mercredi, 16 juin 2010
L'halali pour BP, mais ça monte quand même
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Bonjour à tous et très bonne journée.
L’euphorie semble à nouveau de mise sur le marché des actions.
Alors que l’Europe finit pour la cinquième fois de suite en terrain positif, au-delà de la performance, ce qu’il faut saluer, c’est le retour de la confiance. Enfin, le retour d’une certaine confiance…
Oui, car il faut le reconnaître, les intervenants ont une mémoire sélective et ont la capacité inouïe de faire le tri, de choisir ce qui est bon et d’oublier le reste. Je m’explique…
Hier en Europe, on commence par un passement de jambes des stars de la finance qui ne trouvent rien de mieux, pour faire parler d’eux, que de downgrader (encore) la dette de la Grèce. Le hic, c’est que de nos jours, tout le monde s’en fout, en fait non, tout le monde ne s’en fout pas, mais ça n’a plus le même effet surprise… Alors forcément, pour commencer, on baisse moins… Et puis comme dans la foulée on apprenait que l’Espagne avait facilement marqué un coup franc de 5.2 milliards sur le marché obligataire, forcément, on se dit que les investisseurs ont retrouvé la confiance et l’envie de prendre des paris. Ou alors ils voulaient simplement dire qu’ils pensaient que l’Espagne va battre la Suisse ce soir, allez savoir…
Mais bon, toujours est-il que la « mauvaise nouvelle » du downgrade de la Grèce était contrebalancée par la « bonne nouvelle » de l’emprunt de l’Espagne… et même plus que contrebalancée…tellement contrebalancée que les traders se fichaient éperdument du mauvais chiffre du ZEW (confiance des investisseurs) qui était décevant, non, le plus important c’est que l’Espagne ait réussit à lever plus de 5 milliards, la question de savoir si un jour ils rembourseraient, passait clairement au second plan. Prenons les choses les unes après les autres et comme l’échéance est plutôt très lointaine, ça ne rentre même pas dans le cadre d’un investissement « long terme », alors on en reparlera le moment venu… Entre deux, on aura vécu 4 crises, deux crashs et trois coupes du monde et l’on sera sourds à cause de leurs vuvuzelas à la noix et quand je dis « à la noix, c’est pour rester poli ».
Du coup, l’idée faisait son chemin dans la tête des investisseurs ; « et si, finalement le plan de sauvetage européen marchait…et si les mesures d’austérité fonctionnaient ??? » - On commençait à se dire qu’il était peut-être temps de racheter un peu d’euros pour marquer le coup… La monnaie bleue avec des étoiles reprenait donc, encore, un peu du poil de la bête et repassait la tête au dessus de la zone des 1.23 contre dollars.
Ce mouvement avait pour but de plaire aux intervenants d’outre-Atlantique quand ils arriveraient au bureau, vers 14h00, heure de chez nous… Et cela ne manquait pas de leur faire plaisir. Le cours de l’eurodollar étant devenu la nouvelle mesure de la confiance des investisseurs européens. Plus l’euro monte, plus c’est bullish pour les marchés financiers, hier les américains ne pouvaient plus cacher leur joie de voir la monnaie repasser au dessus des 1.23… Une journée d’euphorie était donc en marche..
Le marché américain prenait donc le chemin de la hausse pour ne plus jamais le lâcher. Il terminait même en boulet de canon et revenait à des niveaux que l’on ne pensait même pas revoir quand nous avons frisé les 1040, il y a quelques jours. La moyenne mobile des 200 jours sur le S&P500 était cassée à la hausse et soudainement tout le monde n’avait plus que ça à la bouche : « t’as vu la moyenne mobile des 200 jours ??? – elle est cassée à la hausse !!! – Nooooooonnnn ??? c’est pas vrai ??? mais alors, c’est ….BULLLLLLLLLLLLLLLLL »…
Et voilà, c’était bull, restait plus qu’à acheter. Et c’est ce qu’on fait les investisseurs. La conviction semblait grande à voire la tête des indices à la clôture, la solidité des décisions prises hier reste encore à confirmer. La réaction du marché sur des nouvelles de moindre importance est étonnante… Mais un analyste en a trouvé la réponse à la question. Il se livrait hier soir au micro de «Marketwatch », et estimait qu’étant donné que plusieurs « importants Hedge Funds managers étaient en vacances », de ce fait le marché réagissait différemment et était plus sensible à certaines nouvelles.
