vendredi, 01 octobre 2010
Les « golden parachutes" en chute libre

Le boss d’HSBC, Michael Geoghegan, vient de se faire pousser dehors et il part avec, tenez-vous bien ; 21 millions de francs. On se demande comment il va faire pour s’en sortir, connaissant le prix du leasing sur l’Aston Martin, sans compter l’entretien de son Sunseeker de 19 mètres. Non, définitivement, c’est trop dur.
Il y a près de trois ans, alors que le mot « subprime » voyait le jour, les CEO’s perdaient leur job aussi vite que la neige fond au soleil. Cependant, ils s’assuraient une retraite sereine au nom des Dieux des parachutes dorés.
En ce temps-là, je me souviens que le patron de Merrill Lynch, Stan O’Neal avait été mis à la porte après avoir fait un « amortissement extraordinaire » de 8.4 milliards. Pour fêter son départ, on lui avait quand même fait cadeau de près de 160 millions de dollars. Il était suivit quelques semaines plus tard par Chuck Prince (ex-Citigroup), pour le même type de reproches, mais lui, il partait avec 40 millions de dollars. On pouvait donc en déduire le dicton suivant « si vous devez faire une erreur, faites en une grosse ».
Avant de revenir au CCP que j’ai l’intention d’ouvrir pour le soutien moral de Michael Geoghegan, je ne peux m’empêcher d’être étonné du changement. Même si le monde de la finance est connu pour tout oublier et ne rien apprendre, les parachutes dorés ont subit un régime drastique. Le pire dans tout ça, c’est que Monsieur G. avait plutôt bien mené sa barque à ce jour. Pourtant, en comparant ce qu’il touche et ce que Stan O’Neal avait reçu, il y a de quoi crier à l’injustice ! En tous les cas, quand ils vont se croiser au club des CEO’s déchus, j’en connais un qui va se faire chambrer.
Définitivement les parachutes dorés sont devenus bien tristes et on dirait que les banques ont commencé à apprendre la pudeur, même si le chemin est encore long.
Morningbull
08:44 Publié dans Chroniques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
|
|
Facebook





Les commentaires sont fermés.