'avenir de ce projet entre parenthèses.

 

Mais peu importe, les deux nouvelles de ce matin, sont encore une fois liées à l'Europe et au monde de la finance. Tout d'abord on a appris qu'un consortium de banques et d'assurances françaises, mené par une banque que je n'ai pas le droit de citer ici, sont arrivés avec une proposition sur le sauvetage de la Grèce. Les membres de ce groupe se sont engagés à acheter une éventuelle nouvelle émissions obligataire grecque à des conditions spéciales avec des coupons éventuellement liés au GDP. Bien que le plan semble encore un peu jeune pour être mis en place demain, c'est la première ébauche un peu concrète qui pourrait éventuellement permettre un début de déblocage de la situation. Reste à voir si ce plan est accepté par l'Europe et si l'on peut envisager de le mettre en place pour l'Irlande, le Portugal, l'Espagne et l'Italie ensuite...

 

stahler.jpgEt puis l'autre nouvelle, c'est le retour des discussions de Bâle. Vous avez les banques centrales. Vous avez le FMI. Même des fois vous avez la banque mondiale. Mais maintenant, the place to be et le meilleur endroit où il faut être invité pour être certain que « vous êtes quelqu'un qui compte dans le monde merveilleux de la finance mondiale », c'est le Comité de Bâle. 56 membres de banques centrales qui se réunissent pour s'autoriser des trucs. Ce week-end ils ont fait la fête tous ensemble et en sont ressortis avec les convictions suivantes :

 

  1. il faut monter les taux pour éviter une nouvelle crise économico-financière

  2. il faudrait que les principales banques du monde augmentent leurs réserves de capitaux propres de l'ordre de 2.5%

 

Et à partir de ce matin, ils vont prendre leur bâton de pèlerin pour aller prêcher la bonne parole dans leurs pays respectifs.

 

Avec le thème de la Grèce, on retiendra également la petite phrase prononcée ce week-end par le ministre des finances allemand, Monsieur Wolfgang Schäuble, qui déclare qu'ils feront tout ce qu'il faut pour sauver la Grèce, l'Euro et l'Europe, mais qu'il fallait aussi se préparer au pire, si ce dernier devait se produire et le pire en Europe, je vous le rappelle, c'est quand la police sera allemande, les cuisiniers anglais, les mécaniciens français, les amants suisses et le tout organisés par les italiens... Ceci dit, le ministre l'a dit, il faut se préparer au pire.

 

George Soros estime que la mise en place d'un système qui permettra aux pays européens les plus faibles économiquement de sortir de l'Euro semble de plus en plus inévitable.

 

Le Barron's est bullish sur Bed Bath & Beyond et estime que la compagnie sous-évaluée. Même chose à propos de Direct TV qui pourrait bien grimper de 25% selon le journal dominical. Leur article principal du week-end est consacré au secteur de la défense et aux implications du retrait d'Irak et d'Afghanistan de l'armée US. Qui va en payer les coûts et qui va bénéficier de la croissance des autres armées dans le monde. Northrop, UTX et Lockheed sont bien placé mais il y a aussi les viennent-ensuite en Asie.

 

La semaine à venir sera placée sous le signe de la vigueur du consommateur. La plupart des chiffres économiques que nous aurons, devraient nous permettre de voir si le carburant principal de l'économie US est encore en état de donner de l'espoir ou pas. On commence d'entrée avec le Personal Income, le Consumer Spending et le CORE PCE Price Index. Puis demain nous aurons le Consumer Confidence. Ce matin les futures américains sont en baisse de 0.17%, pour ce que peut vouloir dire.

 

Pour la suite des évènements, j'ai bien peur que les jours à venir soit des clones des séances de ces dernières semaines. Même si la Grèce accepte son plan s'austérité et que l'on trouve un moyen de les financer, ceci ne fera que déplacer le problème ailleurs sur le continent. Définitivement, il semble que cet été, il va falloir bosser un peu plus que d'habitude... et en ce qui concerne le « rallye d'été », rien n'est moins sûr pour le moment, la seule bonne nouvelle c'est que le niveau de négativisme est très très élevé...

 

Il me reste à vous souhaiter un excellent début de semaine, un bon lundi, un bon café et on se retrouve demain à la même heure et au même endroit !!!

 

Morningbull

 

"According to new polls, 66 percent of Americans believe the country is headed in the wrong direction. But the good news is, gas is so expensive and traffic is so bad that we won't get there for a long time." –Jay Leno

 

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vendredi, 24 juin 2011

Dis papa, c'est quoi un « grand huit » ???

 

 

beeler.jpg

 

 

 

 

Un grand huit, c'est un peu comme la bourse, une fois en haut, une fois en bas, tu sais pas trop où tu vas. Ça secoue, ça monte et ça descend, des fois ça descend et tu ne t'y attends pas et des fois ça monte et tu ne t'y attends pas non plus... Des fois tu as envie de vomir tellement ça descend vite, mais finalement ça rigole quand tu remontes, même si jusqu'au dernier moment tu pensais que tu allais mourir... Et puis à la fin t'es assez content que ça s'arrête, pourtant à la première occasion, tu remontes dedans...

 

Et oui, c'est un peu comme ça que l'on peut résumer la journée. Pourtant hier il y avait tout ce qu'il faut pour que la journée soit nommée « une journée en enfer »... (Yipikaï !, comme dirait John McLane). Tout avait commencé au fur et à mesure que le soleil se levait sur les places de bourses au travers de la planète. Tout d'abord l'Asie commençait par digérer le discours timoré de Bernanke. Et force est de constater que mercredi soir le discours semblait timide et peu convaincant, mais plus on le relisait, plus on avait l'impression qu'il ne savait rien et qui n'allait surtout plus offrir aucun soutien au marché. C'est surtout cet état de fait qui fichait la trouille aux asiatiques et puis à nous les « européens » ensuite. Après un long profilage du discours par des experts en psychiatrie, il fallait bien se rendre à l'évidence, les paroles de Bernanke allaient pousser les investisseurs à faire appel à l'article 22 : « démerde-toi comme tu peux ».

 

L'Asie partait donc au Sud, les nouvelles d'un « léger ralentissement de l'économie chinoise » n'aidant pas forcément à trouver la forcer de nager à contre-courant. Puis dès l'ouverture de l'Europe, un troupeau d'ours sauvages et déchaînés se lâchaient sur les indices. L'impact de la FED d'abord puis, presque immédiatement après, les intervenants se sont soudain souvenus que la Grèce existait et que leur problème était loin d'être réglé, même si l'on avait « oublié » d'en parler pendant 48 heures..

 

L'angoisse et le fait de devoir attendre encore près d'une semaine pour savoir si le second « vote CAPITAL » pour Papandreou ne simplifiaient pas la tâche aux intervenants qui voulaient trouver la sérénité. Pour faire bon poids bonne mesure on s'est également attaqué aux autres Grèces de l'Europe, puisque les rendements des obligations Portugaises et Irlandaises passaient directement dans la stratosphère, alors que ceux de la Grèce étaient déjà dans l'infini et au-delà...

 

sack-1.jpgLe ton était donné en Europe, la journée serait « BAD » comme disait Michael. Là-dessus il fallait également en remettre une couche, puisque du côté micro, il y avait aussi de quoi se faire peur. Tout d'abord avec Bayer qui se faisait exploser, coûtant au passage un maximum de points au DAX et le mettant au tapis pour le compte. En effet, Pfizer et Bristol Myers ont annoncé qu'un de leur médicaments avaient des résultats positifs en phase de test. Positifs comme dans « plus positifs que ceux du médicament concurrent qui est en développement chez Bayer ». Conséquence : Pouf Bayer ! Dans les choux.. en recul de 5.44%. Pendant ce temps STM Micro se faisait laminer également, car il semblerait que dans le cadre de leur joint-venture avec Sony-Ericsson (vous savez les gars qui faisaient des téléphones mobiles – comment ? Ils en font encore ?? - ah bon. Désolé), la baisse de la demande fait que ce sera plus long pour trouver la profitabilité. Plus long comme dans « jamais » ???

 

Après les angoisses sur Nokia il y a quelques semaines, la mort annoncée du BlackBerry depuis quelques jours, on se demande qui va bien pouvoir aller acheter un SonyEricsson, mis à part pour avoir une console de jeux portable pour s'occuper à jouer à Duke Nukem Forever pendant les meetings et pour se rappeler quand on était jeune... Il faut reconnaître qu'en ce moment il ne fait pas bon fabriquer des téléphones portables, à moins de s'appeler Samsung ou Apple.

 

Alors que l'Europe était donc en train de creuser sa tombe, l'EIA venait à la tribune pour arroser le marché de pétrole. En effet, les pays vont taper dans les réserves stratégiques pour essayer compenser le pétrole libyen qui n'est plus produit parce que l'OTAN s'entraîne dans la région. L'EIA va débloquer 60 millions de baril pour essayer de compenser les 132 millions qui n'ont pas été produits depuis le mois de mai. En même temps, on ne l'a pas beaucoup ressentit sur le prix du brut, puisque depuis que la Libye produit « moins », le pétrole a perdu 15%.

 

J'avoue que ne comprends pas bien le mécanisme. On veut inonder le marché de pétrole « pour compenser un manque » alors que le prix baisse... Il y a un truc qui m'échappe. Début mai pétrole à 112$, la Libye ferme les robinets, le 22 juin le baril se traite à 94$ et on veut « compenser ».. Euh compenser quoi ???

 

Bref, l'annonce de l'EIA a moyennement fait plaisir aux traders d'or noir, puisque le prix du baril WTI est passé instantanément de 94$ et des poussières à 91.02$. Ouch ! Ce matin, ça se reprend un poil et le WTI est à 92.18$ alors que le Brent est à 108$.

 

L'annonce de l'EIA a complètement perturbé les intervenants. Au moment de l'annonce les USA avaient déjà pris le même chemin que le reste du monde, à savoir le grand-sud, laissant présager d'une séance qui pouvait être apocalyptique. Et puis tout à coup, l'effondrement du baril provoquait un séisme psychologique chez les traders qui se trouvaient devant le dilemme suivant :

 

a) le pétrole baisse et du coup, comme c'est moins cher, Mister Consommateur peut recommencer à consommer plus et enfin acheter un iPad pour son chien, ce qui est positif pour l'économie et in-extenso les indices boursiers américains, impliquant un retour immédiat des Bulls dans le marché

 

b) Le pétrole baisse et comme le pétrole est un indicateur de bonne santé pour l'économie US, c'est un déception et qui dit déception dit : ressortez vos t-shirts « Nouriel Roubini is God » et préparez-vous à vous jeter depuis le pont de Brooklyn.