On se réjouit donc de voir la création prochaine d’une base de donnée qui nous donnera clairement les dates des vacances de ces Messieurs, afin que l’on puisse en tirer des conclusions, voir des méthodes d’investissement.
Et puis, hier soir, c’était également la soirée « clouage au pilori de BP ». Il est vrai que, comme dans tous les films américains, il faut un méchant qui meurt à la fin et là, le méchant, c’est le vilain vendeur de pétrole britannique (par opposition au gentil vendeur de pétrole américain soucieux de l’environnement), BP s’en prenait plein la tête de tous les côtés…
Tout d’abord on leur a slashé leur rating, réduit en poussière, la dette de BP est officiellement, euh, de la merde, excusez, mais selon Fitch, il n’y a pas d’autre mots. En plus, il est impossible de savoir combien cela coutera et comment ils feront pour payer. Une chose est sûre, c’est que ce n’est pas en empruntant sur le marché obligataire avec un rating proche du junk bond…
Ensuite, les « scientifiques » ont augmenté leurs estimations quant à la taille de la fuite. On est passés « d’entre 20'000 à 40'000 barils par jour » à « entre 35'000 à 60'000 barils par jour »… puis ils ont rangé leur boulier et sont retournés jouer au golf.
Et puis Obama est passé à la télé, il a menacé de l’index et dit que les USA feront payer BP, d’une manière ou d’une autre. Si ce n’est pas avec de l’argent, c’est en envahissant l’Angleterre avec les Navy Seals. Il a bien fait comprendre qu’il voulait un « ass to kick » et que c’était celui de BP, contrairement à son prédécesseur qui lui, voulait un « ass to kiss » et c’était celui de TOUTES les compagnies pétrolières du monde entier… Tout ça pour dire qu’à la fin, BP est peut-être coupable de la marée noire, mais il n’y a pas si longtemps, le Gouvernement US était super-pote avec les « majors pétrolières ». Et il est encore super-pote avec celles qui sont établies aux USA.
Et à la fin du discours, Obama a déclaré vouloir une politique future d’énergie propre. En revanche il n’a pas annoncé que son pays allait freiner les émissions de carbone, non, mais ça, ça compte pas.
En conclusion, le Chairman de BP et le CEO de BP, vont passer un très mauvais quart d’heure aujourd’hui, quand ils rencontreront le Président… Par contre, hier le titre montait…
Un dollar qui baisse, des inventaires qui « devraient » baisser, des nouvelles économiques relativement constructives et qui laissent penser, une fois bien interprétées que la consommation de pétrole pourrait augmenter, des indices boursiers sous amphétamines, il n’en fallait pas plus pour donner des ailes aux fondamentaux du pétrole… le baril établissait son camp de base au dessus des 77$, se rapprochant de plus en plus de l’objectif de Goldman Sachs à 95$, objectif qui devrait être atteint d’ici Noël au plus tard.
L’or est à 1236 en hausse d’un dollar. Ça se passe de commentaire.
Dow Jones 10405 +2.10%
S&P500 1115 +2.35%
Nasdaq 2306 +2.76%
Dax 6175 +0.82%
CAC40 3662 +0.98%
Tokyo 10089 +2.04%
Hong Kong 20062 +0.05%
Sydney 4571 +1.18%
Dans les nouvelles du jour, le bid de plus de 11 milliards sur BSKYB par Rupert Murdoch qui veut acheter le solde qu’il ne détient pas, a été refusé par la chaîne de télé. Eh oui, ça ne coûte rien d’essayer de chope un ou deux milliards de plus, ça payera la résidence secondaire du CEO dans le sud. L’Europe demande aux espagnols et aux portugais de « spécifier un peu plus clairement les mesures d’économies dans leurs budgets ». Il ne suffit pas de dire « on va faire attention », mais filez-nous du pognon. A ce propos, voici la liste des "notes" des pays européens, comme c'est la fin de l'année scolaire, on remet les carnets...
