mercredi, 05 janvier 2011

500 millions d'amis


Si chez les chinois, l'année 2011 est placée sous le signe du lapin, il semblerait que chez Wall Street et ses pairs, elle soit définitivement sous le signe du « taureau », ou du Bull comme aime à le dire sur les places boursières. Les investisseurs commencent donc leur année 2011 en fanfare et semblent vouloir faire honneur au vent de positivisme qui plane sur les marchés depuis quelques mois. L'année précédente nous avait donné plein de raisons de déprimer et d'avoir peur, mais l'enthousiasme des intervenants en a décidé autrement. Maintenant, sur le seuil de ces nouveaux douze mois à venir, ceux qui n'ont pas cru en la hausse semblent parfaitement disposés à revoir leurs copies et changer leurs horizons d'investissements. Les obligations, c'est « out» et les actions, c'est « in ».

 

Les stratèges sont en train de revoir les compositions de leurs dossiers et on peut d'ors et déjà parier que la « part actions » va retrouver une place plus...disons, prépondérante dans les comptes de la clientèle. L'appétit au risque est de retour et les faibles rendements offerts par les obligations de qualité – et là je ne parle pas des obligations d'Etat du groupe PIIGS, mais des « vraies » obligations – est en train de diminuer et nous sommes reparti comme dans les belles années.

 

Vous voulez des preuves ? Regardez lundi passé, Goldman Sachs et un « client russe » ont investi dans « Facebook » pour 500 millions, portant l'évaluation de la boîte à amis à 50 milliards de dollars. Des gens qui paient n'importe quoi pour acheter des participations dans des sociétés qui ne vendent rien, ça ne vous rappelle pas les belles années ça ?

 

Thomas Veillet auteur du blog morningbull.blog.tdg.ch

 

 

09:01 Publié dans Chroniques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  Facebook

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