 

Mais hier soir le Dieu de la bourse avait des cornes et une longue queue pour chasser les mouches, ce qui fait que le marché US entamait alors sa longue remontée vers des terres plus hospitalières. Alors qu'il progressait vers les sommets enneigés des marchés haussiers, la rumeurs se propageait comme une trainée de poudre : « La Grèce a trouvé un accord avec l'Europe et le FMI !!! » - Il est né le divin enfant, chantez hautbois, résonnez musettes !!! Alleluia...

 

allie-1.jpgDu coup, c'était l'injection de nitro dans les moteurs et les indices US repartaient à l'assaut de la couleur verte. L'annonce était pourtant trop tardive pour permettre à la triplette magique (Dow-S&P500-Nasdaq ) de terminer en hausse, seul le Nasdaq y parvenait alors qu'Apple reprenait les rênes après des semaines de disette boursière. Au final le Dow Jones termine en baisse de 0.5%, le S&P500 de 0.29% et le Nasdaq gagne 0.66%. Ce n'est pas extraordinaire mais à voir la tronche des marchés à l'heure de l'ouverture de New York, on n'est pas passés loin de la correctionnelle. Malheureusement l'Europe n'aura pas bénéficié de l'annonce tardive de la Grèce, mais on compte sur elle (l'Europe) pour se rattraper ce matin.

 

En ce qui concerne le dernier rempart de la confiance de l'investisseur, l'or, on a assisté à ce que la presse matinale qualifiait de « Sell-off ». En effet le métal jaune a perdu 25$ durant la séance. Bon, en même temps sur un truc qui en vaut 1523, je pense que l'on ne peut tout même pas parler de ventes panique... A la fin l'or est toujours collé entre 1500 et 1550$, ennuyeux à souhait.

 

Voici donc où nous en sommes ce matin :

 

Le Dow Jones est à1250, le S&P500 sèche toujours sur ses 1300 et termine la séance à 1284 et le Nasdaq est à 2687 points. La journée aura coûté cher aux européennes, Londres reculait de 1.71%, Paris de 2.16%, Francfort de 1.77%, pendant que les italiens et les espagnols plongeaient tout deux de plus de 2.7% en signe de solidarité avec la Grèce.

 

Ce matin l'Asie est placée sous le signe de la joie et de la bonne humeur, Tokyo avance de 0.36%, Hong Kong de 1.31%, Shanghai de 1.55% e Sydney de 0.10%.

 

Pour les nouvelles du jour, la plus importante, c'est donc celle-ci, publiée ce matin dans la Tribune.fr. Et non, je n'ai pas fait de faute de frappe, c'est du copié collé. Première page de la Tribune.fr, premier article, le plus lu du moment :

 

« La Grève trouve un accord avec l'Europe et le FMI »

 

Youpie.. C'est vrai que sur un clavier ce foutu « c » est juste à côté du « v », c'est pas simple. Peu importe vous aurez tous corrigé la coquille, mais ça fait plaisir de voir que je ne suis pas le seul à faire des fautes de frappe. Bref, la Grèce est donc sauvée – momentanément. Le plan d'austérité semble validé par l'Europe, ils vont donc commencer à taxer de plus en plus et même les plus pauvres. Puis remonter les taxes sur le fioul et créer un impôt de solidarité sur le revenu entre 1 et 5%. Peut-être que ces accords vont permettre aux banques européennes de remonter un peu, elles qui se sont faites humilier depuis quelques semaines...

 

Mais gardez l'antenne, les aventures de Zorba le grec ne vont probablement pas s'arrêter avec cet épisode... Sans compter qu'il y a également la sortie prévue de « vengeance à Lisbonne », puis ensuite « angoisse à Dublin », sans oublier que « panique à Madrid » et « Mamma Mia à Rome » sont en pré-production.

 

Oracle a publié des résultats qui sont meilleurs que prévus, en hausse de 13% sur une année. En revanche ils ont constaté un déclin dans les ventes de « hardware ». Comme en ce moment on est accroc à la perfection, ça n'a pas plus aux intervenants qui ont envoyé Oracle 4% plus bas après la clôture. Le CEO de NetFlix – un de titres les plus sur-évalué du marché – va rejoindre le board de Facebook, l'IPO à venir la plus sur-évaluée. Qui se ressemble s'assemble. Le CEO de Google est de plus en plus mis sous pression pour aller témoigner devant une commission du Sénat à propos de la position dominante de Google. Monsieur Page ne veut pas y aller et préfèrerait que ce soit son « CLO » qui y aille à sa place (CLO pour Chief Legal Officer, traduisez par avocat à la botte de Google ). Le Sénat menace déjà de lui envoyer une citation à comparaître... Google est en train d'entrer dans la zone que Microsoft a connu à une époque, soit la ZONE « tu deviens trop gros, trop fort et trop riche, mais comme nous, les politiques, on n'a rien vu venir, maintenant on va te casser »... Depuis cette époque Microsoft est devenue un « VALUE PLAY ».. Adieu la belle histoire de la croissance sans fin.

 

Retenons également que les négociations sur le plafond de la dette américaine ont encore échoué et que la date fatidique du 2 août, agendée pour une éventuelle disparition du triple A mythique se rapproche de plus en plus. Une nouvelle indispensable publiée ce matin : « La Russie pourrait être victime des mêmes problèmes que les Grecs, si ils ne font rien d'ici.... 2030 »... ça j'adore. On n'est pas capable de dire si il fera soleil ou pluie jeudi prochain. Incapables de savoir ou sera le marché dans 3 heures et encore moins capable de savoir si l'Euro existera encore dans 3 semaines et l'autre il nous fait des prédictions pour 2030. Moi je vous le dit, en 3047, le Dow Jones sera au dessus des 13'000... Notez-le.

 

Ce matin, le Barron's aime Endesa et pense que c'est une des seule du groupe des « utilities » à avoir de la croissance. Ils préviennent également les investisseurs à propos du secteur du solaire qui pourrait vivre un second semestre difficile. Et puis à propos de la mise en vente des réserves stratégiques pétrole, ce matin un blogueur s'est amusé à faire un calcul à deux balles en supposant que la mise en vente des ces barils fasse baisser le pétrole de 5%, et en tenant compte des consommation moyenne par habitant (voiture + chauffage), le résultat offrirait quelque chose comme 250$ d'économie pour Mister Joe American ... un demi iPad.

 

Côté chiffres économiques, nous aurons les Durable Goods, le GDP (dont on se fout de plus en plus) et les Corporate Profits. Pour le moment, les futures américains sont en hausse de 0.5%, c'est de la F-O-L-I-E.. L'euphorie totale, je pense qu'il faut envisager de préparer des seaux d'eau glacée pour jeter sur les intervenants en cas de surchauffe brutale du marché.

 

En ce qui me concerne, je m'en vais vous souhaiter bon vendredi et un excellent week-end. Que le soleil brille. Bon café.

 

Et à lundi comme d'habitude !!! J'en profite pour vous remercier de votre fidélité et du nombre de connections sans cesse en hausse...

 

Morningbull

 

"Tomorrow President Obama will lay out his plan for bringing our troops home from Afghanistan. Ten years ago Afghanistan had a backwards, corrupt government. And now they have a democratically elected, backwards, corrupt government. So that's progress." –Jay Leno

 

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jeudi, 23 juin 2011

Un seul pays vous manque et tout est dépeuplé

 

allie.jpg

 

 

 

C'est étonnant comme hier on ne pouvait pas parler d'autre chose que de la Grèce et que ce matin, je suis limite déprimé parce qu'on n'en parle pas du tout. Hier on attendait patiemment (ou pas) que le vote de confiance soit confirmé, mais maintenant que c'est fait, il n'y a pas grand-chose d'autre à faire que d'attendre le prochain vote qui confirmera (ou pas) le plan d'austérité, histoire de savoir si ils vont choper le prochain versement des milliards de drachmes..euh pardon, d'euros...

 

Mais entre deux... soudainement ; plus rien. La zone, on se retrouve orphelin d'informations et les intervenants n'avaient plus qu'à se concentrer sur ce qui restait. Alors on savait bien qu'hier soir serait « the Bernanke's night », mais entre deux, il fallait tout de même bien meubler la journée.

 

Heureusement que Philips nous avait gardé un chien de sa chienne pour donner un peu d'énergie aux investisseurs. Il est clair que le profit warning annoncé par le néerlandais n'était pas ce que l'on peu qualifier de « bonne nouvelle », mais au moins ça nous donnait de quoi occuper les conversations d'ici l'arrivée de Môôôssieur Bernanke à la tribune, histoire qu'il nous donne une version encourageante de l'avenir, ou en tous les cas qu'il ne nous flingue pas la soirée parce qu'il a passé deux semaines ne stage dans les bureaux de Nouriel Roubini. Et puis heureusement aussi que Carrefour a été downgradé par Moody's, sur sa dette à court terme, pour qu'au moins les journalistes qui couvrent la bourse aient des choses à dire dans le journal de ce matin.

 

Il est clair que sans la Grèce, nous allions devoir trouver d'autres sujets de conversation, sachant que le cas Papandreou était momentanément en suspends.

 

Heureusement, nous trouvâmes deux centres d'intérêts dignes de ce nom. Tout d'abord les chiffres de FedEx qui ont la réputation d'être une bonne indication « avancée » de l'état de l'économe et qui était pas mal et puis il y avait, bien sûr, le FOMC Meeting qui nous a donné de quoi mâchouiller un os dans un coin, pas tant pour l'annonce qu'ils ne feront rien encore ce mois, mais pour la « traduction » et « l'interprétation » du discours de Bernanke.