Infineon se demande ce qu’ils vont faire de leur business pour les téléphones mobiles, apparemment, ils envisagent une vente de cette division, mais pour l’instant, ils s’interrogent. Pendant ce temps, le procès de l’autre cinglé-égocentrique de Kerviel continue. Il maintient que son management savait, mais une question se pose, si son management savait, pourquoi il a caché ses trades ??? Et si il est si fort, si doué, si brillant, pourquoi il ne bosse pas chez Goldman, ou mieux dans l’équipe de France… Pour étouffer un peu les médias à ce sujet, la Société Générale invente des plans stratégiques pour dire combien d’argent ils comptent gagner dans les 5 ans à venir alors que nous n’avons aucune idée d’où nous allons dans les 3 mois à venir. Ils prévoient de gagner 7.3 milliards de dollars en 2012, grâce à des investissements en Russie. C’est dingue ça, moi j’ai les mêmes objectifs pour 2012, mais j’ai fixé seulement 7 milliards tout rond pour 2012…
Un professeur de Harvard propose que les bonus des stars de la finance soient liés à un basket d’actions et de bonds de la société pour laquelle ils travaillent. Et ceci afin d’éviter d’encourager le « leverage ». Mais il ne faut pas se leurrer, ça n’arrivera jamais. Deux anciens chairmans de la SEC estiment que les mesures prisent par le Congrès pour « régulariser la finance », auraient été inutiles en 2008 et n’auraient en aucun cas, empêché la crise financière. Et à la SEC, même en bossant ailleurs que sur les terrains de golf, ils n’auraient de toute façon pas chopé Madoff.. La FED se réunira la semaine prochaine et les gens proches du dossier commencent à se dire que Bernanke et ses amis pourraient bien revoir la croissance américaine un poil à la baisse, histoire de tenir compte de l’Europe qui se traîne un boulet qui s’appelle surendettement… Les prévisions de croissance pourraient donc passer de « anémique » à « très anémique ».
Les sociétés de « private equity » ont annoncé le montant de leurs pertes « non réalisées » depuis 2005. C’est encourageant. Fortress a 5 milliards qui sont dans la nature, Blackstone 861 millions et KKR 708 millions. Si jamais Fortress cherche des investissements, j’aurais besoin d’un milliard de prêt à zéro pourcent pour démarrer un projet de blog financier. Promis je rembourse dans 100 ans.
Aujourd’hui, mercredi 16 juin et depuis début 2007, 307 banques américaines ont mis la clé sous la porte.
En Asie, c’est la folie ce matin. Le Japon est de retour au dessus des 10'000, traquant le Dow Jons quasiment point par point. Nintendo serait sur le point de nous offrir la 3D mais sans les lunettes. Je reste convaincu que les seuls films qui sont bien en 3D, c’est la pub Haribo au début du film. Hong Kong est fermé pour cause de vacances, c’est la raison pour laquelle l’indice monte moins que les autres…Les futures américains sont en baisse de 0.25%, mais c’est normal, après la folie d’hier, il faut revenir un peu au calme…
Côté chiffres économiques, nous aurons l’extrême privilège et le plaisir sans cesse renouveler de voir la publication des « Housing Starts », du PPI et de la production industrielle. Il y aura également Charles Plosser qui parlera – c’est le Président de la FED de Philadelphie et en fin de journée c’est Bernanke qui parlera.
Et puis, il y aura les inventaires du pétrole qui seront publiés par le l’EIA. Cette publication devrait être historique, car il semblerait que ce soir, les prévisions des analystes devraient être exactes… Non, je plaisante…
Voilà, c’est tout pour aujourd’hui. Les marchés européens devraient ouvrir en hausse et être bien orientés, tant que les « importants hedge funds managers » ne reviennent pas de vacances…
Mais tout le monde aura les yeux rivés sur la pendule, histoire de ne pas rater le début du match entre l’Espagne et la Suisse. A ce propos, vous avez noté comme les gens ne se demandent pas qui va gagner, mais combien la Suisse va s’en prendre ? En même temps, si l’on regarde ce que les « grandes équipes » ont montré, il y a encore de l’espoir. Et puis en plus, cette année, apparemment, tirer 30 mètres au dessus des goals ou 20 mètres à côté, ça rapporte aussi des points, alors il y a de l’espoir…En fin de journée on espère quand même que sur 3 matchs, arriveront tout de même à planter plus que de 2 buts et trois tirs cadrés… Oui, je sais, c’est la faute du ballon…
Allez…bon match ce soir.. que la force soit avec nous.. et si la Suisse à la même attitude que son Gouvernement face à la Lybie… on va s’en prendre un douzaine, car ce n’est pas facile de jour à genoux avec le short baissé…
Hop Suisse…
A demain..