 

A la fin de la journée on n'est franchement pas plus avancés qu'avant, mais par contre on a bien compris que Bernanke n'est pas vraiment certain que l'économie va ni bien ni mal, bien au contraire. On sait qu'il ne sait pas si le ralentissement économique est temporaire ou pas et on sait aussi qu'il y moyennement confiant sur l'avenir, car il n'est pas encore certain si le ralentissement de la croissance est durable ou pas, qu'il pense que peut-être que le ralentissement est dû à des facteurs momentanés, comme la hausse du prix de la bouffe et du pétrole, ainsi que du prix des t-shirts chez Abercrombie. Et puis il a exprimé sa « surprise » vis à vis du marché de l'immobilier et du secteur bancaire, apparemment il pensait que ces deux derniers remonteraient plus rapidement que ça, ou qu'ils ne rebaisseraient pas si vite.... Pour faire simple, et juste entre vous et moi, j'ai juste l'impression qu'il n'a AUCUNE idée sur l'avenir de l'économie et que soudainement sa belle assurance s'est volatilisée. Mais franchement, il ne serait pas venu hier soir, il ne nous aurait pas spécialement manqué.

 

keefe.jpgBien évidemment, lorsque le patron de la FED vous explique qu'il n'en sait pas plus que vous et moi sur l'économie, ça n'a pas le don de rassurer des intervenants qui sont déjà très fragiles psychologiquement. La journée fût donc relativement calme et sans volume, mais négative et puis c'est tout. La seule chose qui « limite » peut-être la déception d'hier, c'est que si vous lisez entre les lignes et les tout petits caractères en bas du discours, vous vous rendez compte que la FED laisse tout de même la porte entre-ouverte à la possibilité d'un troisième volet dans les aventures passionnante du Quantitative Easing à Wall Street.

 

Au bilan final de la journée, vous avez l'Europe qui finit sa séance dans le rouge, très légèrement sous la surface, mais dans le rouge quand même et vous avez les USA perdaient 0.65% sur tous les indices. Visiblement, repasser les 1300 en montant sur S&P500 sera plus difficile que prévu. Le pétrole ne pouvait pas faire autre chose que se dégonfler au vu de l'état des indices boursiers et des doutes de Bernie, le baril a bien tenté de grimper hier soir avec la publication des inventaires en baisse, en ligne avec le marché, mais ça n'a pas suffit, les déclaration de la FED l'on envoyé au coin et ce matin il se traite à 94.07$ sur le WTI et à 112.97$ sur le Brent. Toujours rien du coté de l'or qui est immobile tel une statue, l'avantage de l'immobilité dans ce cas précis étant qu'au moins il ne baisse pas. 1547$ l'once ce matin.

 

L'Asie salue le discours d'hier soir et se pare de la même couleur rouge que ses pairs occidentaux, sauf la Chine qui parvient à monter en terrain positif, principalement à cause des chiffres de l'activité économique en léger ralentissement, ce qui laisse espérer que l'inflation est un tout petit peu moins un problème. A noter que Fitch signale un risque de crédit du côté des banques chinoises.

 

Ce matin les nouvelles ne sont pas légion. Les agences de presse sont bien trop occupées à publié leurs doubles pages « spéciale FED ». Cependant on apprend quand même que Obama a 30% de ses électeurs qui sont « CERTAINS » de le réélire. Ça, c'est fait, plus 20% et c'est bon, en même temps quand on voit ce qu'il a en face, ça devrait aller. Ensuite des gens qui sont dans la confidence et qui étaient censés se taire on laissé entendre qu'Apple pourrait lancer son tout dernier iPhone pas plus tard qu'en septembre. C'est une bonne nouvelle, même si je ne suis pas sûr que le mien tienne jusque là. La version 5 de l'iPhone sera plus rapide, plus fort, plus beau, plus mince, avec une meilleur caméra avec un meilleur système de partage des photos et un nouveau système de messages. En gros, comme on dit là-bas à Cupertino : « ceci est une révolution »...

 

Autrement, Bed Bath and Beyond a augmenté ses prévisions pour l'année en cours et RedHat également. Encore une fois, l'économie des société à l'air de se porter mieux que l'économie en général. La saison des résultats qui commence bientôt pourrait éventuellement être le déclencheur de ce fameux rallye d'été tant attendu. Par moi en tous les cas.

 

Et puis le Bernanke européen, JCT estime que les « signaux sont au rouge » alors que la crise de la dette menace d'infecter les banques. Ce n'est que son avis personnel qu'il a donné hier à Francfort, mais ce n'est pas forcément une bonne nouvelle pour les banques françaises qui sont exposées à la Grèce jusqu'au cou. Pour ne pas dire plus. Pendant ce temps, le carnet de commande d'Airbus est en trai d'exploser au Bourget. On pense même que le constructeur européen pourrait atteindre les 1'000 Airbus A-320 commandés d'ic la clôture du salon dimanche, surtout que les indiens de IndiGo viennent d'en commander 180. Comme quoi en ce moment, vaut mieux vendre des avions que de la dette grecque...

 

sack.jpgCe matin les futures américains sont en baisse de 0.25% alors que l'on commence à éplucher le plan d'austérité grec qui semble déjà faire lever des sourcil et émettre des doutes à tout le monde, ça plus le nouveau ministre des finances grec qui semble avoir déjà tenté de renégocier ce plan avec ses collègues au Luxembourg. Il semblerait que les autres n'aient pas apprécié la chose et qu'il n'est pas impossible qu'ils ne soit plus ami sur Facebook et qu'ils ne partageront pas leurs petits pains au chocolat à la récré de ce matin.

 

Côté chiffres économiques, nous aurons les Jobless Claims, le Chicago Fed National Index Activity, le Bloomberg Consumer Comfort Index qui mesure la qualité des canapés aux USA, les New Home Sales au cas où une maison aurait été vendue. Les chiffres du gaz le Fad Balance Sheet et le Money Supply... Sans compter les 1012 réinterprétations du discours de Bernanke d'hier soir...

 

Pour le moment, l'ambiance est morose et il n'est pas exclu que nous reparlions à nouveau de la Grèce. Ouf, j'avais presque eu peur...

 

Il me reste à vous souhaiter une excellente journée et on se retrouve demain...

 

Morningbull

 

The Supreme Court has ruled that they cannot have a nativity scene in Washington, D.C. This wasn't for any religious reasons. They couldn't find three wise men and a virgin.

Jay Leno.

PDF : Morningbull 23.6.2011.pdf

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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mercredi, 22 juin 2011

Un seul vote et tout est plus simple ou moins, ça dépend

 

ramirez.jpg

 

 

 

 

On ne s'en sort pas. Il n'y a pas un jour qui passe sans qu'on se tape le sujet de la Grèce en long et en large. Hier n'y faisait pas exception et je crois pouvoir dire sans prendre de risques que demain sera pareil ainsi que tous les jours de la semaine prochaine. Avant, j'écrivais ce commentaire, je parlais des dernières rumeurs sur les actions, des petites histoires sur le pétrole, des délires de certains analystes et de Ô combien les organismes de rating ne servent à rien, mais font beaucoup, beaucoup de mal. Mais voilà, depuis qu'on a inventé le terme « dette souveraine », il n'y a plus un jour qui passe sans que je doive me coltiner un chapitre sur la politique économique des différents pays qui constituent l'Europe. Je profite donc de ces quelques lignes pour m'excuser du manque d'originalité de mes sujets. J'adorerais vous parler de take-over, de chapter 11, d'objectifs sur le pétrol, l'or, le palladium. De spéculation, de calls, de puts, vous raconter des histoires rocambolesques de traders qui ont trouvé la formule pour transformer le plomb en or et qui finalement manquent de couler leur employeur... Des trucs cools quoi... Mais en fait ; Non.. On va reparler de la Grèce. Encore.

 

Oui, encore, car hier c'était son soir. Même les grands sites d'information américains vous permettaient de voir suivre en « live » le vote qui avait lieu au parlement grec, histoire de savoir si Papandreou avait une chance d'aller de l'avant avec le plan de sauvetage ou si tout allait s'arrêter là.

 

Vous imaginez à quel point nous en sommes ? Passez la nuit à regarder le parlement grec voter ??? Alors qu'au même moment il y avait la demi-finale de X-Factor et un match des Yankees à la télé ? Non, je vous le dis ; on vit une époque formidable. Il n'y a pas si longtemps, 70% des américains pensaient qu'Athènes était un restaurant grec qui vendait des souvakis dans Greenwich village et que « Greece », c'était le nom de la serveuse et puis soudainement le monde entier, mais surtout le monde merveilleux de la finance, a les yeux rivés sur Athènes pour savoir si oui ou non, le Premier Ministre à une chance de faire passer son plan de sauvetage et surtout d'austérité pour la Grèce.

 

Je ne vais pas faire durer le suspens plus longtemps, il l'a eu sa carte blanche. Attention, il n'a pas « OBTENU » de l'argent, il a juste obtenu le droit de faire voter son serrage de ceinture la semaine prochaine, avec un taux probable de réussite de plus de 90%. En gros, dès la semaine prochaine, nous aurons droit à une nouvelle soirée « votation en Grèce ». Youpi. Ce n'est jamais facile d'exprimer la joie dans un texte écrit, mais je le re-tente : Youpi.

 

Papandreou s'en est donc sorti. Première étape franchie. Dans son discours il s'en est pris à tout le monde. C'est d'ailleurs principalement la faute de tout le monde (sauf la sienne) si la Grèce est dans cette situation. La faute de l'opposition, la faute l'ancien Gouvernement et la faute des organismes de rating, qui ont, selon lui, beaucoup trop de pouvoir, voir plus que certains Etats – sur ce coup là, je le soutien par principe – en revanche il n'a fait aucun reproche à Goldman Sachs qui les a quand même bien aidé à se fourrer dans le pétrin il fût un temps...

 

La bonne nouvelle dans tout cela, c'est que le marché avait vu venir ce vote de confiance et que la journée d'hier fût faste et bullish. Les bêtes à cornes on retrouvé un peu de leur superbe alors que ça fait 7 ou 8 semaines qu'on leur tire dessus avec du gros sel. Enfin deux séances de hausse consécutives, on n'avait plus vu ça depuis un bon moment.

 

Je pense que cela ne vaut pas la peine de se casser la tête à trouver des noms de titres qui montaient ou qui baissaient et essayer de justifier la chose. Tout montait et la raison était : « l'anticipation de jours meilleurs sur le Péloponnèse ». Le seul secteur qui baissait était le secteur des cigarettes alors que la FDA a publié des nouvelles photos à coller sur les paquets de clopes. Photos qui sont de plus en plus « gore » et qui ont réussi à faire croire à certains investisseurs que les cigarettiers gagneraient moins d'argent un jour... Hier la pair trade était donc : long sur tout et short sur les clopes. C'est vous dire, même les financières étaient en hausse.

Voilà, le marché monte parce que la Grèce va peut-être pouvoir faire passer son plan d'austérité la semaine prochaine et ainsi recevoir la tranche supplémentaire de son bailout de l'an passé et éventuellement peut-être obtenir le droit d'un choper un autre dans les semaines qui viennent. Malgré l'euphorie ambiante, on se demande quand même bien comment ça va finir. A ce propos et même si soudainement, depuis hier soir, on laisse parler les stratèges qui pensent qu'on NE VA PAS tous mourir et qui osent parler de rebond, je vous recommande d'aller faire un tour sur le site « Business Insider » qui a mis en ligne un résumé de : « mais qu'est-ce qui se passerait si la Grèce part en faillite ? »... C'est vite lu et c'est bien foutu...

 

http://www.businessinsider.com/this-is-what-will-happen-i...

 

Dans cette débauche de positivisme que nous avons vécu hier, il faut tout de même noter deux choses. Tout d'abord ; que le marché immobilier ne va toujours pas mieux, si l'on regarde les chiffres d'hier. En même qui avait pensé ne serait-ce que l'espace d'un instant que ça irait mieux ? Et puis la seconde chose, c'est que le ZEW allemand était immonde hier, mais que visiblement personne n'en a rien à faire. Hier le marché était placé sous le signe du taureau et de la Grèce, donc du Minotaure et rien ne pouvait le faire baisser. La force était dans le camp des BULLS...

 

wr.pngAvec une telle volonté de monter, on aurait réussi à monter sur Mont-Blanc en VTT et en passant par des voies pas faciles. Donc du coup, le pétrole repartait à l'assaut des 95$. Il montait parce que, comme vous le savez, quand tout va bien, le pétrole est un indicateur de la bonne santé de l'économie (enfin, c'est ce que les traders du NYMEX aiment se dire autour de leur Starbucks Double Latte Macchiato, triple crème dans un gobelet de 1.5 litre chaque matin)... Le baril de Starbucks ...pardon... de pétrole montait et s'arrêtait sur les 94.75$ avant de se redégonfler pendant la nuit. Ce matin, si vous voulez stocker du brut dans le jardin, derrière le barbecue, il vous en coûtera 93.70$ pour un WTI ou 111.20$ pour du Brent. En ce qui concerne l'or...

 

Ce n'est pas facile de vous l'annoncer comme ça, mais bon, c'est pourtant la stricte vérité : hier, il n'a encore rien foutu... L'once d'or se traite à 1547.60$ avec une passion et un dynamisme inouï.

 

Dow Jones 12190 +0.91%

S&P500 1296 +1.34%

Nasdaq 2687 +2.19%

Londres 5775 +1.44%

Paris 3877 +2.04%

Francfort 7286 +1.89%

Tokyo 9585 +1.32%

Hong Kong 21908 +0.26%

Shanghai 2764 -0.30%

Sydney 4595 +0.64%

 

Ce matin l'Asie n'avait pas vraiment le choix. Ils ont été obligés de faire comme le reste du monde ; monter pour fêter la Grèce. Ohé ohé ohé ohéééééé... Comme le disait un journaliste ce matin : « le marché monte sur un regain de confiance que la Grèce va éviter la faillite »... En gros sur que dalle, mais bon, passons. Apparemment, alors que les investisseurs avaient peur que les problèmes de dette souveraine fasse du mal à l'économie mondiale (meuuuuuh nonnnnnn), cette angoisse semble se dissiper ce matin. C'est vrai, si Papandreou gagne le prochain vote, il va pouvoir obtenir à peu près 5% à 10% de ce qu'il à besoin pour sauver le pays... La route est encore longue, mais nous sommes dans un marché d'anticipation la joie et la bonne humeur se ressent sur toute la planète. L'Asie fait comme tout le monte, elle monte. Et les fabricants de cigarettes aussi, parce que là-bas, ils s'en fichent.

 

Pour la suite, maintenant que l'on momentanément mis de côté le sujet de la Grèce, on va pouvoir se concentrer sur les chiffres économiques ET les résultats du trimestre de FedEX qui sortiront cette après-midi et qui sont souvent considérés comme un indicateur avancé le l'économie. Comme le pétrole. Sauf que le pétrole, ça dépend les jours. Enfin, on va pouvoir ce concentrer là-dessus, pour autant que le Portugal, l'Irlande, l'Italie, l'Espagne et la dette américaine ne viennent pas jouer les troubles-fête, car si l'on en croit les journaux, les organismes de rating doivent être ne pleine période de marketing et tentent de boucler le budgets pour le semestre, car on les sent bouillonnants et prêts à downgrader tout ce qui bouge... La menace sur le triple A américain a même reçu un ultimatum. Si le 2 août rien n'est fait, on risque de voir le fameux triple A des USA s'envoler...

 

On espère donc que l'on va pouvoir vivre trois séances sans trop parler des dettes souveraines. Je dois dire que ça me ferait plaisir car j'ai l'impression que tous les matins je reviens sur les mêmes sujets... Je me contenterais d'une bonne petite spéculation sur la faillite de Research in Motion ou son éventuel take-over par Microsoft, je sais pas moi... un truc cool... À propos de Research In Motion, regardez le graphique ci-dessous qui montre la capitalisation boursière du BlackBerry contre HTC, ça se passe de commentaires...

 

 

rim-htc-market-cap-since-january-2007.gif

 

 

 

Je n'oserais même plus sortir mon BlackBerry en meeting, je crois que je vais revenir à la bonne vieille méthode du gribouillage sur les documents qu'on m'a filé à l'entrée. Ah mais attendez !!! J'ai pas de BlackBerry !!! Et puis j'ai pas de meetings non-plus d'ailleurs...

 

On connaît maintenant le montant exact de la perte. Le voyage de Paulson dans le monde magique des forêts chinoises lui aura coûté (à lui et à ses investisseurs) 720 millions de dollars. Même pas de quoi écrire un bouquin. Même Kerviel a fait mieux. Mais Paulson n'était pas tout seul dans Sino-Forest, il y avait également Christopher Davis qui gère un fonds qui détenait 13%, juste un peu moins que Paulson, il ne perd donc « que » 600 millions.

 

On ne va pas trop en parler aujourd'hui, j'y reviendrais demain, mais n'oublions pas tout de même que ce soir nous connaîtrons la décision du FOMC Meeting (inchangée) et nous aurons le discours de Bernanke. Youpi aussi. Oppenheimer a coupé son objectif sur Apple (crime de lèse-majesté), l'analyste passe de 450$ à 420$, car il pense qu'il pourrait y avoir des délais pour l'iPhone 5. Qu'il coupe le target, encore, je m'en fiche. Mais qu'il envisage un retard sur le nouvel iPhone !!! Comment je vais faire ?

 

JP Morgan a liquidé le procès que la SEC lui intentait pour des sombres histoire de produits vendus à des clients, sachant que derrière c'était un Hedge Fund qui pariait contre eux et en « oubliant » de le leur spécifier.. Un peu à la mode Abacus chez Goldman. Le montant de l'amende est de 153.6 millions de dollars. Dans un sondage, les américains estiment que la situation aux USA est pire que lorsque le prix Noble de la paix a pris le pouvoir. Pire que quand W Bush était là, j'ai peine à le croire.

 

110614_Relativity_t618.jpgCe matin, l'Euro se fait (encore) taper sur le crâne et le reste semble en train de digérer la hausse d'hier. Les futures américains sont en baisse de 0.17% et on attend de voir un peu comment la journée va se développer. Mis à part Bernanke ce soir, il y aura également les inventaires du pétrole qui sont toujours un véritable régal pour l'intellect, mais il y aura aussi les MBA Purchase Applications et les FHFA House Price Index. Histoire de nous dire que la marché immobilier est encore un petit peu plus pourri qu'avant..

 

Il y a une petite nouvelle qui me fait mourir de rire, comme je le cite déjà dans ma chronique papier de la TdG et de 24heures, je ne vais pas m'étaler sur le sujet, mais quand même :

 

Reddy et Padma Allen, patrons de TechnoDyne ont été nommés « entrepreneurs de l'année 2010 » selon Ernst&Young, sauf que là, ils ont pris l'avion et se sont tirés avec la caisse, laissant une ardoise de 90 millions derrière eux. Encore un choix judicieux, on se réjouit de voir qui est nommé en 2011. Je pense que les auditeurs d'ENRON se sentiront moins seuls soudainement. Et puis, comme quoi l'award du « risk management » qui avait été attribué à la SocGen, deux semaines après l'affaire Kerviel était probablement justifié lui aussi... Moi, quand je serais grand, je veux faire auditeur. Pfff...Heureusement je ne serais jamais grand...

 

C'est tout pour aujourd'hui, je vous souhaite un très bon café et je vous retrouve demain pour disséquer le discours de Bernanke dans la joie et la bonne humeur...

 

Morningbull

 

"Officials still can't say what happened to $6.6 billion that was sent to Iraq for reconstruction. That's money we could have wasted and mismanaged right here at home." –Jay Leno

 

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mardi, 21 juin 2011

Quoi de neuf, docteur ?

 

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Pour être franc, pas grand-chose. Rien n'a vraiment changé depuis hier matin. Les ministres européens sont toujours en train de passer leurs journées en meeting, à vérifier leurs mails sur leurs BlackBerry, pendant que tour à tour ils passent à la tribune pour donner leur avis sur les solutions à employer pour sauver la Grèce, mais comme ils ne s'écoutent pas mutuellement, vu qu'ils vérifient leurs mails sur leurs BlackBerry, à la fin on repousse la décision encore et encore. Finalement, on n'est pas plus avancés qu'avant mais comme on ne peut quand même pas simplement rentrer à la maison sans avoir rien fait ; on interprète.

 

Oui, les intervenants interprètent les « non-actions » de nos responsables politiques. Dans un premier temps, les intervenants européens ont assez mal vu la chose, envoyant l'ensemble des indices du vieux-continent dans le rouge. C'était sans compter sans l'optimisme latent aux USA qui estimait que tout espoir n'était pas perdu et que ces rebuffades à répétition étaient plutôt le signe « encourageant » que la Grèce obtiendrait cet argent dont elle a tant besoin. Comme vous le voyez et comme le disait Coluche ; « on s'autorise à penser, dans les milieux autorisés, qu'un accord secret pourrait être conclu »...