Morningbull
“Quand un homme regarde trois matchs de football d'affilée, il devrait être déclaré légalement mort.”
Erman Louise Fiste Bombeck
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vendredi, 11 juin 2010
Les taureaux sont dans le pré et les ours en embuscade, mais l'euro est LA clé

Bonjour à tous et bonne fin de semaine.
Oui, c’est vendredi et comme dirait l’autre, TGIF. Le marché a même fêté ça hier avec l’art et la manière. Les intervenants ont su aller chercher les arguments en faveur de la hausse dans tous les recoins de l’économie. Mais le vrai leader, le déclencheur de la hausse spectaculaire d’hier, n’est autre que l’Euro.
En effet, la monnaie européenne, qui traverse en ce moment une passe « difficile » est en train de devenir un indicateur du moral des investisseurs. Avant, c’était LA monnaie qui devait devenir « THE MONEY » et renvoyer le vieux dollar à ses chères études, mais maintenant, l’Euro n’est plus qu’un indicateur, on est bien peu de choses…
Mercredi déjà, la monnaie avait tenté un retour en grâce avant de se faire renvoyer sèchement à la maison et d’être le principal déclencheur du mouvement vendeur. Hier, on prenait les mêmes et on recommence. Sauf que cette fois, Trichet était à la tribune et laissait entendre que la BCE fournirait des liquidités illimitées pour acheter des obligations d’Etat européens. Il a également révisé la croissance 2011 à la baisse et la croissance 2010 à la hausse, avec pour but, tenir compte du serrage de ceinture que certains Gouvernement sont en train d’imposer à leurs concitoyens. Mais à la fin, tout ce que les intervenants ont perçu, c’est « BBBUUUUUYYYYYYY !!!! » … En tous les cas sur l’Euro, ce qui a déclenché une fièvre acheteuse un peu partout dans le reste du monde. Donc, merci l’Euro de nous donner un signe clair de la direction que nous devons prendre.
Mais Trichet n’était pas le SEUL déclencheur de la hausse des billets bleus avec des étoiles jaunes. Non, il y avait aussi la cour suprême allemande. Hier, les juges de là-bas ont rejeté le recours d’un politicien allemand qui demandait que l’Allemagne refuse de participer au plan de sauvetage européen. Les juges en ont décidé autrement et ont renvoyé le Monsieur à la maison. Sauvant du même coup un peu de crédibilité et de sens au mot « Union Européenne », même si il est vrai que les allemands l’ont un peu mauvaise de jouer le rôle de la fourmi qui a bossé tout l’été et que quand l’hiver fût venu, d’aider les cigales grecques, espagnoles, italiennes, portugaises, irlandaises, françaises qui ont chanté tout l’été…
Ceci étant, pour le moment l’Allemagne continue de jouer le jeu et mettra la main au porte monnaie afin de soutenir ses camarades de jeu. Cette annonce a clairement donné un coup de fouet à l’Euro et l’Euro, on le sait, est l’indicateur de confiance du moment.
Du coup : « BULL MARKET !!! » - là normalement il faudrait monter sur la table et danser une gigue, mais c’est difficile à le décrire avec des mots… Alors imaginez-le.