 

 

On n'est pas plus avancé qu'hier et moins que ce soir. Mais entre deux on passe beaucoup de temps à se passer la pommade et à faire des grandes théories, sachant qu'à la fin il n'y a que deux scénarios : 1) l'Europe paye et y a pas défaut et 2) l'Europe paye pas et y a défaut et l'Europe paye quand même... De toute façon, au point où on en est, le miracle semble peu probable. Mais ce qu'il y a de bien, c'est que les « spécialistes » ont déjà intégré le problème. Je ne vois franchement pas ce qui pourrait nous surprendre de plus au sujet de la Grèce. Par contre, une bonne claque de la part des organismes de rating n'est pas à exclure sur un des pays en forme sur le continent.

 

Bref, on peut en parler des heures, mais je ne suis pas sûr que l'on soit plus avancés à la fin. On va donc simplement dire que beaucoup de choses sont intégrées dans les prix du marché, reste juste à savoir quoi. Mais peu importe ce que la « triplette magique » va nous inventer dans les jours à venir  - triplette magique = BCE + UE + FMI  - j'ai bien l'impression que la plupart des scénarios sont déjà dans la tête des investisseurs. A moins que la Grèce nous annonce la découverte d'un gisement pétrolier souterrain qui va d'Athènes à Thessalonique et que dans la foulée, non seulement ils remboursent leur dette, mais en plus ils rachètent l'Espagne, le Portugal, l'Italie, l'Irlande et Washington D.C, histoire d'investir un poil dans l'immobilier, je ne vois pas trop ce qui pourrait nous surprendre encore...

 

breen.jpgDonc, du coup, hier on a terminé en légère baisse en Europe, après être passés par tous les états et proche des portes de l'Enfer et puis les USA ont décidé que l'on pouvait se tenter un « petit truc » pendant que les européens rentraient à la maison. Ils se sont que, peut-être le marché à pas mal baissé. Peut-être le marché n'est pas « si cher » que ça en terme d'évaluation, peut-être que le comportement des politiques européens est positif, peut-être pas, mais dans le doute les plus courageux ont sorti le chéquier et pour prouver leur détermination, ils se sont rués sur les « Blue Chips ». Ben oui, parce qu'on veut bien être déterminés, mais faut quand même pas pousser, on n'est pas non plus déterminés ET en plus convaincus ET en plus rassurés, sereins et libérés de toute incertitude...

 

Oui, parce que dans la haute finance, quand on est « bull », mais qu'on a quand même un peu la trouille, on achète d'abord les « Blue Chips », comme ça, au moins on peut dire au client que ; « oui, on acheté des actions, mais que de la qualité, on n'est pas fou !!! »... Par contre quand on est « BULL » convaincu, là on achète n'importe quoi, de la tech, des titres internet, de la biotechnologie, voir même, soyons fous, des banques... Mais hier on était « bull » en minuscule seulement, alors on acheté des « Blue Chips », du Caterpillar (au pire ça fait toujours bien d'avoir une belle pelle mécanique toute jaune dans le jardin, très pratique pour emmener les enfants à l'école) et puis aussi du Microsoft (parce que Microsoft, c'est devenu la techno que t'achètes quand t'as la trouille, tout le monde sait que c'est une super boîte avec plein de cash et zéro risque), United Technologie aussi, on ne sait pas trop ce qu'ils font, mais comme leurs clients c'est le Gouvernement, ça devrait aller, puis aussi Cisco, parce qu'un jour elle va bien finir par remonter et à ce niveau-là, en vendant les immeubles on devrait presque rentrer dans nos frais. Bref, on voulait des trucs sûrs... En revanche, les trucs moins-sûrs étaient moyennement recherchés.

 

Prenez le thème de la Chine et de la Chine + Internet, voir le thème de la Chine + Internet + les réseaux sociaux... Au hasard, Renren. Oui, souvenez-vous nous étions au début du mois de mai et les chinois nous faisaient quoter en bourse le titre de ce que l'on appellait le Facebook Chinois. C'est comme Facebook, sauf que vous ne comprenez rien aux statuts de vos « amis » parce que c'est écrit en chinois, notez des fois en français, on comprends pas non plus. Toujours est-il que Renren est venu en bourse le 4 mai. A 14$, prix qui avait été poussé à la hausse 48 heures avant le lancement. A cause de la, je cite : « forte demande »... Le titre a payé au dessus de 20 le premier jour de trading... Hier soir le titre valait 7.50$... Juste 50% plus bas que l'émission. La publication, hier soir, d'un réduction de 47% de ses pertes par rapport à l'an passé, ne va même pas la faire remonter à 8, probablement... LinkedIn, qui avait doublé le jour de sa mise en bourse le 19 mai (ne faites pas les calculs, c'était il y a un mois, 20 jours de trading), valait 63 dollars hier soir, 50% plus bas que les 122 atteints au plus haut. Pandora qui est sortie à 16$ le 14 juin, payé 25 le premier jour, vaut déjà 14$... Vous voyez où je veux en venir ? Non, c'est pas grave, mais en gros, pour le moment c'est quand même plus facile d'expliquer au client que tu es investit dans les pelles mécaniques qui payent des dividendes et qui vendent du matos, plutôt que de lui expliquer que t'es investit dans un truc qui se paye 1000 fois le chiffre d'âffaire théorique estimé de ces 10 prochaines années et qui vendent des réseaux sociaux...

 

Voilà, le retour des internet stocks, c'est fait. Je serais Facebook, je me magnerais les fesses de rentrer en bourse avant qu'ils se retrouvent avec trois pelés et deux tondus pendant les roadshows de l'IPO...

 

Pour le reste, on n'a peut-être pas de pognon pour sauver la Grèce, mais par contre pour acheter des avions, cela ne semble pas un problème de trouver du cash. Les commandes du salon du Bourget pleuvent comme vache qui pisse, Airbus et Boeing sont aux anges et rivalisent d'annonces. On parle déjà de plus de 40 milliards de dollars en contrats, montant qui d'ailleurs devrait être facilement atteint. La demande est forte pour des avions qui consomment moins et sont plus efficaces. Bon, après il faudra voir quels sont les discount appliqués aux différentes compagnies et les facilités de paiements prévues, mais on va laisser les fabricants d'avions tout à leur joie en cette période pas facile. En tous les cas, c'est comme au salon de l'auto, si vous voulez des rabais sur votre prochain avion, c'est maintenant ou jamais. Sauf chez Audi, parce que chez Audi, on n'a pas besoin de faire des rabais... On n'est pas chez Fiat... (elle est pas de moi celle-là)

 

darkow.gifAlors que les compagnies aériennes cherchent des avions qui consomment moins de pétrole en attendant l'Airbus à voile ou l'Airbus solaire, le pétrole continue de se demander : « Et maintenant, que vais-je faire ? » -  « qui suis-je ou vais-je ? Dans quelle étagère ? »... « Suis un indicateur avancé de l'économie, un instrument de vil spéculation ou un bête suceur de roue ??? ».. La réponse n'est pas contenue dans la question et franchement, pour l'instant il ne sait pas trop où aller. Après avoir vécu une fin de semaine difficile le baril tente le rebond afin de s'éloigner de la zone des 90$. Ce matin un baril vous coûtera 93.65$ sur le WTI et 111.69$ sur le Brent. C'est toujours moins cher qu'un baril de Cristal Roederer. L'or, quant à lui, il est toujours taillé dans la Kryptonite et ne semble plus jamais vouloir baisser. Bon, monter non plus, mais au moins on n'a pas de mauvaise surprise. Ce matin, l'once est à 1542$.

 

Dow Jones 12080 +0.63%

S&P500 1278 +0.50%

Nasdaq 2630 +0.54%

Londres 5693 -0.38%

Paris 3800 -0.63%

Francfort 7150 -0.19%

Tokyo 9424 +0.75%

Hong Kong 21667 +0.31%

Shanghai 2752 +0.21%

Sydney 4546 +0.75%

 

Ce matin, l'Asie fait preuve d'une belle unité, tout le monde dans le vert et l'optimisme est de rigueur. Ils ont, semble-t-il, pris le même biais que les américains hier soir à propos de la Grèce. Et puis un broker américain est passé sur neutre sur le secteur des voitures japonaises, alors qu'avant il était sur « négatif ». Quel bonheur, quelle passion dans ces annonces spectaculaires. Et puis ça bouge dans le domaine de la bière australienne. Foster a reçu une offre « incomplète, non-sollicitée et insatisfaisante » de la part de SABMiller qui leur propose de payer 4.90A$ (9.5 milliards de dollars quand même) pour racheter le pack de bière. La compagnie estime que c'est une sous-évaluation de la société, même si elle valait encore 20% de moins il y a deux jours. Le refus catégorique de Foster ranime les plus folles spéculations sur les éventuels « chevaliers blancs » qui pourraient venir sauver l'icône de la bière australienne à l'étranger et permettre ainsi au CEO de se payer ce fameux voilier dont il rêve depuis si longtemps. En Chine il pleut. Sans arrêt. Les inondations qui vont avec pourraient ne pas améliorer la problématique inflationniste qui fait beaucoup parler de la Chine en ce moment, pour l'instant le marché s'en fiche, mais il y a des économistes qui tentent de jouer la chose avec un coup d'avance.

 

LE SUJET de la journée, THE TOPIC of the day sera sans aucun doute l'ouverture en fanfare du FOMC Meeting, que l'on se rassure on n'en saura pas plus ce soir, puisque le discours de Ben Bernanke est prévu demain soir, vous pourrez donc vous concentrer complètement sur le match d'ouverte de Roger Federer à Wimbledon. Cependant, il faut tout de même s'attendre à quelques publications d'avis économicos-financiers sur les élucubrations du patron de la FED. On va certainement ouvrir les paris sur Bet & Win pour savoir combien de phrase contiendra son discours et quels seront les « mots clés » à surveiller, histoire de voir si il n'a pas glissé un peu de « Da Vinci Code » dans son discours, histoire de donner des informations secrètes aux plus érudits d'entre nous....

 

Toujours au Bourget, Boeing se laisse aller et parle de ses rêves les plus fous. Ils envisagent déjà de créer un 787 Dreamliner plus gros que celui sur lequel ils travaillent. Quand on voit la peine qu'ils ont eu à le faire voler, à leur place j'envisagerais de partir sur un tout autre projet et de recommencer à zéro. Néanmoins, ils aimeraient bien que cet avion vole en 2016, si c'est proportionnel au retard de l'original, d'ici 2026, ça devrait le faire. Bloomberg pense que les actions n'ont jamais été aussi bon marché que ça depuis 26 ans. Les résultats des sociétés devraient progresser de 18% en 2011 et si c'est le cas, c'est le seul truc qui pourra nous faire oublier la Grèce, le Portugal, l'Irlande, la dette US et son plafond, ainsi que l'inflation en Chine.

 

 

John Paulson qui était le plus gros actionnaire de Sino-Forest et qui s'est fait laminé sur cette position il y a quelques semaines alors que Muddy Research publiait un article estimant que la société était, euh pour faire simple, une escroquerie et que le bilan était faux... Eh bien après avoir accusé une chute de 86% sur le titre, Paulson a vendu ses 34 millions d'actions, encaissé une perte de 13% sur les deux premières semaines de juin sur son « flagship fund » et donné un peu plus de légitimité au « shorteur fou » Carson Block. L'annonce tombe une semaine après que le CEO de Sino-Forest ait annoncé que Paulson offrait un soutient sans faille à la compagnie. Règle numéro un : « ne pas faire confiance ». Règle numéro deux : « en cas de doute et d'envie de faire confiance, se rapporter à la règle numéro un ».

 

Bank of America pourrait éventuellement peut-être vendre une partie de ses 21 milliards de participation dans la China Construction Bank. Tout ça pour booster leur capital propre. Selon Bloomberg, si vous achetez Research In Motion aujourd'hui avec 50% de prime vous paierez tout de même moins que les prix du secteur... Microsoft pourrait hésiter entre Nokia et BlackBerry... Ou prendre les deux, les fusionner et faire le BlackNokia ou le NokiaBerry, ou acheter Apple à la place. Autrement, gros sondage surprise : 8 japonais sur 10 veulent sortir du nucléaire. Les 2 qui ne veulent pas, habitent à l'étranger et sont nés en Californie.

 

Ce soir, début du FOMC Meeting, pour ceux qui étaient en meeting justement. Puis les ventes des grands-magasins, le Redbook et les ventes des maisons existantes. Pour le moment les futures américains sont en baisse de 0.13%. Aucun intérêt.

 

Je pense que ça suffit pour aujourd'hui, moi aller écrire un bouquin, ça va m'occuper en attendant qu'un miracle se produise et que l'Europe prenne le Drachme à la place de l'Euro. D'ici là, je vous souhaite une excellente journée, un bon café, moi j'en suis au huitième déjà et je vous retrouve demain au même endroit !!! A demain !!!

 

Morningbull

 

"Well, several congressmen have filed a lawsuit against President Obama for getting us involved in Libya. They claim Obama got the U.S. in a Middle East war without authorization from Congress. To which Dick Cheney and Bush said, 'You can get sued for that?'" –Jay Leno

 

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lundi, 20 juin 2011

Il est peut-être temps de voir un miracle se produire, si Superman passe par là... On est preneurs.

 

englehart.jpg

 

 

 

 

La fin de semaine sur les marchés financiers n'aura pas amené de surprises positives, pas de plan pour la Grèce, pas de solution en vue. Rien du côté de l'économie qui semble devoir nous dire que les chiffres de ces dernières semaines ne sont que le reflet d'une pause dans ce fameux recovery – en qui plus personne ne croit réellement – au contraire, on est tous en train de se regarder en se demandant de quel côté le « miracle » pourrait se produire. Il est vrai qu'en ce moment, quand on voit ce qu'on voit, non seulement on a bien raison de penser ce qu'on pense, mais en plus la seule chose qui pourrait nous sauver serait qu'un des héros de Marvel soit vraiment réel et nous fasse un truc pour changer la morosité ambiante et donne un semblant d'espoir aux investisseurs et aux observateurs avisés de l'économie mondiale. Peu importe que ce soit Clark Kent, Bruce Wayne ou Wolverine qui vienne à la rescousse, un miracle fera l'affaire.

 

Vendredi passé la quadruple échéance du mois de juin a donné un os a ronger aux intervenants qui se sont peut-être plus occupés de « rouler » leurs positions en options et en futures sur les échéances suivantes, plutôt que de se consacrer à la peur ambiante qui ronge le marché. Mais ce n'est peut-être que partie remise. D'un point de vue purement technique nous sommes parvenus à  « tenir » le niveau psychologique des 12'000 sur le Dow Jones. Ça ne veut pas dire grand-chose, surtout que nous sommes à 12'004, mais sur le graphique, d'un point de vue « weekly » au moins on n'a pas cassé le support... Ce qui fait que ça donne encore un peu d'espoir dans le camps des bulls. Mais pendant ce temps, dans le camps des bears, on s'en donne à coeur joie et les scénarios catastrophes sont légions. Je ne vous dit même pas comment le « Roubini On Tour 2011 » se fait plaisir à raconter Ô combien on va souffrir pendant les mois et les années à venir, pendant que lui il a stocké des montagnes de bouffe et de grands-crus dans sont appartement de 400 mètres carrés au coeur de Manhattan.

 

Vous ne serez pas surpris si je vous dis que le cas de la Grèce continue de préoccuper les intervenants. Surtout qu'il devient de plus en plus difficile de comprendre ce qui s'y passe, tellement les nouvelles arrivent de tous les côtés et sont laissées à la libre interprétation de chacun. Du coup il y a boire et à manger dans communiqués de presse. Les ministres des finances européens sont en « conf call » bientôt tous les jours et il faut bien avouer que l'on ne sait même plus très bien ce que l'on attend. Pour le moment, on se demande même si la Grèce va pouvoir toucher la tranche de 12 milliards d'Euros promises dans le cadre du plan de sauvetage de l'an passé, alors de là à parler du prochain bailout version 2.0 qui ne cesse d'augmenter, c'est encore bien difficile de se demander quand, comment et surtout si c'est encore possible ?

 

zyglis.jpgDe plus hier, en dehors du fait que l'on n'en sait pas plus qu'avant, le parlement grec s'est lancé dans trois jours de débats qui devraient se terminer par un vote de confiance pour Papandreou ou pas. Le Premier Ministre ne détient « que » 155 sièges sur les 300 du parlement. Autant dire que la situation est délicate. Les ministres des finances vont encore se rencontrer lors du somment de l'Union Européenne les 23 et 24 juin. Inutile de dire que le sujet principal de ce sommet tournera autour de la Grèce. Un défaut du pays est de plus en plus envisagé par certains, mais au-delà de cette faillite, c'est la contagion aux autres pays du PIIGS, sans compter les viennent-ensuite, qui commence à faire peur...

 

Autant dire tout de suite que la semaine à venir sera placée sous le signe de la Grèce, toujours et encore. Que nous allons éplucher en long et en large tous les communiqués de presse qui concernent le sujet, afin de trouver la moindre lueur d'espoir à ce sujet. En espérant juste que l'Espagne ou l'Italie ne viennent pas se mêler à l'avalanche des informations au sujet de la crise de la dette souveraine. Manquerait plus que ça...

 

70.gifAu delà de ce problème, vendredi aura également marqué la fin d'un époque. En effet Research In Motion, la mère nourricière du fameux BalckBerry, fidèle compagnon de meeting de beaucoup d'entre-vous, alibi de certains qui l'utilisent plus que de raison pour se donner une raison de ne pas écouter en meeting, parce que forcément, il faut « checker » ses mails afin de prévoir le meeting d'après. Eh bien l'annonce d'une chute significative de ses résultats, la réduction massive de ses prévisions pour l'année 2011 et l'annonce d'un plan de licenciement (nombre de postes supprimés non-spécifié) aura eu raison de derniers espoirs que l'on pouvait placer sur RIMM. 6 brokers se sont empressés de tirer sur l'ambulance et ont downgradé le titre. Clairement, on dirait que l'iPhone vient de faire une nouvelle victime. Après Nokia, c'est autour de Research in Motion de traiter au plus bas depuis 5 ans, le titre perdait 21% après la clôture. Pour être honnête, au même titre que Nokia, on ne voit pas bien ce qui va leur permettre de revenir de là où ils se trouvent. A moins que le prochain BlackBerry donne également des recommandations d'investissement, qu'il permette d'être à deux endroit en même temps, qu'il donne les cours de la bourse avec 1 heure d'avance et qu'il multiplie par deux vos amis de Facebook, j'avoue que je vois mal RIMM revenir... Et comme Microsoft fait déjà les yeux doux à Nokia, on se demande bien qui va les racheter.

 

80.gifAlors que l'Europe et l'Euro sombrent avec les problèmes grecs, le dollar y trouve de quoi retrouver quelques couleurs, même si le vert affiché ressemble plus à un gazon de Wimbledon arpès 15 jours de tournoi sans pluie qu'à autre chose... ceci dit, le semblant de regain de forme qu'il nous montre, déclenche automatiquement des signes de panique du côté du pétrole. Oui, parce que depuis que Wall Street va mal et que l'économie n'est plus en recovery, mais que son coeur balance entre double-dip et stagflation, le pétrole ne semble plus être un indicateur de bonne santé économique ou alors il est vraiment devenu un tracker du S&P500 et que vous achetiez du « Spyder » (tracker officiel du S&P500) ou du pétrole, le résultat semble le même... Toujours est-il que du côté des « spécialistes » de la chose noire et visqueuse, on s'est dit ce week-end que, si le dollar remonte, c'est forcément pas bon pour le pétrole, autant donc tout vendre... les barils en premier... Alors que tout le monde n'envisageait plus jamais de revoir le pétrole sur les 90$, voici que ce dernier s'effondre lamentablement et se traite ce matin à 92.16$ sur le WTI est à 112.40$ sur le Brent.