L’Europe terminait en hausse, New York prenait le relai et faisait encore mieux, encore plus fort, eh oui, ils ne sont pas américains pour rien. Les traders se ruaient sur les titres qui avaient du « potentiel de rebond » et à ce jeu là, étant donné la claque qu’ils se sont pris ces dernières semaines, les valeurs liées au pétrole et surtout aux forages pétroliers ont été les vedettes de l’après-midi New Yorkaise… Même BP a fini par rebondir. 12% et pour ne pas être en reste, l’autre compagnie impliquée dans la marée noire, Transocéan a également récupéré 12%, mais le chemin est encore loin avant les plus hauts historiques… Alors que le titre était en phase de remontée, le service des relations publiques de BP, qui continue à se mettre en évidence par sont incompétence et sa capacité à raconter des âneries au plus mauvais moment, n’a rien trouvé de mieux que de « s’étonner » de la baisse du prix de son action la veille…
Globalement, tout le marché était en hausse, il y avait cependant quelques petites déceptions par-ci et par-là, entre autres Goldman qui se traînait comme une âme en peine alors que la SEC continue de leur taper sur le crâne. La grande banque d’affaire est en train de devenir le méchant de l’histoire, celui qui prend tous les coups, le bouc émissaire. Non, en fait bouc émissaire, c’est un peu fort, sachant qu’en général le bouc émissaire est un pauvre type qui n’a rien fait de mal, et là on ne peut pas dire qu’ils n’ont rien fait de mal, disons qu’ils n’ont pas fait grand-chose de bien… Mais c’est toujours eux qui prennent en ce moment. Après le montage financier « Abacus », nom volé au système informatique merveilleux de l’UBS, ( c’est fou ce que les écrans monochrome oranges de l’époque me manquent – je me comprends), c’est maintenant au tour des CDO’s connus sous le nom de « Hudson » qui auraient fait perdre 1 milliards aux investisseurs. Non, pardon j’ai dit aurait fait perdre, c’est « fait perdre » tout court.
Mais bon, on ne va pas refaire le monde, hier c’était une journée faite pour les bêtes à cornes et en ce moment, c’est assez rare pour être signalé, alors profitons de ces bons moments quand ils sont présents.
Du côté du pétrole, il n’y avait pas besoin de chercher bien loin. Vous avez un dollar qui baisse, parce que l’Euro est moins malade, un marché actions qui explose et des chiffres économiques pas trop mauvais, avec une nouvelle baisse des demandes d’indemnités de chômage, il ne fallait rien d’autre pour que l’or noir se trouve dans une dynamique haussière sans équivoque. Le Baril passait au dessus des 75$ avec une facilité déconcertante, pendant que 40'000 de ses congénères s’écoulaient dans le Golfe du Mexique. Oui, ils estiment à 40'000 barils par jour qui partent dans la mer. A côté de cela, l’Exxon Valdez fait pâle figure…
Comme tout va bien sur les marchés boursiers, inutile de vous dire que, soudainement la valeur refuge ne faisait plus état de valeur refuge, puisque, évidemment, les investisseurs changeaient complètement leur « asset allocation » durant la nuit et dégageaient les positions en or pour se mettre 100% actions. L’or revenait à 1222.
En fin de journée la photo famille était plutôt encourageante.
Dow Jones 10173 +2.76%
S&P500 1087 +2.95%
Nasdaq 2219 +2.77%
Londres 5133 +0.92%
Paris 3517 +2.03%
Francfort 6057 +1.20%
SMI 6376 +0.91%
Et ce matin, c’est la fête au village du côté de l’Asie aussi :
Tokyo 9699 +1.64%
Hong Kong 19894 +1.33%
Sydney 4504 +1.24%
En Asie où la Chine continue de distiller une avalanche de chiffres économiques qui sont tous plus forts les uns que les autres. L’inflation vient de passer à 3.1%. Le problème, c’est que l’on se sait plus trop quoi penser dans le camp des économistes qui hésitent entre peur de l’inflation et risque de resserrement de la politique monétaire ou sabler le champagne, car il y a au moins UNE économie qui cartonne dans le monde et qui n’est pas endettée jusqu’aux yeux. Pendant ce temps, en Chine, les grèves se multiplies et les entreprises étrangères basées là-bas, sont en train de revoir leur politique salariale, ça va bientôt couter moins cher de produire des composant électroniques dans la banlieue de Monaco ou de Beverly Hills, finit l’Eldorado.
Toujours à propos de la Chine, Timothy Geithner a déclaré que le taux de change entre le yuan et le dollar était un point crucial du « recovery » de l’économie mondiale, alors que les américains continuent de tenter de persuader les chinois de laisser leur monnaie monter contre le billet vert. Je ne suis pas spécialiste des changes, mais les tensions à ce propos entre les deux pays semblent monter d’un petit cran.