 

90.gifIl y a fort à parier que dans les jours qui viennent, les « stars de la finance » qui avaient prédit un baril à 130 (au minimum) pour les mois à venir, viennent corriger leurs objectifs... Soudainement, avec une économie qui passe à l'hybride on se demande si le pétrole n'est pas à l'aube d'un nouveau sell-off. Eh oui, comme la dernière fois quand l'économie a calé au feu rouge de Lehman Brothers, le pétrole semble vouloir prendre la direction du sud. Ne courez pas à la station service faire le plein de toute manière, comme d'habitude, ils écoulent encore les stocks qu'ils ont acheté au plus haut de tous les temps... En revanche, lors du rebond, ils ne manqueront pas de vous facturer la hausse en direct...ben oui, faut quand même bien dégager des fonds pour sponsoriser les politiciens du Congrès.

 

00.gifLe seul qui se porte bien, c'est l'or. En fait c'est peut-être lui le super-héros dont on a besoin, mais si on devait lui donner un nom de super-héros, ça serait « Gold-Man » et là, ça va pas le faire quand même. Bref, l'or se porte bien, peu importe les errances du dollars ou du secteur des commodities, le métal jaune est un capital garanti qui refuse de quitter sa zone de confort comprise entre 1500 et 1550. Depuis le début de son rallye historique, l'or n'a cessé de se comporter de la même manière : hausse rapide, consolidation, hausse rapide, consolidation... On dirait bien que nous sommes à nouveau dans une zone de consolidation. Ce matin l'or est à 1538.70$ et l'argent à 35.95$.

 

Dow Jones 12004 +0.36%

S&P500 1272 +0.30%

Nasdaq 2616 -0.28%

Londres 5715 +0.28%

Paris 3824 +0.83%

Francfort 7164 +0.76%

Tokyo 9388 +0.32%

Hong Kong 21751 +0.26%

Shanghai 2745 -0.88%

Sydney 4540 -0.24%

 

Ce matin en Asie, Tokyo et Hong Kong prennent la direction de la hausse pendant que la Chine et l'Australie font le balancier dans l'autre sens. Pourtant, les commentaires qui proviennent de la région sont plutôt « contents », ou « prudemment optimistes » sur la situation de la Grèce. On n'a pas du lire les mêmes articles, en tous les cas de leur point de vue, les choses sont plutôt en direction d'une solution de sauvetage. De mon côté je trouve que ça reste encore peu clair, embrouillé, en un mot comme en cent, encore un peu le « bordel ». Mais peu importe du côté des asiatiques on voit ça d'un bon oeil, d'où la hausse de ce matin. En revanche, du côté de Shanghai, le « Shanghai Securities News » laisse entendre que la Chine pourrait encore monter les taux 2 ou 3 fois cette année afin de combattre l'inflation. L'article fait moyennement plaisir aux intervenants qui ont pris le parti de tout vendre ce matin. A noter également que le Crédit Suisse a downgradé les banques chinoises, ce qui n'aide pas.

 

Cette semaine, en plus de la Grèce et de la déconfiture du BlackBerry, il est probable que l'on parle également beaucoup d'aéronautique. Le salon du Bourget qui commence aujourd'hui devrait voir son lot d'annonces de contrats. Le premier en date devrait être annoncé tout soudain, mais les journaux sont déjà au courant, puisque AirAsia va commander 200 Airbus A-320 pour la bagatelle de 17 milliards de dollars, soit approximativement le montant qui doit être versé à la Grèce en juillet, comme quoi on est bien peu de chose. D'autres annonces devraient être faites sur le tarmac du Bourget durant la semaine.

 

Alors que l'on sait que l'économie est pourrie (momentanément), les investisseurs commencent à s'échauffer pour la saison des résultats des sociétés. Résultats qui semblent être la seule bouée de sauvetage du marché. Ce semaine quelques sociétés qui sont un peu décalées sur le calendrier trimestriels seront sous les feux de la rampe. Il s'agit de FedEx (toujours un très bon indicateur), d'Oracle qui pour une fois nous parlera d'autre chose que de régates, d'Adobe et Micron. Ces trois-là vont être le laboratoire d'expérience des intervenants, pour tirer des conclusions sur le début du mois de juillet. A noter qu'à deux semaines du coup d'envoi de la saison des résultat, chapitre 3 de 2011, c'est également le moment ou jamais de venir faire des pré-annoncements.. alors attachez vos ceintures, car les profits-warning vont laisser du sang sur les murs.

 

Et puis cette semaine c'est également le FOMC Meeting. Bien que l'on n'attende rien du côté des taux de la part de Bernanke, son discours de mercredi sera très attendu, histoire de voir combien de virgules et de points il a changé depuis le précédent. En revanche on attends qu'il vienne réduire les prévisions de croissance de l'escargot qui lui sert d'économie.

 

Ceci mis à part, ce matin 4 articles sur 5 parlent de la Grèce et pas pour proposer des vacances là-bas, ni pour parler du rallye de l'Acropole. Mais on parle de coupe dan les budgets, de plans d'austérité, de non-paiement, de paiement, d'éventuel paiement, de solution ou de pas de solution et de contagion en Europe pour saupoudrer le tout, sans compter que Papandreou plaide en faveur de l'unité nationale.... Mais il y a également les stocks de maïs qui sont au plus bas depuis 1974, maintenant je comprends pourquoi chaque fois que je vais au cinéma, les popcorns de mon fils me coutent de plus en plus cher... et puis PNC Financial qui paierait 3.45 milliards de dollars en cash et en titres pour racheter le réseau de retail de Royal Bank of Canada aux USA, enfin, selon des personnes bien informées qui étaient censées se taire....

 

La branche investissement du Qatar serait en discussion pour acheter une participation dans Banco Santander. Un des membres du board de BASF a donné un interview très positive pour l'avenir dans la Handelszeitung. Selon le Sunday Times, le propriétaire de London Gatwick serait sur le point de faire une offre pour la division « aéroport » de Hochtief.

 

Du côté des chiffres économiques, nous n'aurons rien en ce lundi. On commence la semaine en pente douce, on la continuera avec les Existing Homes Sales demain, le FOMC Meeting ensuite, puis on la conclura avec le GDP vendredi. Ce matin les futures américains sont en baisse de 0.38%, bien que ça ne veuille pas dire grand-chose à cette heure-là.

 

En ce qui me concerne, il me reste à vous souhaiter un excellent début de semaine et on se retrouve demain, à la même heure et au même endroit...

 

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Bon lundi !!!

 

Morningbull

 

"According to a new report, only 12 percent of American high school students can pass a basic history test. That's the lowest percentage since our country was founded in 1922." –Jay Leno

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jeudi, 16 juin 2011

Un pas en avant, deux en arrière

 

 

margulies-1.jpg

 

 

 

Visiblement, depuis quelques semaines, le tarifs est le suivant : 3-4 jours de baisse déprimante, puis on enchaine avec un rebond d'un jour qui laisse planer l'espoir dans l'esprit des investisseurs et on les achèvent le lendemain avec une correction deux fois plus violente et déterminée que l'aura été le rebond. C'est en tous les cas ce que nous venons de vivre en l'espace d'une semaine et tout spécifiquement ces deux dernière séance ; mardi : l'espoir, mercredi la tragédie grecque...

 

Encore une fois, il y a deux facteurs qui pèsent sur les marchés. Tout d'abord l'aspect évident et médiatique des choses ; la Grèce qui part en vrille, le gouvernement qui est en train de perdre le contrôle et qui n'est même plus sûr de pouvoir faire passer son plan d'austérité, la majorité au parlement devenant de plus en plus fragile. Et comme on sait que la « troïka » a fait de ce plan d'austérité la condition sine qua non à l'ouverture du porte-monnaie, le pire est à craindre pour la Grèce. En tous les cas, le marché est en train de se préparer au pire et j'aurais de plus en plus tendance à croire que la majorité des intervenants penche maintenant pour une faillite totale, ne pariant plus un drachme sur une éventuelle solution de sauvetage.

 

Nous sommes donc rentré dans la période des calculs fastidieux, histoire de savoir qui va se prendre la plus grosse claque quand Greek Enterprises & Sons & Gods, vont déposer la clé sous le paillasson. Pour le moment les français sont en train de remporter le trophée haut la main, puisque que comme le disait Moody's il n'y a pas si longtemps, entre BNP, Crédit Agricole et la Société Générale, l'exposition est de 65 milliards de dollars. Du coup, Kerviel fait un tout petit peu figure d'amateur. Ensuite les américains ne sont pas en reste, puisqu'une fois que vous avez tenu compte des diverses garanties et autres contrats dérivés, la facture pourrait se monter à 41 milliards de dollars. Même si tout n'est pas détenu en direct par les banques américaines et que l'on peut espérer qu'ils vont sauver quelques billets verts par-ci par-là, le bilan final risque plus de ressemble à une boucherie qu'autre chose. Autant vous dire que dans cet environnement, il vaut mieux ne pas avoir de banques dans votre portefeuilles, d'ailleurs le rapport au secteur en ce moment est plus au « courage, fuyons » qu'autre chose.

 

La Grèce n'est donc même plus au bord du gouffre. En ce qui concerne le monde merveilleux de la finance elle a déjà vendu son âme a Hadès et ce n'est même pas sûr que ça suffise. Aujourd'hui nous devrions en savoir plus du côté d'Athènes, mais à voir comment ça se passe, l'espoir est ténu du côté des investisseurs. Un « stratège américain » disait hier dans la presse que le Gouvernement grecque allait devoir avoir PLUS d'imagination pour s'en sortir. C'est bien gentil de balancer des phrases comme ça qui font très « moi je sais mais je vous ne dirais pas comment faireeuuuhhhh, nanananalère...et puis mon papa il a un plus gros cheval de Troie que le tiens !!! »... Mais il faudrait aussi pouvoir apporter des solutions dites « originales », parce que personnellement, mis à part gagner à l'Euro Millions pendant les 745 prochaines semaines, je ne vois pas comment faire. Ou alors peut-être en demandant de l'aide à Astérix et Obélix, pour autant que le druide Panoramix ait une potion magique qui tienne la route...

 

Bref, le coté grec, ça c'est fait et le marché est en train d'intégrer la chose dans son programme d'analyse, dans quelques semaines ça ne fera plus rien à personne, sauf aux banques qui vont devoir panser leurs plaies et réduire les bonus.

 

Et la puis la deuxième chose qui faisait peur au marché, car on ne peut quand même pas TOUT mettre sur le dos des grecs, c'est l'économie américaine qui, jour après jour, affiche la santé resplendissante d'un ingénieur de TEPCO qui vient de passer deux mois à Fukushima a ramasser des cailloux tombés autour des réacteurs en fusion. Après la brève lueur d'espoir donnée par les ventes de détails publiées mardi, les chiffres économiques ont repris leur train-train quotidien et nous ont lancé un grand « tout cru patate crue » hier avec les chiffres de l'Empire Manufacturing qui étaient immondes et laissaient clairement supposé que l'économie est plus en mode « plongée en apnée avec un sac de 200 kg de cailloux sur le dos » que de « ralentissement-momentané-du-à-la-saisonnalité ». Clairement, si nous ne sommes pas encore complètement dans purin, ça commence à sentir sacrément mauvais.

 

De plus les chiffres d'hier permettaient aux intervenants de faire l'amalgame avec ceux d'aujourd'hui ne laissant que peu d'espoir à la lumière. J'ajoute qu'il y avait également des données liées à l'immobilier qui étaient publiées hier et vous ne serez pas surpris de savoir qu'ils étaient (comme d'habitude) dégueulasses.

 

gorrell.jpgSi nous nous asseyions à table avec un verre d'ouzo et un peu de fromage de chèvre, histoire de faire un petit bilan à mi-chemin ? La photo est simple ; la Grèce s'enfonce de plus en plus profond dans la crise et l'espoir de voir une sortie héroïque semble à peu près aussi probable que de voir W. Bush écrire un livre sur l'intelligence. Et puis au-delà de la Grèce, c'est le problème complet de la dette souveraine européenne qui est remise au goût du jour. Car on a beau dire et faire les malins, mais si la Grèce passe à l'as, la liste des viennent-ensuite est longue et ne s'arrête pas forcément là où l'on pense. Deuxième chose ; l'économie US se rapproche de plus en plus d'un scénario de double-dip et ceux qui parient encore sur un ralentissement momentané n'ont plus que la saison de résultats à venir pour retrouver un semblant d'espoir. Il faut également noter que dans ce gigantesque meltdown déprimant, l'absence de donnée micro-économique n'aide pas forcément. Mais en même temps, attention car si les chiffres du trimestre avril-juin sont mauvais, l'été va être chaud dans tous les sens du terme.

 

Comme vous le voyez, la situation est plutôt morose que rose.

 

Je ne vais donc pas vous détailler les marchés par le menu, hier l'ensemble des marchés ont fait preuve d'une solidarité, tout le monde est parti à la cave sans exception. Même l'indicateur économique avancé qu'est le pétrole n'a pas échappé à l'hallali déclenché dans la journée. Le dollar qui remontait et l'euro qui en faisait les frais, était la combinaison idéale pour déclencher des ordres de vente du baril. Ça plus les chiffres des inventaires qui étaient immédiatement étiquetés comme « mauvais », les 159 litres et des poussières de liquide visqueux et gluant s'est fait littéralement démonter le baril. Il se retrouve au plus bas depuis le mois de février et nous aura affiché la plus forte baisse depuis un mois. Ce matin, le WTI s'échange à 95.46$, mais il est allé bien plus bas ces dernières heures, puisqu'il a touché les 94.81$, brisant la barrière psychologique des 95$. En faisant ceci, il s'est ouvert portes pour aller voir plus bas selon les rois de la finance pétrolière. Le prochaine objectif serait autour de 90$ selon un spécialiste. Un spécialiste qui a ajouté en petits caractères en bas de son discours : « sauf si jamais il y a plus d'acheteurs que de vendeurs, à ce moment le baril pourrait remonter à 100$, ou alors si plus personne ne fait rien sur baril ou que les acheteurs sont exactement le même nombre que les vendeurs, il se pourrait que le baril reste là où il est »... Le Brent lui se traite à 114.53$.

 

Imperturbable, l'or ne bouge pas tel un soldat qui monte la garde devant le Buckingham Palace. 1526$ et puis c'est tout. On vend à 1526$, on achète à 1526$, après le marché unique, voici le prix unique.

 

Dow Jones 11897 -1.48%

S&P500 1265 -1.74%

Nasdaq 2631 -1.76%

Londres 5748 -0.95%

Paris 3807 -1.49%

Francfort 7115 -1.25%

Tokyo 9473 -1.06%

Hong Kong 22017 -1.48%

Shanghai 2807 -0.97%

Sydney 4578 -1.25%

 

Ce matin l'Asie est dans le même « mood » que l'occident hier. Voyant les développement en Grèce, ils ont décidé de suivre bêtement le mouvement et on ne peut pas leur en vouloir. Comme présenté sur les graphiques dans ce même blog il y a deux jours, la Chine et Hong Kong se retrouvent dans une situation critique qui pourrait entraîner une correction de 10% supplémentaire au cas où nous casserions les niveaux de support dans la zone des 2700 sur l'indice de Shanghai. Il y a fort à parier que le cas échéant, cela devrait coïncider avec le S&P500 qui casserait ses 1250... En fait, le monde entier est dans une situation critique.

 

Dans les nouvelles du jour, on est obligé de revenir sur le cas de Pandora, ce qui coïncide bien avec la tragédie grecque dans laquelle nous sommes. Pandora, nouvelle radio internet révolutionnaire qui va vous changer votre manière d'écouter la radio, est sortie en bourse hier. La compagnie avait été estimée à 7-9 dollars l'action, puis avait été montée à 10-12$, pour finalement la « vendre » aux souscripteurs pour la modique somme de 16$. Sur ce coup-là, on a déjà une certitude, soit l'analyste qui devait estimé le prix de la compagnie par rapport à son bilan (pour autant qu'il y en ait un qui existe) était soit, hypothèse numéro un, complètement bourré. Soit les IPO's sont officiellement « pricée » avec le vent et la couleur du ciel... Plus y a de demande plus on fait monter le prix, parce que quand vous regardez la manière de communiquer de Pandora, il n'y a vraiment aucune raison de payer 16$ pour ce truc. Cependant à l'ouverture le titre est tout de même allé jusqu'à 26$ (je vous laisse faire les calculs) et terminait la séance à 17.42$ !!! Vous avez dit Muppet Show ???

 

Côté volatilité, même si le marché s'est fait démonter de 7% depuis quelques semaines, l'indicateur de volatilité, plus connu sous le nom affectueux de « VIX », ne commence qu'à se réveiller maintenant. Pour exemple, cela fait six semaines que nous baissons quasiment sans discontinuer et la VIX est passée pour la première fois depuis des mois au-dessus de sa moyenne historique de 20.34%. La hausse de 17% d'hier la montre à 21.32% de volatilité. Ce qui veut dire que l'on baisse mais que l'on ne panique pas. Même l'arrivée de la quadruple échéance de demain ne fait pas paniquer les gens. Et si il n'y a pas de panique, cela veut dire soit qu'il y a encore de l'espoir, soit que le fond du trou n'est pas encore pour demain et que nous devons PANIQUER d'abord afin de pouvoir remonter sainement...

 

Un autre qui ne panique pas, c'est John Paulson. En tous les cas, pas ouvertement. Après avoir pris une « dégelée » mémorable sur sa position en Sino Forest il y a quelques jours, les journalistes ont commencé à s'intéresser à ses fonds et, visiblement l'année 2011 sera moins reluisante que 2008 le fût pour lui. Selon le Wall Street le fonds Advantage Plus a perdu 13% depuis le début du mois de juin (performance arrêtée au 10 juin) et la facture est même pire depuis le début de l'année, puisque le fonds est en baisse de 19.65%. Pas grand-chose d'autre à ajouter sauf que ça arrive même aux meilleurs. C'est même rassurant de voir qu'il ne peut pas gagner à tous les coups, ce bon vieux marché à donc toujours raison, l'enfoiré.

 

En plus du mot « double dip » qui revient à la mode et qui est très tendance ces derniers jours, il faut commencer à en mémoriser un autre : « stagflation », ou le savant mélange de croissance molle et d'inflation. Une salle maladie dont on peine à se débarrasser une fois qu'elle est dans le système économique. Ceux qui ont connu la période 1970-1985 s'en souviennent certainement encore. On en parle de plus en plus et la question est de savoir si LinkedIn, Facebook, Groupon et Twitter vont suffire pour nous éviter le pire.

 

En vrac, les Chinois on augmenter leur position en bons du trésor américain. On se rapproche du take-over. Les « tinois » sont parmi nous. Selon les dernières statistiques les « outflows » des fonds américains sont au plus haut depuis six mois et les volumes sont au plus bas. Il y a un marché immobilier qui se porte bien aux USA, c'est dans la Silicon Valley, les récentes IPO's et les IPO's à venir font les beaux jours des locaux. Ça serait donc bien que la faille de San Andreas ne cède pas ces prochains mois. Research in Motion doit publier ses chiffres pour le trimestre ce soir après la clôture. Inutile de vous dire qu'après les récents déboires de Nokia, tout le monde les attends au virage, les prospects ne sont pas bons et espérons que la défaite des Canucks de Vancouver hier soir en finale de Coupe Stanley n'est pas un signe indien pour le fabricant du BlackBerry. En tous les cas, de plus en plus de scénarios catastrophe se dessinent pour la compagnie canadienne et à moins de sortir un produit révolutionnaire qui pousserait les gens à jeter leur iPhone à la poubelle on ne voit pas trop comment ils vont s'en sortir.

 

Pour ce qui est des centres d'intérêt de la journée, en un mot comme en cent ; la Grèce. Il y a beau avoir les Housing Starts, les Jobless Claims, le Current Account, le Bloomberg Consumer Comfort Index, le Philly Fed, les chiffres du gaz, le Fed Balance Sheet et le Money Supply, on attend quand même de voir ce qui se passe à Athènes, histoire de voir si l'on peut classer le dossier dans : « définitivement foutu » auquel cas cela lèverait l'incertitude, ou est-ce que l'on garde le dossier ouvert ?

 

Pour le moment les futures américains sont en hausse de 0.19% ce qui ne nous avance pas des masses pour le moment.

 

C'est tout pour aujourd'hui. En ce qui me concerne, je vous retrouve demain à la même heure, si tout va bien.

 

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A demain !!!

 

Morningbull

 

"According to the latest survey on the economy, 48 percent of the people surveyed think we'll have a great depression. The other 52 percent think it will just be a pretty good depression." –Jay Leno

PDF : Morningbull 16.6.2011.pdf.

 

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