Michael Dell est entré en négociation avec la SEC pour trouver un « arrangement » à propos des relations particulières et des tarifs spéciaux dont il a bénéficié avec Intel au cours des années. On lui reproche des pratique « anti-compétitives » parce qu’il a obtenu des plus gros rabais que les autres sur les produit d’Intel… En même temps quand on est un des plus gros producteurs mondial de pc et que l’on tente de rester compétitif au niveau des prix et que l’on a une relation de plus de 20 ans avec Intel, ça paraît plutôt logique que les rabais soient importants, mais pas à la SEC, qui, depuis Madoff, estime que tout le monde est coupable.
Avant, vous étiez innocent jusqu’à preuve du contraire, maintenant, vous êtes coupable par défaut. A vous de prouver le contraire.
Le Chairman de BP a été « sommé » de se pointer à Washington pour rencontrer Obama. Pendant ce temps, les britanniques commencent à en avoir par-dessus la tête des américains qui attaquent BP jour après jour, les politiciens et l’opinion publique semblent fatigués de l’agressivité du Gouvernement US. On ne peut pas reprocher aux américains de râler contre BP étant donné ce qui arrive, mais il vrai que ce qui arrive à BP aurait pu arriver à Exxon ou à Chevron, et là, ça aurait été intéressant de voir comment Obama aurait géré son mécontentement face à un gros contributeur de campagne électorale.
Selon un analyste londonien, le défaut de la dette grecque ne serait qu’une question de temps. Il base sa théorie sur le fait que les investisseurs ont déjà discounté la valeur des obligations grecques détenues par les banques européennes dans leurs bilans. Si l’on regarde la correction des banques européennes depuis que le premier ministre a tout balancé, elles ont baissé de plus de 22%. Autant dire que si par hasard, la Grèce ne partait pas avec l’eau du bain, il y a un certain potentiel de rebond.
Le prix de l’immobilier baisse pour le troisième mois consécutif, alors que les anglais vendent leur maison pour éviter une nouvelle taxe qui pourrait leur tomber dessus dans pas longtemps. L’argumentaire semble tiré par les cheveux et je dois dire que les données des prix de l’immobilier de là-bas semblent à peu près aussi douteuses que de l’autre côté de l’Atlantique. Toujours à propos de BP, il semblerait que la compagnie pétrolière pourrait être obligée de payer les salaires des résidents côtiers qui ne peuvent plus travailler, à commencer par les pêcheurs. Intéressant également de mettre en perspective que le rendement du dividende de BP, si il est payé, représente 9,5%, soit 1.4% de plus que le rendement d’une obligation grecque. De plus avec la capitalisation boursière perdue par BP en 6 semaines, vous auriez pu acheter, soit ENI soit trois fois REPSOL…
Ce matin, c’est le BULL MARKET partout dans le monde, il reste plus qu’à que Moody’s vienne downgrader la France pour rigoler. Mais pour le moment, tout va bien, l’Asie monte, l’Europe se prépare à monter encore un peu sans doute, pour le moment les futures américains sont en baisse de 0.15%, soit en phase de digestion du rallye de la veille.
Côté chiffres économiques, c’est le jour des Retail Sales, qui devraient être un peu plus faibles alors que les américains dépensent moins et épargnent plus soi-disant, puis le « Consumer Sentiment » et pour terminer, les Business Inventories
Voilà, c’est tout pour cette semaine. A partir de ce soir et pour le mois à venir, le marché passera au second plan. La planète est en train de passer en mode « World Cup », les premiers ballons seront shootés ce soir et on se réjouit déjà de passer des soirées à regarder les matchs sur écrans géant sous la pluie par 9 degrés. C’est quand même dommage de faire la coupe du monde en automne, ça serait tellement plus sympa en été…
Je vous souhaite un excellent week-end et étonnement, ça n’a pas l’air trop mal… Alors si vous le voulez bien, moi je me réjouis de vous retrouver lundi en plein forme… Et n’oubliez pas, dans 45 ans, 8 mois et 13 jours, il n’y aura plus de pétrole. Alors si jamais, vous pouvez aller sur ce site : http://www.auzouciternes.com/ vous trouverez surement une citerne pour stocker à des prix concurrentiels et vous pourrez l’enterrer au fond du jardin.
Morningbull
"BP is now saying they've captured anywhere from 35 percent to 75 percent of the oil that is gushing out of the well. Of course, you've got to keep in mind they usually lie anywhere from 85 percent to 95 percent of the time." –Jay Leno
07:29 Publié dans Market Comment | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
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